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L’Essor de la proposition participiale en moyen français

Anders Bengtsson

Attesté dans les traductions et les textes narratifs en moyen français, la proposition participiale frappe par son essor pendant cette époque. La fréquence de la construction n’est pourtant pas uniforme : il y a d’une part une différenciation selon les époques, d’autre part une différenciation selon les oeuvres. Qu’est-ce qui pourrait donc expliquer sa fréquence dans les texts ? D’après nos résultats, la relatinisation, par l’intermédiaire de la traduction, affecte la syntaxe, jouant ainsi un rôle dans cette évolution linguistique. Le but de cette étude est également de comprendre la fonction et la structure de la proposition principale. Si la proposition participiale est attestée dans tous les textes, on peut cependant noter une différence importante : la construction ne revêt pas toujours le même caractère autonome dans les textes narratifs que dans les traductions.
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3 Le Miroir historial de Jean de Vignay

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Incontournable dans le domaine de la prose historique, le Miroir historial de Jean de Vignay nous permet d’établir une comparaison avec, d’une part la Chose de la Chevalerie de Jean de Vignay (chapitre précédent) et, d’autre part le Miroir historial de Jean de Noyal (chapitre suivant). Ainsi, d’un côté, nous continuerons l’examen des traductions faites par Jean de Vignay, d’un autre, nous entrerons dans un autre genre textuel, à savoir la prose historique. Accessible dans une édition récente, publiée par Brun (2010), ce texte, qui par son ampleur a effrayé plus d’un chercheur, nous permet de voir si ce traducteur garde la même stratégie en ce qui concerne la traduction des ablatifs absolus dans son opus maior. D’après Brun, qui édite les livres I et V, une datation précise s’avère difficile, mais la traduction a été commencée au plus tôt vers 1315 et au plus tard un peu avant 1332 (Brun 2010 : 36). Le point de départ pour une étude sur cette traduction sera à priori la même que dans l’autre étude que nous venons d’effectuer sur les trois traductions de Epitoma rei militairis de Végèce dans le chapitre précédent : est-ce qu’on y retrouve le même mimétisme, observé dans la traduction (c), en ce qui concerne la traduction de l’ablatif absolu ? Nous avions en effet pu constater dans le cas de Jean de Vignay — si c’est toujours lui qui a traduit...

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