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Les présupposés anthropologiques de la communion trinitaire chez Gisbert Greshake

Une relecture à partir de la perspective négro-africaine

Désiré Matand

L’approche du mystère de la Trinité proposée par le professeur emerité de Fribourg-en-Brisgau, Gisbert Greshake, est concise : au cœur de la foi chrétienne il y a le Dieu unitrine, communion de vie en lui-même et par rapport au créé. En tant que relation vitale et vivifiante, il est la clé pour tout comprendre. La portée de cette éminente contribution a été perçue comme une possibilité de rencontre et une occasion favorable en vue d’un enrichissement ecclésial mutuel. D’où l’effort de ramener le soubassement de la pensée négro-africaine, essentiellement communionnelle, à sa source première, à savoir la communion trinitaire, d’une part et à contempler le Dieu unitrine à partir du veçu quotidien, d’autre part. Ce double regard implique que l’homme fasse progresser les structures communionnelles anthropologico-cosmiques dans leur marche complexe vers la plénitude en Dieu un et trine, « origine et fondement du monde entier », selon l’expression de Jean-Paul II. Focaliser l’intérêt de l’étude sur l’horizon expérientiel dans le contexte historique africain, c’ est s’appliquer à mettre une emprunte concrète au concept de communio qui, autrement, court le risque de demeurer encore abstrait. A ce propos, plus que le concept de personne, l’idée-force de famille – d’ après son intellection négro-africaine – paraît de toute évidence la mieux adaptée.

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