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La langue française au Québec et ailleurs

Patrimoine linguistique, socioculture et modèles de référence

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Edited By Wim Remysen and Nadine Vincent

Cet ouvrage rend hommage à Louis Mercier, linguiste et lexicographe qui a consacré sa carrière à décrire le français québécois et à démystifier l’idée d’une langue unique pour l’ensemble des francophones. Les contributions publiées ici s’articulent autour de trois thèmes qui ont été au cœur de ses travaux : la mise en valeur du patrimoine linguistique, la prise en compte de la socioculture dans la description de la langue et la réflexion sur les normes et modèles linguistiques servant de référence. Si la plupart des textes portent sur le français québécois, ils ne s’y limitent pas et permettent, en s’attardant à la langue telle que perçue, analysée et décrite dans une société spécifique, d’enrichir les savoirs et les regards sur le français dans l’ensemble de l’espace francophone.

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Jouer un rôle de linguiste tout en enseignant la norme ? L’exemple de forums de discussion en classe de révision de textes

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1.  Introduction

Il y a vingt ans, à Québec, le Centre international de recherche en aménagement linguistique (CIRAL) invitait plusieurs linguistes à s’interroger sur leur rôle social dans le cadre d’un colloque dont les actes s’intitulent Les linguistes et les questions de langue au Québec : point de vue2. Denise Deshaies et Conrad Ouellon présentaient ainsi la réflexion alors en cours :

Depuis ces dernières années, les linguistes québécois sont demeurés silencieux sur les grands débats touchant la politique globale de la langue au Québec et l’évolution de la société. […] [C]e silence a fait en sorte que la réflexion essentielle sur le devenir linguistique de notre société a été reprise et conduite exclusivement par d’autres groupes socioprofessionnels ou à mission socioculturelle. Cette auto-exclusion de la part des linguistes constitue au jugé de plusieurs d’entre eux un vide important dans le débat social touchant l’avenir de la langue au Québec.C’est face à ce constat que le [CIRAL] organisait […] un colloque qui avait pour objectifs de permettre aux linguistes de s’interroger sur cette situation anormale et de redéfinir le rôle du linguiste dans la société moderne en réfléchissant aux besoins sociétaux en matière de métiers langagiers. (Deshaies et Ouellon, 1998 : 5)

C’est précisément à cette époque que, comme étudiante de l’Université de Sherbrooke, j’ai suivi les cours du professeur et...

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