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«Bis dat, qui cito dat»

«Gegengabe» in Paremiology, Folklore, Language, and Literature – Honoring Wolfgang Mieder on His Seventieth Birthday

Edited By Christian Grandl and Kevin J. McKenna

Bis dat, qui cito dat – never has a proverb more aptly applied to an individual than does this Medieval Latin saying to Wolfgang Mieder. «He gives twice who gives quickly» captures the essence of his entire career, his professional as well as personal life. As a Gegengabe, this international festschrift honors Wolfgang Mieder on the occasion of his seventieth birthday for his contributions to world scholarship and his kindness, generosity, and philanthropy. Seventy-one friends and colleagues from around the world have contributed sixty-six essays in six languages to this volume, representative of the scope and breadth of his impressive scholarship in paremiology, folklore, language, and literature. This gift in return provides new insights from acknowledged experts from various fields of research.
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Proverbes ostrovskiens

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Stéphane Viellard

On sait qu'après des études de droits rapidement abandonnées, Aleksandr Nikolaevič Ostrovskij (1823–1886) a travaillé dans un tribunal de commerce. C'est là, dit-on, qu'il s'est familiarisé avec le milieu des marchands, qu'il a représenté par la suite dans un grand nombre de drames. Leur langue lui était, elle aussi, familière. Cela suffit-il à expliquer l'importance, souvent évoquée, des proverbes dans le théâtre d'Ostrovskij ?

L'héritage du XVIIIe siècle

En réalité, en insérant un grand nombre de proverbes dans ses pièces, Ostrovskij n'innove pas. Il s'inscrit dans une tradition qui voit le jour au XVIIIe siècle. C'est, en effet, chez les comédiographes et les auteurs d'opéras comiques du siècle précédent que le proverbe constitue un élément fondamental, voire inaliénable, de l'écriture théâtrale. Alexandre Sumarokov (1717–1777), Vladimir Lukin (1737–1794), Aleksej Kopiev (1767–1846), Petr Kropotov (1736–après 1790), Aleksandr Ablesimov (1742–1783), Nikolaj Nikolev (1758–1815), mais aussi Jakov Knjažnin (1742–1791), Vasilij Kapnist (1756–1823), Denis Fonvizin (1743–1792) ont tous abondamment puisé dans le fonds proverbial russe1. La mobilisation du proverbe dans le théâtre russe répondait à deux préoccupations, d'ailleurs complémentaires : d'une part fonder un théâtre véritablement national à une époque où celui-ci, pour naître, s'appuie sur les modèles étrangers et principalement français, notamment avec la transposition des...

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