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À la carte

Le roman québécois (2010–2015)

Edited By Gilles Dupuis and Klaus-Dieter Ertler

Le troisième volume de notre série « À la carte » propose de nouveau une radiographie du roman qui s'écrit actuellement en français au Québéc afin de capter le pouls de sa littérature au sein de l'espace francophone canadien, américain, voire européen. Quels sont les sujets, les rêves, les phantasmes traités par le roman québécois contemporain ? Quelles sont les formes privilégiées, ses styles de prédilection ? Quels défis pose-t-il à l'institution littéraire, critique et universitaire ? Comment s'inscrit-il dans le panorama culturel, en particulier au Québec et au Canada ? Quels vecteurs annonce-t-il au sein de la production romanesque pour les prochaines décennies ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage prétend apporter quelques éléments de réponse, en suggérant des pistes de réflexion pour l'avenir de la recherche dans le secteur des lettres québécoises, de part et d'autre de l'Atlantique.

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Condensé d’une vie dérobée. L’homme blanc de Perrine Leblanc (François Paré)

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François Paré

Condensé d’une vie dérobée. L’homme blanc de Perrine Leblanc

Premier roman de son auteure1, couronné par des prix littéraires importants dont le Grand Prix du livre de la ville de Montréal et le Prix du Gouverneur général du Canada, L’homme blanc a bénéficié d’un accueil critique très chaleureux au Québec depuis sa parution en 20102. En effet, le récit de Perrine Leblanc continue d’interpeller de nombreux lecteurs en les conviant à vivre, en un condensé historique saisissant, les dernières décennies du régime soviétique. Certains critiques, comme André Brochu, ont évoqué leur étonnement devant la perfection formelle du récit et l’impression d’objectivité qu’il présente : « [o]n ne pensait guère revoir ça : après des décennies de littérature confidentielle, un roman tourné vers l’autre, vers le vrai ; un roman sobre et parfait »3. Dans un article du journal montréalais La Presse, Marie-Claude Girard remarque à son tour le « style tout en économie » et « curieusement dénué d’émotions » de ce récit qui entraîne ses lecteurs dans un monde jusque-là méconnu. Enfin, sur les ondes de Radio-Canada, Danielle Laurin révèle à l’animateur Patrice Roy son admiration pour « l’écriture très très ciselée » de Perrine Leblanc. Cette écriture, à la fois dépouillée sur le plan stylistique et témoignant néanmoins d’une recherche méticuleuse des...

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