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Die Protokollbücher des Ordens vom Goldenen Vlies

Teil 4: Der Übergang an das Haus Habsburg (1477 bis 1480)

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Edited By Sonja Dünnebeil

Das 4. Protokollbuch des Ordens vom Goldenen Vlies berichtet in französischer Sprache über die Aktivitäten des Ordens zwischen 1477 und 1480. Höhepunkt dabei ist das prachtvolle Fest in Brügge im Frühjahr 1478: Hier wurde der neue Herzog von Burgund, der Habsburger Maximilian I., zum neuen Souverän eingesetzt, womit der Beginn einer neuen Ära im krisengeschüttelten Burgund symbolisiert werden sollte. Mit den präzisen Angaben über Ort der Versammlungen, Teilnehmer, Tagesordnungspunkte, Beschlüsse, Neuwahlen und Zeremonien bietet die Edition der Protokolle nicht nur eine bisher unbeachtete Quelle zur Ordensgeschichte, sondern eröffnet auch einen interessanten Blick auf die kritische Zeit Burgunds, denn sie berichtet auch von Identität, Sozialkontrolle sowie von Treue und Verrat.
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Teil 1: Die Übergabe des Ordens an Herzog Maximilian

Teil 1:   Die Übergabe des Ordens an Herzog Maximilian

Einleitung

[fol. 1r]

[1]       [Berichtet wird von der Übernahme des Ordens durch Hz. Maximilian und von dem darauf folgenden 21. Ordensfest.]

Registre touchant les actes et misteres de l’acceptacion relievement et emprinse du noble ordre de la Thoison d’or, faites en la ville de Bruges en Flandres le darrenier jour du mois d’avril l’an Nostre Seigneur mil quatrecens soixante et dixhuit,1 par treshault, tresexcellent et trespuissant prince mon tresredoubté seigneur monseigneur le duc Maximilian, par la grace de Dieu archeduc d’Ostrice, duc de Bourgoingne, de Lothrijc, de Brabant, de Stire, de Karinthe, de Carniole, de Lembourg, de Luczembourg et de Gheldres, conte de Flandres, de Tyroll, d’Artois, de Bourgoingne palatin, de Haynnau, de Hollande, de Zeelande, de Namur et de2 Zutphen, marquis du Saint Empire et seigneur de Frise, de Salins et de Malines,3 a present chief et souverain d’icellui ordre, a cause et comme bail et mary de treshaulte, tresexcellente et trespuissante princesse, ma tresredoubtee dame madame Marie,4 par la mesme grace duchesse des duchiez, contesse des contez, marquise de l’Empire et dame des seignouries et lieux dessusdites, sa compaingne, fille unique, legitime et seule heritiere universel de feu de tresnoble memoire monseigneur le duc Charles {34}, jadis duc de Bourgoingne, de Brabant etc., conte de Flandres, d’Artois etc. en son vivant chief et souverain du mesme ordre, darrenier deffunct, que Dieu absoille.5 Et des belles, louables et honnestes ceremonies et solemnitez, qui ont esté gardees et observees en ceste partie, tant par mondit seigneur le duc comme par haulx, nobles et puissans seigneurs messires les chevaliers, freres et compaingnons et les quatre officiers d’icellui ordre, pour ce convoquez illec ← 43 | 44 → et assemblez et autrement, ensemble aussi des actes et conclusions des xxje feste et chappittre general du mesme ordre6 lors et es jours ensuivans celebrez et tenus audit lieu de Bruges.7

[2]       [Der am 5. Januar 1477 gefallene Hz. Karl hinterlässt alle seine Rechte und Besitzungen seiner unverheirateten Tochter Maria.]

Et premierement fait a presupposer le tresdoloureux et piteux cas du deces de feu mondit seigneur le duc Charles {34}, pere de madite dame la duchesse Marie, en son vivant chief et souverain dudit noble ordre de la Thoison d’or, darrenier deffunct comme dit est, qui trespassa et mourut le ve jour de janvier l’an M cccc soixante seze8 en exploit de guerre devant la ville de Nancey en Lorraine,9 nostre benoit saulveur Jhesu Crist face vray pardon et merry a son ame. Et delaissa ledit feu duc Charles madite dame Marie la duchesse, sa seule fille legitime et naturelle en l’eaige de xx ans ou environ, non mariee, son heritiere et sucesseresse universele et pour le tout en tous ses principaultez, pays, terres, seignouries, dignitez, noblesses, biens [fol. 1v] prerogatives10 et possessions quelzconques qu’il avoit et lui competoient au jour de sondit trespas.

[3]       [Die Bestimmungen der Statuten über die Nachfolge eines verstorbenen Souveräns.]

Secondement fait a presupposer le lxve article des status et ordonnances dudit noble ordre de la Thoison d’or parlant ainsi: « Item s’il avenoit que, apres le deces du souverain de l’ordre, son successeur en l’ordre fust moindre d’eaige, parquoy ne fust puissant de [de]mener les fais de l’ordre, voulons et ordonnons que, en ce cas, les freres et compaingnons de l’ordre facent ensemble une convocacion et assemblee et, par oppinions et le greigneur nombre de voix, eslisent l’ung d’entre eulx pour presider et demener les besoingnes de l’ordre ou lieu du mineur a ses despens jusques a ce qu’il sera en eaige et chevalier. Et se, du trespas du souverain, demouroit fille son heritier[e], non mariee, voulons et ordonnons que semblablement soit esleu ung des chevaliers de l’ordre pour conduire les fais de l’ordre jusques ladite fille heritiere soit mariee a chevalier en eaige d’emprendre et conduire la charge et le fait du souverain de l’ordre ← 44 | 45 → dessusdit, et qu’il en ait fait le serment. Auquel ainsi esleu voulons et ordonnons, durant ledit temps, estre obey es besoingnes d’icellui ordre comme au souverain. »11

[4]       [Hz. Karl hat die Verträge für eine Heirat zwischen dem Kaisersohn Maximilian und seiner Tochter Marie kurz vor seinem Tod unterschrieben.]

Tiercement fait a presupposer que pieça paravant ledit deces de feu mondit seigneur le duc Charles {34}, pere de madite dame la duchesse, paroles avoient esté et ouvertures faites de bouche et autrement de la part de la souveraine maiesté imperial l’empereur de Rome Frederic {94}, tiers de ce nom,12 a feu mondit seigneur le duc Charles en la cité de Treves13 et autrepart pour le mariaige de mondit tresredoubté seigneur monseigneur le duc Maximilian, unique filz legitime et natural de ladite maiesté imperial, d’une part avec madite dame la duchesse d’autre. Et que du costé d’icelle maiesté par notables et grandes ambassades a ce auctorisees souffisamment avoit ceste matiere esté tellement poursuie, continuee, entretenue et conduite devers icellui feu monseigneur le duc Charles [fol. 2r] que pluseurs jours paravant sondit trespas le traictié dudit mariaige finablement avoit par et entre lesdis ambaxeurs et procureurs de l’empereur d’une part et feu mondit seigneur le duc Charles d’autre esté par meure et grande deliberacion accordé, conclut et fermé d’ung costé et d’autre ainsi que souffisamment depuis icellui trespas. Il est apparu par lettres et seellez qui en avoient esté fais, baillez et rendus d’une part et d’autre.14

[5]       [Ksl. Gesandte verhandeln mit Hz.in Maria und deren Stiefmutter Hz.in Margarete über die Heirat.]

Quartement delaissees pluseurs autres belles et notables ambaxades qui de par l’empereur {94} et de par mondit seigneur le duc Maximilian, son filz, apres le trespas de feu mondit seigneur le duc Charles {34} ont esté envoyees devers madite tresredoubtee ← 45 | 46 → dame madame la duchesse Marie,15 lors damoiselle orphenine, et devers ma dame la duchesse Margriete, vesve dudit feu le duc Charles, sa belle mere.16 Et mesmement des personnes de reverend pere en Dieu hault et puissant prince messire […] evesque de Metz,17 de hault et puissant prince messire Loys, duc en Baviere,18 et de reverend pere messire George Hezeler, docteur, lors prothonotaire du Saint Siege apostolique,19 et d’autres grans et notables personnaiges, tant pour obtenir l’aggreement et consentement de madite damoiselle et de madite dame la grant,20 sa belle mere, au fait dudit mariaige et de l’oppignoracion et subarracion21 d’icelle ma damoisselle comme pour en avoir l’aggreement et consentement de messeigneurs les princes de son noble sang ← 46 | 47 → et des estas de ses pays et seignouries comme aussi pour la garde et preservacion de sa personne. Et les diligences par eulx faites a ceste fin que sont hors de nostre propos et feroient trop longues a descripre.

18.   bis 23. August 1477 in Gent

[6]       [Feierlicher Einritt Maximilians in Gent.]

Fait aussi a presupposer que finablement mondit seigneur le duc Maximilian moult noblement et grandement accompaingnié, assavoir de tres reverend pere en Dieu monseigneur l’arcevesque de Treves, esliseur du Saint Empire,22 et de pluseurs autres notables prelas et grans princes, contes, barons, chevaliers, escuiers, clercs, notables et d’autres de divers estas, offices et condicions, est venu d’Austrice pardeça devers madite damoiselle, sa tresnoble espeuse,23 et saichant qu’elle estoit en sa ville de Gand, se y est venu rendre et y arriva a moult bel apparat le xviije jour du mois d’aoust l’an M cccc lxxvij,24 et au devant de lui approichant ladite ville de Gand alerent ledit jour apres disner au de hors de la porte [fol. 2v] tirant vers Tenremonde messeigneurs les princes du sang et avec eulx reverend pere en Dieu messire Ferry de Clugny, evesque de Tournay, chancellier,25 et messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre de la Thoison d’or, messeigneurs les presidens et autres du grant conseil et les maistres d’ostel, chevaliers, escuiers, gentilz hommes et principaulx officiers des hostelz de madite damoiselle et de ma dame la grant, sa belle mere, en26 moult bel et grant apparat, y alerent aussi les prelas, baillis, eschevins et conseil, les grans doyens et ceulx des membres de ladite ville de Gand et des autres membres du pays de Flandres, en belle et notable compaignie tous a cheval, et arriva mondit seigneur le duc en ladite ville de Gand moult noblement et grandement accompaignié comme dessus environ quatre heures apres disner, et parmy la ville avoit es quarfours pluseurs et divers personnaiges et misteres par figures et autrement a l’onneur et reverence de lui et de sa joyeuse venue, et s’en vint descendre tout arivé en l’ostel de mondit seigneur l’evesque de Tournay, situé empres l’eglise parrochial de Saint Michel audit Gand. ← 47 | 48 →

[7]       [Am Abend veranstaltet Hz.in Margarete ein Festmahl für Hz, Maximilian.]

Item et fait a presupposer en oultre que ledit xviije jour d’aoust l’an que dessus,27 environ six heures du vespres, mondit seigneur le duc Maximilian ala devers madite damoiselle lors son espeuse pour la veoir et visiter, comme il fist reverenment et moult honorablement. Et ce soir il souppa avec madite dame la grant que lui fist le banquet et la eubt grant joye, jeux de tous instrumens dausses apres soupper et autres esbattemens pluseurs. Mais le soir environ la my nuyt mondit seigneur s’en retourna et vint coucher en son logis, assavoir oudit hostel de mondit seigneur l’evesque de Tournay.28

[8]       [Die Hochzeit Maximilians und Marias.]

Item et le lendemain que fut le xixe jour dudit mois d’aoust l’an que dessus,29 matin entre v et vj heures, mondit seigneur le duc Maximilian espousa selon l’ordonnance de Sainte Eglise nostredite damoiselle, a present madame la duchesse Marie de Bourgoingne, sa compaigne,30 en la chappelle de l’ostel d’icelle, [fol. 3r] appellé l’ostel de le Walle,31 et en la main de reverend pere en Dieu messire Lucas evesque Sibinicensis, orateur et ambasseur de nostre Saint Pere le pape Sixte iiije de ce nom, aiant puissance de legat du Saint Siege apostolique,32 par dispensacion33 souffisante dudit Saint Pere ← 48 | 49 → en tel cas pertinente, presens mondit seigneur l’archevesque de Treves, esliseur dudit Saint Empire,34 messeigneurs les evesques de Mets et de Tournay et pluseurs haulx et puissans princes, marquis, contes, barons, prelas, chevaliers, escuiers et autres notables personnes de divers estas, condicions et nacions, menans grant joye et solas.

[9]       [Diskussion der in Gent anwesenden Mitglieder des Ordens: Schnell stellen sie fest, dass Hz. Maximilian durch seine Hochzeit mit Maria statutengemäß der neue Ordenssouverän werden solle. Sie beschliessen mit einem dementsprechenden Ansuchen bei ihm vorzusprechen. Da bei dieser Sitzung nur vier Mitglieder anwesend sind, diskutieren sie auch noch darüber, ob sie angesichts der geringen Zahl für einen solches Vorgehen überhaupt beschlussfähig sind. Sie kommen zu einem positiven Ergebnis, denn der Orden hat nur noch wenige Mitglieder und von denen wohnen einige weit entfernt, sodass die Kontaktaufnahme zu ihnen zu viel Zeit in Anspruch nehmen würde und dadurch möglicherweise der weitere Bestand des Ordens gefährdet werde.]

[a]35 Item le xxije jour dudit mois d’aoust l’an dessusdit,36 environ trois heures apres disner, pardevers hault noble et puissant seigneur messire Jehan de Melun, seigneur d’Anthoing {28}, chevalier frere et compaignon du noble ordre de la Thoison d’or et le plus anchien de ceulx dudit ordre, qui lors estoient en la ville de Gand, se assamblerent en son logis haulx nobles et puissans messires Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wyncestre, Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, <c> et Engelbert, conte de Nassauw {77}, seigneur de Breda, tous chevaliers freres et compaignons, reverend pere en Dieu messire Ferry de Clugny, evesque de Tournay,37 chancellier, M(artin) Steenberch, graffier,38 et Thoison d’or, roy d’armes,39 officiers d’icellui ordre. Messire Guillaume prothonotaire de Clugny, lors tresorier dudit ordre,40 empeschié et exusé qu’il n’y povoit estre. ← 49 | 50 →

[b] Et en ceste assamblee mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier, par l’ordonnance de mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre mist en termes deux poins pour y avoir deliberacion et advis entre eulx.

[c] L’un des poins estoit: Se veu le mariaige lors parfait et consummé entre mondit tresredoubté seigneur monseigneur le duc Maximilian et madite dame la duchesse, sa compaigne, fille legitime et seule heritiere de feu mondit seigneur le duc Charles {34}, en son vivant chief et souverain dudit ordre de la Thoison d’or, darrenier deffunct41, il estoit expedient et temps oportun et convenable de parler a mondit seigneur le duc Maximilian du fait d’icellui ordre et de l’exhorter, prier et requerir qu’il lui pleust de relever, accepter et emprendre ledit ordre, pour le remettre sus selon les status et ordonnances d’icellui. Car a cause dudit trespas de feu mondit seigneur le duc Charles et depuis icellui l’ordre estoit demouré jusques a lors sans chief et fort diminué en nombre de personnes et autrement et seroit taillié de decliner [fol. 3v] de plus en plus et de faillir ou tumber de tous poins en brief temps, se pourveu n’y estoit. Et n’estoit loisible de le restaurer ou remettre sus, se non par moyen d’icellui monseigneur le duc, a cui comme a present bail et mary de madite dame la duchesse, fille et heritiere seule dudit feu monseigneur le duc Charles, darrenier chief et souverain d’icellui ordre, et a nul autre et competoit et appartenoit selon la forme desdis status et ordonnances du mesme ordre.42

[d] L’autre point fut: Se en cas que la deliberacion et conclusion de mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre illec assamblez porteroit et concluroit de faire lesdites remonstrances et requeste a mondit seigneur le duc Maximilian, ilz estoient en nombre competent pour ce faire, consideré que la matiere estoit grande et pesante et telle que bien requerroit plusgrant nombre des chevaliers que de ceulx qui la estoient se bonnement recouvrer se povoient.

[e] Sur lesquelz deux poins ainsi mis en termes une deliberacion et meur advis par mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre, veu et leu bien au long et examiné prealablement ledit lxve article des status et ordonnances dudit ordre43, declairant amplement et ouvertement comment ceulx de l’ordre conduide se devroient en cas que le chief et souverain dudit ordre trespassast et ne laissast que fille son heritiere non mariee comme il s’estoit offert ou cas present. Veu que feu mondit seigneur le duc Charles a l’eure de son trespas n’avoit delaissié autre hoir de son corps que madite ← 50 | 51 → dame la duchesse, sa fille legitime et seule heritiere, lors non mariee comme dessus est dit. Veu aussi aucuns autres articles des status et ordonnances dudit ordre, servans au propos et la matiere bien debattue.44

[f] Finablement mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre illec assemblez ont deliberé et conclut d’un commun accord sur ledit premier point, que considerez les grans et estrois sermens qu’ilz avoient audit ordre, par lesquelz ilz et tous les autres chevaliers freres d’icellui estoient et sont obligez et astrains d’eulx emploier a leur povoir pour maintenir ledit ordre en estat et honneur et l’augmenter sans le souffrir decheoir ou amoindrir tant que remedier y puissent.

[g] Que besoing estoit et chose tresnecessaire d’en parler a mondit seigneur le duc et de le advertir et informer de la institucion dudit ordre, des status et ordonnances d’icellui, de l’estat, [fol. 4r] dignité et honneur, en quoy il a esté par cy devant et comment a present il est fort diminué et alant a declin. Et de l’en supplier par toute humilité que son plaisir soit de le relever et remettre sus. Et ont requis et ordonné mesdis seigneurs les chevaliers freres audit reverend pere en Dieu l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, de parler pour eulx et faire a mondit seigneur le duc a la fin que dessus toutes bonnes honnestes, louables et raisonnables remonstrances qu’il45 advisera servir a ceste fin au bien de l’ordre.46

[h] Et quant audit second point, touchant le petit nombre de mesdis seigneurs qui la estoient pour executer et conduire ceste matiere, ja soit que la qualité d’icelle requeist plusgrant nombre et du moins jusques a six chevaliers freres. Toutevoie[s] consideré que en l’ordre avoit ja xiij lieux vacans par le deces de feu mondit seigneur le souverain et d’autres xij chevaliers freres y trespassez depuis la darreniere feste precedent47 et qu’il en avoit autres cinq en France ou parti contraire, assavoir deux prisonniers de guerre, comme monseigneur Anthoine, bastart de Bourgoingne {54}, et messire Jaques de Luczembourg {67}, seigneur de Richebourg. Et autres trois, assavoir messire Phelippe, seigneur de la Roiche de Nolay {60}, messire Phelippe de Crevecuer {69}, seigneur d’Escardes, et messire Jean de Damas {65}, seigneur de Clessey, qui se y estoient rendus comme l’en disoit.48 Lesquelz fa[i]soient ensemble le nombre de xviij chevaliers. Et quant aux quatres roys, comme le roy d’Arragon {57}, le roy d’Angleterre {63}, le roy de Castille {71} et le roy de Naples {72}, freres dudit ordre, ilz estoient treslongtains et de tresdifficile acces pour les consulter sur ceste matiere. Et au regart de monseigneur le duc de Cleves {47} et monseigneur Adolph {55}, son frere, seigneur de Ravestein, absens, par Thoison d’or, le roy d’armes de l’ordre, ilz avoient esté exhortez et requis de venir a Gand pour ceste matiere, mais mondit seigneur de Cleves pour empeschement ← 51 | 52 → de maladie49 et monseigneur de Ravestein par autre occupacion et affaires, dont il avoit commission et charge de par mondit seigneur,50 s’estoient excusez. Parquoy n’y restoient fors trois, assavoir messire Phelippe de Savoye {68} estant es marches de Savoye, monseigneur de Montagu {52} estant en Bourgoingne, qui sont aussi marches longtaines et de difficile acces pour l’eure et monseigneur de Lannoy {50}, qui s’estoit excusé par empeschement de grieve maladie, dont il estoit pressé et occupé [fol. 4v] pour ces regars et autres.

[i] Illec touchiez ont deliberé et conclut que, non obstant leur petit nombre, ilz le povoient et devoient faire, attendu mesmement que la matiere requeroit haste et ne povoit bonnement souffrir plusgrant delay, mais estoit besoing de l’avancer pour l’honneur et devoir dudit ordre. Car posé orres que apres et d’aventure en quelque autre lieu ou mondit seigneur le duc se peust retraire, l’on peusist finer de mondit seigneur le duc de Cleves ou de monseigneur de Ravestein, son frere, illec ne pourroit aler mondit seigneur d’Anthoing pour cause de sa viellesse et foiblesse, aussi consideree l’indisposicion du temps et qu’il est grant apparence51 de guerre ouverte, se pourroient ce pendant les chevaliers freres qui la estoient absenter et retraire en divers lieux par l’ordonnance de mondit seigneur, fust pour la garde des pays ou pour conduire les gens de guerre ou pour autres affaires d’icellui seigneur ou les leurs propres. Ouquel cas ilz seroient espars en divers lieux et seroit chose incertaine quant plus ilz se pourroient rassembler en tel nombre que la estoient, et n’estoit quelque apparence ou espoir de recouverer de cy a grant temps plusgrant nombre de mesdis seigneurs les chevaliers frerers de l’ordre pour l’execution de ceste matiere.

[j] Parquoy tout resolu mesdis seigneurs sont parseverez en leurdite conclusion et ont chargié messires de Gruythuse et de Chimay de demander et obtenir audience et heure et lieu a ce propices devers mondit seigneur le duc le plus tost que faire se pourroit a son noble plaisir.

[s] Messire Guillaume de Clugny, tresorier de l’ordre.52

[s] Si monseigneur de Cleves eust peu faire la mariaige de madame et de son filz, il n’eust point esté malade.53 ← 52 | 53 →

[10]      [Die Ordensmitglieder erhalten eine Audienz bei Hz, Maximilian in Gegenwart von dessen privaten Rates und sie bitten ihn, die Souveränität über den Orden vom Goldenen Vlies zu übernehmen.]

[a]54 Le sabmedi, xxiije jour dudit mois d’aoust l’an lxxvij dessusdites,55 environ quatre heure apres disner, heure a ce accordee et assignee par mondit seigneur le duc messeigneurs d’Anthoing {28}, de Gruythuse {61}, de Chimay {74} et de Nassouw {77}, chevaliers freres de l’ordre dessus nommez, ensemble mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier, le graffier et Thoison d’or, le roy d’armes, officiers dudit ordre, partans ordonneement de la chambre de mondit seigneur de Gruythuse, qui estoit sur la porte dudit hostel de la Walle, s’alerent devers mondit seigneur le duc Maximilian en sa chambre, ou ilz le trouverent en [fol. 5r] conseil accompaignié de tresreverend pere en Dieu mondit seigneur l’archevesque de Treves, esliseur du Saint Empire,56 de monseigneur l’evesque de Mets,57 de monseigneur le jeune marquis de Bade {102},58 dudit messire George Hezeler, prothonotaire,59 de maistre Willame […],60 docteur, de messire Bertremy de Lichtestein {85}, grant maistre d’ostel d’Ostrice,61 de maistre ← 53 | 54 → Josse […]62, son secretaire, et autres de son privé conseil jusques au nombre de vij ou viij personnes.63

[b] Et illec honneur et reverence deues par eulx faites et exhibees a mondit seigneur le duc, qui benignement les recueillit, mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier, par l’ordonnance de mesdis seigneurs les chevaliers freres et de par l’ordre a exposé et declairé a mondit seigneur le duc Maximilian bien amplement et notablement la noble, religieuse et tresvertueuse institucion jadis faite dudit ordre de la Thoison d’or par feu de tresnoble memoire monseigneur le duc Phelippe {01}, que Dieu absoille, en son vivant duc de Bourgoingne et de Brabant, son penultime predecesseur, ayeul de par pere {34} de madite dame la duchesse, sa compaigne, premier fondateur, chief et souverain d’icellui ordre, et les causes, raisons et consideracions qui l’avoient meu a en faire ladite fondacion et institucion.

[c] Apres a fait remonstrance sommiere de l’effect desdis status et ordonnances de l’ordre ensemble des condicions, dignitez, qualitez et merites de messeigneurs les chevaliers freres qui a ladite premiere institucion furent nommez et establis et de ceulx qui depuis par election avoient esté accompaignez oudit ordre, tant au regart des trespassez, comme des survivans et mesmement comment encores pour l’eure y avoit quatre roys tresexcellens et des plus puissans de la chrestienté, assavoir le roy Jehan, roy d’Arragon et de Navarre {57}, le roy Edouart, roy d’Angleterre et seigneur d’Yrlande {63}, le roy Fernande, roy de Naples et de Cecille {72}, et le roy Fernande, roy de Castille, de Leon et de Cecille {71}, et autres haulx et puissans princes et grans seigneurs portans le colier dudit ordre.

[d] Consequenment a remonstré mondit seigneur de Tournay l’estat dudit ordre et en quel honneur et magnificence il avoit esté maintenu et conduit dez sadite premiere fondacion et institucion par feu mondit seigneur le duc Phelippe, premier fondateur, premierement, et depuis par feu monseigneur le duc Charles, son filz, que Dieu absoille, qui tous deux successivement en avoient esté les chiefs et souverains leurs vies durant.

[e] A remonstré enoultre mondit seigneur le Tournay comment depuis le64 lamentable deces de feu mondit seigneur le duc Charles, pere de madite dame, ledit ordre estoit demouré sans chief et fort diminué et decliné en ses honneurs et prerogatives et aussi en [fol. 5v] nombre de personnes et seroit taillié de dimuner et decliner de plus en plus et de tumber et faillir ala parfin et briefment se obvié et pourveu n’y estoit.

[f] Et par ces raisons et remonstrances et mesmement consideré et attendu que selon lesdis status et ordonnances dudit ordre a cause du mariaige qui, l’a Dieu grace estoit nouvellement fait et consummé par et selon l’ordonnance de nostre mere Sainte Eglise entre mondit seigneur d’une part et madite dame, sa compaigne, seule fille legitime et heritiere universele et pour le tout dudit feu monseigneur le duc Charles, en son vivant duc de Bourgoingne, chief et souverain d’icellui ordre, darrenier deffunct, a mondit seigneur seul competoit et appartenoit a cause de madite dame, sa compaigne, de relever ledit ordre et d’en estre le chief et souverain pour et ou lieu de sondit feu beaupere.

[g] A finablement mondit seigneur de Tournay supplié, prié et requis treshumblement es noms que dessus mondit seigneur le duc, que son plaisir fust d’ensuir et entretenir ladite noble fondacion dudit ordre de la Thoison d’or a l’exemple de feuz mesdis seigneurs ← 54 | 55 → les ducx Phelippe et Charles, ses tresnobles predecesseurs, ayeul et pere de madite dame, de relever, pren[d]re et recevoir icellui ordre comme chief et souverain d’icellui et doresenavant le maintenir gouvernes et conduire selon les status et ordonnances du mesme ordre, ainsi comme mesdis seigeneurs ses feuz predecesseurs haultement, noblement, grandement et treshonnestement l’avoient fait tout leurdit vivant.

[h] En quoy il demonstreroit signé de parfait amour et honneur a madite dame, sa compaigne, et a sa tresnoble maison de Bourgoingne, que au moyen dudit ordre a esté et est moult grandement faicte par tout le monde exaultee, honnoree et decoree, feroit aussi grant honneur et plaisir au noble college dudit ordre souverainement le desirant et convoitant et par ce moyen acquerroit l’amour, faveur et assistence des tresexcellens roys, princes et autres grans seigneurs y accompaignez et donneroit singuliere consolacion a tout le peuple de tous les pays et seignouries de madite dame qu’il a acquis avec elle au moyen de sondit mariaige.

[11]      [Dr. Wilhelm antwortet im Namen Hz. Maximilians: Er dankt für den Antrag der Mitglieder des Ordens vom Goldenen Vlies, gibt aber zu bedenken, dass Maximilian bisher noch nicht seinen Ritterschlag erhalten hat. Des Weiteren bittet er um ein Exemplar der Statuten in lateinischer Sprache, um sich mit dem Orden vertraut machen zu können. Da der Inhalt der Statuten nicht allgemein gekannt sein soll, einigt man sich schließlich darauf, dass der Ordenskanzler im Beisein von Protonotar Heßler Hz. Maximilian am folgenden Tag über den Inhalt der Statuten unterrichten soll.]

[a]65 Apres ces remonstrances oyes et entendues mondit seigneur le duc s’est retrait avec son conseil d’ung costé et messeigneurs de l’ordre se sont tirez a part de l’autre costé en ladite chambre. Et petite deliberacion sur ce eue par mondit seigneur avec ceulx de sondit privé conseil il a fait dire a messeigneurs de l’ordre par [fol. 6r] ledit messire Guillame […],66 docteur, son conseillier, qu’il avoit bien entendu les choses que reverend pere en Dieu monseigneur l’eveque de Tournay pour et ou nom de messeigneurs de l’ordre en latin moult notablement et elegamment lui avoit exposees et remonstrees touchant l’estat de disposicion et les affaires du noble ordre de la Thoison d’or. Et la requeste qu’ilz lui avoient faite et mesmement avoit il entendu par ledit propos qu’il fauldroit qu’il fust chevalier quant il recevroit l’ordre de la Thoison d’or, ce qu’il n’estoit par encoires et l’empereur {94}, son pere, lui avoit ordonné qu’il ne se feist chevalier que par sa main ou en exploit de guerre honnorable.

