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Les présupposés anthropologiques de la communion trinitaire chez Gisbert Greshake

Une relecture à partir de la perspective négro-africaine

Désiré Matand

L’approche du mystère de la Trinité proposée par le professeur emerité de Fribourg-en-Brisgau, Gisbert Greshake, est concise : au cœur de la foi chrétienne il y a le Dieu unitrine, communion de vie en lui-même et par rapport au créé. En tant que relation vitale et vivifiante, il est la clé pour tout comprendre. La portée de cette éminente contribution a été perçue comme une possibilité de rencontre et une occasion favorable en vue d’un enrichissement ecclésial mutuel. D’où l’effort de ramener le soubassement de la pensée négro-africaine, essentiellement communionnelle, à sa source première, à savoir la communion trinitaire, d’une part et à contempler le Dieu unitrine à partir du veçu quotidien, d’autre part. Ce double regard implique que l’homme fasse progresser les structures communionnelles anthropologico-cosmiques dans leur marche complexe vers la plénitude en Dieu un et trine, « origine et fondement du monde entier », selon l’expression de Jean-Paul II. Focaliser l’intérêt de l’étude sur l’horizon expérientiel dans le contexte historique africain, c’ est s’appliquer à mettre une emprunte concrète au concept de communio qui, autrement, court le risque de demeurer encore abstrait. A ce propos, plus que le concept de personne, l’idée-force de famille – d’ après son intellection négro-africaine – paraît de toute évidence la mieux adaptée.

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Avant-propos

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Bien des gens ont concouru à la réalisation de ce travail. Nous leur consacrons ces quelques lignes dans l´intention de leur témoigner notre estime et notre gra- titude. Nous pensons ab initio aux illustres professeurs qui nous ont accompagné dans nos recheches. Juvénal Ilunga Muya a pratiquement suscité la conception de cette étude au cours d´une discussion fortuite à Rome. Bernd Jochen Hilberath a suivi l´évolution de la recherche de concert avec Dietmar Mieth à Tübingen. Giorgio Mazzanti et Jean-Bosco Matand Bulembat n´ont pas fait économie de leurs observations critiques et suggestions on ne peut plus judicieuses. Gisbert Greshake lui-même s´est montré toujours disponible et prompt au débat, toutes les fois que nous avons manifesté le désir de le rencontrer. Qu´ils en soient tous vivement remerciés. Nous remercions avec gratitude les différents responsables du diocèse Rotten- burg-Stuttgart. Notre recherche n´aurait abouti s´ils ne s´étaient vraiment mon- trés bienveillants à notre égard en nous octroyant un cadre propice au travail in- tellectuel et pastoral. A toutes les personnes rencontrées occasionnellement ou de ferme propos, et qui nous ont offert un peu de leur temps et leurs avis sur diffé- rents points en rapport avec notre étude, nous disons également merci. Sonia Cussigh de Stuttgart, Madame Margaret-Lahm Schröder et Madame Marlen Pa- vlovic de Tuttlingen, ont beaucoup aidé dans la compréhension de la langue al- lemande ; elles ont aussi passé en revue...

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