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À la carte

Le roman québécois (2010–2015)

Edited By Gilles Dupuis and Klaus-Dieter Ertler

Le troisième volume de notre série « À la carte » propose de nouveau une radiographie du roman qui s'écrit actuellement en français au Québéc afin de capter le pouls de sa littérature au sein de l'espace francophone canadien, américain, voire européen. Quels sont les sujets, les rêves, les phantasmes traités par le roman québécois contemporain ? Quelles sont les formes privilégiées, ses styles de prédilection ? Quels défis pose-t-il à l'institution littéraire, critique et universitaire ? Comment s'inscrit-il dans le panorama culturel, en particulier au Québec et au Canada ? Quels vecteurs annonce-t-il au sein de la production romanesque pour les prochaines décennies ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage prétend apporter quelques éléments de réponse, en suggérant des pistes de réflexion pour l'avenir de la recherche dans le secteur des lettres québécoises, de part et d'autre de l'Atlantique.

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Une autobiographie entre la France et le Canada. Bad Girl. Classes de Littérature de Nancy Huston (Valeria Sperti)

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Valeria Sperti

Une autobiographie entre la France et le Canada1. Bad Girl. Classes de Littérature de Nancy Huston

Le 23 décembre 2015, Nancy Huston a été interviewée par le journaliste canadien Paul Kennedy, animateur de CBC Radio, à l’occasion de l’attribution du Grand Prix Littéraire pour la 25e édition de « Metropolis bleu ». Lors de l’entretien, tenu à la Grande Bibliothèque de Montréal auprès des Archives Nationales du Québec, le journaliste a présenté son interlocutrice comme « [one of] the best known Canadian writers in the world, although she is not tremendously well known in English »2, soulignant ainsi deux questions importantes qui ont trait à l’appartenance culturelle de l’écrivaine. La première, débordant de la sphère du marketing éditorial, renvoie à l’extranéité substantielle de la fiction de Nancy Huston par rapport à la production canadienne anglophone. La question est connue : la réception de son œuvre en langue anglaise au Canada avait déjà fait l’objet d’un article de Frank Davey qui, en 2004, constatant le succès de l’auteure en France et au Québec, avait enquêté sur le peu d’intérêt que lui réservait le lectorat canadien et en sondait les raisons. Selon lui, une sensibilité différente quant au réalisme de l’intrigue et le manque de relations entre les thèmes de l’œuvre fictionnelle de l’auteure et les préoccupations de la communauté culturelle anglo-canadienne seraient parmi...

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