[b] Neantmoins la matiere estoit grande et pesante et a lui nouvelle et si avoit il pour l’eure d’autres grans affaires ausquelz mestier lui estoit de vaquer et entendre et ceulx de son conseil par aucuns jours, parquoy bonnement ne leur y povoit respondre pour celle fois. Mais il y auroit son advis et le plus brief qu’il pourroit bonnement leur y seroit response, priant que pour mieulx entendre la matiere et sur icelle deliberer plus seurement il pleust a messeigneurs de l’ordre de lui communiquer les status et ordonnances dudit ordre, car il desiroit de les veoir. ← 55 | 56 →

[c] Surquoy se retrahirent mesdis seigneurs de l’ordre en la mesme chambre et apres brieve deliberacion firent dire et remonstrer, que pour eulx acquiter du serment qu’ilz avoient fait d’eulx emploier a leur loyal povoir au bien honneur et pour leatretenement dudit ordre estant sans chief et souverain ilz lui avoient fait faire les remonstrances et requestes qu’il avoit oyes, car veue l’aliance par mariaige ja faite et consummee, l’a Dieu mercy, entre lui et madite dame la duchesse, sa compaigne, seule fille et heritiere unversele de feu mondit seigneur le duc Charles {34}, son beaupere, ilz ne se povoient selon lesdis status adreçer a autres prince du monde en ce cas, fors que a sa personne seulement, et qu’il estoit cellui seul qui povoit relever ledit ordre pour en estre le chief et souverain et le devoit faire, et si povoit prendre l’ordre de chevalerie et consequenment recevoir tantost apres le colier de la Thoison d’or toutes les fois qu’il plairoit, gardees aucunes solemnitez au cas requises sans qu’il fust besoing de pour ce faire connotacion de messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre, fors de ceulx qui pour l’eure se trouveroient devers lui ne aussi d’attendre le chappittre de l’ordre. Ce que par cy devant depuis la premiere institucion des xxiiij premiers chevaliers dudit ordre67 jamais n’avoit esté fait ne faire se pourroit pour roy ou prince quelconque qu’il [fol. 6v] n’ait tousjours falu et faille que tous y soient appellez par vraye election du souverain et des chevaliers freres de l’ordre pour ce deuement convoquez et assamblez en leur chappittre. Et quant a la comunicacion desdis status de l’ordre que bien raison estoit que mondit seigneur en fust informé et adverti, mais que l’ordre estoit et est institué par forme de college et d’une noble compaignie, reglee et conduite par et soubz ordonnances et status especiaulx qui sont de leur secret68 et ne se doivent ne sont accoustumez communiquer au dehors dudit ordre, fors en cas de besoing et necessité et lors a ceulx tant seulement ausquelz la chose peult touchier.

Et pourtant liberalement ont consenti et accordé a mondit seigneur le duc ou de lui comuniquer et monstrer lesdis status et ordonnances de l’ordre par les mains d’aucuns chevaliers et officiers dudit ordre, que ad ce ilz depputeroient telz et toutes les fois qu’il lui plairoit. Ou de lui faire baillier de livre pour le veoir a son privé avec aucuns bien privez et secrets de son conseil telz que ad ce vouldroit appeller ou plus estroit nombre touvevoie que faire se pourroit bonnement, combien que vraissemblablement il povroit trop mieulx entendre et comprendre lesdis status par l’interpretacion et declaracion que de bouche lui en feroient ceulx de l’ordre que autrement. Neantmoins le tout remettoient a son noble plaisir.

[d] Sur ce a fait dire mondit seigneur le duc par ledit docteur Guillame accompaignié dudit prothonotaire docteur Hezeler69 que pour ledit jour et pour le lendemain ensuivant mondit seigneur avoit necessairement a besoingner en autres ses grans affaires, mais apres et le plus brief qu’il pourroit leur en feroit dire son plaisir.

[12]      [Steenberch erstellt eine lateinische Übersetzung der Statuten.]

Depuis et peu de jours apres mondit seigneur le duc s’est declairé et a dit a aucuns de mesdis seigneurs les chevaliers freres et aussi a monseigneur le chancellier de l’ordre, qu’il desiroit avoir le livre desdis status de l’ordre pour le veoir a son privé et qu’il fust baillié a reverend pere en Dieu monseigneur l’evesque de Mets qui le lui communique ← 56 | 57 → roit bien secretement. Et pour ce que lesdis status et ordonnances estoient en langaige [fol. 7r] françois, lequel point il ne entendoit, requist qu’ilz lui fussent translatez du françois en latin, afin qu’il les peust mieulx entendre, ce que lui a esté accordé par mesdis seigneurs les chevaliers freres, qui apres ce ont ordonné a moy, graffier, d’en faire ladite translacion du françois en latin, comme l’ay fait par leur ordonnance.70 Et ladite translacion faite, veue, examinee et corrigee par mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, et collationnee avec le françois au plus vray qu’il s’est peu faire, ay par l’ordonnance et adveu de mesdis seigneurs les chevaliers freres et en la presence de mondit seigneur le chancellier et de Thoison d’or, le roy d’armes de l’ordre, porté et baillié ledit livre desdis status et ordonnances de l’ordre en langaige françois avec ladite translacion sur ce faite en latin es mains de reverend pere en Dieu monseigneur l’evesque de Mets, qui les receut de moy et se chargea de les porter et baillier a mondit seigneur le duc en sa main si tost que bonnement il y pourroit entendre.71

[s] Translation des statuz de l’ordre de français en latin par le greffier Steenberge.72

17.   Dezember 1477 in Brüssel

[13]      [Die Ordensmitglieder wenden sich erneut an Hz. Maximilian, ob der bereit sei, die Souveränität über den Orden vom Goldenen Vlies zu übernehmen, und betonen, dass es dringend notwendig sei, ein neues Ordensfest einzuberufen. Hz. Maximilian stimmt beidem zu, sieht aber Probleme wegen seines fehlenden Ritterschlages und wegen des bevorstehenden Krieges.]

[a]73 Le mercredi, xvije jour du mois de decembre l’an lxxvij dessusdit,74 mon tresdoubté seigneur monseigneur le duc Maximilian estant en sa ville de Brouxelles et devers lui assemblez a part en sa chambre75 messeigneurs de l’ordre, cy apres nommez. C’est assavoir messire Adolph de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, messire Loys, seigneur de ← 57 | 58 → Gruythuse {61}, conte de Wincestre, et messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, chevaliers freres, ensemble reverend pere en Dieu monseigneur Ferry, evesque de Tournay, chancellier, m(oy), greffier, et Thoison d’or, roy d’armes, officiers dudit ordre.

[b] Mondit seigneur de Tournay a par l’ordonnance de mesdis seigneurs les chevaliers reduit a la memoire de mondit seigneur le duc sommierement et en brief les remonstrances que aultre fois mesdis seigneurs de l’ordre lui avoient faites et fait faire en sa ville de Gand apres le mariaige, fait et confirmé entre lui et ma tresredoubtee madame la duchesse, sa compaigne, touchant la fondacion et institucion, l’estat et disposicion du noble ordre de la Thoison d’or.76 Et comment depuis le trespas de feu monseigneur le duc Charles {34}, son beaupere, qui en fut le chief et souverain, darrenier deffunct, ledit ordre estoit tousjours demouré sans chief, parquoy et mesmement attendu [fol. 7v] que selon les status dudit ordre77 aultre prince du monde, fors lui seul n’en povoit estre chief ne souverain, mais que a cause de madite dame, sa compaigne, seule fille et heritiere dudit feu monseigneur le duc Charles, lui competoit et qu’il estoit tenu de relever icellui ordre et d’en estre le chief et souverain, lui avoient deslors treshumblement supplié et requis que son plaisir fust de le faire.

[c] Autrement consideré le long temps couru depuis ledit trespas et que l’ordre estoit ja fort diminué en nombre de chevaliers freres et autrement et se diminueroit de plus en plus mesmement car les roys tresexecellens et autres princes accompaignez oudit ordre estans en longtaines marches, saichans ledit mariaige d’entre lui et madite dame, consummmé en cas que mondit seigneur ne relieveroit ledit ordre selon lesdis status ilz pourroient suspeçonner et doubter qu’il fust desert et habandonné, et le vouldroient mesmes delaisser et le collier d’icellui et consequenment seroit taillié de faillir totalement en brief temps ou par forsmorture de ceulx qui encoires en sont ou par habandon et delaissement de l’enseigne et collier d’icellui.

[d] Attendu78 que mondit seigneur estoit en eaige competent pour le relever et en estre le chief et faire le pourroit sans connotacion ou assemblee generale de ceulx de l’ordre sans election et hors chappittre toutes les fois qu’il lui plairoit comme dessus e esté touchié, mais aultre chevalier quelconque n’y pourroit estre esleu ne accompaignié, fors par connotacion et assemblee generale et en chappittre de l’ordre deuement signiffié et par temps competent selon les status dessusdites.

[e] Orres79 avoit il passé pres de cinq ans que le darrenier chappittre de l’ordre avoit par feu mondit seigneur le duc Charles, son beaupere, esté tenu au lieu de Valenciennes, que fut en may l’an lxxxiij.80 S’il plaisoit a mondit seigneur de relever ledit ordre entre cy et le premier jour du mois de may prouchain venant, il pourroit aussi en ce cas concluire desmaintenant de tenir la feste et solemnité et le chappittre general dudit ordre audit premier jour de may prouchain et es jours ensuivans, et ainsi l’escripre [fol. 8r] et signiffier par tout a messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre ← 58 | 59 → pour les en advertir et afin qu’ilz y viennent et comparent au jour ou y envoyent leurs procuracions ensemble leurs cedules pour les elections a faire et remplir les lieux desdis trespassez vacans en l’ordre, comme il est accoustumé et se doit faire selon lesdis status et ordonnances.81 Et quant aux chevaliers freres estans ou parti contraire82 et autres notez83 l’on pourroit adviser et delibrer apres de la maniere comment a eulx se devroit faire ladite signifficacion ou par lettres patentes en placcart ou par lettres closes et par officier d’armes, comme il appartient en tel cas.

[f] Mais mondit seigneur avoit a deliberer et concluire prealablement, se son plaisir seroit de prendre l’ordre de chevalerie devant ledit temps qui est le prealable et sans lequel il ne pourroit estre receu oudit ordre, et en cas que si sur cest espoir faire faire ladite signifficacion des jour et lieu quant et ou lesdites futures feste et chappittre se devroient tenir.

[g] Et finablement a supplié mondit seigneur de Tournay ou nom que dessus mondit tresredoubté seigneur monseigneur le duc, que son plaisir fust de ainsi le faire et sur ces choses leur declairer son intencion et benigne vouloir et plaisir.

[h] Surquoy mondit seigneur le duc tout ouy benignement et bien au long a respondu: Que depuis que en sa ville de Gand ilz lui avoient parlé du fait de l’ordre et requis de vouloir, relever et recevoir ledit ordre et que a ceste fin lui avoient comuniqué le livre des status et ordonnances d’icellui, il avoit eu advis et deliberacion sur la matiere avec prelas, princes et autres ses parens et de son privé conseil et avoit veu lesdis status et ordonnances, et tout veu, tant pour consideracion et regart du saint et noble propos que avoit meu feu le duc Phelippe {01}, premier fondateur, a instituer tant noblement ledit ordre, dont moult il faisoit a recommander et les traces duquel souverainement il desiroit ensuir, comme pour satisfaire au tresnoble desir de la sacré maiesté l’empereur {94}, son pere, par l’ordonnance duquel il s’est ainsi alié a la noble maison de Bourgoingne et moult especialment lui avoit recommandé ledit ordre de la Thoison d’or et ordonné qu’il ne le laisast decheoir ou perir pour ces consideracions et autres raisonnables.

[i] Mesmement84 pour le vray amour qu’il avoit a madite dame la duchesse, sa compaigne, pour contemplacion aussi et faveur de la noble compaingnie dudit ordre et des excellens roys, princes et autres [fol. 8v] haulx nobles et vaillans seigneurs qui en sont ja long temps, il avoit desiré et moult desiroit d’y estre accompaingnié et y vouloit bien entendre le plus brief que possible lui seroit bonnement, mais il n’estoit encoires point chevalier ce que lui empeschoit.

[j] Toutevoie esperoit que l’empereur, son pere, seroit es marches depardeça devant l’entree du mois de may prouchain, ouquel cas il vouldroit recevoir de sa main l’ordre ← 59 | 60 → de chevalerie, car bien savoit que ainsi le desiroit.85 Autrement s’il ne venoit dedans ledit temps, il le prendroit par autre main honnestement86 a la fin d’avril, et consequenment recevroit lors l’ordre de la Thoison d’or le releveroit et en feroit la feste et tendroit le chappittre es jours ensuivans au plaisir Nostre Seigneur. Mais quant au lieu, veu ses affaires et l’apparence et doubte qui estoit de la guerre, il ne se povoit bonnement determiner encoires de lieu certain, comme il disoit. Si ordonna que les lettres de ladite signifficacion se feissent en bonne forme et diligenment et pour lieu nomma sa ville de Mons en Haynnau ou en autre de ses villes y voisines, la ou selon sesdites affaires il seroit lors en ses pays depardeça, car l’ordre il desiroit et vouloit maintenir honnorer et augmenter a l’exemple de sesdis predecesseurs de tout son pouvoir.87

[14]      [Die versammelten Mitglieder danken Hz. Maximilian für dessen Antwort und beschließen, ebenfalls den abwesenden Mitgliedern zu schreiben.]

Ceste response de mondit seigneur le duc entendue par mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre, treshumblement l’ont remercié d’icelle. Et afin que messeigneurs les chevaliers freres absens auquelz mondit seigneur escriproit fussent plus entendans a la matiere et ne prenissent delay ou excuse de venir au jour ou d’en faire leurs devoirs, chascun a son endroit, a cause que mondit seigneur encoires n’avoit receu ledit ordre [fol. 9r] conclurent de leur escripre aussi par autres leurs lettres a part pour les advertir chascun de ladite conclusion de mondit seigneur et soubz le seel de l’ordre.88

[15]      [Die Briefe werden verfaßt, geprüft und in ein Register eingetragen.]

Les lettres closes de ladite signifficacion ont esté pourjectees tant de par mondit seigneur le duc, comme de par messeigneurs de l’ordre. Et les minutes d’icelles ont esté veues par mondit seigneur le duc, par messeigneurs les chevaliers freres et par monseigneur le chancellier de l’ordre, corrigees et amendees et finablement accordees et conclues es formes et par la maniere declairees et contenues en aultre registre a ce servant, gardé devers le graffier dudit ordre pour memoire et souvenance en temps avenir. A aussi esté conclue la forme comment, tant monseigneur le duc comme messeigneurs de l’ordre, escriproient aux cinq chevaliers freres estans en l’obeissance de France et aux aultres notez,89 dont aussi les copies sont enregistrees oudit registre, parquoy icy je n’en fais aultre mencion pour cause de briefté.90 ← 60 | 61 →

3.   Januar 1478 in Brüssel

[16]      [Hz. Maximilian unterschreibt seinen Teil der Briefe und die versammelten Mitglieder des Ordens diskutieren über weitere Formalia.]

Le tiers jour du mois de janvier oudit an lxxvij que dessus,91 mondit seigneur le duc estant encoires en sadite ville de Brouxelles, lesdites lettres closes de mondit seigneur le duc signees de sa main et prestes pour cloire et expedier de la date du xxvje jour du mois de decembre darrenier passé,92 se sont du sceu et bon plaisir de mondit seigneur assamblez pardevers monseigneur Adolph de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, en son hostel, illec en sa petite chambre environ ix heures du matin, messeigneurs de l’ordre cy apres nommez, assavoir messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, et messire Engelbert, conte de Nassouw {77}, chevaliers freres et compaignons de l’ordre, ensemble reverend pere en Dieu messire Ferry evesque de Tournay, chancellier, M(artin) Steenberch, graffier, et Thoison d’or, roy d’armes, officiers dudit ordre. Et illec en leur presence a presenté et exhibé ledit graffier lesdites [fol. 9v] lettres de mondit seigneur le duc, toutes signees et prestes pour cloire. A aussi illec apporté celles qu’il avoit faites pour et ou nom de mesdis seigneurs de l’ordre estans devers mondit seigneur audit Brouxelles pour en faire leur bon plaisir tant au regart de la subcripcion, signature et superscripcion comme du seeler d’icelles, requerant et demandant leur bonne ordonnance sur ce.

[17]      [Anweisungen zur Ausstellung der Einladungsschreiben.]

Surquoy mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre estans quatre en nombre et considerans l’estat et disposicion de l’ordre et qu’il n’estoit apparant ne possible de povoir si tost jusques a long temps recouvrer et assembler plusgrant nombre des chevaliers freres pour entendre au fait de l’expedicion desdites lettres et que la matiere requeroit haste et celerité pour la briefté du temps qui restoit pour envoier lesdites lettres de ladite signifficacion a messeigneurs de l’ordre absens, espars en divers royaulmes et pays longtains, delibererent et conclurent par commun accord que moy, M(artin) Steenberch, graffier, signeroit lesdites lettres, faites ou nom de ceulx de l’ordre estans devers mondit seigneur, comme dit est, et que reverend pere en Dieu monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, les seeleroit du seel d’icellui ordre. Selon la conclusion aultre fois sur ce prinse devant mondit seigneur le duc, comme dessus est touchié,93 et ordonnerent et commanderent a chascun de nous de ainsi le faire par le devoir de noz offices que avions en l’ordre.

[18]      [Ausführung.]

En ensuivant ladite conclusion et ordonnance lesdites lettres toutes grossoiees illec presentees devant mesdis seigneurs les chevaliers freres et par eulx veues et visitees l’une apres l’autre tant en forme comme en subscripcion et superscription a leur plaisir, je, graffier dessus nommé, les ay illec signees et closes une apres aultre.94 Et incontinent ← 61 | 62 → mondit seigneur de Tournay, illec en la presence et au veu de mesdis seigneurs a fait seeller toutes lesdites lettres une apres autre95 dudit seel de l’ordre que par leur ordonnance il y avoit apporté pour ceste cause, dont et mesmement de la conclusion et ordonnance que dessus mondit seigneur de Tournay a requis et demandé de moy, ledit graffier, acte ou que mencion expressé par moy en fust faire ou registre de l’ordre pour sa descharge et que mesdis seigneurs de l’ordre lui ont accordé et a moy commandé ainsi le faire.

[s] Comment les eust l’en signé et seellé ensemble d’une main et d’ung seel.96

[fol. 10r]

[19]      [Die Briefe werden durch verschiedene Wappenkönige und Herolde den Empfängern überbracht.]

Toutes ces lettres ont esté expediees par la maniere dicte et baill(iees) et distribuees aux roys, heraulx et poursuivans d’armes, ordonnez et delivrez pour les porter, assavoir celles du roy d’Angleterre {63} audit Thoison d’or, le roy d’armes de l’ordre; celles du roy de Naples {72} au roy d’armes de Flandres;97 celles des roys d’Arragon {57} et de Castille {71} au roy d’armes de Haynnau;98 celles de monseigneur le duc de Cleves {47} a Lembourg le herault,99 et celles de monseigneur Anthoine bastart de Bourgoingne {54}, de messire Jaques de Luxembourg {67}, de messire Phelippe Pot {60}, seigneur de la Roiche de Nolay, et de messire Phelippe de Crevecuer {69}, seigneur d’Escardes, a Namur le herault.100

[20]      [Das kommende Fest soll in Brügge stattfinden. Der Kanzler wird gebeten, die entsprechenden Vorkehrungen zu treffen.]

Item mondit seigneur le duc estant a La Haye en Hollande101 et adverti que le temps approichoit fort pour faire sesdites emprinses102 et qu’il estoit besoing de concluire du lieu ou faire se devroient et tenir la feste dudit ordre pour y faire faire les apprestes a ce requises, il escrivit a mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, par ses lettres closes, datees du vije jour du mois d’avril l’an lxxviij apres Pasques,103 qu’il estoit deliberé et conclut de relever ledit ordre et faire la feste d’icellui ou mois de ← 62 | 63 → may lors prouchain ensuivant et darrenier passé en sa ville de Bruges en l’eglise Saint Saulveur illec.104 Parquoy lui manda que par messire Olivier, seigneur de la Marche, chevalier, son maistre d’ostel, auquel aussi sur ce il escrivit lors a celle fin, il feist faire et preparer diligenment les apprestes et preparatoires pour ce necessaires.105

28.   April 1478 in Brügge

[21]      [Es wird über das Zeremoniell der Ordensübergabe diskutiert.]

Le mardi, xxviije jour du mois d’avril l’an lxxviij,106 mon tresredoubté seigneur monseigneur le duc Maximilian, duc d’Austrice, de Bourgoingne, de Brabant etc., estant en sa ville de Bruges, se assemblerent en la court de mondit seigneur audit Bruges107 en la chambre de monseigneur le conte de Chimay {74}, son premier chambellan, illec messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, et mondit seigneur le conte de Chimay, chevaliers freres, reverend pere en Dieu messire Ferry de Clugny, evesque de Tournay, maistre Jehan Gros, tresorier,108 M(artin) Steenberch, graffier, et Thoison d’or, le roy d’armes de l’ordre de la Thoison d’or. Et eurent communicacion ensemble sur le fait des ceremonies a garder et observer tout par mondit seigneur le duc comme par messeigneurs les chevaliers freres comme aussi par les officiers dudit ordre et autrement et par chascun a son endroit a la solemnité des actes et misteres a faire tant pour creer mondit seigneur le duc chevalier comme pour par lui relever, accepter et emprendre ledit ordre de la Thoison d’or et l’estat et dignité du chief et souverain d’icellui ordre et des formes des seremens a faire par mondit seigneur a l’acceptacion et emprinse dudit ordre. Et equit(able ?) par messeigneurs les chevaliers freres et par les officiers dudit ordre a mondit seigneur comme chief et souverain du mesme ordre, toutes lesquelles109 [fol. 10v] ceremonies estoient ja conceues, redigees et mises par escript bien au long. Et ledit concept y fut veu, leu et visité et examiné ← 63 | 64 → bien au long. Et sur tout eue deliberacion et advis apres aucunes corrections y notees et adjoustees a esté tout continué et remis jusques au lendemain sur espoir de la venus de monseigneur de Lannoy {50} et de monseigneur de Ravestein {55}, que l’on y attendoit pour le soir et des autres messeigneurs les chevaliers freres qui v[i]endroient a la feste de l’ordre.

[s] N(ota) Jehan Gros, tresorier.110

29.   April 1478 in Brügge

[22]      [Versammlung der anwesenden Mitglieder am 29. April 1478.]

Ledit lendemain, qui fut le xxixe et penultime jour dudit mois d’avril,111 devant disner, se assemblerent encore en la court en ladite chambre dudit monseigneur de Chimay {74}, premier chambellan, messire Jehan, seigneur de Lannoy, monseigneur Adolf de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, et messire Phelippe, conte de Chimay. <et> Messire Engelbert, conte de Nassouwe, y fut mandé, mais <…>112 obstant certaine autre occupacion113 <je> il n’y vint point pour celle fois.114

[23]      [Bei dieser Versammlung wird über das Zeremoniell und die Eidesleistungen bei Hz. Maximilians Annahme der Ordenssouveränität diskutiert.]

En ceste assemblee comparurent aussi reverend pere en Dieu messire Ferry, evesque de Tournay, chancellier, maistre Jehan Gros, tresorier, le graffier et Thoison d’or, le roy d’armes dudit ordre. Et y fut parlé et communiqué bien au long du fait desdites ceremonies et solemnitez a tenir aux misteres dessusdis. Et y fut leu de rechief, visité et examiné bien au long ledit concept desdites ceremonies ensemble les formes des sermens a faire, tant par monseigneur le souverain avenir a sa recepcion en l’ordre, comme aussi a lui par messeigneurs les chevaliers freres et lesdis officiers dudit ordre apres qu’il seroit receu a la dignité et estat du souverain d’icellui ordre, avec les corrections sur tout avisees le jour precedent, comme dessus est dit. Et tout resolu et conclut par mesdis seigneurs et en fut ordonné d’en faire ung brief extrait pour mondit seigneur le duc, pour le lui baillier afin qu’il le puist incorporer et mieulx estre de tout adverti. Ce que j’ay fait le lendemain ensuivant devant sa messe privee, dite en sa chapelle, comme cy apres sera dit.115 ← 64 | 65 →

[24]      [Es wird festgestellt, dass bisher nur zwei der nichtteilnehmenden Mitglieder einen Stellvertreter ernannt haben.]

Apres a esté parlé en ladite assamblee d’autres ceremonies a garder a l’offrande tant de la grant messe au jour de la feste comme le lendemain a la messe des trespassez pour donner ordre et savoir ceulx de messeigneurs les chevaliers freres presens qui garderoient et suppleeroient les lieux de messeigneurs les absens. Veu qu’ilz n’avoient que deux procuracions de deux absens, assavoir l’une du roy de Naples {72} et l’autre de monseigneur d’Anthoing {28}.116 Et faisoit a doubter que pour celle foix plus nulles y vendroient a temps.117

[25]      [Zur geringen Teilnahme.]

Et pour entendre la chose fait a savoir que pour l’eure n’avoit que dixhuit chevaliers freres survivans en l’ordre et xiij trespassez y comprins feu monseigneur le duc Charles {34}, en son vivant chief et souverain, darrenier deffunct, que Dieu [fol. 11r] absoille. De tous lesdis survivans n’avoit que cinq chevaliers freres, assavoir messeigneurs <de …by> de Lannoy118 {50}, de Ravestein {55}, de Gruythuse {61}, de Chimay {74} et de Nassouwe {77}, presens et lesdis deux procuracions, assavoir celle pour le roy de Naples {72} et l’autre pour mondit seigneur d’Anthoing {28}.119 Pour les autres xj absens n’y avoit procuracion, nulle venue ne lettre ou charge par cui leurs lieux garder et suppleer se devvoient tant en l’eglise comme en chappittre, parquoy la description et provision en fut faite telle que s’ensuit et par les assietes deues dez lez dextre et senestre.120 Et premierement au lez dextre:

[s] No(ta) que l’y se trouverent seullement <cinq121 <iiij> v chevaliers presens.

[26]      [Des folgt eine Bestandsaufnahme aller Mitglieder; zuerst die der rechten Seite:]

Au lez dextre

Treshault et trespuissant prince don Jehan, roy d’Arragon et de Navarre etc. {57}, absent.122 Il n’a point de procuracion pour lui q(ue) soit venue a cognoissance, car le roy d’armes de Haynnau envoié devers lui a tout les lettres de l’intimacion et significacion de ceste feste123 n’estoit encore retourné. Parquoy a esté deliberé et ordonné ← 65 | 66 → par messeigneurs que monseigneur de Ravestein {55} gardera son lieu quant a ladite offrande.124

Treshault et trespuissant prince don Fernande, roy de Cecille et de Naples {72}, absent.125 Mais il a envoyé sa procuracion souffisante pour tenir son lieu et faire son excuse adreçee a monseigneur le conte de Chimay {74}, qui tendra son lieu tant en l’eglise comme ou chappittre en vertu et vigeur de sadite procuracion.126

Messire Jehan de Melun {28}, seigneur d’Anthoing, absent.127 Mais il a envoyé sa procuracion souffisante a mondit seigneur de Chimay, pour faire ses excuses et tenir son lieu tant en l’eglise comme en chappittre, parquoy mondit seigneur de Chimay sera pour lui.128

<Messire Phelippe Pot, seigneur de Roy [!] de Nolay.>

Messire Jehan de Neufchastel {52}, seigneur de Montagu, absent.129 Il n’a point eu ses lettres de l’intimacion et significacion de ceste feste pour lui envoyees.130 Car Ferrettes le herault d’armes qui avoit charge de les porter, afferme par son rapport, que lesdites lettres lui avoient esté ostees et tollues en la cité de Mascon avec autres adreçans a monseigneur de Clessy {65},131 qu’il lui cuida presenter audit lieu de Mascon. Et combien que mondit seigneur le duc depuis le departement dudit Ferrette eust escript audit monseigneur de Montagu autres lettres, le exhortant qu’il voulsist venir en personne et estre a ceste feste,132 toutevoye ces lettres secondaires de mondit seigneur estoient relatives desdites personnes et prinicpales, lesquelles il n’avoit point receues. Parquoy et tant pour la debilité de sa personne comme pour le dangier des chemins a cause de la guerre il s’en est execusé et n’a point envoyé de procuracion pour tenir son lieu.133 Neantmoins mesdis seigneurs les freres de l’ordre ont ordonné monseigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, pour suppleer son lieu quant a ladite offrande.

Messire Phelippe Pot {60}, seigneur de Roiche de Nolay, est en France ou parti contraire, absent,134 et n’a envoyé procuracion ne excuse.135

Messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wyncestre, present.136

Messire Phelippe de Crevecuer {69}, seigneur d’Escardes, est en France ou parti contraire, absent et n’a envoyé procuraction ne excuse.137 ← 66 | 67 →

[fol. 11v]

Monseigneur Jaques de Luxembourg {67}, seigneur de Richebourg, est en France ou parti contraire, prisonnier, absent.

Messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, present.

Messire Jehan de Damas {65}, seigneur de Clessy, est en France ou parti contraire et n’a envoyé procuracion ne excuse, absent.

