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Formes et réformes de la paternité à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne

Aude-Marie Certin

Cet ouvrage collectif porte sur l’histoire de la paternité à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne. Partant de l’étude de sources variées (livres de famille, textes doctrinaux, testaments, images, etc.), les contributions étudient la place faite aux pères dans la famille et dans la société au sein du monde occidental. À la croisée de l’histoire de la parenté et de l’histoire du genre, de l’histoire religieuse et de l’histoire sociale, ce livre propose un éclairage inédit sur l’évolution des formes de la paternité dans un contexte marqué par les réformes religieuses et par d’importantes reconfigurations politiques, en particulier dans les sociétés urbaines.
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Une famille royale sans père. La mère et le père absent dans les lettres de Catherine de Médicis à ses enfants (1560–1589)

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La situation initiale : une famille royale sans père

En juillet 1559, le roi français Henri II fut blessé à l’œil par une lance lors d’un tournoi à Paris à l’occasion des mariages de sa sœur Marguerite et de sa fille aînée Elisabeth. Il mourut quelques jours plus tard. Il laissa derrière lui sa femme Catherine de Médicis et leurs sept enfants. Deux de ses filles de même que son successeur sur le trône François II étaient alors mariés, tandis que sa plus jeune fille et ses trois derniers fils avaient à ce moment entre six et neuf ans. François II qui s’était marié à la reine écossaise Marie Stuart, mourut seulement un an et demi plus tard, sans enfant. Ainsi, en décembre 1560, la reine mère Catherine prit-elle la régence pour son fils, le roi Charles IX, alors âgé de 10 ans1. La « famille royale » française des « Valois »2 resta dans les décennies suivantes et jusqu’à la fin de son règne en 1589 « sans père » – si l’on définit avant tout un « père », en tant que relation de parenté, comme la position d’un homme par rapport à ses enfants. Aucun des fils de Henri et de Catherine n’engendra d’enfant légitime. Seul Charles IV eut une fille, mais celle-ci n’atteignit pas l’âge adulte. La position du père resta ainsi une place vide.

La plupart du temps,...

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