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L’Essor de la proposition participiale en moyen français

Anders Bengtsson

Attesté dans les traductions et les textes narratifs en moyen français, la proposition participiale frappe par son essor pendant cette époque. La fréquence de la construction n’est pourtant pas uniforme : il y a d’une part une différenciation selon les époques, d’autre part une différenciation selon les oeuvres. Qu’est-ce qui pourrait donc expliquer sa fréquence dans les texts ? D’après nos résultats, la relatinisation, par l’intermédiaire de la traduction, affecte la syntaxe, jouant ainsi un rôle dans cette évolution linguistique. Le but de cette étude est également de comprendre la fonction et la structure de la proposition principale. Si la proposition participiale est attestée dans tous les textes, on peut cependant noter une différence importante : la construction ne revêt pas toujours le même caractère autonome dans les textes narratifs que dans les traductions.
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2 De la chose de la chevalerie

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Un trait qui est assez remarquable, mais qui n’étonne peut-être pas, est la grande diversité entre les traductions d’un même texte à l’égard de l’ablatif absolu. On connaît le succès de l’œuvre de Végèce, l’Epitoma rei militaris, qui fit l’objet de plusieurs traductions. Celle de Jean de Meun est bonne et claire selon l’éditrice Löfstedt (1977 : 4), tandis que celle qui est anonyme est très libre, sauf le second livre, d’après son éditrice Merisalo (1989 : 12). Le laps de temps entre la première et la dernière traduction est d’un siècle : celle de Jean de Meun date de 1284 (Löfstedt 1977 : 8), alors que la traduction anonyme a été composée en 1380 (Löfstedt, Merisalo, Suomelä-Härmä, Salminen et Eerikäinen 1989 : 4). Enfin celle que l’on attribue d’habitude à Jean de Vignay a été composée un peu avant 1320. L’apparence paléographique et la langue du manuscrit de base suggèrent pourtant un léger recul de la datation de l’œuvre de Jean de Vignay selon Löfstedt (1982 : 4), mais n’entrons pas dans le détail de la datation. C’est donc à partir de la traduction de l’Epitoma rei militaris que nous avons relevé l’équivalent des ablatifs absolus qui y apparaissent afin de dégager les caractéristiques des traductions. Plus précisément, il est question des quatre livres, dont le nombre de mots atteint les 55 000 environ...

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