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Le texte comme présence

Contribution à l’histoire de la réflexion sur le texte et le livre

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Juliusz Domański

Commençant par Homère et finissant avec les héritiers de l’humanisme de la Renaissance au XVIIe siècle, on suit ici les réflexions sur la puissance particulière des mots écrits, donc du texte. Grâce à sa puissance, il rend effectivement présents pour ses lecteurs tous ceux dont il parle, et qui sont, d'une façon ou d’une autre, absents, soit en raison de leur distance spatiale, soit à la suite de leur mort. De même il rend présent également son auteur. On esquisse ici la naissance de cette idée à l’époque de la littérature orale de la Grèce archaïque, ses métamorphoses dans la poésie et la prose grecques et latines de l’Antiquité, sa continuation au Moyen Âge, son sommet à la Renaissance, mais à la fois sa crise, commençant déjà à cette époque.

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Remarques finales 2

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Notre revue avait pour but de présenter un certain type des propos métalittéraires, de manière à ce qu’il intéresse les spécialistes en sciences humaines plutôt que les philosophes. N’empêche que des connotations philosophiques sont apparues à plusieurs reprises et que des questions philosophiques, plus ou moins graves, ont été soulevées. Parmi ces dernières il y en a une qui s’impose avec une force considérable. Cette question naît spontanément et l’on peut la poser pratiquement à tous les propos des auteurs anciens, analysés ici. Elle concerne la condition ontique de la réalité qui devient présente à travers les textes, ou, parlant plus strictement, la condition ontique du fait même de rendre présent. Qu’est-ce qui est en fait rendu présent dans les textes ? Est-ce un être réel, dans une forme différente, moins crue, transformée ; un être pourvu d’une autre condition ontique ? Ou bien s’agit-il des expériences, ranimées par l’acte de la lecture, actualisées donc ; les expériences qui attendaient pour ainsi dire endormies, potentielles, dans l’esprit d’un lecteur potentiel ?

Je ne me sens pas en mesure de répondre tout seul à cette question. Pour le faire il faut, je crois, se servir d’instruments autres que ceux qui ont été employés ici. À la place d’instruments philologiques, il faudrait utiliser des philosophiques. Je ne les maîtrise pas suffisamment bien, je voudrais donc me limiter à confronter ma pr...

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