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À la carte

Le roman québécois (2010–2015)

Gilles Dupuis and Klaus-Dieter Ertler

Le troisième volume de notre série « À la carte » propose de nouveau une radiographie du roman qui s'écrit actuellement en français au Québéc afin de capter le pouls de sa littérature au sein de l'espace francophone canadien, américain, voire européen. Quels sont les sujets, les rêves, les phantasmes traités par le roman québécois contemporain ? Quelles sont les formes privilégiées, ses styles de prédilection ? Quels défis pose-t-il à l'institution littéraire, critique et universitaire ? Comment s'inscrit-il dans le panorama culturel, en particulier au Québec et au Canada ? Quels vecteurs annonce-t-il au sein de la production romanesque pour les prochaines décennies ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage prétend apporter quelques éléments de réponse, en suggérant des pistes de réflexion pour l'avenir de la recherche dans le secteur des lettres québécoises, de part et d'autre de l'Atlantique.

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Trauma et identité de l’ailleurs. L’Orangeraie de Larry Tremblay (Klaus-Dieter Ertler)

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Klaus-Dieter Ertler

Trauma et identité de l’ailleurs. L’Orangeraie de Larry Tremblay

Avec ce roman au titre orientalisant1 renvoyant à un climat peu boréal, l’auteur québécois Larry Tremblay, né à Chicoutimi, s’inscrit dans la dynamique de la nouvelle écriture « globalisante ». Ce mode de narration a connu un essor important au cours des années 1980 et 1990, lorsque les immigrants ont pris la parole (ou mieux la plume) afin de mettre en fiction leurs cultures d’origine pour les diffuser – avec un très grand succès – dans « l’espace littéraire » du Québec. Cette conjoncture a provoqué une période d’indécision chez les défenseurs d’une littérature québécoise proprement dite, dont le fonds symbolique était censé relever de la québécité. Après le tournant du dernier siècle, cette recette couronnée de succès de la part des écrivains venus d’ailleurs a entraîné la tendance d’une nouvelle écriture chez les auteurs québécois d’origine. Ceux-ci se sont lancés dans l’expérience d’une écriture plus ou moins déprise de la tradition nationale et de la culture d’origine, pour se plonger dans d’autres mondes en jouant le rôle de narrateurs voyageurs ou observateurs de l’ailleurs.

C’est dans cette conjoncture récente de la littérature québécoise que se positionne le canevas formel du roman L’Orangeraie de Larry Tremblay dont le titre tranche avec la production plus « québ...

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