Show Less
Restricted access

Argot(s) et variations

Series:

Edited By Jean-Pierre Goudaillier and Eva Lavric

L’argot n’est pas qu’un phénomène français, en témoignent les recherches sur les langages périphériques menées dans toute l’Europe. Et l’argot n’est pas un, il se décline dans l’espace, le temps, la société. Il entretient un rapport privilégié avec la bande dessinée ; dans cet ouvrage on trouve des exemples d’Astérix et d’autres héros traduits dans toute une série de langues, mais aussi des réflexions didactiques. Par ailleurs, plusieurs contributions se consacrent à des œuvres littéraires dans lesquelles l’auteur se sert de l’argot pour caractériser un certain milieu (drogue, université, armée…). Qui dit argot dit langage des jeunes, langage branché – celui-là aussi est représenté, au travers d’études empiriques et lexicographiques.
Show Summary Details
Restricted access

La langue en tant qu’outil de stratification sociale des prisonniers – Étude comparative des contextes polonais, français et américain: Joanna Siecińska

1.Introduction

Extract

JOANNA SIECIŃSKA

LA LANGUE EN TANT QU’OUTIL DE STRATIFICATION SOCIALE DES PRISONNIERS – ÉTUDE COMPARATIVE DES CONTEXTES POLONAIS, FRANÇAIS ET AMÉRICAIN

Résumé

Notre intérêt portera sur la population carcérale (uniquement masculine). Son analyse s’effectuera en fonction de divers groupes sociaux dotés d’étiquettes linguistiques bien distinctes, dotés de traits stéréotypiques et assignés à des rôles particuliers. Il importera tout d’abord d’expliquer l’acception de la stratification sociale et de la contre-culture carcérale pour, ensuite, pouvoir passer à l’illustration de la stratification sociale des prisonniers. Le vocabulaire argotique typique des milieux carcéraux dans trois pays différents : en Pologne, en France et aux États-Unis, tiré de plusieurs dictionnaires d’argot, livres, études et articles, sera soumis à une analyse sémantique, ce qui constituera pour nous un point de départ pour pouvoir extraire des similitudes et disparités entre les trois contextes nationaux. Ceci dans le but de prouver que la langue, au-delà des frontières, sert à désigner les prisonniers dans la hiérarchie sociale et à maintenir l’ordre social déjà mis en place. On montrera que le fonctionnement des maisons pénitentiaires est centré sur l’opposition entre prisonniers membres de la contre-culture jouissant de multiples privilèges et prisonniers victimes définitivement défavorisés.

Il faut reconnaître que la langue est un outil puissant. Le vocabulaire, comme le constate Pierre Adolphe dans son ouvrage Tchatche de banlieue (1998, 6)...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.