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L’Essor de la proposition participiale en moyen français

Anders Bengtsson

Attesté dans les traductions et les textes narratifs en moyen français, la proposition participiale frappe par son essor pendant cette époque. La fréquence de la construction n’est pourtant pas uniforme : il y a d’une part une différenciation selon les époques, d’autre part une différenciation selon les oeuvres. Qu’est-ce qui pourrait donc expliquer sa fréquence dans les texts ? D’après nos résultats, la relatinisation, par l’intermédiaire de la traduction, affecte la syntaxe, jouant ainsi un rôle dans cette évolution linguistique. Le but de cette étude est également de comprendre la fonction et la structure de la proposition principale. Si la proposition participiale est attestée dans tous les textes, on peut cependant noter une différence importante : la construction ne revêt pas toujours le même caractère autonome dans les textes narratifs que dans les traductions.
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8 Le cas de « voiant tous » et de « oiant tous »

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Pour finir, quelques mots consacrés à la locution figée voiant tous (c’est-à-dire du verbe veoir) en moyen français, puisque nous l’avons parfois rencontrée dans les textes ; en ce qui concerne oiant tous (du verbe oïr), cette dernière n’est pas très fréquente en ancien français et disparaît plus tard. La locution ou, pour reprendre le terme de Brunot, la formule de l’épopée (1905 : 465) qui ressemble tant à une proposition participiale n’apparaît pas avant le XIIe siècle d’après Aspland qui l’a étudiée dans les œuvres en vers en ancien français (1968). Création propre à l’ancien français selon Apsland (1968 : 158), ce qui est vraisemblable, elle apparaît dans différents textes, mais il est difficile de savoir si les auteurs la considéraient comme une proposition participiale à part entière. Ce que l’on peut constater néanmoins, c’est que certains auteurs médiévaux semblent la considérer comme une préposition, c’est-à-dire « devant tous », ce qui s’observe parfois dans les textes tardifs. Il semble établi que cette locution corresponde à un complément circonstanciel. À la lumière de l’étude d’Aspland, selon qui l’usage de cette formule a cessé au XIVe siècle (1968 : 164), il y a là un domaine d’investigation à explorer, car la situation pour les textes en prose en moyen français reste méconnue. Pourtant, elle y apparaît de temps à autre même si les cas ne sont...

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