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L’Essor de la proposition participiale en moyen français

Anders Bengtsson

Attesté dans les traductions et les textes narratifs en moyen français, la proposition participiale frappe par son essor pendant cette époque. La fréquence de la construction n’est pourtant pas uniforme : il y a d’une part une différenciation selon les époques, d’autre part une différenciation selon les oeuvres. Qu’est-ce qui pourrait donc expliquer sa fréquence dans les texts ? D’après nos résultats, la relatinisation, par l’intermédiaire de la traduction, affecte la syntaxe, jouant ainsi un rôle dans cette évolution linguistique. Le but de cette étude est également de comprendre la fonction et la structure de la proposition principale. Si la proposition participiale est attestée dans tous les textes, on peut cependant noter une différence importante : la construction ne revêt pas toujours le même caractère autonome dans les textes narratifs que dans les traductions.
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1 Introduction

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Parmi les constructions faisant partie du patrimoine linguistique de la langue française, on peut remarquer la proposition participiale détachée, composée d’un participe (présent ou passé) accompagné de son propre sujet. Existant depuis longtemps, cette construction a fait objet de très peu d’études en somme, ce qui est curieux. Or, nous montrerons au cours de ce travail que la construction mérite d’être étudiée, car les constructions détachées participiales jouissent d’une grande mobilité et sont dépourvues de contraintes syntaxiques qui structurent le prédicat verbal (Landy-Houillon 2003 : 71). Ainsi, à l’instar de Skupiens (2008 : 134), nous sommes d’avis que les constructions détachées constituent un terrain idéal pour caractériser le style personnel d’un auteur ou d’un traducteur. Attestée dès l’époque du moyen français, ou même avant, vers la fin de l’ancien français, la proposition participiale connaîtra une apogée au milieu du XVIe siècle (Lorian 1973 : 207) pour ensuite baisser en fréquence à la fin de ce siècle. Elle se retrouve dans différents textes, qu’il s’agisse de traductions ou de textes écrits directement en langue vernaculaire, mais pas dans la même mesure. Cette construction emblématique de la langue française, sinon de la langue orale (cela dit en est un exemple fréquent), du moins de la langue écrite, existe toujours comme nous allons voir bientôt. Cependant, sa fréquence n’est pas aussi élev...

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