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L’Essor de la proposition participiale en moyen français

Anders Bengtsson

Attesté dans les traductions et les textes narratifs en moyen français, la proposition participiale frappe par son essor pendant cette époque. La fréquence de la construction n’est pourtant pas uniforme : il y a d’une part une différenciation selon les époques, d’autre part une différenciation selon les oeuvres. Qu’est-ce qui pourrait donc expliquer sa fréquence dans les texts ? D’après nos résultats, la relatinisation, par l’intermédiaire de la traduction, affecte la syntaxe, jouant ainsi un rôle dans cette évolution linguistique. Le but de cette étude est également de comprendre la fonction et la structure de la proposition principale. Si la proposition participiale est attestée dans tous les textes, on peut cependant noter une différence importante : la construction ne revêt pas toujours le même caractère autonome dans les textes narratifs que dans les traductions.
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5 Le Miroir historial de Jean de Noyal

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Suivant nos remarques préliminaires, la prose historique devrait renfermer un certain nombre de propositions participiales détachées, ce que nous espérons également avoir montré dans l’examen du livre V du Miroir historial de Jean de Vignay. À cet égard, nous ne pouvons que rejoindre l’avis de Buridant selon lequel la revendication de la littéralité est très forte dans ce genre textuel (2011b : 352). Afin d’établir une comparaison avec un autre texte historique, nous avons choisi le Miroir historial de Jean de Noyal. Cette œuvre nous fournit effectivement de nombreuses occurrences de la proposition participiale détachée. L’intérêt d’étudier le Miroir historial réside aussi dans le fait qu’il s’agit d’une compilation car, à l’instar de bien des historiens du Moyen Âge, Jean de Noyal est un compilateur d’autres œuvres. Cela dit, la langue de son œuvre ne reflète pas forcément la langue de Jean de Noyal, mais plutôt celle de ses sources. En fait, nous n’avons étudié que la partie tirée de Guillaume de Nangis, ceci pour deux raisons. D’abord, son œuvre, la Chronique amplifiée des rois de France, y est majoritaire avec trois quarts du texte selon l’éditeur (Förnegård 2012a : 45) ; ensuite, fait remarquable, nous n’avons relevé des propositions participiales que dans cette partie, à deux exceptions près. Il est en outre frappant que Jean de Noyal ne se soit pas fondé sur la chronique latine de Guillaume de Nangis (Förnegård...

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