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Langage et Narration dans «Voyage au bout de la nuit» et «Mort à crédit» de Louis-Ferdinand Céline

Vincent Tchamy Kouajie

Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit de Louis-Ferdinand Céline sont deux romans dont les spécificités du langage assurent l’émergence de la narration et de la construction du sens. Les rapports entre langage et narration qui se dégagent des microanalyses se déclinent sous formes de procédés linguistiques que prennent certaines composantes formelles du récit. Ces procédés linguistiques par ricochet scandent et dynamisent le récit. La précision de la cohérence structurelle et narrative de ces romans, à première vue épisodiques, se situe au cœur de cette recherche. L’application de différents concepts de narratologie et des sciences du langage imposent à l’analyse une démarche multiperspectiviste. Cette recherche présente un récit célinien syntagmatique plutôt que paradigmatique.
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7. Le narrateur signe et persiste : preuve d’un savoir consacré.

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Abstract : La présence presque parsemée partout des dictons dans Voyage et Mort à crédit livre du narrateur la prise de conscience d’une certaine révélation du monde et de l’homme fraichement acquise. Devenue sujette à sa conception de l’existence et à sa philosophie de vie, son écriture semble faire renaitre de leurs cendres les « aphorismes » qui, selon lui, sont tombés en désuétudes. Il réadapte en outre, les « proverbes » devenus caduques et en crée de nouvelles à la place de celles qu’il considère comme périmées. Comment le narrateur applique-t-il ses dictons ? La théorie de l’argumentation dans la langue, qui consiste à voir le sens et la puissance des mots comme porteurs de continuations discursives, offre la possibilité d’une analyse du fonctionnement de ces tours savants en contexte, ainsi qu’elle permet de spécifier la force argumentative et pragmatique qu’ils exercent respectivement en faveur du discours du narrateur.

La floraison des « dictons »573 que l’on peut recenser dans Voyage et dans Mort à crédit, ainsi que dans tous les romans de Céline d’ailleurs, créditent lesdits textes d’une dimension de savoirs tirés des expériences de la vie et du monde tel qu’encore inédits dans les dimensions limitées de l’œuvre littéraire. Sous la plume du narrateur, leur présence, presque parsemée partout dans le corpus, livre de ce dernier la prise de conscience d’une certaine révélation du monde et de l’homme fraichement acquise....

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