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Kritikfiguren / Figures de la critique

Festschrift für Gérard Raulet zum 65. Geburtstag / En Hommage à Gérard Raulet

Series:

Olivier Agard, Manfred Gangl, Françoise Lartillot and Gilbert Merlio

Diese Festschrift, die Gérard Raulet zu seinem 65. Geburtstag gewidmet ist, will den Dank des engeren Kreises seiner Kollegen und Schüler zum Ausdruck bringen, die von seiner Lehre und vom wissenschaftlichen Austausch mit ihm, insbesondere im Rahmen der von ihm 1982 gegründeten Groupe de recherche sur la culture de Weimar an der Maison des Sciences de l’Homme in Paris, entscheidende Anregungen erfahren haben. Die hier versammelten 27 Beiträge können nur einen bescheidenen Ausschnitt aus dem umfassenden Forschungsfeld widerspiegeln, das ihm zu seiner internationalen Anerkennung als Germanist, Ideengeschichtler und Philosoph verholfen hat.


Ce volume d’hommage dédié à Gérard Raulet à l’occasion de son soixante-cinquième anniversaire exprime la reconnaissance du cercle proche des collègues et élèves qui ont pu bénéficier de son enseignement et des échanges scientifiques entretenus avec lui, notamment au sein du Groupe de recherche sur la culture de Weimar qu’il a créé dès 1982 auprès de la Maison des Sciences de l’Homme de Paris. Les 27 contributions qui y sont réunies s’efforcent de donner un modeste reflet de l’immense champ des recherches qui lui a valu sa réputation internationale de germaniste, d’historien des idées et de philosophe.

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Le nietzschéisme est-il un humanisme ?: Gilbert Merlio

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Dans la Naissance de la tragédie (1872), la critique de Nietzsche a pour cible l’humanisme des Lumières. La description de la décadence socratique lui permet par analogie de dénoncer la nocivité des « idées modernes ». « L’homme théorique » incarné par Socrate est une préfiguration de l’homme des Lumières qui partage avec lui « eine tiefsinnige Wahnvorstellung, […] jener unerschütterliche Glaube, daß das Denken, an dem Leitfaden der Kausalität, bis in die tiefsten Abgründe des Seins reiche und daß das Denken das Sein nicht nur zu erkennen, sondern sogar zu korrigieren imstande sei. »1 Ce type d’homme et cette culture se caractérisent donc par leur rationalisme théorique et pratique. Nietzsche procède à une critique vigoureuse du scientisme, c’est-à-dire de la prétention de la science à découvrir la vérité et à résoudre toutes les contradictions. Il rejette l’optimisme progressiste, l’idée d’une science « médecine universelle »2 qui grâce au « Dieu des machines et des creusets »3 pourrait réaliser le bonheur pour tous.

Or, selon Nietzsche, la démocratisation de la culture annonce sa fin. Dans la mouvance du socratisme, la tragédie d’Euripide présente les signes de ce déclin. Euripide a fait monter le « Greaculus » sur scène, il est passé d’un art tragique et héroïque à un art populaire, réaliste qui reflète la « médiocrité bourgeoise ».4 Il a ainsi ouvert la voie à la comédie d’Aristophane où se...

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