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Ernest Chausson, «Le Roi Arthus» et l’opéra wagnérien en France

Préface de Jean-Jacques Nattiez

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Marie-Hélène Benoit-Otis

Du scandale de Tannhäuser à Paris en 1861 jusqu’aux immenses succès des représentations des années 1890, l’œuvre de Wagner occupe une place centrale dans l’imaginaire musical français de la fin du XIX e siècle. Face à l’imposant modèle du drame lyrique, les compositeurs français partagent tous une même préoccupation : comment écrire un opéra après Wagner ? Ce livre explore l’une des réponses possibles à cette question en livrant une étude de cas sur Le Roi Arthus, unique opéra d’Ernest Chausson (1855-1899). En reconstituant d’abord la genèse de l’œuvre grâce à des documents inédits, puis en analysant la version finale de la musique et du livret de Chausson, ce travail fait ressortir la dialectique complexe qui s’établit entre Le Roi Arthus et les opéras de Wagner, en particulier Tristan und Isolde. Il retrace enfin la réception de l’opéra, créé au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles en 1903, poursuivant ainsi la question du wagnérisme à travers les réactions de commentateurs comme Henry Gauthier-Villars, Gabriel Fauré, André Messager et Paul Dukas.
Contenu : Ernest Chausson avant et pendant Arthus – « Si je pouvais arriver à me déwagnériser… » : Le livret du Roi Arthus – « Un Tristan… naturalisé français » ? La musique du Roi Arthus – « Analogies fâcheuses » ou « rapprochements de détails » ? La réception du Roi Arthus – En annexe : lettres de Duparc à Chausson ; esquisses inédites de Chausson pour le duo d’amour.