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L’Essor de la proposition participiale en moyen français

Anders Bengtsson

Attesté dans les traductions et les textes narratifs en moyen français, la proposition participiale frappe par son essor pendant cette époque. La fréquence de la construction n’est pourtant pas uniforme : il y a d’une part une différenciation selon les époques, d’autre part une différenciation selon les oeuvres. Qu’est-ce qui pourrait donc expliquer sa fréquence dans les texts ? D’après nos résultats, la relatinisation, par l’intermédiaire de la traduction, affecte la syntaxe, jouant ainsi un rôle dans cette évolution linguistique. Le but de cette étude est également de comprendre la fonction et la structure de la proposition principale. Si la proposition participiale est attestée dans tous les textes, on peut cependant noter une différence importante : la construction ne revêt pas toujours le même caractère autonome dans les textes narratifs que dans les traductions.
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9 Remarques finales

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Au terme de cette étude, il est temps de conclure. Ayant tenté de faire un survol de la traduction de l’ablatif absolu latin, dans quelques traductions des XIVe et XVe siècles d’une part, dans quelques textes écrits directement en français d’autre part, nous sommes arrivé à des résultats inattendus. Un certain nombre de constatations serviront par conséquent de conclusion à cette étude.

La majeure partie de cette étude est constitutée d’un examen des trois traductions de l’Epitoma rei militaris de Végèce. Tout d’abord, il s’avère que par rapport à l’original latin, la traduction dite de Jean de Vignay est la plus remarquable en conservant le plus souvent les ablatifs absolus tels quels. Le calque poussé à l’extrême et le nombre très élevé de propositions participiales nous amènent même à nous interroger sur l’attribution de cette traduction à Jean de Vignay. Souvent considérée comme une œuvre de jeunesse, elle est tout à fait singulière dans la production de Jean de Vignay. Nous préférons la voir avec d’autres yeux, car c’est surtout à la lumière d’autres de ses traductions que l’on se rend compte que celle-ci fait figure à part. Tout d’abord, les ablatifs absolus sont très nombreux dans le Speculum historiale, ce qui fait déjà une différence. Même s’il faut avouer que les calques sont attestés dans le Miroir historial de Jean de Vignay dans une certaine mesure, les ablatifs absolus ne sont pas traduits...

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