Monseigneur Phelippe de Savoye {68}, conte de Baugey, seigneur de Bresse, absent. Il n’est point venu combien qu’il ait receu ses lettres de ladite intimacion et significacion de ceste feste.138 Mais Ferretes le herault, qui les lui avoit portees et p(rese)ntees, certifié que par lui mesmes mondit seigneur de Bresse avoit fait response et escript a messeigneurs de l’ordre lettres aimables,139 lesquelles a Macson lui furent ostees et tollues par les François avec celles de mondit seigneur de Montagu,140 certiffié aussi que mondit seigneur de Bresse doulcement et benignement l’avoit traitié, dont faisoit plus a esperer de lui le bien que le mal.141 Parquoy mesdis seigneurs de l’ordre ont ordonné monseigneur Engelbert, conte de Nassouwe {77}, pour suppleer et tenir son lieu quant a l’offrande.142

A ce mesme lez dextre avoit quatre lieux vacans, assavoir les lieux de feu messire Anthoine, jadis seigneur de Croy {15};143 feu messire Loys de Chalon {64}, seigneur de Chasteauguion;144 feu messire Jehan de Reubempré {73}, seigneur de Bievre,145 et de feu monseigneur Jehan de Lucembourg {75}, jadis conte de Marle146, trespassez.147

[27]      [Die Mitglieder der linken Seite:]

Au lez senestre

Treshault, tresexcellent et trespuissant prince le roy Eduard, roy d’Angleterre {63}, seigneur d’Yrlande, absent.148 Il a rescript par forme d’excuse,149 mais il n’a point envoyé de procuracion, parquoy messeigneurs ont ordonné monseigneur de Gruthuyse {61}, conte de Wyncestre, pour suppleer et garder son lieu quant a l’offrande.150

Treshault, tresexcellent et trespuissant prince l’infant don Fernando {71}, roy de Castille, de Leon et de Secille etc., prince de Navarra, absent.151 Il n’a point envoyé de ← 67 | 68 → procuracion que soit venue a cognoissance, car le roy d’armes de Haynnau qui estoit envoyé devers lui a tout les lettres de l’intimacion et significacion de ceste feste de l’ordre152 n’est pas encore retourné. Parquoy messeigneurs de l’ordre cy dessusnommez ont ordonné monseigneur de Lannoy {50}, pour suppleer et tenir son lieu quant a l’offrande.153

Hault et puissant prince monseigner Jehan, duc de Cleves {47}, conte de la Marke, absent.154 Il a eu ses lettres de l’intimacion et significacion de ceste feste par Lembourg le herault, officier d’armes, qui encore la seconde fois a esté devers lui a tout lettres l’iteratives,155 mais il [fol. 12r] n’a rescript ne envoyé procuracion ou fait156 quelque excuse.157 Neantmoins messeigneurs ont ordonnee monseigneur de Ravestein {55}, son frere, pour suppleer et tenir son lieu quant a l’offrande.

Messire Jehan, seigneur de Lannoy {50} present.

Messire Anthoine, bastart de Bourgoingne {54}, conte de la Roiche en Ardenne, absent,158 et est en France ou parti contraire, prisonnier.159

Monseigneur Adolff de Cleves et de la Marke {55}, seigneur de Ravestein, present.

Messire Engelbert, conte de Nassouwe {77}, seigneur de Breda, present.160

A ce mesme lez senestre avoit huit lieux vacans, assavoir les lieux de feu hault et puissant prince monseigneur Jehan, duc d’Alençon {39}, conte du Perce;161 de feu messire Bauduin de Lannoy {19}, dit le Begghe162, seigneur de Molembais; de feu messire Symon de Lalaing {26}, seigneur de Montigny; de feu messire Jehan, ber et seigneur d’Auxy {45};163 de feu messire Henry de Borssele {44}, seigneur de la Vere, conte de Grantpré;164 de feu mesire Regnault, seigneur de Brederode {43};165 de feu hault et puissant monseigneur Adolf de Ghelres et de Zuthphen {58}166 et de feu messire Guy ← 68 | 69 → de Brimeu {76}, seigneur de Humbercourt, conte de Meghen,167 tous jadis chevaliers freres et compaingnons de cest ordre, trespassez depuis la darreniere feste dudit ordre tenue a Valenciennes l’an lxxiij.168

[28]      [Zur Nichtteilnahme von Philippe Pot, Philippe de Crèvecœur und Jean de Damas.]

La Roiches, Esquerdes et Clessy169

Et quant ausdis messire Phelippe Pot {60}, seigneur de la Roiche de Nolay,170 messire Phelippe de Crevecuer {69}, seigneur d’Escardes,171 et messire Jehan de Damas {65}, seigneur de Clessy,172 qui de leur volunté se sont tournez au parti contraire et n’ont ← 69 | 70 → point eu leur lettre de la significacion et intimacion de ceste feste, obstant que Namur, l’officier d’armes, qui avoit charge de les porter et semblablement audit monseigneur le bastart de Bourgoingne {54} et a monseigneur Jaques de Luxembourg {67} celles qui a eulx s’adreçoient, n’avoit peu passer ne parvenir a eulx et n’avoit baillié, fors celle de mondit seigneur Jacques de Luxembourg seulement.173 L’advis et deliberacion de mesdis seigneurs a esté: Que veu et consideré que de leur volonté lesdis trois chevaliers, assavoir seigneurs de la Roiche, d’Escardes et de Clessy, estoient et sont tournez audit parti contraire et ont delaissié le collier de l’ordre et prins et accepté aultre ordre, assavoir l’ordre du roy de France.174 Ce que faire ne povoient ne devoient selon les status d’icellui ordre de la Thoison d’or solemnellement par eulx jurez.175 Qu’ilz ne seront point appellez pour aler a l’offrande et que nul n’offrera pour eulx, soit le roy d’armes Thoison d’or ne autre. Mais ledit Thoison d’or, quant leur tour sera de les appeler, yra devant le lieu de leurs armes et en faisant maniere de la teste, passera oultre sans [fol. 12v] mot dire et sans offrir pour eulx comme dit est.176

[29]      [Zur Nichtteilnahme von Antons, Bastard von Burgund, und Jacques de Luxembourg.]

Messire Anthoine bastart de Bourgoingne et messire Jaques de Luxembourg – Ces deux avoient esté prisonniers, mais presens delivrees.177

Et au regart de monseigneur le bastart de Bourgoingne {54} et de messire Jaques de Luxembourg {67} combien qu’ilz fussent prisonniers et prins ou service <et> en et pour la querelle de feu monseigneur le duc Charles {34}, jadis souverain de cest ordre de ladite Thoison d’or, darrenier deffunct, parquoy ilz pourroient alleguer quelque excusé de leur costé. Toutevoie consideré qu’ilz ont delaissié le collier dudit ordre de la Thoison d’or et prins l’ordre du roy, ce que faire ne povoient comme dit est. Et si a ledit messire Jaques obtenu par don du roy les villes et seignories de Lens et de la ← 70 | 71 → Bassee et a fait guerre ouverté a madame la duchesse.178 Et mesmement a esté veu par freres chevaliers de cest ordre de la Thoison [d’or] portant ledit ordre du roy. Et qu’il est chosé toute notoire que semblablement mondit seigneur le bastart ait porté et porte ledit ordre du roy.179 A esté la deliberacion et conclusion de mesdis seigneurs pour ces regars, la matiere bien et meurement entre eulx disputee et debattué par diverses fois, que pareillement sera fait d’eulx deux quant a ladite offrande comme des autres trois dessus nommez. C’est assavoir qu’ilz ne seront point appellez par le roy d’armes pour aler a l’offrande, mais quant leur tour sera pour les y appeller, ledit roy d’armes Thoison d’or yra devant les lieux de leurs tableaux inclinant ung peu la teste sans parler mot ou faire offrande pour eulx, ains passera oultre, comme dessus est dit.180

[30]      [Diskussion, wie mit dem Wappen des verstorbenen Souveräns, Hz. Karl, verfahren werden soll.]

Apres a esté parlé de l’assiete du blason des armes de feu mondit seigneur le duc Charles {34}, jadis chief et souverain de cest ordre de la Thoison d’or, darrenier deffunct, a faire en l’eglise sur le siege de monseigneur le duc a la prouchaine feste,181 quant il sera chief et souverain dudit ordre. Et oyé et entendue par mesdis seigneurs la maniere qui avoit esté tenue en l’assiete du blason des armes182 de feu monseigneur le duc Phelippe {01}, jadis premier fondateur, chief et souverain du mesme ordre et pere dudit feu monseigneur le duc Charles, lors que ledit blason dudit feu monseigneur le duc Phelippe avoit esté mis au dessus du tableau des armes d’icellui feu duc Charles, son filz, seul heritier et successeur etc., environ d’ung piet et demy de hault.183 A sam ← 71 | 72 → blé a mesdis seigneurs que ce n’estoit pas184 chose pareille, attendue que ladite assiete avoit esté du pere descendant au filz, mais ceste qualité n’estoit pas entre mondit seigneur le duc et feu monseigneur le duc Charles, parquoy leur deliberacion et advis a esté: Que l’assiete dudit blason des armes dudit feu monseigneur le duc Charles se feroit sans interstice ou moyen d’aucune vuyt gaires apparant droit au dessus du tableau des armes de mondit seigneur le duc.185

[fol. 13r]

[31]      [Zu den Wappen der übrigenen lebenden und verstorbenen Mitglieder.]

Pour demonstrer evidement et plainement l’estat present de l’ordre de la Thoison d’or et la dignité et qualité de messeigneurs dudit ordre, tant survivans comme trespassez <en icellui> depuis la darreniere feste d’icellui ordre, tenue et faite en la ville de Valenciennes ou mois de may l’an lxxiij,186 s’ensuit icy l’ordre de l’assiete des tableaux des armes de messeigneurs les survivans et des blasons des trespassez, que Dieu absoille, et est telle:187

[32]      [Bestandsaufnahme: Zuerst das blason des verstorbenen Souveräns, Hz. Karl.]

Primo188

Le blason des armes de feu treshault et trespuissant prince monseigneur Charles {34}, jadis duc de Bourgoingne, le Lothrijck, de Brabant etc., en son vivant chief et souverain dudit ordre, darrenier deffunct, sur le lieu du souverain, qui est en chief, au lez dextre:

[b] obiit – blason.189 ← 72 | 73 →

[33]      [Die Wappen der Mitglieder der rechten Seite:]

Au lez dextre

Treshault, tresexcellent et trespuissant prince don Jehan {57}, par la grace de Dieu roy d’Arragon et de Navarre etc.

Treshault et trespuissant prince don Fernande {72}, par la grace [de] Dieu roy de Naples et de Secille etc.

Messire Anthoine, seigneur de Croy {15}, conte de Porcien – trespassé.

[b] obiit – blason.

Messire Jehan de Melun {28}, seigneur d’Anthoing.

Messire Jehan <seigneur> de Neufchastel {52}, seigneur de Montagu.

Messire Phelippe Pot {60}, sire de Roiche de Nolay – absent, en France.

Messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wyncestre.190

Messire Phelippe de Crevecuer {69}, sire d’Escardes – absent, en France.191

Messire Jaques de Lucembourg {67}, seigneur de Richebourg – absent, en France.

Messire Jehan de Damas {65}, sire de Clessy – absent, en France.

Messire Loys de Chalon {64}, seigneur de Chasteauguion – trespassé.

[b] obiit – blason.

Hault et puissant monseigneur Phelippe de Savoye {68}, conte de Baugey et seigneur de Bresse – absent.192

Messire Jehan de Reubempré {73}, seigneur de Bievre – trespassé.

[b] obiit – blason.

Messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay.

Messire Jehan de Lucembourg {75}, conte de Marle – trespassé.

[b] obiit – blason.

[fol. 13v]

[34]      [Die Wappen der Mitglieder der linken Seite:]

Au lez senestre

Treshault, tresexcellent et trespuissant prince Edouart {63}, par la grace de Dieu roy d’Angleterre, seigneur d’Yrlande [ – absent].193

Treshault, tresexcellent et trespuissant prince infant don Fernande {71}, par la grace de Dieu roy de Castille, de Leon et de Secille, prince de Navarre [ – absent].

Hault et puissant prince monseigneur Jehan, duc d’Alençon {39}, conte du Perche – trespassé. ← 73 | 74 →

[b] obiit – blason.

Messire Bauduin de Lannoy {19}, dit le Besgue, seigneur de Molembais [ – trespassé].

[b] obiit – blason.

Messire Symon de Lalaing {26}, seigneur de Montigny – trespassé.

[b] obiit – blason.

Messire Jehan, ber et seigneur d’Auxy {45} – trespassé.

[b] obiit – blason.

Messire Henry de Borssele {44}, seigneur de la Vere, conte de Grantpré – trespassé.

[b] obiit – blason.

Messire Regnault, seigneur de Breederode et de Vyane {43} – trespassé.

[b] obiit – blason.

Hault et puissant prince monseigneur Jehan, duc de Cleves {47}, conte de la Marke – absent.

Messire Jehan, seigneur de Lannoy {50}.

Messire Anthoine, bastart de Bourgoingne {54}, conte de la Roiche en Ardenne – absent, en France prisonnier.194

Monseigneur Adolff {55}, frere de Cleves et de la Marke, seigneur de Ravestein.

Hault et puissant monseigneur Adolf de Gheldres et de Zuthphen {58} – trespassé.

[b] obiit – blason.

Messire Guy de Brimeu {76}, seigneur de Humbercourt, conte de Meghen – trespassé.195

[b] obiit – blason.

Messire Engelbert, conte de Nassouwe {77}, seigneur de Breda, etc.

30.   April 1478 in Brügge

[fol. 14r]

[35]      [Es folgt die Beschreibung der Feierlichkeiten anläßlich Maximilians Einführung in den Orden vom Goldenen Vlies: Als Erstes wird noch einmal das Procedere bis zu Maximilians Zusage rekapituliert.]

Cy apres s’ensuivent les ceremonies gardees a creer et faire chevalier monseigneur le duc Maximilian et au relievement par lui fait de l’ordre de la Thoison d’or

Pour entendre le mistere du relievement du noble ordre de la Thoison d’or fait en la ville de Bruges ou pays de Flandres, le darrenier jour du mois d’avril l’an mil quatrecens soixante dixhuit196 moult honnorablement et solemnellement par treshault et tresexcellent prince mon tresredoubté seigneur monseigneur le duc ← 74 | 75 → Maximilian, duc d’Austrice, de Bourgoingne, de Lothrijc, de Brabant, de Lembourg etc., comme bail et mary de treshaulte et tresexcellente princesse et ma tresredoubtee dame madame Marie, duchesse desdis pays, fille legitime, heritiere seule, universele et pour le tout de feu monseigneur le duc Charles {34}, jadis duc de Bourgoingne, de Lothrijc, de Brabant etc. et chief et souverain dudit ordre, darrenier deffunct, que Dieu absoille, lequel trespassa en exploit de guerre devant Nancy en Lorraine, le ve jour du mois de janvier l’an xiiijc lxxvj dessusdit,197 depuis lequel temps jusques a l’eure dudit relievement ledit ordre de la Thoison d’or avoit esté sans chief pres de xvj mois continuellement. Presupposees les treshumbles remonstrances, exhortacions, prieres, requestes et grans devoirs qui par messeigneurs les chevaliers freres ensemble les chancellier et autres officiers dudit ordre, cy devant nommez, avoient esté faites et souvent reiterees et renouvellees a mondit seigneur le duc a celle fin dez la tiers jour apres la consummacion de son mariaige avec madite dame, sa compaigne,198 et les benignes responses de mondit seigneur sur icelles, et quant benignement, noblement et favorablement se y est accordé et a consenti de le faire et de prendre et recepvoir prealablement l’estat et ordre de chevalerie et consequenment apres le collier dudit ordre de la Thoison d’or et d’emprendre et relever icellui ordre comme chief et souverain, succedant au vray lieu dudit feu le duc Charles, son beaupere, selon les status et ordonnances du mesme ordre,199 et que pour ces choses executer tant par mondit seigneur le duc comme par messeigneurs dudit ordre, jour et lieu certains aient esté accordez et prins entre eulx et aussi signiffiez deuement par leurs lettres aux roys, princes et autres chevaliers freres et compaignons d’icellui ordre,200 ou qu’ilz fussent si avant que possibile estoit de les trouver et avoir seur acces a eulx, comme il est devisé, contenu et declairé plus amplement cy dessus, font aussi a presupposer les aultres choses qui cy apres s’ensuivent.

[fol. 14v]

[36]      [Beschreibung der Ausschmückung der Brügger Salvatorkirche für die Ordensgottesdienste.]

C’est assavoir premierement: Que en l’eglise parrochial de Saint Saulveur en ladite ville de Bruges qui est belle, notable201 et grande eglise et une des principales eglises dudit Bruges, devant le grant chœur entre les quatre principales202 pillers de la croisee de ladite eglise avoit fait et ediffié ung grant hourt spacieux tout de bois et d’asselles eslevé environ trois piez de terre, a tout appoix et barrieres dorserez darriere. Dedans lequel hourt avoit ung autre hourt plus estroit et plus eslevé environ cinq piez de hault alentour duquel par embas avoit une gallerie d’environ trois ou quatre piez de large tout alentour. Et aux deux grans pillers de ladite croisee vers la nef de ladite203 eglise avoit autres hours au dextre et au senestre, ung peu plus bas que cellui qui estoit eslevé dedans ledit grant hourt et avoit degrez devers west pour de la nef de ladite ← 75 | 76 → eglise monter esdis hours, et autres devers orient pour en partir et descendre devers ledit grant chœur a l’entree d’icellui. Et sur ledit plushault hourt avoit eslevé devers orient environ le milieu formé d’un petit autel, tout couvert de drap de veloir noir. Et au senestre costé dudit autel avoit une chayere honneste par forme de siege, toute couverte et paree de velou noir. Et au dextre et senestre d’icellui hourt avoit deux bancs a tout appoys pardevers assez pres de la haulteur dudit siege, seant audit costé senestre de l’autel et devers west au lez dextre joingnant l’entree dudit hourt avoit ung autre petit banc, aussi a tous appoy au dos ung peu plus bas des autres deux. Et tout ledit plushault hourt par embas ensemble tous lesdis bans204 seans sur icellui estoient parez et couvers de drap noirs de laine.

[37]      [Zur Ausstattung und Nutzung zweier Kapellen.]

Faites aussi a presupposer que au lez dextre au dehors dudit grant chœur avoit par maniere de chambres de retraite deux chappelles tendues et parees moult richement de tappisserie, l’une pour y retraire mondit seigneur le duc et soy revestir et habiller selon l’exigence du mistere, et l’autre pour y retraire messeigneurs les chevaliers freres ensemble les officiers de l’ordre pour cas semblable.

[38]      [Es gibt auch einen geschmückten Platz für Hz.in Maria und Hz.in Margarete sowie deren Damen. Des Weiteren sind in der Kirche zahlreiche Tapisserien zu sehen.]

Item sur loxal205 dudit grant chœur avoit beaulx et riches paremens de tappisserie de soye et de laine et aucuns draps d’or et de velou noir [fol. 15r] pour y recevoir et logiez madite dame la duchesse d’Austrice et aussi madame la duchesse Margritte, vesve de feu mondit seigneur le duc Charles {34},206 sa belle mere, avec les dames et damoiselles de leurs hostelz quant elles vouldroient veoir ledit mistere. Et si estoit toute ladite eglise, assavoir alentour du chœur et aussi la nef d’icelle aux deux lez, moult richement paree et tendue de moult beaulx et riches draps de tapisserie de diverses histoires.207

[39]      [Zur Ausstattung des Kapitel-Saales in der hzl. Residenz.]

D’autre part fait aussi a presupposer que en l’ostel de mondit seigneur le duc audit Bruges avoit ledit darrenier jour du mois d’avril dessusdit208 bien matin paree une belle chambre richement tendue regardant sur le gardin, ordonnee pour y tenir le chappittre ← 76 | 77 → de l’ordre de ladite Thoison d’or a la feste lors avenir. En laquelle chambre avoit ou milieu une haulte chayere eslevee toute paree a tout ciel et doussier couverte pour l’eure de drap de veloux noir et deux bancs aux deux costez, et a l’opposite de ladite chayere avoit une table et darriere ladite table ung autre petit banc, tout ordonné par maniere de consistoire en quature toutes parees d’autres tappisseries.209

[40]      [Morgens um 8 Uhr versammeln sich die anwesenden Mitglieder und vier officiers d’armes in der hzl. Residenz, alle in Trauerkleidung.]

Ces choses ainsi presupposees pour venir a l’oeuvre et execution dudit mistere et a la declaracion des solemnitez et ceremonies y tenues et observees. Est vray que en ensuivant l’ordonnance et conclusion paravant sur ce prinse par mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre du bon gré et plaisir de mondit seigneur le duc, qui de tout plainement estoit informé et adverti par la maniere cy devant declaree, ledit darrenier jour du mois d’avril l’an lxxviij, environ l’eure de huit heures au matin, messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre de la Thoison d’or, assavoir messire Jehan, seigneur de Lannoy {50}, monseigneur Adolph {55}, frere de Cleves et de la Marke {47}, seigneur de Ravestain, messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, messire Phelippe de Croy, conte de Chimay {74}, et messire Engelbert, conte de Nassouw {77}, seigneur de Breda. Et semblablement reverend pere en Dieu messire Ferry, evesque de Tournay, chancellier, maistre Jehan Gros, tresorier, et M(artin) Steenberch, graffier dudit ordre, s’en alerent vers l’ostel de mondit seigneur le duc, tous revestus en deul et habillez de robes et chapperons de drap noir.210 Et illec arrivez l’ung apres autre s’assemblerent en une sallette, seant devant ladite chambre ordonnee pour ledit chappittre de l’ordre, pourveuz chascun de manteau noir de deul. La ou ilz ont trouvé quatre officiers d’armes,211 vestus et affulez de noir habis en deul, a tout leurs cottes d’armes armoiez aux armes dudit feu monseigneur le duc Charles {34}, assavoir le roy de Flandres, Lothrijc, herault, Saint-George, herault, et […].212 ← 77 | 78 →

[fol. 15v]

[41]      [Die Mitglieder des Hofes versammeln sich ebenfalls in Trauerkleidung. Ein reichgeschmückter Schimmel wird bereitgestellt.]

A celle mesme heure et par ordonnance se sont assamblez aussi oudit hostel de mondit seigneur es autres salles et chambres et en la place, tant messeigneurs du sang comme les barons et autres nobles chevaliers, chambellans, maistres d’ostel, gentilz hommes et principaulx officiers.213 Et pareillement messeigneurs les presidens, conseilliers, secretaires et autres du conseil mesmement qui avoient esté de l’ostel et retenue dudit feu monseigneur le duc Charles {34}, ensemble ceulx des hostelz de mesdites dames trouvez au lieu de Bruges pour l’eure, tous vestus d’habis noirs en signe de deul sans manteaulx. A aussi esté illec amené ung cheval courssier de poil blanc a tout selle, bride et harnois doublez de drap de velou noir a frain et boistes d’or, tout couvert d’une houssure de semblable drap de velou noir large et plantureuse fachonnee selon ladite selle pendant jusques a terre.214

[42]      [Die Ordensmitglieder begeben sich in den Kapitelsaal, in dem auf dem Thron das Kollier des Souveräns liegt, das von Toison d’or bewacht wird.]

Item tantost mesdis seigneurs de l’ordre ainsi assemblez se sont tous vestus de leurs manteaulx de deul fendus au costé dextre et sur iceulx ont mis leurs grans coliers de l’ordre, portans leurs chapperons de deul sur les espaulles et bonnets noirs en teste. Et ainsi revestus sont entrez ordonneement en ladite chambre, servant pour le chappittre de l’ordre. La ou ilz ont trouvé mis et couchié en ladite chayere du souverain ung collier d’or de l’ordre dessusdit,215 espandu sur ung beau coussin quarré, couvert de velou noir et la thoison dudit collier mise vers le milieu dudit coussin declinant a tout ledit coussin vers bas. Lequel collier gardoit Thoison d’or, le roy d’armes, vestu de robe noire longue jusques a terre, portant son chapperon de deul sur l’espaulle et a tour de son col le grant collier dudit ordre, armoyé des armes de messeigneurs les chevaliers freres d’icellui, servant pour son office.216 ← 78 | 79 →

[43]      [Vor dem ausgelegten Kollier sollen die Mitglieder (stellvertretend) Abschied von dem verstorbenen Ordenssouverän nehmen. Danach wird das Kollier des Souveräns in die Kirche gebracht, wo es von Toison d’or bewacht wird. Die Mitglieder werden den neuen Herzog an der Pforte der Kirche empfangen und ihn hineingeleiten.]

Et a ladite entree, reverence faicte et honneur donné par messeigneurs de l’ordre au feu tresnoble prince, mondit seigneur le duc Charles {34}, jadis chief et souverain dudit ordre, darrenier deffunct, lequel representoit illec ledit collier ainsi mis en ladite chayere, et priere faite a Dieu pour l’ame du trespassé, se sont mesdis seigneurs les chevaliers freres mis a deviser ung peu ensemble des ceremonies a tenir [fol. 16r] a la venue de mondit seigneur le duc en l’eglise pour sçavoir se les aucuns d’eulx se tendroient par forme de garder deul oudit hourt d’alez ledit collier aux deux costez de l’autel, sur lequel illec il seroit mis, et les autres yroient au devant de mondit seigneur jusques a l’entree de ladite eglise, ensemble les officiers de l’ordre et les officiers d’armes pour honnorablement le recevoir et mener sur ledit hourt, ou se tous ensemble ilz yroient au devant de mondit seigneur, saulf le roy d’armes Thoison d’or seul qui demourroit sur ledit hourt pour ladite garde le temps pendant ou comment autrement ilz en feroient. Et la matiere debattue entre eulx et deliberee par opinions, ont conclut finablement par commun accord que Thoison d’or, le roy d’armes, seul demourroit sur le hourt pour la garde dudit collier d’or et que eulx tous les chevaliers freres ensemble les officiers de l’ordre avec les officiers d’armes yroient au devant de mondit seigneur le duc jusques aux portes de l’eglise. Et que illec a son entree, la reverence deue a lui faite, les deux plus anchiens chevaliers, assavoir monseigneur de Lannoy {50} et monseigneur de Ravestain {55}, se mettroient au dextre et senestre de lui pour le amener et convoier sur ledit hourt jusques a son siege illec pour lui ordonné. Et les autres chevaliers, deux a deux selon leur ordre et maniere d’aler les suiveroient et consequenment les officiers dudit ordre par darriere.

[44]      [Diskussion, ob das Mitglied mit dem höchsten Rang oder das älteste Mitglied Hz. Maximilian in den Orden aufnehmen soll.]

Et en parlant de ces matieres y est survenu l’incident d’une autre question ou demande, assavoir lequel d’entre eulx lesdis chevaliers freres bailleroit la colee a mondit seigneur le duc pour le creer et faire chevalier et lequel lui mettroit au col le collier dudit ordre de la Thoison d’or, quant il seroit heure de le faire. Et apres argumens fais d’une part et d’autre, aucuns disans que pour la dignité de la personne de mondit seigneur le duc le plus noble d’entre eulx, assavoir monseigneur de Ravestein {55}217, ← 79 | 80 → le pourroit faire. Aultres disoient que selon les status de l’ordre218 le plus anchien frere en l’ordre le devroit faire, auquel honneur appartenoit devant les autres es actes dudit ordre.219 Et finablement, la chose bien debattue et les opinions demandees et oyees, la conclusion a esté de partir ces honneurs en ceste maniere: assavoir que monseigneur de Ravestein comme le plus noble bailleroit la colee a mondit seigneur et le feroit chevalier et que monseigneur de Lannoy {50} comme le plus anchien oudit ordre recevroit mondit seigneur en l’ordre et lui mettroit au tour du col le collier d’or dudit ordre, en gardant par chascun d’eulx en son endroit les ceremonies et solemnitez au cas requises. Neantmoins en tant qu’il touchoit [fol. 16v] le mistere du bail de ladite collee, ilz s’en rapportoient a mondit seigneur le duc de nommer et choisir a ce cellui d’entre eulx que mieulx lui plairoit.220

[s] Qui fera monseigneur le duc chevalier et qui luy mettera a l’ordre au col.221

[45]      [Der erste Gang zur Kirche geschieht im Zeichen des Abschiednehmens von Hz. Karl.]

