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La ritualité des rencontres

Modes de représentation littéraire

Edited By Karin Schulz and Fabian Schmitz

Leurs yeux se rencontrèrent – Jean Rousset a choisi de manière emblématique cette expression figée pour son étude magistrale sur la topique du coup d’œil comme rencontre première dans la littérature française. Son analyse montre exemplairement la sémantique et tradition rituelle de la rencontre comme motif littéraire dont la diversité des représentations reste encore inaperçue. Les contributions choisies pour ce volume reconsidèrent la ritualité des rencontres et ses modes divers de représentation dans la narration française du xixe et xxe siècle. Elles permettent de relire et décrire la variété d’échelons conceptuels ainsi que le contexte socio-culturel divers des notions du rituel et de la rencontre face à leur convergence et divergence sémantiques.

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La ritualité de la rencontre mondaine chez Proust. De la corporalité rituelle au rite conversationnel (Fabian Schmitz)

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Fabian Schmitz

La ritualité de la rencontre mondaine chez Proust. De la corporalité rituelle au rite conversationnel

Abstract: In Proust’s novel, one finds countless representations of social rituals that become manifest in human behavior and conversation. This paper argues that these cannot be seen as a senseless set of monotonous repetitions. Instead, analyzing their ritual quality reveals both historical and social meanings and also divulges itself as serving a crucial poetic function.

Chez Marcel Proust, on est facilement tenté de voir des rituels partout : Que ce soit dans sa vie, par exemple, les fumigations excessives contre son asthme ou sa façon alimentaire de boire des litres de lait, ou dans À la recherche du temps perdu1, par exemple « les rites de Combray » (RTP II, 309 et 317) de la famille du protagoniste que Françoise à tant chagrin d’abandonner et dont la figure emblématique est la tante Léonie dévouée à « son petit traintrain » (RTP I, 107) quotidien ou même le baiser maternel lors du drame de coucher qui est dans sa nécessité absolue et pénible jugé par le père comme des « rites absurdes » (RTP I, 13). Ces exemples souvent banals de la vie quotidienne font émerger la question pourquoi Proust les ritualise. Applique-t-il une conception cohérente du rite où est-elle liée à la perspective des personnages et sert à les caractériser ? Y-a-t-il d’autres exemples plus diversifiés qui mettent en lumière ce surcro...

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