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Réconciliation ou reconnaissance ?

Essais sur la dynamique d’entente durable

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Cyrille B. Koné

La paix et l’entente durable dans la famille, dans la cité supposent fondamentalement la reconnaissance qui consiste en un sens à retrouver une sorte de cohésion principielle. Les textes rassemblés envisagent la reconnaissance comme un acte mettant en avant le mouvement vers autrui ou avec l’autre. En tant qu’elle est fondée sur l’interaction des femmes et des hommes comme sujet de droit, la reconnaissance sous-tend la réconciliation, son horizon car celle-ci est une opération de restauration du lien social abîmé. Comment la réconciliation arrive-t-elle à s’inscrire d’une manière naturelle dans un espace politique conçu fondamentalement comme guerrier ? Est-ce par hapax historique, par aberration conceptuelle, par invention d’un nouveau possible ou par redécouverte de possibles anciens – songeons à la palabre (Bidima) ? De nouvelles lectures s’ouvrent ainsi aux divers problèmes qui sont l’ordinaire du politique : violence et pouvoir, morale et pratique politique, humanisme et politique, pauvreté et démocratie, pauvreté et violence, projet de paix perpétuelle, etc.
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Section 4 : La réconciliation de la conscience jugeante et de la conscience agissante dans la Phénoménologie de l’esprit de Hegel

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Augustin Kouadio Dibi

Le lecteur de la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel est frappé par ce que le philosophe lui-même appelle le mouvement du passer. La conscience se trouve sans cesse conduite d’une figure à une autre. Le tout offre l’impression d’un défilé dont il est difficile de déterminer la fin. Toutefois, ce défilé n’est pas un chaos : les figures se suivent dans une progression, signifiant ainsi qu’il existe une unité organique du parcours. Chaque figure en appelle une autre, non pas sous un mode d’extériorité, mais dans une nécessité immanente. L’objet de la conscience est le vrai, l’universel, mais la conscience ne peut immédiatement le saisir en totalité. Elle le saisit de manière toujours, unilatérale. Prend alors place une inégalité entre la conscience et le vrai, entre le moi et la substance. Tout le parcours phénoménologique consistera dans la négation dialectique de cette inégalité pour parvenir à la pleine acquisition de l’universel, à l’identité du moi et de son objet. La conscience qui existe dans la particularité, ne sera vraiment chez soi qu’en se mettant progressivement en marche vers son essence universelle. Il lui faut réunir les différents moments d’elle-même qu’il lui était impossible de saisir immédiatement dans une totalité… C’est un tel acte que Hegel appelle la réconciliation. La conscience jugeante et la conscience agissante, dans la position et la négation de leur finitude r...

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