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Europe – Canada

Transcultural Perspectives- Perspectives transculturelles

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Klaus-Dieter Ertler, Martin Löschnigg and Yvonne Völkl

As a result of its colonial past, Canadian culture has been shaped by French, British and other European influences; since the second half of the twentieth century, however, large-scale immigration from Asia, Africa, the Caribbean, Latin America and the Middle East, as well as economic and cultural globalization and the recognition of the cultural significance of the country’s First Nations have transformed Canadian society, and this transformation has affected the European dimension of Canada’s cultural heritage, too. The publication addresses the role of this dimension in the collective consciousness of contemporary Canada and the complexities of Canadian-European political and cultural relations at the beginning of the twenty-first century.
En raison de son passé colonial, la culture canadienne a été façonnée par des influences françaises et britanniques ainsi que par d’autres cultures européennes. Cependant, à partir de la deuxième moitié du 20 e siècle, l’immigration importante de l’Asie, de l’Afrique, des Caraïbes, de l’Amérique latine et du Proche-Orient, la globalisation économique et culturelle ainsi que la reconnaissance officielle des Premières Nations ont transformé la société canadienne. Cette transformation a également eu des conséquences sur la dimension européenne de l’héritage culturel du Canada. Le livre aborde le rôle de cette dimension dans la conscience collective du Canada contemporain et la complexité des relations politiques et culturelles entre l’Europe et le Canada au début du 21 e siècle.

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Martine-Emmanuelle Lapointe: La France comme modèle et repoussoir dans deux dossiers de la revue Liberté

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La France comme modèle et repoussoir dans deux dossiers de la revue Liberté Martine-Emmanuelle Lapointe (Montréal) Dans « La confiance au croque-mort », l’une des historiettes Du fond de mon arrière-cuisine publiée en 1973, Jacques Ferron affirme non sans ironie que les Québécois sont « des semi-colonisés », « leur épanouissement [ayant été] tron- qué » (Ferron 1973, 86). Se moquant des belles analyses d’un Memmi ou d’un Fanon, auxquelles se prête si mal le cas québécois, il ajoute que « le tout-fait, qu’il soit de droite ou de gauche nous habille […] mal » (Ferron 1973, 88). Certes, l’on ne saurait conférer une portée scientifique aux singuliers constats de Ferron. Mais sous leurs dehors hardis, ces derniers n’en trahissent pas moins une certaine vérité qui passe peut-être désormais pour une évidence. On ne saurait en effet définir avec trop de certitude l’identité collective des Québécois, comme celles de toute nation d’ailleurs, sans tomber dans le piège de la généralisation, du cliché, de la caricature, de la demi-vérité. Semi-colonisé, inconfortable dans les habits idéologiques créés en Europe ou en Afrique du Nord, le Québec serait, pour reprendre une dernière fois les mots de Ferron, une « difficulté intellec- tuelle » (Ferron 1973, 85). C’est à la lumière de ce dernier constat que j’aimerais étudier les dossiers « L’institution littéraire québécoise » et « Haïr la France », parus tous deux en 1981 dans la revue...

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