Item pendant ces devises de mesdis seigneurs de l’ordre se sont en la court dudit hostel de mondit seigneur le duc par les maistres d’ostel dudit feu [duc Charles {34}] mis en ordonnance les chevaliers, chambellans et autres gentilz hommes et officiers d’icellui feu pour deux a deux prendre chemin et eulx en aler tous a piet vers l’eglise Saint Saulveur audit Bruges, la ou lesdis misteres faire se devoient.222 Et eulx ainsi mis en ordonnance ledit roy d’armes Thoison d’or, par l’ordonnance de mesdis seigneurs, a levé reverenment de ladite chayere et prins ledit collier d’or ainsi espandu sur ledit coussin et l’a porté a deux mains devant sa poitrine ladicte thoison gisant ou mileu dudit coussin et aucunement abaissant vers terre. Et tantost lesdis quatre officiers d’armes, vestus de leurdis cottes d’armes, alans devant et apres eulx les <graffier et> ← 80 | 81 → tresorier et greffier ensemble223 <apariez> et mondit seigneur de Tournay, chancellier de l’ordre, seul. Et apres lui messire Engelbert {77}, conte de Nassouw, et messire Phelippe {74}, conte de Chimay, <apariez>. Item messire Loys {61}, conte de Wincestre, et monseigneur Adolph de Cleves {55}, deux a deux, et monseigneur de Lannoy {50}, le darrenier, seul tenant toutevoie son droit reng du lez senestre.224 Se sont mis a chemin partans ainsi ordonneement de ladite chambre, et pour le darrenier en225 est parti ledit roy d’armes Thoison d’or portant icellui collier d’or a tout ledit coussin, et ainsi sont descendus par la grant salle, et au montoir estoit prest et attenant ledit226 courssier houssé par la maniere dite, et messeigneurs les chevaliers freres ensemble lesdis trois officiers, assavoir les chancellier, tresorier et graffier d’icellui ordre, sont montez a cheval et ledit Thoison d’or, roy d’armes, a mis ledit collier de l’ordre a tout icellui coussin en ladite selle sur ledit courssier et tellement asseuré qu’il ne povoit cheoir. Et messeigneurs lesdis chevaliers freres ensemble lesdis trois officiers de l’ordre montez a cheval et mis en leur ordonnance les maistres d’ostel a tout les officiers, escuiers [fol. 17r] et gentilz hommes se sont mis a chemin, les moindres d’estat alans devant ordonneement et consequenment les autres et au darriere deux desdis maistres d’ostel. Apres lesquelz suivrent les communs officiers d’armes, vestus de leurs cottes d’armes, reservé les quatre dessusdit tous alans a piet deux a deux, et ainsi sont alez devers ladite eglise Saint Saulveur. Apres lesdis officiers d’armes suivrent a cheval lesdis trois officiers de l’ordre, assavoir les227 graffier et tresorier apariez et monseigneur de Tournay seul et consequenment messeigneurs les chevaliers freres gardans leur ordre et maniere d’aler celle que dessus. Apres lesquelz a suivy incontinent sans autre moyen ledit roy d’armes Thoison d’or, alant a piet et menant par la bride ledit courssier portant le collier d’or dessusdit228, honnoré et accompaignié desdis quatre officiers d’armes229, a tout leurs cottes d’armes alans aussi a piet, deux de chascun costé sans touchier toutevoie ledit courssier.230 Et apres icellui courssier suivoient a cheval messeigneurs du sang, messeigneurs les presidens du conseil, messeigneurs les chambellans et autres notables tant du conseil dudit feu comme autres notables, clercs, chevaliers, escuiers, gentilz hommes et autres de divers estas honnorans et accompaignans ledit collier pour la reverence du trespassé et de la compaignie.

[46]      [Toison d’or bringt das Kollier des toten Souveräns in die Kirche.]

Item et par ceste ordonnance mavcerent mesdis seigneurs de l’ordre et s’en alerent devers ladite eglise Saint Saulveur en passant par le merchié et eulx arrivez et descendus devant le grant portal d’icelle, tantost a illec reprins ledit roy d’armes Thoison d’or ← 81 | 82 → et levé reverenment ledit collier a tout ledit coussin honnestement, le portant a deux mains devant sadite poitrine. Et eulx mis en leur ordonnance sont entrez en ladite eglise, ledit roy d’armes alant le darrenier. Apres eulx a costé desdis quatre officiers d’armes qui accompaignié l’avoient au venir alans les deux au dextre et deux au senestre costez, comme devant. Et ainsi sont tant les officiers comme messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre montez sur ledit hourt au plus hault et eulx illec arrivez et leur oroison faite a Dieu devant le crucifix et consequenment la reverence a madame la duchesse d’Austrice et a madame la Grant,231 estans sur loxal de l’entree dudit grant chœur moult noblement accompaignees, se sont alez mettre mesdis seigneurs les chevaliers aux deux lez dudit hourt devant leurs bancs illec pour eulx ordonnez, assavoir monseigneur de Lannoy {50}, monseigneur de Ravestain {55} et monseigneur de Nassouw {77} au lez dextre et monseigneur de Gruythuse {61} et monseigneur de Chimay {74} au lez senestre. Et lesdis trois officiers ou tiers petit banc pour eulx ordonné vers west. Et Thoison d’or, le roy d’armes, les a suivis portant ledit collier d’or par la maniere dite, auquel en passant tant mesdis seigneurs les chevaliers freres comme lesdis officiers ont fait reverence deue eulx enclinant [fol. 17v] devers icellui. Et ledit roy d’armes est alé mettre ledit collier a tout ledit coussin sur ledit autel, illec paré comme dessus a esté dit.232 Et la reverence par lui faicte audit collier s’est alé tenir droit au cornet senestre dudit autel par maniere de garde. Et lesdis quatre officiers d’armes qui l’avoient accompaignié sont demourez en la gallerie ou bas et mis aux quatre cornets d’icellui hourt eulx tenans tout droit. Et nulz aultres que ceulx de l’ordre sont pour celle foiz montez sur le hault d’icellui hourt. Et ce fait tant messeigneurs les chevaliers freres comme lesdis officiers se sont assis sur lesdis bancs abaissans leurs testes par maniere de deul,233 messeigneurs du sang et autres nobles et ceulx du conseil sont alez au devant de mondit seigneur le duc qui estoit demouré en sa court pour le amener et accompaigner en venant vers ladite eglise.

[47]      [Hz. Maximilian betritt mit großem Gefolge die Kirche.]

Item et tantost apres est venu mondit seigneur le duc descendre devant ladite eglise, vestu d’une robe de drap brochetee d’argent moult riche, grandement et noblement, accompaignié assavoir de monseigneur l’evesque Sibinicensis, legat apostolique234, de monseigneur l’evesque de Metz235, du jeune marquis de Baden {102}236, du conte de Saintpol et de Brienne {83}237 et d’autres pluseurs haulx et puissans seigneurs, contes, barons, chevaliers, escuiers, prelas et autres gens de conseil et de divers estas, condicions et nacions le suivans pour veoir le mistere. Ce sachans mesdis seigneurs de l’ordre, ilz ensemble les officiers dudit ordre, reservé Thoison d’or qui demoura pour la garde dudit collier, incontinent ordonneement descendirent dudit hourt et alerent ← 82 | 83 → au devant de mondit seigneur jusques a l’entree d’icelle eglise. Et illec, honneur et reverence deues par eulx faites et exhibees a mondit seigneur, pour sadite entree se sont mis en tel ordre que les deux plus anchiens chevaliers freres de l’ordre se sont mis aux deux costez de mondit seigneur et les communs officiers d’armes et sergens a masse alans devant lui tout ainsi amené jusques au piet dudit hourt. Sur lequel mondit seigneur le duc est monté et les chevaliers freres dessusdis tenans leur ordre, tel que dit est, et au darrenier les officiers d’icellui ordre les suivans et l’ont ainsi convoyé jusques en son siege illec pour lui ordonné a la main senestre. Et mondit seigneur s’est mis en sondit siege et messeigneurs se sont remis et rassis sur leurs bancs et lesdis trois officiers ou leur. Et avec mondit seigneur le duc n’est autre de ses gens monté sur ledit [fol. 18r] hourt, fors messire Adolph, conte de Nassouw,238 son marischal d’Austrice, portant et tenant devant lui l’espee d’honneur, et maistre Jehan de le Bouvrie, seigneur de Wierres, president de<u> son conseil,239 qui pour lui devoit parler comme cy apres sera declairé. Et monseigneur l’evesque Sibinicensis, monseigneur l’evesque de Mets, le marquis de Bade et mondit seigneur de Saintpol, messire Bertremy de Lichtestein {85},240 grant maistre d’ostel d’Austrice, et autres pluseurs grans seigneurs et prelas se mirent sur le hourt, fait au grant piller de la croisee du costé du nort. Et les contes, barons, chevaliers et escuiers, gens de conseil et autres officiers de mondit seigneur estans de la nacion d’Alemaigne se mirent sur l’autre hourt, fait a l’autre grant piller de ladite croisee devers le zuyt. En grant nombre soubz loxal devant le chœur estoient messire Jehan Carondelet, seigneur de Champvanx,241 president de Bourgoingne, maistre Anthoine Hanneron, prevost de l’eglise ← 83 | 84 → Saint Donas de Bruges,242 et les maistres d’ostel243 et pluseurs autres tant conseilliers comme secretaires et autres officiers des hostelz de mondit seigneur et de mesdites dames estans de la langue franchoise. A l’entree dudit principal hourt es deux costez vers west ou bas se tindrent les communs officiers d’armes, comme heraulx et poursuivans d’armes de divers seignories et pays, tous habillez de leurs cottes d’armes. Les trompettes et menestriers estoient devers les orgues de ladite eglise seans hault dessus la grant porte de l’entree d’icelle vers west. Et par bas aux deux costez dudit hourt vers nort et vers zuyt au dehors d’icellui avoit bancs et planciers244 eslevez de terre la ou se tindrent ceulx de la loy et autres notables de la bourgosie de la ville de Bruges et aussi les notables des nacions estrangieres estans demourans audit Bruges. Et par embas a terre es deux costez de ladite croisee de ladite eglise et en la nef par tout icelle avoit peuple innumerable d’hommes et femmes de toutes nacions, qualitez et condicions et si grant presse et foule qu’il ne se pourroit assez escripre, pour regarder et veoir les misteres qui faire illec se devoient.

[48]      [In einer langen Rede rekapituliert der Ordenskanzler die bisherige Geschichte des Ordens und bittet Hz. Maxilian im Namen aller Mitglieder, er möge als Ehemann Marias die Leitung des Ordens übernehmen.]

Item tantost apres silence commandé pour cause du grant bruyt et des clameurs de la multitude du peuple qui la estoit, messeigneurs les chevaliers freres ensemble les officiers de l’ordre se sont levez et vers le milieu dudit hourt mis a genoulx reverenment et humblement devant mondit seigneur le duc. Et par la bouche dudit reverend pere messire Ferry, evesque de Tournay, chancellier dudit ordre, lui ont de rechief mesdis seigneurs fait exposer et remonstrer l’estat et dignité du noble ordre de la Thoison d’or, les causes et maniere de l’institucion d’icellui ensemble la qualité et condicion de ceulx qui depuis ladite institucion avoient esté oudit ordre et de ceulx qui encoires de present y estoient, et comment ledit ordre estoit sans chief et avoit esté depuis le trespas de feu [fol. 18v] mondit seigneur le duc Charles {34}, son beaupere, par l’espace de seze mois ou environ, et que a lui seul comme bail et mary de ma tresredoubtee dame madame la duchesse, sa compaigne, fille legitime et vraye heritiere seule et universele dudit feu mondit seigneur le duc Charles et a nul autre prince du monde competoit de relever et remettre sus ledit ordre pour en estre le chief et souverain ou lieu dudit deffunct, et qu’il estoit tenu de le faire mesmement selon les status et ordonnances d’icellui ordre. Et apres treshumble recommendacion faite de madite dame la duchesse ← 84 | 85 → et de sa noble maison de Bourgoingne ensemble des nobles et beaulx pays, belles et grandes seignouries, principaultez, vassaulx, subgiez et grant peuple qu’il avoit acquis a cause de madite dame au moyen de sondit mariaige, et mesmement245 aussi dudit ordre et de messeigneurs les chevaliers freres ensemble des officiers d’icellui, a exhorté en suppliant mondit seigneur esdis noms que son plaisir fust de relever et recevoir icellui ordre comme ja long temps paravant et dez tantost apres la consummacion de sondit mariaige avec madite dame supplié et requis lui avoient, car autrement ledit ordre lequel ja estoit fort diminué en nombre de personnes et autrement, tendroit a declin et pourroit tumber en brief temps s’il n’estoit relevé et remis sus pour pluseurs raisons sur ce alleguees. Et sur ce fist mondit seigneur de Tournay une moult belle proposicion concluant a la fin que dessus. De laquelle proposicion la teneur cy apres s’ensuit de mot a autre. Et est telle:246

[49]      [Wörtliche Wiedergabe der Redes des Ordenskanzlers, in die er zahllose Anspielungen auf die Bibel sowie Werke verschiedener antiker Autoren und Kirchenväter einfliessen lässt. Er spricht ausführlich über die Ordensgründung durch Hz. Philipp und die glorreiche Entwicklung des Ordens unter dessen und Hz. Karls Führung. Danach preist er Hz. Maximilian, der als Gatte Hz.in Marias nach Burgund gekommen ist, als großen Fürsten, der künftig die Geschicke des Ordens leiten soll.]

C’est la proposicion ou oroison faite par monseigneur l’evesque de Tournay, pour et ou nom des messeigneurs les chevaliers freres du noble ordre de la Thoison d’or a monseigneur le duc Maximilian:247

[a]248 Si apud Homerum, illustrissime, excellentissime ac potentissime princeps, ille, cui Pallas familiare numen vires aspirabat the(ma)tus, expavit cum virtutis lumine fulgentem Nestorem alloqueretur? Si Demostenes, cuius eloquenciam universa decantat Grecia, ad Philippum regem magni Alexandri patrem verba facturus erubuit? Si apud ← 85 | 86 → Iuvenalem249 bucce noscenda est mensura sue? Si apud Ciceronem250 in oratore perdifficile sit onus suscipere se omnibus silentibus esse unum in prestantissimorum virorum cetu audiendum. Et se totum eorum examini sententieque committere comparando maximum profecto et meis viribus impar onus dicendi coram te omnis virtutis decore splendente, magna procerum ac sapientissimorum stipante caterva a preclarissimis dominis aurei velleris fratribus et militibus impositum existit. Quod quidem michi in primis cogitanti non parvi tremor, pavor et rubor accedent nisi perspecta prope divina esse tua humanitas, caritas et benivolentia, quibus secundum Gregorum in Moralibus, si aliquando minus bene dicta [fol. 19r] accidunt, mitissime agis ad hocque pondus ipsorum dominorum fratrum praeceptum ac mei in eo ordine officii debitum, me astringerent, quibus id quamuis gravissimum suscipere ausim. Et maxime cum ea, que dicturus sum, de auctore ipsius Velleris Aurei ordinis dignissimo eiusve institutionis causis disciplina sive post de auctoris huiuscemodi sibi non inferiori successore dehinc de te optimo tuis moribus excellentisimis honoreque maximo eidem ordini a te impenso per se sint ornatissima et audiencium auribus, non hesitem, fore gratissima, ut igitur incipiam, supremi omnium domini ope confisus, qui Moysi Exodi x ac regine Hester xiij 56251 in ore verba sonancia posuit et qui hominum linguas facit esse disertas pro themate Gedeoni ab angelo dictum et Iudicum vjo capitolo scriptum in medium ponam: »Dominus tecum virorum fortissime«.252

[b] Pro quibus verbis deducendis et huic rei applicandis, quibus enim de rebus loquimur, ut Boecius253 inquit cognatos oportet esse sermones divina in primis opera michi mente et cogitacione versanti hominis ipsius venit in mentem, cuius figura et composicio miro quodam modo excogitata adeo imprehensibilem creatoris sapienciam potestatem amoremque testatur, ut omnes humani ingenii vires superet. Contraria enim, que invicem pugnare seque mutuo solent interimere, rerum proprietatis libro primo perpulchre demonstrante, in homine speciosam effigiem et continuam, ut dixerim, conficiunt harmoniam. Quid tam contrarium, quam sempiternum corruptibile, inmortalitati mortalitas, terreno celeste, bruto racionale, hisce rebus hominem constare nemo est, qui nesciat tantum ille rerum opifex potuit, qui cum hominem id est sanctum et celeste in terris animal statuerit erectum fecit pronaque cum spectant teste Ovidio254 animalia cetera terram, os homini sublime dedit celumque videre iussit et erectos ad sydera tollere vultus, ut eloquencie parente in Tusculanis, Paradoxis et pulcherrime in Legibus edocente calcatis caducis omnibus virtutem ad quam natus est, suspiceret, originem monstraret, deum ipsum contemplaret et, cum reliqua sint hominis animalia, homo dei animal cognosceretur in quo quanto corruptibile255 mortali bruto terreno ← 86 | 87 → sempiternum inmortali racionale celesti, maius est tanto, ornatior, preciosioror, carior excellentiorque super corpus256 habendus est animus.

[c] Eum ergo ipsum, si quis vite honestate, gestis preclaris bonisque virtutibus ornaverit, ad bene vivendum instituerit, ad id alios commoverit num amandus, num colendus, num doni munieris loco habendus et virorum fortissimus, cum quo dominus secundum thematis verba, vocandus est. Qualia equidem Macrobio teste sunt hominis excercicia, tales eorum esse mentes necesse est. Hic fuit profecto dive memorie dominus Philippus Burgundie Brabancieque dux {01}, cuius nobilitatem, corporis composicionem, potenciam, vitam, mores, gesta, famam, si contemplaremur, nulla eorum pars non admiranda cognoscetur. Namque fuit ex maiori et regio tam Francie quam Germanie genere ortus,257 corpore venustissimus, potencia maximus, vita splendissimus, fide, spe, caritate, prudencia, justicia, fortitudine, temperancia omnique virtute ornatissimus, gesta vero sua tanta et talia fuere quod si eorum partem attingere voluero ante diem [fol. 19v] clauso componet Vesper Olimpo258. Omittam igitur quomodo hic serenissimus dux Phelippus uno tempore, quod et si mirabile utique tamem verum est, Francie, Germanie et Anglie impetum repulerit. Tacebo quod eternam ad laudem259 et merito Virgilius attribuit. Modo gravi, animo forti, ingenio dulci scivit regere imperium, bella ducere et paci imponere finem parcere subiectis et debellare superbos260 atque efferre bonos titulis opibusque fovere. Verum dicam261 et utinam digne dicere possim, quod eciam, ut premisi, res ipsa et actus ipse expostulant sua inter preclarissima hic dominus dux Philippus, princeps catholicus, anno xxixo januarii decima die, qua quidem die ipsius domini Philippi et illustrissime domine Ysabellis, domini Portugalie regis filie, de uno et triginta militibus genere, nomine armis utroque ex parente clarissimus et macula carentibus notabili societatem ornatissimam, nobilissimam et dignissimam amoris, fraternitatis, dilectionis ac caritatis plenam et hinc ordinem laudabilem instituit.262 Quibus quatuor cancelarii, thesaurarii, secretarii et regis armorum officia adiecit, qua quidem die ipsius domini Philippi et illustrissime domine Ysabellis domini Portugalie regis filie decoratissime et domine imperatricis ← 87 | 88 → excellentissime matris, tue amite, hoc in opido Brugensi nupcie admodum solemnes celebrate fuerunt.263 Hunc autem ordinem Gedeonis signo et misterio praeallegato in septimo Iudicum capittulo a sanctis in divinis luminibus amplissime declarato sapienter ductus et fidei zelo succensus Aurei Velleris ordinem vocari voluit.264 Dices princeps graciosissime, quod signum est? Medius fidius nullum cum ipsius figura maius. Namque Gedeone a domino postulante ros in solo vellere fuit et in omni terra siccitas rursum vellus siccum et omnis terra rore madens.

[d] Quid ex hoc? Quid nempe? Non modo Gedeonis victorie parva manu contra Madianitas et liberationis Israhel, ut ibi habetur. Signum fuit verum prophete psalmo lxxj precinente »sicut pluvia in vellus« descendit,265 ulla sine corruptione verbi dei, Adonay, Emanuel, legifferi, regis nostri, iusticie solis, pacis auctoris, incorrupto virginali in utero conceptionem et hinc nostre salutis precium atque triumphum prefiguravit, vicit enim leo de tribu Iuda, qui sua ineffabili gracia, sicut Eusebius bellissime demonstrat, nos a vita alienos prodicionisque filios preterita utilitate deposita adoptivos filios nona dignitate ornatos efferit et, ut Augustinus in sermone [fol. 20r] loquitur, de morte triumphavit, quam cristiani nominis inimicus suas perastucias homini propinaverat. Queres deinde ordinis huius institucionis causas. Equidem et si multe sint, ne longiori tamen sermone te et hunc cetum tedio afficiam, tres minime principales commemorabo, que ipsum dominum Philippum principem cristianissimum commoverunt:266

[e] Primum267 dei nostri eiusque sancte genitricis ad honorem, laudem et sancte fidei orthodoxe exaltacionem. Cur ita? Quia sicuti in epistola inter claras de summa trinitatis codicis libro inserta et a sancto Thoma in libro primo De regimine principium traditur: nichil est quod munere clariori prefulgeat quam recta fides in principe.268 Id eciam iuramenti lege veluti erga deum religio divini iuris est.

[f] Secunda269 vero istius ordine institucionis causa motiva fuit ecclesie sancte ac sedis apostolice ob tuicionem, quod est, ut Canones in capitulo boni xlvja distinc ← 88 | 89 → tione et capitulo principes xxiij q.v. perpulchre declarant,270 boni principis officium et a Genove Philelpho271 doctissimo In Agezelai laudibus summopere commendatum. Hec autem non solum verbis non scriptis sed factis permaximis et pro aliis exemplis optimus ille dux commonstravit. Non certe longissimis itineribus, neque arduis laboribus, neque prorsus auri argentique dispendiis neque est dictum stupendius in tanto principe suis vel maxime vite periculis pro fide pepercit. Que voluntas, bone Ihesu, illi fuit, qui sumptus, que studia, ut catholica pro fide tuenda regum ac principum animos conciliaret, coadiuvaret, concitaret. Quis? Ille fideliori animo sancte matris ecclesie unitatem inconsutilemque christi tunicam impiis manibus abrumpere et lacerare conantibus obstiterit? Quis firmiori studio pro sedis apostolice conservacione contendeat? Quis constantiori mente summis pontificibus parverit legacionesque ampliores pro fide, ecclesia et sede apostolica miserit? Praetera nonne triremes septem et navem permaximam biennio sepe contra barbaros tenuit nonne bis urbi Rodiorum a paganis obsesse occeani ab extremis presidium opemque transmisit?272 Quibus profecto ymitatus est Gondigarium, Burgundie regem,273 qui Athilam ecclesie hostem et orbis flagellum, primus, ut Eutropius auctor est, bello temptavit, insuper Gocianum alterum Burgundie regem, quem ecclesie inimicis illata clades subtili gloria vixit, Sigismundum eciam Burgundie regem, qui Longobardos sancte ecclesie hostes acie vicit, castris exint sub iugo misit denique Burgundie alium regem Hugonem cuius ab Ytalis petita virtus Berengarii tyranni rabiem fregit, profligavit, expulsit274.

[g] Tercia275 deinde huius sacri ordinis institucionis causa fuit propter virtutum honorumque morum excitacionem atque, ut primo de officiis scribitur omnium societatum nulla clarior, nulla prestantior, nulla melior quam, quod boni viri moribus similes sint, amicicia, benivolencia et familiaritate coniuncti quodque hinc ipsos bonos ad mores excitentur. Id mirum in modum Valerius Maximus276 libro II, capitulo [fol. 20v] de antiquis constitutis commendat, qui refert, maiores natu, in conviviis adhibeas277 superiorum egregia opera carmine comprehensa pangere, quo ad ea imitanda iuvenum virtutes alacriores redderent. Inde oriebantur Camilli, Sanxiones278, Fabricii, Martelli, Fabii itaque non Athenam scolam, non alienigena studia huic domestice discipline prefert. Et certe nulla norma, excitatio, disciplina istius recti ordinis regulis est anteferenda, que, ut Plato stoicus admonet, cuius dictum Gracianus viija ← 89 | 90 → distinctione magnifacit, nullos proprios habet affectus.279 Istius vero institucionis ordinacio fuit, quod decoris, quod honestatis, quod officii et hinc sancte sedis apostolice et sacri consilii auctoritate confirmati extitit. Propterea eiusdem principis tempore reges tres Arragonum ingentissime fame et glorie, Navarie, Cypry, ducesque quinque Aurelianenses, Britanie, Alenconii, Clivenses, Gueldrenses, comites tam ex Bourbonii, Sabaudie, de Fuxo,280 quam aliis regiis domibus plures barones multi hoc in ordine et societate preclarissimis fuerunt. Cicerone in Officiorum fine demonstrante, certis ampliorem transmisit, quibus omnibus nullus sane patrie locus, nullus externe, nullus denique temporum cursus ipsius domini Philippi ducis pene divinas virtutes laudesque permaximas conticescet, quorum omnium secum adiutor semper fuit altissimus. Inde convenienter ad ipsum thema prefatum applicari potuit »dominus tecum virorum fortissime«.281 Huic autem parenti eius filius unicus, dominus dux Karolus {34} omni virtute preditus probe respondit, licet enim a patre decus maximum acceperit. Certe cum Proverbiorum Xo filius sapiens sit gloria patris,282 non minus decoris et glorie in ipsum patrem redundari fecit, unde sicut suetatis et nature iure L in suis et L fi S283 de impii declarato. Ita virtutis decore eadem persona censetur, huic dulcis pater, ut David de Salomone, eius filio, suam propter sapienciam 3o re i egit,284 ipsum dominum Karolum suas vires gerere fecit, cuius postea magnificentissime in Francia, Leodio, Germania et aliis plerisque locis gesta non modo explicare verum attingere non esset operis mei, sed gestorum suorum splendor disseminatus in dies magis atque magis elucescit. Omissis igitur reliquis, que non solum orationem elegantissimam et longissimam verum historiam exposcerent inter cetera suarum virtutum insignia Gedonis285 exemplo, una manu tulit lampadem sapiencie luce accensam, altera vero magne eloquencie et mire.

[h] [fol. 21r] In principe tu[r]bam distrinxit armaque non solum fuit supra modum decoratus verum, ut convenit principi, iusticie scuto mirum in modum coruscante armatus. Hanc quidem iusticie virtutem, ut Proverbiorum vjo scribitur,286 virorum dei principium, vite lumen, sacrificio acceptabilior et quod [X]enofontus, Aristonis, Zenonis, Socratis, Platonis ac Aristotilis287 aliarum virtutum vexillum, publice rei leticie pro ← 90 | 91 → creatricem, principatus ac corporis mistici et politici conservatricem plane cognoscens, tamquam sydus illustrius pre ceteris extulit. Dehinc iste princeps dominus Karolus, ut Job viij capitolo loquitur,288 sicut sapiens consilio, ita fortis viribus continue corpus exercicio afferit, quatenus prout in officiis docetur negociis in conducendis et labore tollerando obedire obsequique posset. Preterea illustrissimam domum suam atque familiam tantis magnificencia, decore, munificencia splendore temperancia, ordine insignivit, quod alter Salomon, ad quem regina Sabba et principes plures propterea profecti sunt, ab omnibus haberetur. Denique hanc insignem Velleris Aurei ordinem non solum direxit, conservavit, verum auxit, ornavit, ampliavit, magnificavit, cui ordini suo tempore, Castelle {71}, Anglie {63} et Neapolis {72} reges, maximi adiuncti sunt. Et ne remorer nimium fando paucisque verbis multa complectar aliorum tamen principum pace dicam. Quis isto principe suo tempore animo forcior, audacior? Sane nemo. Quis iusticia fervencior, prudencior? Sane nemo. Quis fama preclarior, magnificencior? Sane nemo. E quibus omnibus thematis verba eciam sibi hec vidimus non audivimus non sepe, sed cotidie de quo inde communia verba dicere possumus. Tunc hominem cognoscimus, cum eum amisimus. Attribui potuerunt »virorum fortissime dominus tecum«.289

[i] De hoc autem preexcelentissimo principe, veluti de sole luna oritur, domina ducissa Maria,290 gloria decore et omnii virtute plena prefatisque parentibus dignissima. Num acceptam, num illis lucem in splendorem convertam. Late disseminat tibi vero matrimonio iuncta ecclesie sponso opem ferente, pulchra te faciet prole parentem, cui domine Marie ducisse mirum in medium est profecto gratulandum, tale sibi omen evenisse, ut tantum coniugem habere meretur. Tum certe eciam dominiis nature ac suetatis iure sibi obvenientibus omnibusque populis subditis precipue vero huius sacri ordinis Aurei Velleris dominis fratribus et militibus ac eiusdem in officiis commissis est magnopere gratulandum, cuius ordinis institutis decretum exitit quod filie Burgundie ducisse coniunx sicuti dei gratia nunc est, ordinis ac fraterne societatis huiuscemodi caput esset et supremus itaque, si Ecechielem291 per [fol. 21v] prophetam dominus speciali pro munere principem equum et iustum populo dare pollicetur. Quoniam talis proner [!] terram erigit,292 si apud Senecam in epistola ad Lucillum sicut prima causa universo est necessaria corpori anima, anime nostre ratio, sic corporis mistici et politici monarcha recens. Deo immortales agere debemus gracias, qui nobis de tam bono, tam gravi, tam honesto duce providit, de quo dicere possimus omnes, quod de Iuda Machabeo 2o Machabei 2o293populus dei exclamavit. Maximilianus fortis viribus a iuventute sua sit nobis princeps, pariter id, quod in Ecclesiastico xlvi294 scribitur. Eruditus est in iuventute sua et impletus, quasi flumen sapiencia. Sub te quidem, ut videmus sicuti ab Augustino xviij De civitate dei, Egidio et sancto Thoma De principum ← 91 | 92 → regimine295 post prophetam docetus regale vero dispositum dominium, quodque principis est proprium, ut perpulchre viij Ethicorum et primo Politicorum a296 Philelpho297 demonstratur, subditorum intendere utilitati conaris. Preterea, que principi maximo conveniunt, evidenter in te concurrunt. In primis utroque ex parente genus imperiale atque regale, quo nullum maius, corporis venustas, heroyca maiestas, gravitas elegantissima, anima non tabula rasa, sed plurimo ac vario virtutum et morum ornatu depicta es quippe maxime prudens, admodum circumspectus, fortis, magnanimus, iustus, verus, temperatus, liberalis, equus, rectus, affabilis, mansuetus et super omnes clemens, benignus, misericors et pius, quod certe in principe est omnii commendacione dignissimum, quoniam vero hoc pacto nam virtutis alie et si profecto precelse et omni bono ac recto principe conventissime tamen humane sunt, clemencia vero celestis et divina. Quo hec auditore, quia Ciceronis in oracione pro maiore Martello et fere omnium auctorum divinorum sentencia pium, mansuetum et clementem non cum summis comparat, sed deo similimum iudicat, unde, si in beati Petri canonica 2o capitulo ducibus tamquam a deo missis obsequium honorque debeatur, si, ut est apud Valerianus libro 2o capitulo298 De maiesta ad Scipionem Affricanum maiorem virtutis sue admiratores, conspectum atque maiestatem tanti viri quasi celeste beneficium exprecantes eciam extra confluxerunt, si Paulo alio Macedonie duces, Pubplio Rutilio Asie populus, Mario Monturmenses, Marco Porcio Cathoni totus senatus et dehinc universus populus Romanus, Harmogio Aristogitem ac <Zencra> Zenocrati Athenienses [fol. 22r] solis eorum maiestate, virtute et claritate capti honoris, reverencie ac amoris officia exhibuerunt, longemagis a nobis colendus es venerandus, amandus, observandus et toto pectore complectendus, qui non modo generis, virtutis, maiestatis, auctoritatis splendore illos antecellis, verum te principem dignissimum, rectorem, tutorem ac ductorem nostrum peroptimum animo, opera studio, factis ostendis, hec autem officia potissime ab istius Aurei Velleris ordinis dominis, fratribus et militibus et officiariis exhiberi debent. Quibus profecto ob domini ducis Karoli ordinis supremi obitum et longo tempore capitis, carenciam maximis laboribus afflictis et hinc habitu lugubri vestitis, tue gravissime maiestatis nunc presencia nil dulcius tua benivolencia, humanitate nil nil299 amenius illisque spe nil optacius, quam primum militaris, dehinc huius ordinis insignia suscipere ipsumque ordinem non solum tueri et servare, verum augere et ampliare studebis. Eya igitur clementissime princeps, eya nunc memor officii tui, memor erga dominam Mariam, ducissam nostram et coniugem tuam affectionis, memor populi tibi commissi ipsius in te amoris et tui in eos, memor tandem huius ordinis et dulcissime societatis et hanc illustrissimam et nobilissimam Burgundie domum, que usque adeo fama, gloria et auctoritate claruit, restaures, defendas ac ← 92 | 93 → conserves et ad ecclesie sancte et fidei nostre tuicionem anheles, quo in freta300 dum fluvii current, dum montibus umbre lustrabunt, convexa polus, dum sydera pascet, semper honos nomenque tuum laudesque manebunt et tibi merita applicari poterunt thematis verba, que premisi »virorum fortissime dominus tecum«301 qui sit sua gracia tecum sit et tu secum, ut cum te esse possis in tuum. Amen.

