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La question de l’auteur en littératures africaines

Actes du 14e Congrès de l’APELA à Aix-la-Chapelle, 22 au 24 septembre 2011

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Edited By Anne Begenat-Neuschäfer and Catherine Mazauric

Le 14 e Congrès de l’Association pour l’étude des littératures africaines (APELA) entendait poser la question de l’auteur dans le champ spécifique des littératures africaines (domaines francophone et lusophone notamment). Après la question de l’« invention » de l’auteur africain, des raisons et des opérations qui la rendraient possible, il convient en effet de se pencher sur les instances de légitimation de l’auteur africain et de son œuvre : outre les éditeurs du « centre », les collections patrimoniales, les prix littéraires, les festivals, salons et rencontres littéraires, la critique littéraire, les médias audio-visuels et jusqu’aux réseaux sociaux jouent aujourd’hui un rôle dans la « fabrique » de l’auteur reconnu. Les contributions réunies ici examinent enfin la négociation, dans le contexte africain, entre les figures et postures d’auteur et l’insistante question de l’oralité anonyme et collective.
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Auteurs igbo (Nigeria) : du choix de la langue

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Françoise UGOCHUKWU

Open University (UK) & CNRS-LLACAN

Auteurs igbo (Nigeria) : du choix de la langue

Abstract Igboland, in Southeastern Nigeria, is known for its internationally renowned Anglophone writers. This literature, born out of a rich oral tradition, has grown side by side with a far less known literature in the Igbo language which has hardly been translated. This paper compares Achebe, Nwana, Ogbalu and Ubesie, all considered as classics in their own merit, to shed light on the reasons behind their success and show the link between their success, their profile and the language they adopted in their writing.

C’est la guerre civile du Nigeria (1967–70) qui a permis aux Français de découvrir le pays igbo, au sud-est de la fédération1. Or cette région est depuis une cinquantaine d’années une pépinière d’auteurs anglophones, romanciers pour la plupart, dont le plus connu en France est Chinua Achebe, traduit en français dès 1966 et dont le premier roman a été mis au programme de l’agrégation d’anglais en 1980. Plusieurs autres écrivains igbo ont depuis été traduits en français eux aussi. Cette littérature, héritière d’une riche tradition orale, s’est développée parallèlement à une littérature en langue igbo, peu connue hors de son aire linguistique2 et dont un seul texte a été traduit. Plusieurs de ces écrivains ont été des pionniers, réinventant...

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