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La réception de Michel Houellebecq dans les pays germanophones

tome 1 et tome 2

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Christian van Treeck

Sur la base de la théorie du champ et du concept de posture auctoriale ainsi que d’un corpus important, ce travail analyse les facteurs déterminants dans l’œuvre et la posture de Houellebecq, le processus de transfert culturel ainsi que les formes variées et les caractéristiques de la réception germanophone. Il met en relief l’ambigüité de l’œuvre et de la posture de l’auteur, la spécificité des sujets abordés et le rôle joué dans la médiation interculturelle par les éditeurs allemands de Houellebecq. Les réactions de la presse écrite se révèlent contradictoires, tout comme les jugements émis lors des débats télévisés du Quatuor littéraire. La réception universitaire se distingue par une structure temporelle et des approches qui lui sont propres. Les réactions d’écrivains germanophones et la mise à l’écran des Particules élémentaires par Oskar Roehler obéissent à d’autres logiques encore. Les analyses effectuées permettent de préciser les facteurs déterminants et les caractéristiques de la réception de Houellebecq ainsi que le capital symbolique dont il dispose dans le champ culturel germanophone.
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Tome 1

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[M]a propre histoire serait […] facilement interprétable en termes de destin. […] Mais le destin est une idée que plus personne ne peut vraiment accepter. (Michel Houellebecq)1

En fait, ce succès me semble assez inexplicable[.]2

Introduction

Pendant ses vacances à la plage sur l’île des volcans, la touriste allemande Pam passe son temps, lorsqu’elle ne vaque pas à des occupations plus stimulantes, à lire « un roman de Marie Desplechin traduit en allemand ».3 Cette situation, dans le récit Lanzarote de Michel Houellebecq, n’a rien d’incongru : plusieurs romans de Marie Desplechin sont effectivement disponibles en traduction allemande. Cette observation pourrait donner lieu à une étude de la réception de cet auteur dans les pays germaniques. Or, Michel, le narrateur du récit, ne sait « pas trop quoi dire de Marie Desplechin », et une étude de la réception de cette dernière en territoire germanique risquerait de se heurter à un problème analogue. C’est pourquoi ce n’est pas la réception de Marie Desplechin mais celle de Michel Houellebecq dans l’aire germanophone qui est au centre de cette thèse, car pour ce sujet, le problème évoqué ne se posera pas.

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