[50]      [Zuletzt dankt er im Namen der Mitglieder Hz. Maximilian für seine Bereitschaft den Orden zu übernehmen.]

Illustrissime princeps tue maiestati, quanto devocius et humilius possunt, gracias agunt et habent suaque inter felicia deputant, quod tanto honore ordinem ipsum ac eos afficere ac decorare voluisti et tue, illustrissime domine, honoris, reverencie, venerationis, amoris, dedicionis, observancie officia puro, sincero et fideli animo exhibent. Te excipiunt, te laudant, te magnifaciunt, mandatis tuis, ut nervi in fidibus, parere et obsequi pollicentur quodque ipsos tibi fidelissimos et obsequentissimos semper invenies te suppliciter exorantes, quatenus tuis bonitate, caritate et amicicie lege ordinem ipsum ac eos pariter omnes amplecti digneris.

[fol. 22v]

[51]      [Es folgt die von Jean de la Bouverie vorgetragene Antwort Hz. Maximilians.]

Ceste proposition ainsi faite elegamment et treshumblement et par mondit seigneur oyé et entendue, mondit seigneur le duc a par ledit maistre Jehan de la Bouvrie, seigneur de Wierre, president de sondit grant conseil302, fait respondre a mesdis seigneurs de l’ordre en effect et substance telles parolles:303

[52]      [Zum Inhalt der Antwort: Er bedankt sich beim Ordenskanzler für die vorgetragene Rede und bei den Ordensmitgliedern für die an ihn herangetragene Bitte, die Leitung über den Orden vom Goldenen Vlies zu übernehmen. Schon lange hege er den Wunsch, dem Orden anzugehören, leider fehle ihm dafür aber der Ritterschlag. Diesen wollte eigentlich ihm sein Vater, Kaiser Friedrich III, erteilen. Leider war es ihnen derzeit aber nicht möglich, sich zu treffen, und da es für den Fortbestand des Ordens wichtig ist, bald zu handeln, nimmt er das Angebot an, dass eines der Ordensmitglieder ihn zum Ritter schlägt. Danach werde er dem Orden beitreten.]

Assavoir que bien au long il avoit ouy et entendu les choses a lui proposees et remonstrees moult elegamment par l’evesque de Tournay pour et ou nom et de la part de messeigneurs les chevaliers freres du noble ordre de la Thoison d’or, tant touchant la noble fondacion et institucion et les status et ordonnances dudit ordre institué et fondé ← 93 | 94 → par feu le duc Phelippe {01}, jadis duc de Bourgoingne, ayeul de par pere de madame la duchesse sa compaigne, comme des condicions, dignitez et qualitez de ceulx qui a ladite premiere institucion par feu ledit fondateur y avoient esté establis ensemble de ceulx qui depuis par l’election du souverain et des chevaliers freres dudit ordre en leur chappittre successivement y estoient appellez et accompaignez, ensemble de ceulx qui encoires y sont de present, comme touchant la gloire et magnificence en quoy ledit ordre avoit esté conduit, gardé et maintenu par feuz ledit duc Phelippe en son temps et tousjours depuis par feu monseigneur le duc Charles {34}, son filz, beaupere de mondit seigneur, et jusques a son trespas, et de la diminucion que l’ordre souffroit de present en nombre des personnes et autrement par ce que dez ledit trespas il avoit jusques a lors esté sans chief, comment aussi autre prince du monde ne pourroit parvenir audit estat du souverain d’icellui ordre, fors lui seul a cause de madite dame la duchesse sa compaigne, seule fille et heritiere universel d’icellui feu duc Charles, jadis chief et souverain du mesme ordre darrenier deffunct, et qu’il lui competeroit et appartendroit de le relever et d’en estre le chief et souverain ou lieu dudit feu, mesmement en vertu des status dudit ordre sur ce alleguez. Avoit aussi bien entendu les prieres et requestes que pieça en la ville de Gand304 tantost apres le parfait du mariaige d’entre lui et madite dame et encoires depuis par diverses fois sur ce ilz lui avoient faites et fait faire et que encoires de rechief lui faisoient a ceste fin. Pour consideracion desquelles choses mondit seigneur le duc, tant pour le vray amour et affection qu’il porte a madite dame madame la duchesse sa compaigne, et a cause d’elle a sa noble maison de Bourgoingne a laquelle par l’ordonnance et bon plaisir de la souveraine et sacré maiesté l’empereur de Rome {94}, son pere, il s’estoit allié par marriaige, parquoy tout honneur et plaisir a lui possible leur vouldroit faire et demonstrer et aux nobles et beaulx pays, vassaulx et subgiez de madite dame, comme pour contemplacion et reverence de la noble [fol. 23r] compaignie dudit ordre, a laquelle il avoit ja longtemps paravant desiré d’estre assoié et accompaignié, leur a de rechief comme autre fois ottroyé et accordé leurdite requeste. Et pour ce que encoires il n’estoit chevalier, sans lequel estat il ne povoit estre receu oudit ordre, combien que ladite sacré maiesté imperial, son pere, lui eust ordonné de recevoir l’ordre de chevalerie par sa main ou en exploit d’armes honnerable en guerre et que ainsi l’eust desiré de faire. Neantmoins pour l’absence de ladite maiesté imperial estant en marche treslongtaine, attendue mesmement la grant necessité dudit ordre de la Thoison d’or qui tant longuement avoit esté sans chief et estoit diminué en nombre de personnes et autrement, parquoy plus ne povoit ainsi demourer sans chief qu’il ne fust en dangier de confusion et desclandre. En ensuivant sa conclusion autre fois avec eulx prinse en ceste partie et par ses lettres et les leurs signiffiee ausdis roys, princes et autres chevaliers freres dudit ordre305 encoires survivans comment il avoit deliberé et conclut de accepter l’ordre de chevalerie au darrenier jour d’avril, qui estoit huy, et consequenment de relever et recevoir ledit ordre de la Thoison d’or pour en estre le chief et souverain ou lieu de sondit feu beaupere et de en apres aussi tenir la feste et solemnité ensemble le chappittre d’icellui ordre. Sur espoir et confidence qu’il avoit en mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre et de leur bon ayde, confort, conseil et adreçe par l’ayde et grace de messeigneurs il estoit et seroit content de proceder et entendre a ce que dit est, soy offrant prest pour ← 94 | 95 → recevoir prealablement l’ordre de chevalerie par la main de l’ung d’entre eulx que a ce ilz vouldroient ordonner et depputer.

[53]      [Die Ordensvertreter freuen sich über Maximilians Antwort und schlagen vor, dass das folgende Zeremoniell von Jean de Lannoy als den Ältesten und von Adolf von Kleve als den Ranghöchsten des Ordens durchgeführt werden solle. Nach Maximilians Zustimmung wechseln die beiden und Toison d’or ihre Kleidung.]

Oyé laquelle response mesdis seigneurs les chevaliers freres ensemble les officiers dudit ordre de la Thoison d’or se sont remis a genoulx devant mondit seigneur le duc et par la bouche de mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, treshumblement et joyeusement par grande congratulacion ont remercié mondit seigneur le duc, lui rendant graces trescordiales de sa response tant liberale et benigne qu’il lui avoit pleu leur donner. Et quant a ce que par la conclusion de sadite response mondit seigneur le duc avoit fait dire qu’il estoit prest de prende l’ordre de chevalerie par la main de l’ung de mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre qu’il leur plairoit a ce deputter, lui firent dire qu’ilz lui en avoient mesmes baillié le chois, toutevoie puis que son noble plaisir estoit qu’ilz en depputassent l’ung d’eulx. Sur ce lui firent remonstrer et dire que au matin a leur premiere assemblee en la chambre ordonnee pour le chappittre ou estoit le collier d’or ilz avoient communiqué ensemble de ceste matiere. Et combien que selon les [fol. 23v] ordonnances et status de l’ordre les actes d’honneur en icellui ordre competent au plus anchien chevalier frere dudit ordre illec present et par ainsi competeroient a monseigneur de Lannoy {50}, qui est le plus anchien frere d’entre eulx oudit ordre, toutevoie, saulf le bon plaisir de mondit seigneur veu que pour le jour il auroit deux actes honnerables a faire en l’ordre, assavoir l’ung de baillier la collee et creer chevalier mondit seigneur, et l’autre de lui baillier le collier de l’ordre aux ceremonies et solemnitez en cel cas requises, ilz avoient distribué lesdis honneurs et ordonné monseigneur de Ravestein {55}, comme le plus noble, pour creer chevalier mondit seigneur le duc, et mondit seigneur de Lannoy, comme le plus anchien en l’ordre, pour lui baillier ledit collier306 de l’ordre quant le vendroit.307 De laquelle response et ordonnance mondit seigneur le duc a esté bien content. Et tantost apres messeigneurs de Lannoy et de Ravestein se sont levez de leurs lieux, et la reverence faite a mondit seigneur le duc et devers l’autel ouquel gisoit ledit collier de l’ordre, se sont partis ensemble et descendus dudit hourt et ledit roy d’armes Thoison d’or avec eulx pour les accompaigner, et en passant parmy le grant chœur sont alez au lez dextre dehors ledit chœur au lieu et retrait, illec a ce ordonné comme dessus a esté dit,308 pour eulx trois devestir des habis de deul et revestir des habis de l’ordre, chascun a son endroit, assavoir lesdis deux chevaliers de leurs robes, chapperons et manteaulx de velux cramoisy309 et ledit Thoison d’or de robe et chap ← 95 | 96 → peron semblables portant au tour de son col ledit grant collier de l’ordre, servant pour son office comme dessus est dit.310

[54]      [Hz. Maximilians Ritterschlag.]

Item, mesdis seigneurs de Lannoy {50} et de Ravestein {55}, ainsi revestus, se sont retournez parmy ledit chœur sur ledit hourt et illec revenus et la reverence faite comme devant, Thoison d’or s’est remis a sa premiere garde, monseigneur de Lannoy s’est remis en sa place premiere et monseigneur de Ravestein s’est tiré vers le milieu dudit hourt, soy offrant prest pour faire selon ladite ordonnance. Et incontinent mondit seigneur le duc s’est levé de son siege donnant signe a sondit marischal,311 qui tenoit devant lui l’espee d’honneur, qu’il s’approichast de lui a tout ladite espee, ce qu’il fist reverenment. Et mondit seigneur venu vers ledit milieu dudit hourt la ou <l’attendoit> mondit seigneur de Ravestein l’attendoit, demanda l’espee dudit marischal, qui la lui312 bailla a tout la gayne ung peu tyree en la baysant et reverenment soy engenoullant, et mondit seigneur la tyra hors ladite gayne et la bailla toute nue a mondit seigneur de Ravestein en requerant de lui l’ordre de chevalerie. Et monseigneur de Ravestein receut ladite espee reverenment et la baisa aussi soy enclinant jusques a terre et lui redrecié mondit seigneur le duc s’acclina bas de la teste nue et lors mondit seigneur de Ravestein lui bailla la collee a tout ladicte espee [fol. 24r] moult humblement et reverenment, en disant ces mots « Soiez chevalier a l’onneur et ou nom de Dieu, de Nostre Dame et de monseigneur Saint George. » Ce fait, il rebaisa ladicte espee et a mondit seigneur redrecié tout droit la bailla reverenment soy engenoullant et mondit seigneur le duc la reprint et rendit a sondit marischal soy retraiant devers son premier siege. Duquel acte firent grant joye tous ceulx qui la estoient. Et les trompettes sonnerent ung peu par forme de joye.313

[55]      [Die Ordensmitglieder ziehen sich zurück, um sich umzukleiden.]

Item, tantost apres que mondit seigneur le duc fut ainsi fait chevalier, se leverent tous mesdis seigneurs les chevaliers freres ensemble lesdis officiers de l’ordre et se tirerent devers mondit seigneur lui remonstrant, que pour proceder ou fait du relievement de l’ordre de la Thoison d’or besoing estoit que lui et eulx tous se alassent habillier et vestir des habis dudit ordre. Ce oyant mondit seigneur le duc se leva de son siege et les trois officiers, premiers assavoir le tresorier et greffier ensemble, monseigneur de ← 96 | 97 → Tournay, chancellier, seul, et apres lui messire Engelbert, conte de Nassouw {77} seul tenant son reng au dextre, apres lui monseigneur de Gruythuse {61} et monseigneur de Chimay {74} et les darrenieres monseigneur de Lannoy {50} et monseigneur de Ravestein {55}, ja revestus desdis habis de l’ordre, deux a deux. Et mondit seigneur le duc alant entre lesdis seigneurs de Lannoy et de Ravestein, tous descendirent dudit hourt et se alerent habillier et vestir desdis habis de l’ordre, assavoir mondit seigneur en son retrait pour lui ordonné et messeigneurs de l’ordre ensemble lesdis officiers a l’autre pour eulx ordonné,314 ledit Thoison d’or, roy d’armes, demourant seul sur ledit hourt pour la garde dudit collier d’or.

[56]      [Schwurkreuz und Messbuch werden für den Eid bereitgestellt.]

Item et ce pendant provision s’est faite d’une belle croix moult riche et d’un missel315 qui furent apportez et mis oudit hourt sur une schabelle illec paree et couverte de drap de veloux noir honnestement environ le milieu d’icellui hourt ladite croix couchee et ledit missel ouvert sur l’encommenchement du saint canon de la messe.

[57]      [Rückkehr des Herzogs und der Ordensritter im Ordensornat.]

Item et mondit seigneur le duc et messeigneurs de l’ordre ainsi revestus de robes, manteaulx et chapperons dudit ordre, ilz sont tous retournez par l’ordonnance premiere vers ledit hourt.316

[fol. 24v]

[58]      [Die Mitglieder und Amtsträger versammeln sich um Hz. Maximilian, der den Aufnahmeeid spricht.]

Item mondit seigneur le duc et messeigneurs les chevaliers freres ensemble lesdis officiers de l’ordre retournez sur ledit hourt, mondit seigneur se alla mettre devant la schabelle ouquel estoient lesdites crois et missel soy tenant droit. Et alentour de lui ← 97 | 98 → se tenoient messeigneurs les chevaliers et officiers de l’ordre. Et incontinent Thoison d’or, le roy d’armes, a la lever dudit autel ledit collier et reverenment a deux mains espandu le bailla a monseigneur de Lannoy {50} comme le plus anchien chevalier frere des presens. Et mondit seigneur le duc se mist a genoulx devant ladite croix et tous les chevaliers et officiers se mirent a genoulx pareillement autour de lui et mettant mondit seigneur l’une de ses mains sur ladite croix et l’autre sur le canon dudit missel, fist le serment a hault voix entendiblement en la forme que s’ensuit:317

[59]      [Nach seinem Eid wird Hz. Maximilian die Ordenskette um den Hals gelegt.]

»Ego, Maximilianus, Dei gracia dux Austrie, Burgundie etc., caput ac supremus ordinis Velleris Aurei, promitto in verbo principis et juro ad hec sancta Dei Evangelia et super crucem sanctam, servare, intertenere atque adimplere deinceps perpetuo ac integre et inviolabiliter pro posse meo, statuta et ordinaciones dicti ordinis Velleris Aurei, juxta eorum forman et tenorem.«318 Et a la fin dudit serment il baisa la croix reverenment et devotement. Apres ce serment ainsi fait, monseigneur de Lannoy {50} s’est approiché de mondit seigneur le duc atout ledit collier lequel il baisa et mist au col de mondit seigneur moult reverenment en disant: »Domine mi, ordo Velleris aurei vos recipit in caput suum et supremum et in signum eius vobis presentat istud collare et Deus [velit] quod diu portare, dictoque ordini praeesse possitis ad laudem suam et servicium, ad exaltacionem ecclesie sue sancte, ad augmentacionem et honorem dicti ordinis meritorumque vestrorum et bone fame. In nomine Patris + et Filij + et Spiritus Sancti +«319 A quod mondit seigneur respondit en disant »Amen. Deus hanc michi det ← 98 | 99 → graciam.« Et ce fait, mondit seigneur le duc fut par messeigneurs mené et fait asseoir en une autre chayere richement paree de drap d’or et de coussin du mesme comme chief et souverain de l’ordre.

[b ?] Forma iuramenti domini supremi ordinis.320

[b ?] No(ta) hic verba misterii collacionis collaris ordinis Velleus Aurei.321

[60]      [Jean de Lannoy leistet dem neuen Souverän seinen Treueeid.]

Apres cela mesdis seigneurs les chevaliers de l’ordre se sont retrais en leurs lieux reverenment et monseigneur le chancellier est demouré [fol. 25r] d’alez mondit seigneur et Thoison d’or prinst le missel a tout ladite croix touchee sur ledit missel et les porta devers mondit seigneur et tint<t> devant lui. Et tantost322 s’est levé de son lieu monseigneur de Lannoy {50} et, venu mettre a genoulx devant mondit seigneur, et en mettant l’une de ses mains sur ladite croix et l’autre sur ledit canon du missel, a fait serment a mondit seigneur le duc comme chief et souverain dudit ordre en la forme que s’ensuit:

[61]      [Ihm folgen nacheinander alle anderen Mitglieder und jeder erhielt vom Souverän einen Kuss als Zeichen der brüderlichen Liebe.]

« Ego, Johannes de Lannoy {50}, promitto et juro ad hec sancta Dei Evangelia et super crucem sanctam vobis, serenissimo principi domino Maximiliano Austrie et Burgundie duci, capiti ac supremo ordinis Velleris Aurei, reverenciam debitam et honorem vobisque in omnibus debitum et negocia dicti ordinis concernentibus ac respicientibus obedire secundum statuta et ordinaciones euisdem ordinis, quemadmodum articulos in mea ad ipsum ordinem recepcione solemniter juravi et promisi. »323 Lequel serment ainsi fait, mondit seigneur le souverain l’a prins et levé par sa main et baisié a la bouche en signe d’amour perpetuelle et fraternelle que mondit seigneur vouloit et veult avoir et maintenir avec lesdis freres d’icellui ordre.324 Et ce fait, mondit seigneur de Lannoy s’est alé remettre en son premier lieu. Apres s’est levé monseigneur Adolph de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, chevalier frere de l’ordre, et alé mettre a genoulx semblablement devant mondit seigneur et mettant l’une de ses mains sur ladite <croix> sainte croix et l’autre sur ledit canon du missel a fait serment semblable a mondit seigneur. Apres lequel serment par lui fait, mondit seigneur le souverain a aussi prins et levé par sa main mondit seigneur de Ravestein et baisié a la bouche en signe d’amour, comme dessus. Et tantost ledit monseigneur de Ravestein, la reverence faite a mondit seigneur ← 99 | 100 → le souverain, s’est alé remettre en son lieu premier, dont il estoit parti. Pareillement et consequenment ont fait ledit serment l’ung apres [l’]autre, messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, et messire Engelbert, conte de Nassouw {77}, seigneur de Breda, tous chevaliers freres de l’ordre, chascun commenchant par son propre nom et au sur plus le continuant de mot a autre selon la forme dessus contenue et mondit seigneur le souverain a prins et levé chascun d’eulx par la main et baisié a la bouche en la maniere devantdite.

[b ?] Forma iuramenti dominorum militum fratrum ordinis.325

[fol. 25v]

[62]      [Ferry de Clugny leistet als Ordenskanzler seinen Treueeid.]

Et quant messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre ont eu fait leurdis sermens l’ung apres autre gardant leur ordre accoustumé et les ceremonies cy dessus touchees, reverend pere en Dieu messire Ferry de Clugny, evesque de Tournay, chancellier dudit ordre, s’est mis a genoulx devant mondit seigneur et mettant l’une de ses mains sur la croix et l’autre sur ledit canon du missel a fait serment solemnel a mondit seigneur le souverain en la forme que s’ensuit: »Ego, Ferricus de Clugny, episcopus Tornacensis <et> cancellarius incliti ordinis Velleris Aurei, promitto et juro vobis seremissimo principi domino Maximiliano, Dei gracia Austrie et Burgundie duci, capiti ac supremo dicti ordinis Velleris Aurei, reverenciam debitam et honorem vobisque in hiis que prefatum ordinem ac debitum officii mei cancellariatus euisdem ordinis concernent ac respicient, obedire, secundum formam et tenorem ordinationum pro quatuor officiarijs ipsius ordinis326 factarum et sicut in mea ad officium huiusmodi recepcione pridem juravi et promisi.«327 Lequel serment fait, mondit seigneur print benignement et leva par la main mondit seigneur l’evesque de Tournay et le embrassant pour reverence de sa dignité episcopal, sans toutevoie le baisir.

[b ?] Forma juramenti quod prestitit reverendus in Christo pater dominus episcopus Tornacensis cancellarius domino supremo ordinis.328

[63]      [Jean Gros leistet als Trésorier seinen Treueeid.]

Consequement s’est alé mettre a genoulx devant mondit seigneur le duc, chief et souverain de l’ordre, maistre Jehan Gros, tresorier dudit ordre, et, mettant l’une de ses mains sur ladite croix et l’autre sur ledit canon du missel, a promis et juré solem ← 100 | 101 → nellement a mondit seigneur le duc, chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, toutes honneur et reverence deues et es choses touchans et regardans ledit ordre et le devoir de son office lui obeir en ensuivant les ordonnances faites pour les quatre officiers du mesme ordre et ainsi que en sa recepcion audit office de tresorier il avoit juré et promis. Et ledit serment fait, mondit seigneur lui a baillié la main en signe de benivolence et amour.

[b ?] Forma juramenti quod thesaurarius, scriba et rex armorum ordinis fecerunt domino duci supremo eiusdem ordinis.329

[fol. 26r]

[64]      [Martin Steenberch leistet als Greffier seinen Treueeid.]

Apres s’est alé mettre a genoulx devant mondit seigneur le souverain maistre Martin Steenberch, doyen de Brouxelles, graffier de l’ordre, et a fait a mondit seigneur pareil serment en son nom comme graffier d’icellui ordre ainsi que l’avoit fait a son endroit ledit maistre Jehan Gros, tresorier en la mesme forme cy devant contenue. Lequel serment par lui fait, mondit seigneur le souverain lui a baillié la main benignement comme dessus.

[65]      [Gilles Gobet leistet als Toison d’or seinen Treueeid.]

Semblablement et pour le darrenier s’est mis a genoulx devant mondit seigneur Gilles Gobet, dit Thoison d’or, roy d’armes dudit ordre, et mettant l’une de ses mains sur la sainte croix et l’autre sur ledit canon du missel a fait en son nom comme roy d’armes d’icellui ordre a mondit seigneur le souverain serment en pareille forme de mot a autre, que cy dessus est contenue ainsi comme lesdis tresorier et graffier d’icellui ordre illec l’avoient fait et juré devant lui. Et ledit serment fait, mondit seigneur l’a aussi touchié de la main en signe de benivolence.

[66]      [Die Ordensmitglieder kleiden sich erneut um und nehmen danach in »privater« Kleidung an der großen Messe teil.]

Ces ceremonies ainsi faites et observees, tantost ont sonné les trompettes et menestriers, et lesdis instrumens cessans tantost ceulx de la chappelle de mondit seigneur ont entonné et commenchié la cantique Te deum laudamus a discant et alterne a tout les orgues solemnellement et devotement.330 Et mondit seigneur le souverain, messeigneurs les chevaliers freres et les quatre officiers de l’ordre se sont levez et mis a chemin, les officiers dudit ordre alans devant et messeigneurs les plus jeunes chevaliers freres apres et consequenment les plus vielz en l’ordre apres, deux a deux tenans leur ordre. Et mondit seigneur le souverain vint le darrenier tout seul, tenant et gardant l’onneur, lieu et estat du chief et souverain dudit ordre. Et ainsi passant parmy le grant chœur se sont retournez331 es lieux desdis retrais ordonnez dehors au lez dextre dudit chœur ou ilz s’estoient revestus des habis de l’ordre pour illec eulx devestir ← 101 | 102 → desdis habis de l’ordre et vester d’autres habis honnestes chascun a sa plaisance. Et mondit seigneur revestu d’une riche robe de drap d’or et messeigneurs les chevaliers revestus chascun a son plaisir ont convoyé mondit seigneur le souverain jusques a son oratoire pour lui ordonné au lez dextre empres le grant autel en maniere accoustumee. Messeigneurs [fol. 26v] les chevaliers freres de l’ordre se mirent au mesme lez es haultes formes sans ordre et les officiers a leur plaisir et tantost la grant messe s’est commenchee par mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre. Laquelle messe s’est continuee moult solemnellement et mondit seigneur est seul alé a l’offrande partant de sondit oratoire en la maniere cothidienne sans autre solemnité.

[67]      [Zum weiteren Verlauf der Messe und dem anschließenden Auszug aus der Kirche.]

Apres ladite l’offrande [!] faite s’est presenté et mis a genoulx devant mondit seigneur le souverain messire Jehan de la Bouvrie, seigneur de Wiere, licencié en loix, president de son conseil,332 requerant treshumblement et reverenment l’ordre et estat de chevalerie.333 Et mondit seigneur appellé le conte de Nassouw, son marischal,334 tenant l’espee d’honneur, a prins de lui ladite espee et a tout icelle a cree et fait chevalier ledit seigneur de Wiere le premier apres que mesme il avoit receu ledit ordre de chevalerie. Et ce fait, mondit seigneur s’est retourné en sondit oratoire et la messe s’est parachevee et accomplié sans sermon, mais apres la fraction y ot benediction solemnelle. La messe dite et finie, mesdites dames sont descendues de loxal parties d’eglise et retournees vers la court a tout leur compaignie. Et mondit seigneur le souverain surattendit ung peu jusques que le prelat, assavoir monseigneur le chancellier de l’ordre, qui avoit dit ladite grant messe, fut revestu des habis de l’ordre. Et lui venu se departit de l’eglise et monta a cheval et pareillement messeigneurs les chevaliers freres ensembles les officiers dudit ordre alans ordonneement devant lui et ainsi retournerent devers la court, tenans et gardans leur ordre et maniere d’aler comme devant.335 Saulf tant que mondit seigneur le souverain ala le darrenier seul, tenant et gardant le lieu, honneur et estat du souverain dudit ordre.

[68]      [Sitzordnung beim Festmahl.]

Mondit seigneur le souverain arrivé en sa court et descendu de son cheval, messeigneurs lesdis chevaliers freres ensemble lesdis officiers de l’ordre, aussi descendus, l’ont convoyé jusques a la sallette devant la chambre ordonnee pour le chappittre dudit ordre. Et a mondit seigneur retenu au disner mesdis seigneurs les chevalliers [!], ses freres de l’ordre, ensemble les quatre officiers d’icellui ordre. Et fut couverte la table de [fol. 27r] mondit seigneur et l’estat tenu en la petite salle de sondit hostel audit Bruges336 ou avoit trois tables drecees, assavoir la grande pour mondit seigneur ← 102 | 103 → le souverain, a laquelle s’assirens avec lui monseigneur l’evesque de Tournay, comme prelat qui avoit dit la grant messe, au dextre de lui, et a l’autre debout ou mesme bancq au senestre monseigneur de Ravestein {55}, qui l’avoit fait chevalier. A l’autre table estoient assis messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre, monseigneur l’evesque de Mets337, monseigneur le marquis de Bade {102}338, monseigneur de Saintpol {83}339 et monseigneur de Wierre340, president, et autres grans seigneurs tant d’Alemaigne que de la langue franchoise qui avoient honnoré et accompaigné mondit seigneur es actes dudit jour, et pour les autres trois officiers, assavoir les tresorier, graffier et roy d’armes dudit ordre, avoit une autre petite table a laquelle ilz s’assirent. Et fut ledit disner bel, honnerable et plantureux et le drecsoir y estoit bien garny de riches joyaulx et vaisselles d’or et d’argent et d’autres bonnes bagues.341

[69]      [Nachdem bekannt geworden war, dass der französische König in den Hennegau eingefallen ist, wurde über den weiteren Verlauf des Ordensfestes diskutiert.]

