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« Oser plus de social-démocratie » La recréation et l’établissement du Parti social-démocrate en RDA

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Etienne Dubslaff

Cette étude retrace l’année d’existence autonome du Parti social-démocrate en RDA depuis sa fondation à la veille de la chute du Mur jusqu’à la réunification allemande. D’abord parti résolument révolutionnaire à l’encontre du régime de la RDA, le SDP puis SPD se mue progressivement en acteur majeur de la scène politique est-allemande et nationale. À aucun moment, il ne cesse d’affirmer une identité sociale-démocrate est-allemande originale. Au-delà de leurs actes, les aspirations des membres fondateurs sont au centre de ce livre.

Dieses Buch befasst sich mit dem Werdegang der Sozialdemokratischen Partei in der DDR von ihrer Gründung kurz vor dem Mauerfall bis zur staatlichen Vereinigung Deutschlands. Die ursprünglich revolutionäre, gegen die SED gerichtete Partei wird nach der friedlichen Revolution zunehmend zu einem wichtigen Akteur in der DDR und in beiden Teilen Deutschlands. Dabei hält die SDP/SPD stets eine originelle, ostdeutsch geprägte sozialdemokratische Identität hoch. Neben den Handlungen der Partei stehen auch die Hoffnungen und Wünsche der Gründergeneration im Vordergrund.

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Deuxième partie : Entre oligarchisation, occidentalisation et professionalisation ?

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En 1911, le sociologue Robert Michels s’interroge sur la possibilité même qu’un parti soit et demeure démocratique et révolutionnaire. Pour ce faire, il concentre son analyse sur le cas limite du SPD des années 1900 qui réussit à devenir le premier parti de masse514 tout en étant originellement – et contrairement à ses concurrents – un parti démocratique515. Il avance la thèse qu’en tant qu’organisation, tout parti tend par essence à l’oligarchisation.

« Qui dit organisation, dit tendance à l’oligarchisation. […] Un degré croissant d’organisation entraîne une réduction de la dimension démocratique. […] Le pouvoir des leaders croît avec l’organisation516. »

Michels explique ce phénomène en deux temps. Dans un contexte répressif comme le sont à leurs manières l’ère wilhelminienne puis la RDA, les pères d’un parti prennent des risques personnels et peuvent donc passer pour hautement ← 195 | 196 → engagés. Plus un parti s’institutionnalise, plus la proportion de membres moins engagés augmente. Ils délèguent le travail organisationnel et politique à sa direction517. Les qualités intellectuelles et personnelles requises pour le diriger ne peuvent se retrouver chez tous ses membres et il en découle une division du travail entre simples membres et permanents. L’exercice de la démocratie directe étant une gageure dès lors qu’il est logistiquement impossible de réunir tous ses membres, il s’instaure nécessairement une représentation à chaque échelon du parti. Les enjeux de pouvoir qui en résultent...

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