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Saint Antoine le Grand dans l’Orient chrétien

Dossier littéraire, hagiographique, liturgique, iconographique en langue française – Partie 1 et 2

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Eliane Poirot

Cet ouvrage est le fruit d’une recherche œcuménique dès sa conception, par son sujet comme par sa réalisation. La collaboration internationale et interconfessionnelle de spécialistes permet de présenter nombre de textes jusqu’alors non traduits en français, certains même inédits : des éloges grecs et byzantins, le Corpus arabe, un riche ensemble d’hymnes liturgiques des traditions orientales avec une abondante bibliographie et des index. Un dossier iconographique regroupe une quarantaine de planches représentant le Père des moines du VIe siècle au XX e siècle. La vie et les enseignements d’Antoine, souvent recopiés et réécrits, médités à travers les apophtegmes, chantés dans les liturgies et contemplés dans l’iconographie sont porteurs d’une forte signification spirituelle et œcuménique.
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Annexe 1 : Remarques sur la tradition arabe

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← 754 | 755 → ANNEXE 1

REMARQUES SUR LA TRADITION ARABE

par J. CHOLLET

1.1 Sur la Vita traduite par A. Bonhome

ALPHONSE BONHOME

Alfonso Buenhombre (Alphonsus Bonihominis) est né en Espagne, peut-être bien en Galice1 à la fin du XIIIe siècle. On sait qu’en 1336, devenu frère prêcheur, il était prisonnier du sultan au Caire et qu’il a profité de ce loisir forcé pour mettre à profit ses études de langue arabe2 et traduire L’histoire arabe du patriarche Joseph, qu’il fit remettre à Pierre de La Palu, o.p., patriarche de Jérusalem, Hugues de Vaucelin, maître de l’ordre des Prêcheurs et Pierre Roger, archevêque de Rouen, le futur pape Clément VI. Il était de nouveau captif des Maures au Maroc en 1337-1338. De Paris, il dédia « au frère Hugues » maître général de son ordre, la « traduction » de La lettre de rabbi Samuel, qui fut souvent rééditée. Il s’agit d’une lettre fictive envoyée par rabbi Samuel à un de ses coreligionnaires sur l’accomplissement des prophéties messianiques en Jésus de Nazareth. Peu après, il publia la Disputatio Abutalib saraceni et Samuelis iudaei quae fides praecellat, traduction d’un manuscrit arabe, qu’il dit avoir rapporté du Maroc. Ces deux textes ne sont sûrement pas des traductions mais des forgeries d’A. Bonhome3, en vue de la conversion des juifs et des musulmans au christianisme4. En 1341, depuis ← 755 | 756 → Famagouste,...

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