Apres disner graces dites, mondit seigneur se devisa ung peu avec messeigneurs les chevalliers freres et chancellier de l’ordre et autres. Et finablement prinses vin et espices il se retrahit et messeigneurs lesdis chevaliers freres ensemble les officiers dudit ordre le convoierent jusques au lieu cappitulaire. Ouquel lieu eulx venus fut parlé des premieres vespres de la feste de l’ordre que selon les status dudit ordre ne se devoient dire jusques a lendemain apres disner, premier jour du mois de may,342 jour a ce statué et ordonné par lesdis status.343 Et fut mis en deliberacion par l’ordonnance de mondit seigneur le souverain, se lesdites vespres se pourroient anticiper d’un jour pour estre dites apres disner ensuivant, veu les nouvelles qu’il avoit journellement de l’approichement du roy de France et de son armee venant sur son pays de Haynnau. Et mesmement que le roy faisoit assieger la ville de Condet.344 Et la matiere bien debattue a esté la deliberacion de mondit seigneur le souverain et de tous messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre illec presens, qu’il estoit besoing de anticiper le devin service accoustumé pour la feste et de haster et abbregier le chappittre de l’ordre, afin que mondit seigneur et ses capitaines se puissent mettre a champs, a tout son armee le plus tost que faire se pourroit pour aler secourir a ladite ville de Condet et resister aux entreprinses de ses adversaires a la preservacion et deffence de ses pays et subgiez. ← 103 | 104 → Et veu que l’article des status de l’ordre parlant du premier jour de may pour dire lesdites premieres vespres de la feste n’est pas du nombre de ceulx qui sont exceptez et reservez comme non muables, [fol. 27v] mais se peut moderer et interpreter par et selon l’exigence et necessité des affaires du souverain et de l’ordre pour le temps, et que autre fois lesdites premieres vespres et la solemnité de la feste pour moindre cause avoient esté retardees par aucuns jours, a finablement conclut mondit seigneur par l’advis et deliberacion de messeigneurs ses freres dessusdis de anticiper pour ceste fois lesdites premieres vespres d’un jour et consequenment la feste de l’ordre pour la grant necessité des affaires dessusdites.345 ← 104 | 105 →


1      30. April 1478.

2      Ms.: de steht über der Zeile.

3      Die für Hz. Maximilian zu dieser Zeit gebräuchlichen Titelei lässt sich besonders gut ablesen in drei Belehnungsurkunden seines Vaters Ks. Friedrich III. {94}, ausgestellt am 19. April 1478 in Graz, worin er Maximilian, seine Frau Maria und deren Erben mit (1.) dem Hzt. Geldern und der Gft. Zutphen, (2.) mit allen zum Hlg.-röm. Reich gehörenden Herzogtümer, Graf- und Herrschaften Hz. Karls {34} und (3.) mit allen dessen Besitzungen inclusive der zu Frankreich gehörenden belehnt. Im Vergleich dazu fehlen aber bei den hier im Protokollbuch aufgezählten Titel mehrere habsburgische Haustitel, wie die Grafschaften Habsburg, Pfirt und Kyburg, die Landgrafschaft Elsaß und die Herrschaften der Windischen Mark und Portenau. Die ksl. Urkunden befinden sich im Or. im HHStA Wien, AUR 1478 IV 19; (unzureichend) gedruckt bei CHMEL, Aktenstücke, 2, 1855, S. 396–400, Nr. 88. Vgl. dazu u. a. HEINIG, Westpolitik, 2004, S. 69; KOLLER, Friedrich III., 2005, S. 200 f.; BÖCK, Herzöge, 2013, S. 562 f. sowie künftig die ausführlich kommentierten und mit Quellen- und Literaturangaben versehenen Regesten bei Regesten Friedrichs III., Heft AUR 1476–1479, sub dato.

4      Zur Person Maria von Burgund s. in der Einleitung S. 13, Anm. 2.

5      Zu seinem Tod vgl. die Angaben im folgenden Absatz mit Anm. 9.

6      Nach der Zählung der Protokollbücher, bei der auch einige ausgefallene Feste mitgezählt werden, war dieses das 21. Fest, das seit Gründung des Ordens gefeiert wurde. In der Literatur werden gerne nur die tatsächlich abgehaltenen Feste gezählt; danach ist das Fest von 1478 das 13. Fest des Ordens. – Eine Aufstellung der Feste findet sich unten auf S. 291–294.

7      Vgl. § 70 ff.

8      5. Januar 1477 (n.St.).

9      René II., Hz. von Lothringen (reg. 1473–1508) bemühte sich darum seine von Hz. Karl besetzten Länder, die eine Brücke zwischen den südlichen und nördlichen Gebieten der burgundischen Besitzungen bildeten, wieder zurückzuerobern. Dabei kam es am 5. Januar 1477 zur Schlacht vor Nancy, bei der Hz. Karl erschlagen und erst Tage danach identifiziert wurde. Kaum wurde Karls Tod bekannt, bemühten sich viele, aus dem entstandenen Machtvakuum des großen Burgunderreiches ihre Vorteile zu ziehen, allen voran Ludwig XI, Kg. von Frankreich. Zu Karls Tod vgl. u. a. VAUGHAN, Charles the Bold, 1973, S. 425–432; BRACHMANN, Tod, 2008; BRACHMANN, Karls Nachleben, 2010.

10    Ms.: prerogatives ist unterstrichen.

11    Zitat von § 103 (neu § 65) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14); vgl. PB 1, S. 229.

12    Zur Person Ks. Friedrichs III. († 1493) vgl. u. a. KOLLER, Friedrich III., 2005; HEINIG, Friedrich III.; zu seiner Wahl in den Orden vom Goldenen Vlies unten § 129 passim.

13    Im Herbst 1473 trafen sich Ks. Fridrich III. und Hz. Karl von Burgund mit großem Gefolge zwischen dem 30. September und 25. November in Trier. Offiziell wurde über eine burgundische Beteiligung an einem geplanten Kreuzzug gegen die Türken verhandelt, in Wirklichkeit ging es aber vor allem um die Verheiratung des Kaisersohns Maximilian mit Maria von Burgund. Karl forderte dafür die römische Königskrone oder ein neuzuschaffendes Königreich, erhielt aber tatsächlich nur eine Belehung mit dem Hzt. Geldern. Die Heiratsverhandlungen selbst kamen während der Trierer Verhandlungen zu keinem Ergebnis, erst 1476 stimmte Karl dieser zu. Zu den burgundisch-habsburgischen Heiratsanbahnung vgl. in der Einleitung S. 17 f. und zum Trier Treffen u. a. PARAVICINI, Magnificences, 2001, S. 348–358 (mit zahlreichen Quellen- und Literaturangaben); EHM, Beobachtungen, 2002; MÜLLER, Um 1473, 2005; EHM-SCHNOCKS, Trier, 2008; MARTI, Treffen, 2008; MÜLLER, Griff nach der Krone, 2010; DÜNNEBEIL, Rolle Burgunds, 2012.

14    Das Original des Heiratsvertrages gilt als verloren. Eine frz. Version von Marias Ausfertigung druckt Chronique de Maximilien I, 1839, S. 447–449, Nr. 2 (ohne Quellenangabe). Eine lat. Version druckt DUMONT, Corps universel diplomatique, III/2, 1726, S. 9 f., Nr. VIII; MÜNCH, Maria und Margarethe, II, 1832, S. 87–90, Nr. 3; eine dt. Übers. bietet WIESFLECKER-FRIEDHUBER, Quellen, 1996, S. 38 f., Nr. 6. Dazu auch WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 133 f.; OSCHEMA, Freundschaft, 2006, S. 40, Anm. 111.

15    Ms.: Marie steht über der Zeile.

16    Margarete von York (1446–1503), war die Schwester Eduards IV. {63}, Kg. von England, und heiratete 1468 Hz. Karl {34}. Politisch trat sie in Erscheinung, in dem sie die Beziehungen zwischen Burgund und dem Hause York absicherte, aber sie leitete auch während der langen Abwesenheit ihres Mannes in den burgundischen Niederlanden die Verhandlungen mit den Ständen. Zu ihrer Stieftochter Maria, die nur wenige Jahre jünger als sie selbst war, hatte sie ein sehr enges Verhältnis, setzte sich gerade im Frühjahr 1477 für die burgundisch-habsburgische Heirat ein und übernahm nach Marias Tod die Erziehung von deren Kindern Philipp und Margarete. Zu ihrer Person vgl. MÜNCH, Maria und Margarethe, 1832; BLOCKMANS, Margarete von York, 1993; BLOCKMANS, Margret, 2005; WEIGHTMAN, Margaret of York; Kat. Karl der Kühne, 2008, S. 177, Nr. 7 und Tafel 20 (Abb. ihres Porträts). – Zur kaiserlichen Gesandtschaft im Frühjahr 1477 vgl. die Angaben in der Einleitung S. 18 mit Anm. 22.

17    Georg von Baden († 1484) war von 1457 bis 1459 Koadjutor des Bf.s und dann selber Bf. von Metz. Wie andere Angehörige des Hauses Baden war er sowohl in Burgund als auch am ksl. Hof aktiv. Er erhielt den Bischofsstuhl von Metz mit Unterstützung Friedrichs III. und gegen den Widerstand der Burgunder, andererseits war er immer wieder als Rat und einflussreicher Gast am burgundischen Hof anwesend. Zu seiner Person vgl. u. a. SCHNEIDER, Georges de Bade, 1979; CHÂTELLIER, Georg von Baden, 1996; EHM, Burgund, 2002, S. 137 f.; HEINIG, Akteure, 2006, S. 134.

18    Auch FUGGER, Spiegel der Ehren, 1668, S. 854 f. nennt ihn Herzog Ludwig von Bayern, der am 21. April als Stellvertreter Hz. Maximilians die Heirat mit Hz.in Maria per procuram vollzog. Es handelt sich dabei um Ludwig von Veldenz, Pfalzgraf und Hz. von Pfalz-Zweibrücken (1424–1489). Er traf am 1. Aug. 1477 in Aachen mit Maximilians Reisegesellschaft auf dem Weg nach Gent zusammen; vgl. dazu den Bericht der sächsischen Räte für die Zeit vom 4. Juli bis Ende Aug. 1477; gedruckt LANGENN, Albrecht der Beherzte, 1838, S. 529–538, Nr. 11, hier S. 532; nach dem Bericht gedruckt bei LICHNOWSKY, Geschichte, 7, 1843, Beilagen S. 497–501, Nr. 11. Zu seiner Person vgl. u. a. RAUSCH, Heirat, 1880, S. 169; WILLE, Ludwig von Veldenz, 1884; HEINIG, Friedrich III., 1997, S. 416 f.

19    Georg Heßler (um 1427–1482) stand seit 1474 im Dienste Ks. Friedrichs III. {94}, gewann bald sein Vertrauen, diente ihm zeitweise als Kanzler und in zahlreichen diplomatischen Missionen. Da er längere Zeit am Erzstift Köln tätig gewesen war, war er Friedrich III. ein wichtiger Berater bei Angelegenheiten an der Westgrenze des Reichs und seit 1475 engagierte er sich sehr für die österreichisch-burgundische Heiratsverbindung. Als Dank dafür wurde Heßler am 13. Jan. 1478 die Kardinalswürde verliehen; vgl. RAUSCH, Heirat, 1880, S. 182. Zu seiner Person vgl. u. a. HOLLWEG, Heßler, 1907; HEINIG, Friedrich III., 1997, S. 709–720; LEIDL, Heßler, 1996; DÜNNEBEIL, Erbtochter, 2008, S. 173–175 und 180 f.

20    „Madame la Grande“ ist am burgund. Hof der offizielle Titel für die Herzogswitwen und wurde nach Hz.Karls Tod von dessen Witwe Margarete geführt; vgl. dazu u. a. ARMSTRONG, Language, 21983, S. 201, Anm. 5.

21    Ms.: l’oppignoraction et subarracion ist unterstrichen.

22    Johann II., Mgf. von Baden (1430–1503), war seit 1456 Kurfürst und Erzbf. von Trier (1456–1503) und leitete im Frühjahr 1477 die ksl. Gesandtschaft, die in Burgund die Heiratsverhandlungen führte. Zu seiner Person vgl. u. a. SEIBRICH, Johann von Baden, 1996; HEINIG, Friedrich III., 1997, I, S. 512 f.; HEINIG, Akteure, 2006, S. 134.

23    Zeitgenössische Berichte über Maximilians Reise von Köln nach Burgund bieten u. a. LICHNOWSKY, Geschichte, 7, 1843, S. XXXXCVII-DI, Beilage Nr. 11; CHMEL, Aktenstücke, 1, 1854, S. 159–164, Nr. 49; LANGENN, Albrecht der Beherzte, 1838, S. 529–538, Nr. 11; vgl. dazu aber auch u. a. RAUSCH, Heirat, 1880, S. 172–177; PRIEBATSCH, Correspondenz, 2, 1897, S. 307 f.; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 129 f.; FICHTENAU, Maximilian, 1959, S. 32 f.; NOFLATSCHER, Heuser, 2001, S. 37 mit Anm. 72 auf S. 46.

24    18. Aug. 1477. – Zu seinem Empfang in Gent vgl. u. a. LANGENN, Albrecht der Beherzte, 1838, S. 529–538, Nr. 11, hier S. 533 f.; Chronique de Maximilien I, 1839, S. 76–79; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 131 f.; WIESFLECKER-FRIEDHUBER, Quellen, 1996, S. 35–38, Nr. 5.

25    Zur Person des Ordenskanzlers Ferry de Clugny, der dieses Amt seit 1473 versah, vgl. die Angaben in § 276 mit Anm. 342.

26    Ms.: en steht am rechten Rand außerhalb des eigentlichen Textfeldes und wurde wohl noch während des Schreibens nachgetragen.

27    18. Aug. 1477.

28    Zum abendlichen Empfang, bei dem sich das Brautpaar zum ersten Mal sah, vgl. auch FUGGER, Spiegel der Ehren, 1668, S. 857 f.; KERVYN DE LETTENHOVE, Histoire de Flandre, V, 1850, S. 280 f.; RAUSCH, Heirat, 1880, S. 177 (mit weiteren Quellenangaben).

29    19. Aug. 1477.

30    Hz.in Maria wurde hierzu von den Vliesrittern Ludwig von Brügge {61} und Jean de Lannoy {50} zum Altar geführt; vgl. dazu u. a. HOMMEL, Marie de Bourgogne, 21945, S. 308. Beschreibungen der Heiratsfeierlichkeiten bieten u. a. MÜNCH, Maria und Margarethe, I, 1832, S. 189–196; Mémoires de la MARCHE, 3, 1885, S. 244 f.; HOMMEL, Marie de Bourgogne, 21945, S. 308–310; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 134 f.; CARON, Banquet, 2007, S. 11. Im HHStA Wien, AUR 1479 III 17, befindet sich dazu noch einen im März 1479 in Einsiedeln verfasster Bericht über die Hochzeitfeierlichkeiten; vgl. dazu Kat. Karl der Kühne, 2008, S. 350, Nr. 161.

31    Zur hzl. Residenz in Gent, auch Ten Walle oder Prinsenhof genannt, vgl. u. a. BOONE/HEMPTINNE, Espace urbain, 1997, S. 288–295; Hof ten Walle, 2000; LIEVOIS/HAEMERS, Maria, 2014.

32    Lucas de Tolentis, Bf. von Šibenik (1470–1491), hielt sich als päpstlicher Gesandter zwischen 1462 und 1484 vornehmlich in den burgund. Niederlanden auf. Während des Festes des Ordens vom Goldenen Vlies 1473 in Valenciennes erhielt er eine Audienz vor dem Orden, bei der für einen Kreuzzug gegen die Türken und die Einrichtung einer spirituellen Bruderschaft warb (vgl. dazu PB 3, S. 128–130, § 201–203, S. 132–137, § 206–215). Auch zwischen 1477 und 1478 befand er sich in den Niederlanden; er wurde am 11. Sept. 1480 sogar zum Rat und maistre de requestes de l’hostel des Herzogenpaars ernannt. Zu seiner Person vgl. u. a. PAQUET, Tolentis, 1949, S. 31 ff.; WALSH, Coming of Humanism, 1976, 151 f.; Regesten Friedrichs III., Suppl. 1, 2008, S. 101 f., Nr. 103. Nach WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 134, war der ausführende päpstliche Legat Julianus von Ostia.

33    Der päpstl. Heiratsdispens vom 1. Jan. 1477 (Druck: BACHMANN, Urkundliche Nachträge, 1892, S. 391–393, Nr. 396) wurde von Lucas de Tolentis in die Niederlande gebracht. Am 30. Sept. 1477 stellte Hz. Maximilian eine Zahlungsanweisung aus, damit der Papst über Tolentis 3.000 écus für die Ausstellung des Dispens erhielt; vgl. dazu BARANTE/GACHARD, HISTOIRE, II, 1838, S. 729; PAQUET, Tolentis, 1949, S. 47 f. mit Anm. 3. Zum Dispens vgl. u. a. auch WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 111 mit Anm. 45 auf S. 445; VAUGHAN, Charles the Bold S. 421.

34    Zur Person Johanns von Baden, Ebf. von Trier, vgl. § 6, Anm. 22.

35    Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

36    22. Aug. 1477.

37    Ferry de Clugny wurde im September 1473 zum Kanzler des Ordens ernannt; mehr Angaben zu seiner Person finden sich unten in § 276 mit Anm. 342.

38    Martin Steenberch († 9. Okt. 1491) wurde 1461 zum Greffier ernannt, vgl. PB 1, S. 123 f. § 3; zu seiner Person auch KOLLER, Service, 1971, S. 114; PB 2, S. 10–12; COCKSHAW, Prosopographie, 2006, S. 92–94, Nr. 95 und HOOREBEECK, Steenberch, 2006.

39    Gilles Gobet wurde 1468 zum Wappenkönig Toison d’or ernannt, vgl. PB 2, S. 26 f.; zu seiner Person vgl. KOLLER, Service, 1971, S. 140 f.; GRUBEN, Chapitres, 1997, S. 37 f.

40    Ms.: Guillaume prothontaire de Clugny, lors tresorier dudit ordre ist unterstrichen und zwar mit der gleichen Tinte, wie die zu diesem Absatz gehörigen Randbemerkung. – Guillaume de Clugny, der auch apostolischer Protonotar und Archidiakon von Thérouanne war, wurde im April 1472 zum Trésorier des Ordens vom Goldenen Vlies ernannt und gehörte 1476 dem Regentschaftrat Hz. Karls {34} in den Niederlanden an. Während des Genter Aufstandes wurde er zusammen mit dem burgund. Kanzler Guillaume Hugonet und Guy de Brimeu {76} gefangengenommen, er entging aber einer Verurteilung aufgrund seines geistlichen Standes. Nachdem er am 14. Aug. 1477 Urfehde geschworen hatte, liessen ihn die Genter frei und er begab sich an den Hof Ludwigs XI., Kg. von Frankreich, wo er rasch Karriere machte; vgl. dazu u. a. PARAVICINI, Guy de Brimeu, 1975, S. 485 f. mit Anm. 125. Infolgedessen wurde er in seinem Amt als Trésorier des Ordens vom Goldenen Vlies am 29. Nov. 1477 von Jean Gros abgelöst; vgl. dazu unten § 74. Zur Person Guillaumes vgl. u. a. KOLLER, Service, 1971, S. 63 f.; PARAVICINI, Guy de Brimeu, 1975, S. 281 mit Anm. 108; DYKMANS, Guillaume de Clugny, 1983; EHM, Burgund, 2002, S. 241 f.

41    Ms.: deffunct wurde nachträglich über die Zeile geschrieben. Eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

42    Der entsprechenden Artikel der Statuten (§ 103/neu § 65) wird in § 3 zitiert.

43    Wie Anm. 42.

44    In § 16 der Statuten wird z. B. angedeutet, dass in dringenden Fällen eine außerordentliche Sitzung des Ordens einberufen werden soll und dass dann die Stimmenmehrheit der anwesenden Mitglieder zu einem Beschluss führen kann. Zu diesem Statutenartikel vgl. auch die Angaben auf S. 26 mit Anm. 67.

45    Ms.: Am linken Rand der Zeile, die mit qu’il advisera beginnt, befindet sich ein senkrechter Doppelstrich.

46    Fortsetzung in § 10.

47    Das im Mai 1473 in Valenciennes abgehaltene Ordensfest wird ausführlich in PB 3 beschrieben. Die seither verstorbenen Mitglieder werden unten in § 26 f. genannt.

48    Zu den in Frankreich weilenden Mitgliedern ausführlicher in § 28 f.

49    Wie die am Ende des Absatzes stehende Randbemerkung besagt, wurde seine Entschuldigung, er sei krank, nur als Vorwand angesehen. Hz. Johann hatte sich Hoffnung gemacht, dass Hz.in Maria seinen Sohn Johann II. (zu ihm Angaben in Reg. 37, Anm. 29) heiraten würde, und war nach deren Vermählung mit Hz. Maximilian verständlicherweise entäuscht. Vgl. dazu u. a. Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 194; GLEZERMAN/HARSGOR, Cleve, 1985, S. 209–212; DEBRIS, Felix Austria, 2005, S. 581; RAPP, Maximilien, 2007, S. 68; DÜNNEBEIL, Erbtochter, 2008, S. 179. – Fortsetzung in § 27 mit Anm. 157.

50    Im Juli 1477 war Adolf von Kleve zum burgund. Statthalter im Hennegau ernannt worden, vermutl. hielt er sich angesichts der frz. Bedrohung zu dieser Zeit dort auf. Zu seiner Ernennung vgl. u. a. COOLS, Mannen, 2000, S. 336 f., Nr. 131.

51    Ms.: grant apparence steht über einer Radierung.

52    Ms.: Die Randbemerkung steht neben der Zeile, die mit den unterstrichenen Worten de Clugny, lors tresorier durdit ordre beginnt.

53    Ms.: Die Randbemerkung beginnt bei der Zeile, die mit den Worten de l’ordre ilz avoient esté exhortez anfängt. – Vgl. dazu die Angaben in Anm. 49.

54    Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

55    22. Aug. 1477.

56    Zur Person Johanns von Baden, Ebf. von Trier, vgl. die Angaben in § 6, Anm. 22.

57    Zu Georg von Baden, Ebf. von Metz, vgl. die Angaben in § 5 mit Anm. 17.

58    Christoph, Markgraf von Baden (1453–1527), begleitete 1477 Hz. Maximilian auf seiner Reise in die Niederlande. Dort spielte er bei den verschiedenen Feldzügen gegen Frankreich eine wichtige Rolle und wurde 1491 in den Orden aufgenommen. Aber schon 1478 wurde er als möglicher Aufnahmekandidat genannt (vgl. Reg. 37). Zu seiner Person vgl. u. a. HEINIG, Friedrich III., 1997, S. 324; COOLS, Mannen, 2000, S. 233 f., Nr. 4; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, S. 242–244, Nr. 102; HEINIG, Akteure, 2006, S. 135 f.; COOLS, Quelques hommes, 2006, S. 165.

59    Zur Person Hesslers vgl. § 5, Anm. 19.

60    Ms.: Steenberch ließ nach Willame einen freien Platz, um nachträglich den Nachnamen eintragen zu können. In § 11 bezeichnet er ihn als messire Guillaume […], docteur, son conseillier. Vermutl. handelt es sich hier um Dr. Wilhelm Maroltinger († 1482), der zur österreichischen Gesandtschaft gehörte, die im Juli 1477 am burgund. Hof über die Heiratsmodalitäten verhandelte. Über den Stand der Verhandlungen berichtet er Hz. Maximilian in einem Brief vom 30. Juli 1477; gedruckt bei LICHNOWSKY, Geschichte, 7, 1843, S. CCCCXCVI, Beilage Nr. 10; CHMEL, Aktenstücke, 1, 1854, S. 157 f., Nr. 48. Am 13. März 1478 wurde er von Ks. Friedrich III. {94} aufgefordert, Hz. Maximilian zu empfehlen, aufgrund eines drohenden Krieges mit Frankreich sein Land nicht zu verlassen; vgl. Reg. bei CHMEL, Aktenstücke, 1, 1854, S. 393, Nr. 84. Zu seiner Person auch HEINIG, Friedrich III., 1997, 1, S. 456 f.

61    Bartholomäus von Liechtenstein-Karneid war im Laufe seiner politischen Karriere immer wieder für Ks. Friedrich III. {94} und Sigmund, Hz. von Österreich und Tirol, tätig. Zwischen 1473 und 1478 hatte er das Amt als Hz. Maximilians Hofmeister inne und nahm an dessen Seite am Treffen Ks. Friedrichs mit Hz. Karl {34} im Herbst 1473 in Trier teil und ging im Sommer 1477 dann mit ihm nach Burgund. Am 1. Mai 1478 wurde er während der Großen Messe des Ordens vom Goldenen Vlies von Hz. Maximilian zum Ritter geschlagen (§ 95) und noch am selben Tag zum neuen Mitglied des Ordens gewählt (§ 133). Zu seiner Person vgl. u. a. HEINIG, Friedrich III., 1997, S. 64; PFEIFER, Liechtensteiner, 1998, S. 88 f.; NOFLATSCHER, Räte, 1999, S. 339 f. mit Anm. 51; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, S. 203 f., Nr. 85.

62    Ms.: Steenberch ließ nach Josse einen freien Platz, um nachträglich den Nachnamen eintragen zu können, ohne den Mag. Josse nur schwer zu identifizieren ist.

63    Dieses Treffen erwähnt auch BARANTE/GACHARD, Histoire, II, 1838, S. 601, Anm. 4.

64    Ms.: le wurde aus la verbessert.

65    Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

66    Ms.: Steenberch ließ nach Guillaume einen freien Platz, um nachträglich den Nachnamen eintragen zu können; in § 10 bezeichnet er ihn als maistre Willame […], docteur. Zu seiner Identifizierung vgl. ebd., Anm. 60.

67    Mit der Gründung des Ordens vom Goldenen Vlies ernannte Hz. Philipp im Jahr 1430 erst einmal 24 Ritter, die er in den Orden aufnehmen wollte; vgl. unten die Mitgliederliste auf S. 291.

68    Die Statuten des Ordens waren demnach nicht allgemein bekannt.

69    Zur Person Georg Hesslers vgl. § 5, Anm. 19.

70    Zu Steenberchs Sprachkenntnissen vgl. HOOREBEECK, Steenberch, 2006, S. 343.

71    In AOGV, Akten, Karton 4, Türck’sche Systematik § 1, Nr. 2, befindet sich eine in der burgund. Kanzlei des 15. Jahrhunderts entstandene lateinische Fassung der Statuten. Es handelt sich dabei um eine schmucklose in rauhem Leder gebundene Pergament-Handschrift mit der einleitenden Überschrift Translation faicte du françois en latin sur les status du noble ordre de la Thoison d’or. Möglicherweise handelt es sich um die aus diesem Anlass entstandene Statutenübersetzung. Auch bei der Aufnahme des Bartholomäus von Liechtenstein {85} wurde ein lateinisches Statutenbuch benutzt; vgl. § 159. – In Brüssel, BR, ms. 12.648, befindet sich ein Statutenbuch in frz. Sprache, das sich in Maximilians Besitz befunden haben muss und das lt. einem Vermerk aus fol. 9r von Martin Steenberch geschrieben wurde; dazu u. a. LEMAIRE, Considérations codicologiques, 1996; PB 1, S. 191; HOOREBEECK, Steenberch, 2006, S. 314.

72    Ms.: Die Randmerkung steht zu Beginn von fol. 7r.

73    Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

74    17. Dez. 1477. – Dieses Treffen erwähnen auch BARANTE/GACHARD, HISTOIRE, II, 1838, S. 601, Anm. 4; Regesten Friedrichs III., Suppl. 1, 2008, S. 57, Anm. 2 zu Reg. 29 (beide datieren Maximilians Zusage jedoch auf den 24. Dez. 1477, welches jedoch das Ausstellungsdatum der Einladungsschreiben ist; vgl. Reg. 1–6).

75    Zur (im 18. Jahrhundert zerstörten) Brüsseler Residenz der Herzöge von Burgund, auch Palais Coudenberg genannt, vgl. u. a. SEGNAVE, Coudenberg, 1953; DE JONGE, Paleis, 1991; Gruben, Chapitres, 1997, S. 189–193; PARAVICINI, Residenzen, 22002, S. 480–482 sowie der Sammelband Coudenberpaleis, 2014.

76    Vgl. § 10.

77    Der entsprechenden Artikel der Statuten (§ 103/neu § 65) wird in § 3 zitiert.

78    Ms.: Am linken Rand der Zeile, die mit Attendu beginnt, befindet sich ein senkrechter Doppelstrich.

79    Ms.: Am linken Rand der Zeile, die mit Orres beginnt, befindet sich ein senkrechter Doppelstrich.

80    Eine Beschreibung des 1473 in Valenciennes abgehaltenen Festes bietet PB 3.

81    Die zeitliche Abfolge der Ordensfeste und die damit verbundenen Einladungsschreiben sind in § 47 (neu § 22) der Statuten geregelt, dazu ausführlicher unten in § 192, Anm. 323.

