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« Du divin et des dieux »

Recherches sur le « Peri tôn tou theou » de Paul Valéry

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Edited By Franz Johansson, Fabienne Mérel and Benedetta Zaccarello

Par sa richesse, sa profondeur, sa singularité, le Peri tôn tou theou ou Dialogue des choses divines revêt, en dépit de son caractère inachevé, une importance considérable et un statut unique à l’intérieur de l’œuvre de Paul Valéry. Les contours et les ambitions de ce travail protéiforme, les circonstances de sa genèse et les raisons de son inachèvement donnent lieu ici à de minutieuses analyses. Faisant émerger une intertextualité souvent inattendue et des résonances autobiographiques, les recherches mettent également en lumière la complexité du réseau conceptuel développé par Valéry autour du divin, et l’originalité de son attitude vis-à-vis de sujets – la religion, la mystique, l’Eros – qui ont hanté l’écrivain bien au-delà de ce que l’œuvre publiée de son vivant n’aurait laissé deviner.
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Eros et mystis dans le Peri tôn tou theou

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Sans l’exigence de l’amour, l’esprit ne serait jamais arrivé à forger l’idée, la possession de la présence et de la figure de seule façon qu’elle peut l’atteindre. L’objectivité n’est pas possible sans l’amour, et il se peut que de la part de l’homme elle ne soit pas autre chose.

María Zambrano,Saint Jean de la Croix. De la « Nuit Obscure »à la plus claire mystique (1961).

Lors d’une première lecture, aussi bien du dossier Peri tôn tou theou que des notes des Cahiers marquées par les sigles « θ » (sigle sous lequel Valéry a réuni toutes les réflexions liées aux thèmes « foi, âme, dieu, religion ») et « Péri2 », on est découragé par la confluence évidente de problèmes qui apparaît dans une organisation de notes, fragments, et brouillons plus ou moins achevés, bien qu’indéniablement très riches. Il faut préciser avant tout que notre objectif doit être de tenter de montrer ce que Valéry a voulu faire des « choses divines » :

Si donc l’on m’interroge ; si l’on s’inquiète (comme il arrive, et parfois assez vivement) de ce que j’ai « voulu dire » dans tel[le] [œuvre], je réponds que je n’ai pas « voulu dire », mais voulu faire, et que ce fut l’intention de faire qui a voulu ce que j’ai dit… (Œ I, 1503)

Notre attention devra donc s’attacher principalement au faire : en effet, l’enquête sur les choses...

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