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La formation diminutive dans les langues romanes

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Przemyslaw Debowiak

Le travail consiste en une étude contrastive et diachronique des mécanismes de la morphologie évaluative dans onze langues romanes. Il en résulte que la formation des diminutifs par dérivation suffixale y jouit d’une grande vitalité, ce qui confirme un approfondissement des tendances de l’évolution morphologique et lexicale du latin, observables à travers toute la latinité, et spécialement au haut Moyen Âge. Les autres moyens sont plus rares ; ils sont l’effet de l’usure sémantique des formations diminutives déjà existantes et de celle des suffixes particuliers. À propos du problème de la motivation sémantique primitive des suffixes diminutifs, il semble justifié de considérer comme admissible leur origine tant notionnelle qu’émotionnelle, la seconde étant chronologiquement plus récente.
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Conclusions générales

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En guise de conclusion, nous constatons que dans leur grande majorité, les langues considérées dans le présent travail forment des diminutifs synthétiquement, à l’aide de suffixes ; les autres procédés, tels que l’adjectif épithète comme marqueur de la diminution, le changement de genre, la diminution par énallage, le renforcement par un adverbe, s’observent plus rarement et résultent généralement de l’usure des formations diminutives existantes.

L’histoire des marqueurs diminutifs en latin et dans les langues romanes se fonde sur quelques mécanismes morphologiques et sémantiques qui se répètent cycliquement. De plus, avec le temps, ces marqueurs tendent à se diversifier, ce qui va de pair avec un élargissement de leur répertoire dans chacune des langues.

Rappelons que les suffixes diminutifs latins sont un héritage de l’indo-européen : les suffixes relationnels *-lo- et *-ko- exprimaient initialement l’appartenance ou la ressemblance. Les plus anciennes formations diminutives latines sont celles à *-ko-. Toutefois, ce marqueur s’était probablement usé déjà à l’époque du proto-italique ; alors, c’est le suffixe *-lo-, à valeur expressive plus récente et plus forte, qui est venu s’y superposer.

D’une part, le lexique latin compte une série de diminutifs à -ŭlus et ses différentes variantes contextuelles dont la plus fréquente est -ĕllus. Il y a également un nombre considérable de diminutifs à suffixe composé -cŭlus, répandu ultérieurement sous diverses formes autonomes résultant d’une fausse coupe...

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