82    Zu ihnen ausführlicher in § 28 f.

83    Jean de Neufchâtel {52} und Philipp von Savoyen {68} erhielten gesonderte Einladung, mit der Aufforderung, zu den 1473 gegen ihn erhobenen Vorwürfe Stellung zu nehmen; vgl. dazu Reg. 7 f.

84    Ms.: Am linken Rand der Zeile, die mit mesmement beginnt, befindet sich ein senkrechter Doppelstrich.

85    Nachdem Hz. Maximilian nach seiner Ankunft in den Niederlanden die schwierige Lage erfasst hatte, wandte er sich ab Oktober 1477 mehrfach an seinen Vater mit der Bitte um Hilfe und um persönliches Erscheinen. Anfang 1478 versuchte Ks. Friedrich III. ohne großen Erfolg im Reich gegen Ludwig XI., Kg. von Frankreich, zu mobilisieren. Vgl. dazu u. a. KRAUS, Briefwechsel, 1875, S. 31 ff.; BACHMANN, Reichsgeschichte, 2, 1894, S. 624 ff.; FICHTENAU, Maximilian, 1959, S. 36f; BOCK, Maximilian, 1970, S. 36 f.

86    Ms.: honnestement ist dünn unterstrichen.

87    Vgl. Reg. 1–6; zur Ausstellung der Einladungen auch in der Einleitung S. 19 f.

88    Siehe dazu Reg. 14–20. – Beschreibungen des Ordenssiegels, das seit 1468 in Gebrauch ist, bieten LAURENT, Sceaux, I/1, 1993, S. 619, Nr. 58 mit Abb. in ebd. I/2, Tafeln 363 f.; LAURENT, Sceaux, 1996, S. 24 f. mit Abb. 1.

89    Siehe dazu Reg. 7–13 und 21–25.

90    Verzeichnet sind die verschiedenen Einladungsschreiben in AOGV, Codex 45, fol. 28r-45r. Bei dieser Handschrift handelt es sich um ein Kopialbuch, in dem für den Zeitraum 1438 bis 1486 vor allem Einladungsschreiben zu den Ordensfesten eingetragen wurden. In PB 5, fol. 73v, wird diese Handschrift wie folgt beschrieben: registre collectaire des lettres closes et autres, touchans l’indiction, intimacion ou publicacion des festes et chappittres, gardé devers le graffe d’icellui ordre.

91    3. Jan. 1478 (n.St.).

92    26. Dez. 1477. – Vgl. Reg. 1–6.

93    Vgl. § 14 f.

94    Ms.: apres aultre ist unterstrichen.

95    Ms.: une apres autre ist unterstrichen.

96    Ms.: Die Randbemerkung beginnt bei der Zeile, die mit den Worten superscription a leur plaisir anfängt und wurde mit der selben Tinte geschrieben wie die Unterstreichungen in diesem Absatz.

97    Zwischen 1477 und 1483 ist Gilles Nokerscot als Herold Flandern belegt; vgl. DB Heraudica ID person 10 und 5.

98    Zwischen 1473 und 1488 ist Tristan Bolin als Wappenkönig Hennegau belegt; vgl. DB Heraudica ID person 22 und 6.

99    Zwischen 1473 und 1481 versah Colinet Rose das Amt des Herolds Limburg; vgl. DB Heraudica ID Person 2 und 21.

100  Vgl. Reg. 1–20. – Für das Jahr 1478 gibt es bisher keine namentliche Nennung der Person, die als Herold Namur am burgund. Hof tätig war. Davor wurde 1475 Guillaume de Loche in diesem Amt genannt und zwischen 1480 und 1482 Guillaume Peletier; vgl. DB Heraudica ID Person 25, 115 und 243. Zu den verschiedenen am burgund. Hof tätigen Herolde vgl. auch die Angaben in § 48 mit Anm. 212.

101  Hz. Maximilians Aufenthalt in Den Haag ist mit Unterbrechungen zwischen dem 25. März und 7. April 1478 belegt; vgl. VANDER LINDEN, Itinéraires, 1934, S. 31.

102  Ms.: emprinses ist unterstrichen.

103  7. April 1478. – Siehe Reg. 41.

104  Brügge war ein beliebter Veranstaltungsort großer herzoglicher Feste, auch der Orden hatte sich dort schon 1430, 1432 und 1468 versammelt. Vgl. dazu u. a. DOCQUIER, L’heure du légitime tribut, 2012; GOOSSENAERTS, Charles the Bold’s Marriage Celebration, 2013.

105  Vgl. Reg. 42. – Olivier de la Marche (1426–1502) war unter Maximilian I. der erste Hofmeister (maistre d’hostel). Seit den 1450er Jahren war er immer wieder an der Organisation großer burgundischer Feste beteiligt und hier in diesem Protokollbuch erfahren wir nun, dass er auch das Ordensfest von 1478 organisiert hatte. Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 249, bezeichnet Olivier de la Marche in seiner Chronik als principals conductuer des Festes. Zur Person Oliviers de la Marche und seinem Werk vgl. u. a. GACHARD, Ordonnance 1477, 1857, S. 117 und 126; VIELLIARD, La Marche, 1991; ZINGEL, Historiographie, 1995, S. 195–222; COOLS, Mannen, 2000, S. 363 f., Nr. 168; PRIETZEL, Imitation, 2004, S. 97.

106  28. April 1478.

107  Zur burgund. Residenz in Brügge, auch Prinsenhof genannt, vgl. u. a. GRUBEN, Chapitres, 1997, S. 143–146; HILLEWAERT, The Bruges Prinsenhof, 2013; eine Abb. der Residenz findet sich u. a. bei Kat. Karl der Kühne, 2008, S. 173 (nach Antonius SANDERUS, Flandria illustra, Köln 1641).

108  Ms.: maistre Jehan Gros, tresorier wurde von Hand s unterstrichen. – Zu seiner Ernennung zum Trésorier vgl. unten § 74.

109  Ms.: Die letzten drei Zeilen dieser Seite kleiner, gedrängter und mit mehr Kürzungen als sonst geschrieben.

110  Ms.: Dieser Name steht am linken Rand bei der Zeile, in der Jean Gros ebenfalls genannt ist, und wurde gleichzeitig mit der Unterstreichung des Namens im Text eingefügt.

111  29. April 1478.

112  Ms.: Aufgrund der mehrfachen Streichung ist der ursprüngliche Text nicht mehr lesbar.

113  Ms.: obstant certaine autre occupacion steht am linken Rand und eine Marke vor der Strichung zeigt die dafür vorgesehene Stelle im Text. Sie wurde von Hand s geschrieben.

114  Ms.: Es folgt ein kleinerer Abstand zum nächsten Absatz als sonst üblich.

115  Zur Ausführung vgl. unten § 40–67.

116  Vgl. Reg. 34–36 und 45.

117  Ms.: Es folgt ein kleinerer Abstand zum nächsten Absatz als sonst üblich.

118  Ms.: de Lannoy wurde von Hand s über der nicht lesbaren Streichung eingefügt.

119  Wie Anm. 116.

120  Vgl. dazu auch die Bestandsaufnahme der anlässlich des Ordensfest aufgehängten Wappen der Mitglieder in § 32–34. Eine Mitgliederliste des Jahres 1478 findet sich auch bei Chronique de Maximilien I, 1839, S. 293 f.; Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 252 f. (vgl. dazu die Angaben unten in Anm. 187).

121  Ms.: <iiij> v steht über der ersten Streichung. – Die Randbemerkung steht zu Beginn von fol. 12r.

122  Ms.: absent ist unterstrichen.

123  Vgl. Reg. 3 und 14.

124  Kg. Johann hatte ein Entschuldigungsschreiben gesandt, das aber nicht rechtzeitig in Brügge ankam; vgl. Reg. 38.

125  Ms.: absent ist unterstrichen.

126  Vgl. Reg. 34–37. Auch Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 254, berichtet, dass Philippe de Croy hier die Rolle des Stellvertreters übernommen hat.

127  Ms.: absent ist unterstrichen.

128  Vgl. Reg. 45 und 46.

129  Ms.: absent ist unterstrichen.

130  Vgl. Reg. 7 und 18. – Zu Ferrettes beschwerlicher Reise und Gefangennahme, bei der seine mitgeführten Briefe verloren gingen, vgl. die Angaben § 120 und Reg. 13.

131  Vgl. Reg. 13.

132  Vgl. Reg. 28.

133  Das Absageschreiben von Jean de Neufchâtel datiert vom 8. April 1478 und kam nicht mehr rechtzeitig in Brügge an; vgl. dazu Reg. 43. – Fortsetzung in § 119.

134  Ms.: absent ist unterstrichen.

135  Dazu mehr in § 28.

136  Diese Wappentafel ist abgebildet bei BERGEN-PANTENS, Chapitres, 1980, S. 291, Nr. 7.

137  Zu Philippe de Crèvecœur, Jacques de Luxembourg und Jean de Damas mehr in § 28 f.

138  Vgl. Reg. 8 und 17.

139  Vgl. Reg. 26.

140  Vgl. dazu die Angaben in Anm. 130.

141  Fortsetzung in § 119 f.

142  Auch Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 254, berichtet, dass Engelbert von Nassau die Rolle des Stellvertreters übernommen hat.

143  Er verstarb am 21. Okt. 1474; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 15.

144  Er fiel bei Grandson am 2. März 1476; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 64.

145  Er fiel bei Nancy am 5. Jan. 1477; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 73.

146  Er fiel bei Murten am 22. Juni 1476; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 75. – Nach PB 3 § 183 sollten Engelbert von Nassau {77} auf der rechten und Jean de Luxemburg auf der linken Seite sitzen.

147  Vgl. auch die Aufzählungen der verstorbenen Mitglieder in § 27, 33 f. und 153.

148  Ms.: absent ist unterstrichen.

149  Vgl. Reg. 29.

150  Auch Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 254, berichtet, dass Ludwig von Brügge als Eduards Stellvertreter tätig war.

151  Ms.: absent ist unterstrichen.

152  Vgl. Reg. 4 und 16.

153  Kg. Ferdinand hatte die entsprechenden Schreiben ausgestellt, sie kamen jedoch nicht rechtzeitig in Brügge an; vgl. Reg. 30–33. Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 254, berichtet, dass Adolf von Kleve die Rolle des Stellvertreters übernommen hat.

154  Ms.: absent ist unterstrichen.

155  Vgl. Reg. 5, 19 und 39.

156  Ms.: fait wurde aus fais verbessert.

157  Fortsetzung in § 121.

158  Ms.: absent ist unterstrichen.

159  Dazu mehr in § 28 f.

160  Zu seiner Reihung in der linken Seite vgl. die Angaben in Anm. 146.

161  Er verstarb am 8. Sept. 1476; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 39.

162  Ms.: dit le Begghe steht über der Zeile und eine Marke zeigt die dafür vorgesehene Stelle im Text. – Er verstarb während des Jahres 1474; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 19. Nach seinem Tod übergab sein Sohn Baudouin {89} statutengemäß die Ordenskette Hz. Karl {34} im Lager vor Neuss, der sie Guy de Brimeu {76} anvertraute. Nach dessen Tod erhielt Baudouin die Kette wieder zurück und stellte dafür Jean du Chesne als Beautragtem der Witwe von Guy de Brimeu darüber an 7. Mai 1477 eine Quittung aus; dazu PARAVICINI, Guy de Brimeu, 1975, S. 337 f., Anm. 372c (mit Hinweis auf Brüssel, AGR, Fonds de Brimeu).

163  Er verstarb am 15. Aug. 1474; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 45.

164  Er verstarb am 16. Okt. 1473; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 44.

165  Er verstarb am 15. März 1474; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 43.

166  Hz. Karl nahm Adolf von Egmond, Hz. von Geldern und Gf. von Zutphen, 1471 gefangen und verleibte sich im Sommer 1473 dessen Herzogtum gewaltsam ein (dazu ausführlicher PB 3, S. 34–37 § 11 und S. 94–97 § 138–143). Während des Trierer Treffens erhielt Karl am 6. Nov. 1473 eine entsprechende Belehnungsurkunde (vgl. CHMEL, Regesta, 1838, Nr. 6815) und nach Karls Tod wurde Maximilian am 19. April 1479 u. a. mit dem Herzogtum Geldern und der Gft. Zutphen belehnt (vgl. oben § 1, Anm. 3). Im Frühjahr 1477 wurde Adolf von Geldern freigelassen und erhob sogleich mit breiter Unterstützung der Einwohner von Geldern Anspruch auf seine entzogenen Herrschaftsrechte. Während der darauf folgenden kriegerischen Auseinandersetzungen fand er am 27. Juni 1477 den Tod (vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 58). Entsprechend ihrem Anspruch auf das Herzogtum Geldern und die Gft. Zutphen durch Hz. Karl und Hz. Maximilian wird Hz. Adolf hier, wie auch schon in PB 3, nur als Adolf von Geldern und Zutphen ohne Nennung des Herzogs- bzw. Grafentitels genannt.

167  Er wurde während des Genter Aufstands am 3. April 1477 von den Aufständischen enthauptet; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 76.

168  Vgl. zu diesem Fest Anm. 80 und zu den verstorbenen Mitglieder auch § 26, 33 f. und 153.

169  Ms.: Diese Zwischenüberschrift wurde von anderer Hand s vor dem folgenden Absatz eingefügt. – Vgl. zu den in Frankreich befindlichen Mitgliedern in der Einleitung S. 25–27.

170  Philippe Pot genoss zu Lebzeiten Hz. Philipps {01} und Hz. Karls {34} ein hohes Ansehen am burgund. Hof, seit 1474 war er u. a. auch grant maître de l’hôtel Hz. Karls. Nach dessen Tod stelle er sich zunächst auf die Seite von Hz.in Maria, wechselte dann aber in die Dienste Kg. Ludwigs XI. Dieser ernannte ihn im Sept. 1477 zu seinem grand sénéchal von Burgund und ließ ihn in der hzl. Residenz in Dijon logieren. Auch wurde Philipp zum kgl. Rat und Kammerherr sowie zum „chevalier d’honneur du Parlement de Bourgogne“ ernannt; vgl. dazu Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 60; zu seiner Person u. a. auch VAIVRE, Primitif tiré de l’oubli, 2005, S. 816–818 und S. 822–824.

171  Philippe de Crèvecœur diente den Hzz. Philipp {01} und Karl {34} von Burgund als deren Rat und Kammerherr. Darüber hinaus war er Bailli von Arras und Gouverneur der Pikardie und des Artois. Nach Karls Tod wurde er zu einem der Ehrenritter Hz.in Marias ernannt, aber am 5. März 1477 öffnete er den frz. Truppen die Tore von Arras, übergab Kg. Ludwig XI. die von ihm verwalteten Gebiete und trat in dessen Dienste ein; vgl. dazu Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 69; COOLS, Mannen, 2001, S. 277 f., Nr. 55; HAEMERS, Common Good, 2009, S. 22 f.; PARAVICINI, Terreur royale, 2011, S. 554 f.

172  Nach dem Tod Hz. Karls {34} hatte Jean Damas den Mâconnais, den er seit 1467 als Gouverneur und Bailli innehatte, an Kg. Ludwig XI. ausgeliefert. Dieser ernannte ihn darauf hin zum Bailli und seinem lieutenant géneral dieser Gegend und zu seinem Kammerherrn. Darüber hinaus stattete Kg. Ludwig XI. Jean mit einer jährlichen Pension von 5.000 livres aus; vgl. dazu Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 65.

173  Vgl. Reg. 10–13, 24 und 21–25. Kg. Ludwig verbot den an seinem Hof weilenden fünf Vliesrittern die Teilnahme am Fest; vgl. dazu oben in der Einleitung, S. 16 f. mit Anm. 17.

174  Der genaue Zeitpunkt ihres Beitrittes in den von Ludwig XI. im Jahr 1469 gegründeten Michaels-Orden ist nicht bekannt; COLLEVILLE/SAINT-CHRISTO, Ordres, [1925], S. 68 f., gibt an, dass die fünf Vliesritter vor 1479 bzw. 1480 aufgenommen wurden. Zur Geschichte dieses Ordens vgl. u. a. CONTAMINE, L’ordre de Saint-Michel, 1978; VETTER, Ritterorden, 1979, hier S. 33 f. zur Mitgliedschaft dieser Vliesritter; BOULTON, Knights of the crown, 1987, S. 427–447; CONTAMINE, Michaelsorden, 1993; PARAVICINI, Schlichtheit, 2002, S. 67 f.; PB 2, S. 162, Anm. 723; VAIVRE, Primitif tiré de l’oubli, 2005, S. 824 f.

175  In § 2 der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) wurde festgelegt, dass die Mitglieder des Ordens keinem anderen Orden angehören dürfen. Ausgenommen von dieser Bestimmung wurden Kaiser, Könige und Herzöge, die selbst Souverän eines Ordens waren. Bei ihrem Aufnahmeeid mussten alle Mitglieder beschwören, dass sie sich an den Inhalt der Statuten halten werden; so § 82 (neu § 57) der Statuten.

176  Zu ihrem Ausschluss vom öffentlichen Zeremoniell vgl. in der Einleitung S. 26 sowie die Fortsetzung in § 78.

177  Ms.: Hand s fügte die Namen der beiden oberhalb des Absatzes ein und aus Platzgründen den restlichen Text am linken Rand daneben.

178  Jacques de Luxembourg geriet 1475 in frz. Gefangenschaft, etwa zur selben Zeit wie sein Bruder Louis de Luxembourg, der Konnetabel von Frankreich, wegen Verrat hingerichtet wurde. Jacques befand sich dort über 10 Jahre und konnte sich nur daraus befreien, in dem er in die Dienste Ludwigs XI. trat und auch den Michaelsorden (vgl. dazu Anm. 174) annahm; vgl. dazu u. a. VAUGHAN, Charles the Bold, 1973, S. 253; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, S. 158; PAVIOT, Jacques de Luxembourg, 2000, S. 336 f.; vgl. dazu auch Jacques Brief von [1478] Dez. 29 in Reg. 99. 1481 wurde Jacques aus dem Orden ausgeschlossen; dazu mehr in PB 5; zu seiner vorgebrachten Verteidigung nach 1485 vgl. STERCHI, Umgang, 2005, S. 460 f.

179  Anton, Bastard von Burgund, war erster Kammerherr Hz. Karls und wurde während der Schlacht von Nancy gefangengenommen und von Hz. René von Lothringen an Kg. Ludwig XI. ausgeliefert. Dieser versuchte Anton auf seine Seite zu ziehen, in dem er ihm diverse Herrschaften und Auszeichnungen übergab. Am 15. Aug. 1477 legt Anton seinen Treueschwur auf Kg. Ludwig ab (gedruckt bei MÜNCH, Maria und Margarethe, II, 1832, S. 266 f., Nr. 3). Am burgund. Hof bestand auch noch 1481 große Unsicherheit, für welche Seite Anton sich entschieden hatte. Später stellte er sich eindeutig auf die burgund. Seite und gehörte ab 1494 zum engeren Kreis Philipps des Schönen {86}; vgl. dazu COMMIES, Anton van Bourgondie, 1979, S. 64 f.; CLÉMENT, Antoine de Bourgogne, 1990, S. 177 f.; COOLS, Mannen, 2000, S. 246–248, Nr. 24; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, S. 129–131, Nr. 54; PB 5, fol. 37r und passim.

180  Siehe § 28. – Fortsetzung in § 78.

181  Ms.: Bei der Zeile, die mit le duc a la prouchaine feste beginnt, fängt am linken Rand eine senkrechte, leicht geschlängelte Linie an, die über neun Zeilen geht.

182  Ms.: des armes steht über der Zeile und eine Marke weist auf die dafür vorgesehene Stelle im Text hin.

183  Beim Ordensfest von 1468 in Brügge, dem ersten unter Hz. Karl nach dem Tod Hz. Philipps, hing dessen Wappen über dem Sitz des Ordenssouveräns in der Kirche. Erst bei der Totenmesse wurde das Wappen entfernt und der Ordenskanzler rief Hz. Karl offiziell als neuen Souverän aus; vgl. PB 2, S. 38 f., § 3–6 und S. 86 f., § 60.

184  Ms.: pas steht über der Zeile und eine Marke weist auf die dafür vorgesehene Stelle im Text hin.

185  Zur Ausführung dieses Beschlusses vgl. § 76.

186  Zu diesem Fest vgl. Anm. 80.

187  Vgl. dazu auch die Bestandsaufnahme aller Mitglieder in § 26 f., wo auch die Sterbedaten genannt sind; die verstorbenen Mitglieder werden noch einmal in § 153 aufgelistet. – Die Wappen wurden von den Hofmalern Jehan Hennekart oder Pierre Coustain hergestellt; dazu WELZEL, Kunstproduktion, 1997, S. 142 mit Anm. 5 auf S. 152 (mit Hinweis auf DEVLIEGHER, Sint-Salvatorskatedraal, 1979, S. 209–211 und Abb. 290–317; SCHOUTEET, Vlaamse Primitieven, 1989, S. 152–158). Abbildungen aller Wappen sind unter http://balat.kikirpa.be (Stichworte Pierre Coustain und 1478) abrufbar. Die Inschriften der Wappentafeln zitiert Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 252 f. Heute hängen noch im Chor der Salvatorkirche in Brügge insgesamt 28 an dieses Fest erinnernde Wappentafeln über dem Chorgestühl. Wie schon 1478 sind die Wappentafeln in zwei Reihen gehängt, wenngleich die Reihenfolge nicht ganz der historischen Rangfolge der Mitglieder enstpricht. Es fehlten auch die Wappen von Hz. Karl von Burgund {34}, Hz. Maximilian, Johann, Kg. von Aragon {57}, Ferdinand, Kg. von Neapel {72}, Ferdinand, Kg. von Kastilien {71}, und Antoine de Croy {15}. Dagegen befinden sich unter den heutigen Wappentafeln zwei, die 1478 dort nicht vorhanden gewesen waren, nämlich die Tafeln von Jacques de Bourbon {66} und Claude de Montaigu {70}, die beide schon vor 1473 verstarben. Zu den Wappentafeln vgl. auch in der Einleitung S. 19 f. mit Abbildung.

188  Ms.: primo ist unterstrichen.

189  Ms.: Dieser Vermerk, wie auch die der anderen bei den verstorbenen Mitglieder, stehen jeweils am linken Rand.

190  Diese Wappentafel ist abgebildet bei BERGEN-PANTENS, Chapitres, 1980, S. 291, Nr. 7; MARTENS, Biografie, 1992, S. 23 sowie die Beschreibung auf S. 68 f., Nr. 41.

191  Diese Wappentafel ist abgebildet bei STERCHI, Umgang, 2005, S. 771, Abb. 25.

192  Diese Wappentafel ist abgebildet unter https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pieter_Coustens_-_Coat-of-Arms_of_Philip_of_Savoy_-_WGA05543.jpg (11.11.2015).

193  Sein Wappen ist abgebildet bei MARTENS, Biografie, 1992, S. 23 sowie die Beschreibung auf S. 70, Nr. 42; MIRA, Busca, 2007, S. 39 sowie unter http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Shield_of_Edward_IV_as_knight_of_the_Order_of_the_Golden_Fleece.jpg (11.11.2015).

194  Sein Wappen ist abgebildet unter https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pieter_Coustens_-_Coat-of-Arms_of_Anthony_of_Burgundy_-_WGA05542.jpg (11.11.2015).

195  Diese Wappentafel ist u. a. abgebildet bei PARAVICINI, Guy de Brimeu, 1975, Abb. 11 (zwischen S. 400 und 411); dazu auch ebd. S. 427, Anm. 133.

196  30. April 1478.

197  5. Jan. 1477 (n.St.). – Vgl. dazu auch § 2 mit Anm. 9.

198  Vgl. § 10 und 13.

199  Vgl. § 14–18.

200  Vgl. Reg. 1–20.

201  Ms.: notable ist unterstrichen. – Vgl. dazu auch in der Einleitung S. 14.

202  Ms.: principales wurde von Steenberch am rechten Rand außerhalb des Schriftspiegels eingefügt.

203  Ms.: de ladite steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

204  Lies: bancs.

205  Lies: local.

206  Zu ihrer Person vgl. die Angaben in § 5, Anm. 16 und 20.

207  Lt. KERVYN DE LETTENHOVE, Histoire de Flandre, V, 1850, S. 290, wurden in der Kirche die Gideon-Tapisserien gezeigt. Die 1449 von Hz. Philipp {01} angeschafften Tapisserien standen in enger Verbindung mit dem von ihm gegründeten Orden vom Vlies und wurden immer wieder bei den Ordensfesten (so z. B. 1473) aber auch anderen wichtigen Festen der Burgunderherzöge und später von den Habsburgern gezeigt; zu ihnen vgl. die Angaben u. a. bei PB 3, S. 50 mit Anm. 121 f. (mit zahlreichen Literaturangaben). Einen Überblick über den Tapisserienbesitz der Burgunderherzöge bieten u. a. CHEYNS-CONDÉ, Tapisserie, 1985; EICHBERGER, Tapestry production, 1992; BUREN-HAGOPIAN, Images monumentales, 1996; FRANKE, Tapisserie, 1997; SCHNERB, État bourguignon, 1999, S. 359–363; RAPP BURI, STUCKY-SCHÜRRER, Tapisserien, 2001; EHM, Burgund, 2003, S. 155–158; SCHMITZ-VON LEDEBUR, Textilien, 2009.

208  30. April 1478.

209  Zur Ausschmückung des Festsaales vgl. auch § 97.

210  Bekannt ist der rote Ordensornat des Ordens vom Goldenen Vlies, das in vielen Abbildungen über den Orden zu sehen ist; vgl. dazu ausführlich unten Anm. 309. Für die Totenmessen und Trauergottesdienste besaß jedes Mitglied des Orden aber auch seinen schwarzen Mantel und eine schwarze Kappe; vgl. dazu § 52 (neu § 27) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14). Eine Darstellung der schwarzen Ordensmontur aus der Mitte des 16. Jahrhunderts befindet sich in AOGV, Codex 42, fol. 25v; abgebildet auf der Frontseite des Tagungsbandes Haus Österreich und der Orden vom Goldenen Vlies, 2007.

211  KERVYN DE LETTENHOVE, Histoire de Flandre, V, 1850, S. 290 erwähnt in diesem Zusammenhang Toison d’or und drei weitere (namentlich nicht genannte) Wappenkönige.

212  Der Name des vierten officiers d’armes fehlt. In Maximilian Hofordung von Sept. 1477 werden vier Herolde genannte: Toison d’or, Fusil, Namur und Saint-George; vgl. GACHARD, Ordonnance 1477, 1857, S. 123. Nach VAUGHAN, Charles the Bold, 1973, S. 193, waren unter Hz. Karl fünf Wappenkönige (Toison d’or, Brabant, Flandern, Artois und Hennegau), der Wappenmarschal von Brabant, sieben Herolde (Burgund, Franche-Comté, Salins, Limbourg, Luxembourg, Charolais und Lothier) sowie vier Persevante (Fusil, Chasteau Belin, Gorinchem, und Le Quesnoy) tätig. – Zu den Wappenröcken der Herolde dieser Zeit vgl. u. a. HABLOT, Revêtir le prince, 2006.

213  Namentliche Nennungen der nicht dem Orden vom Goldenen Vlies angehörigen Teilnehmer an den Feierlichkeiten finden sich in § 47, 68, 75 und 95.

214  Mit diesem Schimmel wurde dann die Ordenskette Hz. Karls in die Kirche gebracht; vgl. § 45; dies erwähnt auch KERVYN DE LETTENHOVE, Histoire de Flandre, V, 1850, S. 290. SCHWEDLER, Herrschertreffen, 2008, S. 365–367, zeigt, dass weiße Pferde im Spätmittelalter vornehmlich vom Papst und von Königen geritten wurden und in der Forschung deshalb davon ausgegangen wird, dass damit ein symbolischer Herrschafts- und Souveränitätsanspruch zum Ausdruck gebracht wurde. Dazu auch KINTZINGER, Reiter, 2003, S. 322–349; PARAVICINI, Theatre, 2012, S. 44 f. und 52 f.

215  Eine Ordenskette aus dem 15. Jahrhundert befindet sich heute in der Schatzkammer des Kunsthistorischen Museums in Wien und war auch während der großen Karl der Kühne-Ausstellungen in Bern, Brügge und Wien zu sehen; vgl. dazu u. a. Kat. Karl der Kühne, 2008, S. 189, Nr. 16 mit Tafel 3 (hervorragende Abb.); FILLITZ, Schatz, 2009, S. 40 f. mit Abb. 3. Dazu auch MÜLLER, Orden, 2009, S. 5 mit Abb. Siehe auch die Datenbank des Museums unter http://bilddatenbank.khm.at/viewArtefact?id=100661 (11.11.2015).

216  Toison d’or trug in seinem Amt eine große Kette, die sogenannte Potence, an der jeweils die Wappen der aktuellen Mitglieder des Ordens hingen. Unter Karl V. {108} wurde 1516 eine Kette hergestellt, die heute noch erhalten und in der Schatzkammer des Kunsthistorischen Museums in Wien zu sehen ist; vgl. dazu u. a. PB 2, S. 197 mit Anm. 26; HABLOT, Revêtir le prince, 2006, S. 767–771 (mit Abb.); Kat. Karl der Kühne, 2008, S. 190, Nr. 17 mit Abb. 73 auf S. 186; FILLITZ, Schatz, 2009, S. 49 mit Abb. 1 und 8. Vgl. dazu auch die Datenbank des Museums unter http://bilddatenbank.khm.at/viewArtefact?id=100355 (11.11.2015).

217  Die Mutter von Adolf von Kleve, Herr von Ravenstein, war Maria von Burgund (1393–1463), Hz.in von Kleve und Schwester Hz. Philipps des Guten {01}. Somit war Adolf mütterlicherseits eng mit dem burgund. Herzogshaus verwandt und ein Onkel Hz.in Marias; vgl. dazu u. a. COOLS, Mannen, 2000, S. 336 f., Nr. 131.

