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L’homme démocratique

Perspectives de recherche

Series:

Maria Gołębiewska, Andrzej Leder and Paul Zawadzki

La formulation laconique du titre de cet ouvrage véhicule deux prémisses importantes fournissant le cadre ou un point de départ de lecture. La première procède de la conviction que la nature de l’homme, ou plutôt la façon d’être, se forge à travers l’interaction constante avec tout un ensemble de conditions, la condition politique n’en étant pas des moindres. La deuxième prend comme point de départ les questions suivantes : Quels sont les traits et les attributs indispensables pour qu’un être humain soit un être humain démocratique ? Peut-on penser certains des invariants d’une telle anthropologie ? On pourra examiner l’apport aussi bien que les limites des sources théoriques et des différents langages des sciences humaines et sociales afin de questionner à nouveau le problème de l’anthropologie de la démocratie dans la perspective de ces deux prémisses.
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Les hommes et femmes de la démocratie. La multitude en tant que sujet des révolutions démocratiques.

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Les hommes et femmes de la démocratie. La multitude en tant que sujet des révolutions démocratiques

Jan Sowa

Dans ce texte, je voudrais présenter des résultats provisoires de ma recherche menée sur de troublants événements politiques de l’année 2011. Il s’agit avant tout des émeutes, des protestations et des soulèvements au Maghreb, au Proche Orient, mais aussi en Europe (Madrid) et aux États-Unis (Occupy Wall Street). Ces évènements soulèvent pas mal de questions et leur nature paradoxale crée un défi fondamental pour les théories libérales de la démocratie1. On voit ici plusieurs paradoxes. Tout d’abord ces mouvements populaires d’une intensité et d’un caractère tout à fait mondiaux, pas vus depuis 1968, ont à peu près les mêmes revendications en Égypte, en Libye, en Syrie, en Espagne, en Angleterre et aux États Unis – c’est-à- -dire : plus de démocratie. Tous ceux qui pensent encore que la théorie de la modernisation n’est pas morte – comme Francis Fukuyama ou Fareed Zakaria2 – doivent bien réfléchir sur cette situation, car on ne peut pas la caractériser comme un simple transfère ou tout juste une imitation, à la périphérie, de ce qui se passe au centre – au moment même où les citoyens des dictatures demandent plus d’autonomie, d’émancipation et moins de corruption et de ploutocratie, ceux des sociétés dites démocratiques,...

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