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The Paris Fine Art Salon/Le Salon, 1791–1881

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Edited By James Kearns and Alister Mill

Following on from « Ce Salon à quoi tout se ramène » : Le Salon de peinture et de sculpture, 1791–1890, published in 2010 as an earlier volume in this series, this volume contains a selection of the papers given at the first major international conference to be held on the post-1789 Paris Fine Art Salon. Hosted by the University of Exeter in September 2013, the conference had its origins in the research project entitled Painting for the Salon? The French State, Artists and Academy, 1830–1852, funded in 2010–2012 by the UK’s Arts and Humanities Research Council, and its purpose was to situate findings of this research within the wider framework of the Salon’s nineteenth-century history. In this collection of twenty-three papers, fourteen in English, nine in French, established and new scholars of French art history examine the national and international artistic, political and cultural dimensions of the most important regular exhibition of contemporary art in the nineteenth-century world.
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L’influence des Salons au-delà des frontières nationales : le cas des Exposiciones Nacionales de Bellas Artes

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Lorsqu’en 1897 José Ruiz Blasco voulut faire démarrer la carrière de son fils, il obtint l’admission de son dernier ouvrage à l’exposition générale des Beaux-Arts de Madrid, en employant tous les moyens, y compris la pression à peine subtile sur un des membres du jury. C’est ainsi que l’encore Pablo Ruiz Picasso présenta à Madrid une grande toile sous le titre de Ciencia y caridad (Barcelona, musée Picasso)1, un spécimen du naturalisme à caractère social, de mise dans cette fin de siècle, pour lequel il reçut une mention honorable. Cette anecdote rappelle que, bien que déjà défaillantes au tournant du XXe siècle, les Exposiciones Nacionales de Bellas Artes, organisées, contrôlées et soutenues par l’État, constituaient la clef de voûte de la vie artistique espagnole2. Leur centralité indiscutable relève, dans une très large mesure, de la faiblesse, de l’absence même, d’autres institutions destinées à ← 305 | 306 → la diffusion et la légitimation de la production artistique contemporaine, ainsi qu’à la consécration des artistes vivants.

Or, en Espagne, les expositions nationales étaient au centre du champ artistique depuis à peine une quarantaine d’années, période bien courte comparée à la longue tradition des Salons parisiens, qui constituent de toute évidence le modèle duquel elles s’inspiraient. La première exposition officielle et publique, placée sous la protection de l’administration avait eu lieu en mai 1856. Avec de multiples...

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