218  § 21 (neu § 18) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) regelt, dass unter den Mitgliedern nicht deren Herkommen, Besitz oder Titel die Rangfolge bestimmen soll, sondern alleine die Länge ihrer Mitgliedschaft. Bei gleichzeitig aufgenommenen Mitgliedern wurde der Rang noch durch das Alter ihres Ritterschlages bestimmt.

219  Vermutlich wurde in den Protokollbüchern nachgeschaut, welches der anwesenden Mitglieder tatsächlich am längsten dem Orden angehörte; Jean de Lannoy wurde 1451 während des Ordensfestes in Mons gewählt; vgl. PB 1, S. 107, § 10. Nur der abwesende Jean de Melun {28} gehörte dem Orden länger als Jean de Lannoy an, denn er wurde schon 1432 während des Ordensfestes in Brügge gewählt, vgl. PB 1, S. 38, § 9.

220  Fortsetzung in § 53.

221  Ms.: Die Randbemerkung steht am Anfang des Absatzes.

222  Diesen prozessionsartigen Gang zur Kirche beschreiben auch VERSCHELDE, Feeste, 1873, S. 26 (nach Stadtbibl. Brügge, Historisch Fonds ms. 437 [Excellente Chronycke van Vlaanderen]); KERVYN DE LETTENHOVE, Histoire de Flandre, V, 1850, S. 290; DÜNNEBEIL, Zeichen, 2012, S. 114 f.; DIES., Order of the Golden Fleece, 2013, S. 60 f. Vergleichbare Aufstellungen der beteiligten Personen sind auch schon von den Ordensfesten aus den Jahren 1468 und 1473 überliefert, vgl. PB 2, S. 77–80, § 45 f. und PB 3, S. 37–39, § 12; mit der damit verbundenen öffentlichkeitswirksame Repräsentation des Ordens beschäftigt sich DÜNNEBEIL, Selbstdarstellung, 2003; DIES., Innen und Außen, 2005, S. 252 f.

223  Ms.: et greffier ensemble wurde von Hand s am linken Rand eingetragen und eine Marke zeigt die dafür vorgesehene Stelle im Text an.

224  Ms.: le darrenier, seul, tenant toutevoie du lez senestre ist unterstrichen und zusätzlich mit einer geschlängelten, senkrechten Linie am linken Rand hervorgehoben.

225  Ms.: en steht über der Zeile und eine Marke zeigt die dafür vorgesehene Stelle im Text an.

226  Ms.: ledit steht über der Zeile und eine Marke zeigt die dafür vorgesehene Stelle im Text an.

227  Ms.: le wurde nachträglich zu les korrigiert.

228  Ms.: Thoison d’or, alant a piet … portant le collier d’or dessusdit ist unterstrichen.

229  Zur Identifizierung der vier Herolde vgl. § 40.

230  Zu den Aufgaben und Funktionen von Herolden bei Leichenbegängnissen vgl. MELVILLE, Heroldwesen, 2002, S. 303.

231  Zu Herzogswitwe Margarete vgl. Angaben in § 5, Anm. 16 und 20.

232  Vgl. § 42.

233  Ms.: les chevaliers freres comme lesdis officiers … par maniere de deul ist unterstrichen.

234  Zu Lucas de Tolentis vgl. die Angaben in § 8 mit Anm. 32. – Zu den bei den Ordensfeierlichkeiten anwesenden Gästen vgl. auch § 41, Anm. 213.

235  Zu Georg von Baden, Bf. von Metz, vgl. die Angaben in § 5 mit Anm. 17.

236  Zu ihm vgl. die Angaben in § 10 mit Anm. 58.

237  Pierre de Luxembourg wurde während der folgenden Tage als neues Mitglied in den Orden vom Goldenen Vlies aufgenomen; vgl. § 134. – Zu seiner Person vgl. u. a. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 83; COOLS, Mannen, 2000, S. 361 f., Nr. 165.

238  Adolf, Gf. von Nassau-Wiesbaden (1443–1511) kam Anfang der 1470er Jahre an den Hof von Kaiser Friedrich III. {94}, machte dort Karriere und trat Ende 1473 in die Dienste Hz. Maximilians. Er begleitete ihn auf seiner Brautfahrt in die Niederlande, wurde 1479 zum Marschall von Geldern und Zutphen und im Jahr darauf als dortiger Generalstatthalter ernannt. 1493 wurde er als Maximilians Hofmeister bezeichnet. Er gehörte sicherlich zu den engsten Vertrauten Hz. Maximilians; zu seiner Person vgl. u. a. WEBERN, Grafen von Nassau, 1978, S. 29–132; WIESFLECKER, Maximilian, 5, 1986, S. 46–49; HEINIG, Friedrich III., 1997, S. 1184–1187; COOLS, Mannen, 2000, S. 371 f., Nr. 186; HEINIG, Akteure, 2006, S. 142 f.; dazu auch unten § 221, Anm. 84.

239  Jan van der Bouverien, Herr von Wiere († 1493) hatte unter Hz. Karl {34} eine hohe und einflussreiche Position am Parlament von Mecheln inne. Im Mai 1477 erhielt er den Vorsitz im neugegründeten Großen Rat; zählte im Nov. 1477 zu den Räten und Kammerherren Hz. Maximilians und wurde 1481 zum Kanzler von Brabant ernannt. Während der Feierlichkeiten zur Übergabe der Ordenssouveränität, hielt er im Namen Maximilians eine an den Orden (und die Öffentlichkeit) gerichtete Rede (§ 51 f.) und wurde im Anschluss des Zeremoniells von Maximilian zum Ritter geschlagen (§ 67). Vgl. zu seiner Person u. a. COOLS, Mannen, 2000, S. 256 f., Nr. 32. – Zu seiner Rede vgl. § 51 f.

240  Zu seiner Person vgl. § 10, Anm. 61.

241  Jean de Carondelet (1428/29–1501/02), Herr von Champvans, wurde unter Hz. Karl von Burgund {34} zum Vorsitzenden des Großen Rates und des Parlaments von Mecheln eingesetzt. Mit der Abschaffung des letzeren wurde er zum Präsident von beiden Parlamenten Burgunds ernannt und 1480 zum Kanzler. Sowohl unter Hz.in Maria, Hz. Maximilian und deren Sohn Philipp {86} ist er als Rats- und Kammerherr genannt; zu seiner Person vgl. u. a. KERCKHOFFS-DE HEY, Grote Raad 2, 1980, S. 41 f.; COOLS, Mannen, 2000, S. 268–270, Nr. 43; Regesten Friedrichs III., Suppl. 1, 2008, S. 60, Reg. 34, Anm. 4.

242  Als Vertrauter Hz. Karls {34} diente Antoine Haneron (ca. 1400–1490) diesem als Finanzfachmann und Diplomat. So war er auch an den Vorbereitungen des großen Treffens zwischen Kaiser Friedrich III., Hz. Maximilian und Hz. Karl 1473 in Trier sowie an den Verhandlungen um die burgundisch-habsburgische Heirat beteiligt. Während der Unruhen in Gent im Frühjahr 1477 wurde er von den Aufständischen gefangengenommen und am 14. Aug. 1477 gegen eine Lösegeldzahlung wieder freigelassen; danach scheint er aber seine aktive politische Laufbahn beendet zu haben; zu seiner Person vgl. u. a. STEIN, Haneron, 1937; EHM, Burgund, 2002, S. 244–246; PRIETZEL, Imitation, 2004, S. 101.

243  Zu dieser Zeit waren Olivier de la Marche und Nicolas d’Aveluys die beiden Hofmeister unter Hz. Maximilian; vgl. GACHARD, Ordonnance 1477, 1857, S. 119. Zu den beiden vgl. die Angaben in § 20, Anm. 105 und § 95 mit Anm. 57.

244  Lies: planchers.

245  Ms.: Links vor der Zeile, die mit Et mesmement beginnt, befindet sich ein Doppelstrich.

246  Eine Zusammenfassung der Rede bieten Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 250 f. Diese Rede erwähnen auch Mémoires de la MARCHE, 3, 1885, S. 250; BARANTE/GACHARD, HISTOIRE, II, 1838, S. 601; DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 337; KERVYN DE LETTENHOVE, Histoire de Flandre, V, 1850, S. 290. Nach VERSCHELDE, Feeste, 1873, S. 26 (nach Stadtbibl. Brügge, Historisch Fonds ms. 437 [Excellente Chronycke van Vlaanderen]), dauerte diese Rede een heure lanc. Zur Rede als Form der burgund. Propaganda vgl. allgemein PRIETZEL, Rhetoric, 2006; PRIETZEL, Reden, 2008; zur Kenntnis klassischer Autoren vgl. u. a. DUMOLYN, Justice, 2006. – Der Redner zeigt, dass er umfassende Kenntnisse in Theologie, Philosphie und in der klassischen lateinischen Literatur besitzt. Eine Reihe seiner Anspielungen und Zitate konnten wir verifizieren, eine eingehende Untersuchung würde jedoch den zeitlichen Rahmen sprengen und soll an anderer Stelle erfolgen.

247  Ms.: Diese Zwischenüberschrift wurde später mit dunklerer Tinte von Steenberch eingetragen.

248  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

249  Iuvenal, Saturae XI, 34.35.

250  Cicero, De oratore XXVI 116.

251  2. Buch Moses und Esther.

252  Ms.: Dominus tecum virorum fortissime ist unterstrichen. Es handelt sich dabei um das Bibelzitat Richter 6, 12, und wird während der Rede noch mehrfach wiederholt. Am linken Rand bei der Zeile, die mit fortissime. Pro quibus verbis beginnt, fügte Hand s thema ein. – Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze eingefügt.

253  Boecius, Consolatio Philosophiae III, Pr. 12.38.

254  Ovid, Metamorphosen I 84–86.

255  Ms.: Am linken Rand neben der Zeile, die mit quo quanto corruptibile beginnt, notierte Hand s cor.

256  Ms.: corpus steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehenen Stelle im Text.

257  Zu den Vorfahren Hz. Philipps des Guten und dessen Lebenswerk siehe u. a. VAUGHAN, Philip the Good, 1970. Vgl. die Würdigung von Hz. Philipp in PB 2, S. 90 f., § 63 sowie in Guillaume Fillastre, 1. Buch vom Goldenen Vlies; gedruckt bei FILLASTRE, Ausgewählte Werke, 2003, S. 268–202, Nr. VIII. Es ist vorstellbar, dass der Ordenskanzler Ferry de Clugny Fillastres Werk über den Orden vom Goldenen Vlies als Vorlage für seine Rede nutzte. Zu diesem Werk ausführlich FILLASTRE, Ausgewählte Werke, 2003, S. 42–62.

258  Vergil, Aeneis I 374.

259  Ms.: Am linken Rand bei der Zeile, die mit eternam ad laudem beginnt, notierte Hand s Virgilius. Hier beginnt auch eine über vier Zeilen gehende geschlängelte, senkrechte Linie.

260  Vergil, Aeneis VI 353 f.

261  Ms.: dicam steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehenen Stelle im Text.

262  Hz. Philipp gründete anlässlich seiner Hochzeit mit Isabella von Portugal († 1471), Tochter König Johanns I. († 1433), am 10. Januar 1430 (n.St.) in Brügge den Orden vom Goldenen Vlies; vgl. dazu u. a. PB 1, S. 29 mit Anm. 3; Court and Civic Society, 2007, S. 130–137; MÜLLER, Orden, 2009.

263  Hz. Maximilians Mutter Eleonore († 1467) war die Tochter Kg. Eduards von Portugal († 1438), der ein Bruder von Hz.in Isabella von Portugal war; vgl. Stammbaum in Kat. Karl der Kühne, 2008, S. 20.

264  Vgl. in der Bibel Richter 6, 37–40. Zur Symbolik des Ordens vgl. u. a. das Vorwort zu Guillaume Fillastres erstem Buch vom Goldenen Vlies; gedruckt bei FILLASTRE, Ausgewählte Werke, 2003, S. 254–259, Nr. VI, hier S. 256 f. (zu diesem Werk vgl. die Angaben in Anm. 257); des Weiteren BOULTON, Order of the Golden Fleece, 2006, S. 33 f.; PAVIOT, Emblématique, 2007, S. 12 f.; MÜLLER, Orden, 2009, S. 5 f.

265  Tatsächlich handelt es sich um ein Zitat aus Psalm 72, 6.

266  Ms.: Am linken Rand bei der Zeile, die mit principem cristianissimum commoverunt beginnt, notierte Hand s cause institucionis ordinis principales.

267  Ms.: primum ist unterstrichen. Dazu hatte Hand s auch noch am linken Rand pa notiert.

268  Ms.: nichil est quod munere clariori prefulgeat quam recta fides in principe ist unterstrichen. Er bezieht sich dabei auf den Fürstenspiegel des Thomas von Aquin De regimine principum. Auch in der Einleitung der Statuten des Ordens wurde erwähnt, dass der Orden vom Goldenen Vlies zu Ehren der Mutter Gottes und zum Schutz der Kirche eingerichtet wurde; vgl. dazu u. a. PB 1, S. 196 f.

269  Ms.: Am linken Rand der Zeile, in der secunda steht, hatte Hand s auch noch 2a notiert.

270  Corpus Iuris Canonici, Decreti Prima Pars, Distincio XLVI sowie Decreti Secunda Pars, Causa III, Quest. V, c. 20 und c. 21; vgl. dazu die online-Edition http://geschichte.digitale-sammlungen.de/decretum-gratiani/online/ (Nov. 2015).

271  Es handelt sich wohl um den italienischen Humanisten Franceso Filelfo (1398–1481); vgl. GIUSTINANI, Francesco Filelfo, 1989.

272  1442 kam eine burgund. Flottilie den Johannitern auf Rhodos zur Hilfe; vgl. VAUGHAN, Philip the Good, 1970, S. 270 f.; PAVIOT, Politique navale, 1995, S. 108–111.; PB 1, S. 90 f., § 63 mit Anm. 307.

273  Zur Frühzeit Burgunds vgl. u. a. RICHARD, Burgunder, 1983; SCHNERB, État bourguignon, 1999, S. 11–16; KAISER, Burgunder, 2004.

274  Ms.: Am rechten Rand außerhalb des Schriftfeldes vermerkt Hand s, dass richtigerweise expulit statt expulsit stehen sollte.

275  Ms.: Am linken Rand der Zeile, in der tercia steht, hatte Hand s auch noch 3a notiert.

276  Valerius Maximus 2.1.10.

277  Lies: ad tibeas.

278  Ms.: Sanxiones ist unterstrichen. Am linken Rand vermerkt Hand s, dass es richtigerweise Scipiones heißt.

279  Corpus Iuris Canonici, Decreti Prima Pars, Distincio VIII; vgl. dazu die online-Edition http://geschichte.digitale-sammlungen.de/decretum-gratiani/seite/bsb00009126_00058 (Nov. 2015).

280  Gemeint sind damit Alfons, Kg. von Aragon {41}, Johann, Kg. von Aragon und Navarra {57}, Johann, Hz. von Coïmbra und Regent von Zypern{56}; Karl, Hz. von Orléans {37}; Johann, Hz. der Bretagne {38}, Johann, Hz. von Alençon {39}, Johann, Hz. von Kleve {47}; Adolf, Hz. von Geldern {58}; Jacques de Bourbon {66} (Aufnahme 1468), Philipp von Savoyen {68} (Aufnahme 1468) und Mathieu de Foix {40}.

281  Ms.: dominus tecum virorum fortissime ist unterstrichen. Vgl. dazu die Angaben in Anm. 252.

282  Sprüche 10.

283  Ms.: L in suis et L fi S konnten nicht aufgelöst bwz. identifiziert werden.

284  Sprüche 3?

285  Ms.: Bei der Zeile, die mit virtutum insignia Gedonis beginnt, fängt am linken Rand eine senkrechte, geschlängelte Linie an, die bis zum Ende der Seite und auf der folgenden Seite noch über weitere neun Zeilen reicht.

286  Sprüche 6.

287  Ms.: Das ursprüngliche Aristolis wurde in Aristotilis verbessert, in dem ti über die Zeile geschrieben und eine Marke auf die dafür vorgesehene Stelle gesetzt wurde.

288  Hiob 8.

289  Ms.: virorum fortissime dominus tecum ist unterstrichen. Vgl. dazu die Angaben in Anm. 252.

290  Zur Person Hz.in Marias vgl. die Angaben in § 1, Anm. 4.

291  Ms.: Das ursprüngliche Echielem wurde in Ecechielem verbessert, in dem ce über die Zeile geschrieben und eine Marke auf die dafür vorgesehene Stelle gesetzt wurde. – Möglicherweise spielt er hier auf Hezekiel 3 an.

292  So z. B. Proverb 29,4: rex iustus terram erigit.

293  1. Makkabäer 2, 66.

294  Buch Jesus Sirach oder Ecclesiasticus 47, 15–16.

295  Verweis auf Augustinus, De civitate Dei, und auf die Fürstenspiegel (De regimine Principum) von Aegidius Romanus und Thomas von Aquin (zu letzterem vgl. auch Anm. 268).

296  Am Rand que principe.

297  Ms.: Am linken Rand vor der Zeile, mit a Philippo beginnt, fängt ein dicker über zwei Zeilen gehender senkrechter Strich an; bei der darauf folgenden Zeile beginnt eine über 15 Zeilen gehende senkrechte, geschlängelte Linie. Am Übergang der beiden Linien steht links von Hand s geschrieben que principe conveniunt.

298  Valerius Maximus, Li. II C X.

299  Ms: Das zweite nil ist überflüssig. Vermutlich entstand diese Wortverdopplung durch den Zeilenumbruch.

300  Vergil, Aeneis I 657 ff.

301  Ms.: virorum fortissime dominus tecum ist unterstrichen. Vgl. dazu die Angaben in Anm. 252.

302  Zu Jan van der Bouverien, Herr von Wiere, vgl. die Angaben in § 47 mit Anm. 239.

303  Diese Rede erwähnen Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 251; VERSCHELDE, Feeste, 1873, S. 26 (nach Stadtbibl. Brügge, Historisch Fonds ms. 437 [Excellente Chronycke van Vlaanderen]); BARANTE/GACHARD, Histoire, II, 1838, S. 601 f.; KERVYN DE LETTENHOVE, Histoire de Flandre, V, 1850, S. 290.

304  Vgl. § 10.

305  Vgl. Reg. 1–20.

306  Ms.: ledit collier steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehenen Stelle im Text.

307  Vgl. dazu die Beschlussfassung in § 44.

308  Vgl. § 37.

309  Während des Ordensfestes von 1473 hatte Hz. Karl {34} neue Ordensgewänder eingeführt, die bei großen Festveranstaltungen getragen werden sollten. Es handelt sich dabei um bodenlange purpurfarbene Samtmäntel mit weißem Damastfutter und aufwendiger Goldstickerei von Ordenssymbolen. Dazu passend trugen die Mitglieder Kappen aus purpurfarbenem Samt. Auch die Amtsträger des Ordens hatten vergleichbare Gewänder, jedoch ohne Stickerei. Gleichzeitig wurde die Kleiderordnung bei den verschiedenen zu besuchenden Gottesdiensten definiert; vgl. dazu ausführlich in PB 3, S. 17–19 (mit Hinweis auf die Statuten und deren Ergänzung, mit Querverweisen auf die entsprechenden Stellen im Protokoll und auf Literatur). Zum schwarze Ornat vgl. die Angaben in § 40 mit Anm. 210.

310  Zur Kette des Wappenkönigs vgl. die Angaben in § 42, Anm. 216.

311  Zu Adolf, Gf. von Nassau, vgl. die Angaben § 47 mit Anm. 238.

312  Ms.: lui steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehenen Stelle im Text.

313  Den Ritterschlag erwähnen u. a. Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 251; FUGGER, Spiegel der Ehren, 1668, S. 881; BARANTE/GACHARD, HISTOIRE, II, 1838, S. 602; DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 337; KERVYN DE LETTENHOVE, Histoire de Flandre, V, 1850, S. 290; GLEZERMAN/HARSGOR, Cleve, 1985, S. 213; SMEDT, Jan van Lannoy, 1992, S. 73. Siehe dazu auch oben in der Einleitung S. 15.

314  Vgl. § 37.

315  Zum Zeremoniell des Aufnahmeeides aller Mitglieder, nicht nur der Souverän, gehörte es, dass sie beim Sprechen der Eidesformel das Schwurkreuz und das Meßbuch berührten; vgl. dazu auch das Zeremoniell der Neuaufnahmen in den folgenden Tagen in § 159 und 166 f. sowie allgemein SCHWEDLER, Herrschertreffen, 2008, S. 154 f. Das Schwurkreuz befindet sich noch heute im Besitz des Ordens und findet dort auch heute noch bei Neuaufnahmen seine Verwendung. Außerhalb der Ordensfeste ist es in der Schatzkammer des Kunsthistorischen Museums in Wien zu sehen; vgl. dazu die Angaben in PB 1, S. 31, Anm. 18 sowie PB 3, S. 69, Anm. 205; SALET, Croix de serment, 1974. Das Schwurkreuz war auch bei den internationalen Karl der Kühne-Ausstellungen in Bern, Brügge und Wien zu sehen, vgl. dazu Kat. Karl der Kühne, 2008, S. 182, Nr. 10 mit Tafel 1 (mit hervorragenden farbigen Abbildungen); FILLITZ, Schatz, 2009, S. 49 mit Abb. 11. Vgl. dazu auch die Datenbank des Museums unter http://bilddatenbank.khm.at/viewArtefact?id=100333 (11.11.2015). – Über das Aussehen und den Verbleib des Meßbuches ist dagegen nichts bekannt, dazu ausführlicher PB 3, S. 69, Anm. 205.

316  Maximilians Inauguration ist in Brüssel, BR, ms. 13.073–74 (Excellente Chronycke van Vlaanderen), fol. 335v dargestellt; vgl. dazu Kat. Toison d’or, 1962, S. 131, Nr. 49; SMEDT, Jan van Lannoy, 1992, S. 74, Abb. 6. Zu dieser Handschrift, die in einem zweiten Exemplar in Brügge, Stadtbibl., Historisch Fonds ms. 437, vorhanden ist, vgl. auch Kat. Karl der Kühne, 2008, S. 351, Nr. 162.

317  Die nun folgenden Eideszeremonie wird zitiert bei Toison d’or, 1689, S. 208–214 und ausführlich beschrieben bei DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 337–339. Dazu auch VERSCHELDE, Feeste, 1873, S. 26 f. (nach Stadtbibl. Brügge, Historisch Fonds ms. 437 [Excellente Chronycke van Vlaanderen]); SMEDT, Jan van Lannoy, 1992, S. 73 f.

318  Die Eidesformel wird zitiert bei Toison d’or, 1689, S. 208. – DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 337 f., zitiert folgenden (frz.) Eid: Moi, Maximilien, par la grâce de Dieu, archiduc d’Autriche, duc de Bourgogne, comte de Flandre etc., chef et souverain de la Toison d’or, je promets sur ma parole de prince, et jure sur les saints Evangiles et sur la croix sainte, de maintenir les privilèges et d’observer inviolablement les statuts et ordonnances du dit ordre, selon leur forme et teneur.

319  Lannoy spricht hier den leicht abgewandelten Begrüßungsspruch, mit dem normalerweise der Souverän ein neues Mitglied nach seiner Eidesleistung im Orden willkommen heißt und von diesem mit der Fürbitte bei Gott erwidert wird; vgl. dazu den vorgeschriebenen Text in § 85 (neu § 59) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14). DELEGIERE, Fête en 1478, 1842, S. 337, druckt die von Lannoy gesprochenen Worte in frz. Übersetzung. – Nach Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 251, sagte Lannoy dagegen: Très hault et très puissant prince, pour le sens, preudhomie, vaillance, vertus et bonnes meurs que nous esperons estre en vostre très noble personne, l’ordre vous rechoit en son aimable compagnie; en signe de ce, je vous donne ce collier d’or. Dieu doint que le puissiez à la loenge et augmentation de vos merites. Danach auch BARANTE/GACHARD, Histoire, II, 1838, S. 602; KERVYN DE LETTENHOVE, Histoire de Flandre, V, 1850, S. 290 f. FUGGER, Spiegel der Ehren, 1668, S. 881 schreibt ihm folgende Worte zu: Durchleuchtigster Fuerst! Der Ritter Orden des Gueldnen Vlueß / das Gott begluecke! nimt E. Durchl. von wegen eurer hohen Tugend und Dapferkeit des Gemuets / mit welcher die Hoheit Eures Stammens und Glueckes sich vergleichet / in seine Genoßschaft an und auf / und bestaetigt hiemit E. Durchl. zu desselben Obristen Haupt / Vorsteher und Beschirmer.

320  Ms.: Diese Randbemerkung, die links und rechts mit einer senkrechten geschweiften Linie umrahmt ist, steht am Anfang des Absatzes und ist wohl gleichzeitig entstanden.

321  Ms.: Diese Randbemerkung, die links und rechts mit einer senkrechten geschweiften Linie umrahmt ist, beginnt bei der Zeile, die mit Apres ce serment ainsi fait beginnt.

322  Ms.: Links vor der Zeile, die mit Et tantost beginnt, befindet sich ein Doppelstrich.

323  Die Eidesformel wird zitiert bei Toison d’or, 1689, S. 210. DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 338, zitiert folgenden (frz.) Eid: Moi, Jean de Lannoy, je promets et je jure sur les saints Evangiles et sur la croix sainte, respect et honneur au sérénissime prince Maximilien, archiduc d’Autriche, duc de Bourgogne, chef et souverain de la Toison d’or. Je lui jure obéissance en tout ce qui concerne les statuts et les ordonnances du dit ordre, ainsi que je l’ai solennellement juré et promis, lors de ma réception.

324  Zur Bedeutung des Bruderkusses vgl. OSCHEMA, Freundschaft, 2006, S. 525–538.

325  Ms.: Diese Randbemerkung, die links und rechts mit einer senkrechten geschweiften Linie umrahmt ist, steht am Anfang des Absatzes.

326  In der ursprünglichen Fassung der Statuten des Ordens vom Goldenen Vlies von 1431 waren die Bestimmungen für die Amtsträger des Ordens an verschiedenen Stellen der 103 Paragraphen verteilt, bei der Statutenrevision von 1445 wurden ihre Bestimmungen von denen der Ordensmitglieder getrennt und die Amtsträger erhielten ihre eigenen 28 Paragraphen umfassende Statuten; vgl. dazu PB 1, S. 194f und ebd. die Edition der ursprünglichen Fassung S. 195–231 sowie die Angaben oben S. 16, Anm. 14.

327  Die Eidesformel wird zitiert bei Toison d’or, 1689, S. 212.

328  Ms.: Diese Randbemerkung, die links und rechts mit einer senkrechten geschweiften Linie umrahmt ist, steht zu Beginn des Eides des Ordenskanzlers.

329  Ms.: Diese Randbemerkung, die links und rechts mit einer senkrechten geschweiften Linie umrahmt ist, steht zu Beginn der Zeile, die mit a mondit seigneur le duc, chief et souverain beginnt.

330  Zur Bedeutung und Verbreitung dieses Hymnus vgl. u. a. HÄUSSLING, Te Deum, 1997.

331  Ces ceremonies ainsi faites et observees […] le grant chœur se sont retournez wird zitiert bei MERKLEY, Role, 1998, S. 356.

332  Zu Jan van der Bouverien, Herr von Wiere, vgl. die Angaben in § 47 mit Anm. 239.

333  Diesen Ritterschlag erwähnen auch Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 253; DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 540. Weitere Ritterschläge erfolgten am 1. Mai im Laufe der der „Große Messe“; vgl. § 95. – Auch Karl der Kühne hat 1473 das Ordensfest zum Anlass genommen, Georges Chastellain und Thomas Malet zum Ritter zu schlagen; vgl. PB 3, S. 42 f. § 18 und S. 45 § 22.

334  Zu Adolf, Gf. von Nassau, vgl. die Angaben § 47 mit Anm. 238.

335  Vgl. § 45.

336  Zur Ausstattung des Festsaales vgl. auch die Angaben in § 39 sowie in § 68.

337  Zu Georg von Baden, Ebf. von Metz vgl. die Angaben in § 5 mit Anm. 17. – Zu den bei den Ordensfeierlichkeiten anwesenden Gäste vgl. auch § 41, Anm. 213.

338  Zu Christoph von Baden vgl. die Angaben in § 10 mit Anm. 58.

339  Zu seiner Person vgl. die Angaben in § 47 mit Anm. 237.

340  Zu Jan van der Bouverien, Herr von Wiere, vgl. die Angaben in § 47 mit Anm. 239.

341  Zum Schaugeschirr vgl. die Angaben in PB 3, S. 51 mit Anm. 126 sowie KÜMMEL, Fürsten im Wettstreit, 2009; SPIESS, Schatz, 2010, S. 274–276; CARON, Banquet, 2007, S. 18 f.

342  1. Mai 1478.

343  Nach § 52 (neu § 27) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) sollen die Mitglieder am Abend vor dem eigentlichen Beginn des Ordensfestes gemeinsam eine Vigilienmesse besuchen.

344  Am 28. April überfiel Ludwig XI. die Stadt Condé. Vgl. dazu u. a. Mémoires de la MARCHE, 3, 1885, S. 251 f. mit Anm. 5; BARANTE/GACHARD, Histoire, II, 1838, S. 602; BOCK, Maximilian, 1970, S. 41 f.; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 142 f.

345  Ms.: Der Rest der Seite und das folgende Blatt (fol. 28) sind unbeschrieben.