Show Less
Restricted access

Réconciliation ou reconnaissance ?

Essais sur la dynamique d’entente durable

Series:

Edited By Cyrille B. Koné

La paix et l’entente durable dans la famille, dans la cité supposent fondamentalement la reconnaissance qui consiste en un sens à retrouver une sorte de cohésion principielle. Les textes rassemblés envisagent la reconnaissance comme un acte mettant en avant le mouvement vers autrui ou avec l’autre. En tant qu’elle est fondée sur l’interaction des femmes et des hommes comme sujet de droit, la reconnaissance sous-tend la réconciliation, son horizon car celle-ci est une opération de restauration du lien social abîmé. Comment la réconciliation arrive-t-elle à s’inscrire d’une manière naturelle dans un espace politique conçu fondamentalement comme guerrier ? Est-ce par hapax historique, par aberration conceptuelle, par invention d’un nouveau possible ou par redécouverte de possibles anciens – songeons à la palabre (Bidima) ? De nouvelles lectures s’ouvrent ainsi aux divers problèmes qui sont l’ordinaire du politique : violence et pouvoir, morale et pratique politique, humanisme et politique, pauvreté et démocratie, pauvreté et violence, projet de paix perpétuelle, etc.
Show Summary Details
Restricted access

Section 8 : L’expérience marocaine en matiére de réconciliation : l’œuvre de l’Instance Équité et Réconciliation

Extract

← 104 | 105 → Section 8 : L’expérience marocaine en matière de réconciliation : l’œuvre de l’Instance Équité et Réconciliation

Pr. Hamid Rbii

Introduction

La fin des années 1980 a été marquée par plusieurs événements notamment la dislocation du bloc communiste, le déferlement de la vague d’indépendances des États d’Europe centrale et orientale et le début des transitions démocratiques en Afrique. La configuration internationale a complètement changé. La communauté internationale paraît s’organiser pour imposer aux États, candidats à l’admission aux organisations internationales ou ceux qui en sont déjà membres, une nouvelle exigence de légitimité ; celle dite démocratique qui se substitue à la notion d’effectivité comme condition de reconnaissance de la personnalité étatique. En effet, les droits de l’Homme, l’État de droit et la démocratie représentative sont devenus les assises d’une sorte d’ordre public international auquel aucun État ou gouvernement ne saurait déroger à moins de renoncer à sa place dans la communauté organisée des États1.

Ne pouvant pas rester indifférent aux divers changements qui caractérisent notre époque, et ne supportant pas l’isolement sur l’échiquier international, le Maroc a amorcé une politique au terme de laquelle il a anticipé les événements qui secouaient le monde en procédant à l’ouverture d’un vaste et ambitieux chantier de réformes devant aboutir à une transformation radicale de sa législation interne. C’est dans ce sens que l’on comprend la...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.