Show Less
Restricted access

L’Essor de la proposition participiale en moyen français

Anders Bengtsson

Attesté dans les traductions et les textes narratifs en moyen français, la proposition participiale frappe par son essor pendant cette époque. La fréquence de la construction n’est pourtant pas uniforme : il y a d’une part une différenciation selon les époques, d’autre part une différenciation selon les oeuvres. Qu’est-ce qui pourrait donc expliquer sa fréquence dans les texts ? D’après nos résultats, la relatinisation, par l’intermédiaire de la traduction, affecte la syntaxe, jouant ainsi un rôle dans cette évolution linguistique. Le but de cette étude est également de comprendre la fonction et la structure de la proposition principale. Si la proposition participiale est attestée dans tous les textes, on peut cependant noter une différence importante : la construction ne revêt pas toujours le même caractère autonome dans les textes narratifs que dans les traductions.
Show Summary Details
Restricted access

6 Le traducteur Jean Miélot

Extract

Après avoir examiné quelques textes du XIVe siècle, dont la plupart étaient des traductions, nous allons maintenant étudier le travail d’un traducteur connu du siècle suivant, Jean Miélot.

Ecclésiastique, copiste et traducteur, Jean Miélot22 fut d’abord au service de Philippe le Bon, ensuite chanoine à Lille pour enfin entrer au service de Louis de Luxembourg. Spécialisé dans les œuvres hagiographiques, il traduisit notamment le Miroir de l’humaine salvation qui fera l’objet du chapitre 6.1, les Miracles de Notre-Dame et le Miroir de l’ame pecheresse. Une autre traduction, la Vie et miracles de saint Josse qui serait également de Miélot, fera partie de cette étude (chapitre 6.2). En ce qui concerne la datation, les traductions choisies sont toutes les deux composées à la même époque, la première en 1448 ou en 144923, la seconde en 1449 selon les éditeurs. Le laps de temps entre le Miroir de l’humaine salvation et la Vie de saint Josse n’est donc pas grand. Faut-il par conséquent considérer ces deux textes comme des traductions exécutées par Miélot ? Car, avouons-le dès le début, la technique de traduction diffère ainsi que les traductions dans leur totalité et il y a même lieu de mettre en cause l’attribution de la Vie et miracles de saint Josse à Jean Miélot de la même façon que nous venons de le faire au sujet de la Chose de la Chevalerie....

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.