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Saint-John Perse lecteur-poète

Le lettré du monde occidental

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Catherine Mayaux

La poésie de Saint-John Perse (1887-1975), qui s’est voulu voyageur sans bagage et sans livres, puise une grande partie de sa richesse à des sources livresques. L’enquête est ici menée à partir du fonds extrême-oriental de la bibliothèque du poète : sa culture, impressionnante dans ce domaine, est celle d’un spécialiste au début du XX e siècle de la Chine, du Tibet et de la Mongolie.
Cet ouvrage tente de cerner au plus près le processus d’invention de l’écriture et de fabrication du poème persien à partir des livres lus et très souvent annotés par le poète de façon à montrer l’importance de la lecture dans le procès poétique. L’auteure examine la pratique de lecture du lecteur-poète en décomposant les strates du processus : recherche thématique, lexicale, rythmique, à partir des annotations portées à même le livre d’autrui dans lequel il modèle parfois sa propre phrase de quelques crayonnements. Elle étudie à partir de notes de lecture inédites le glissement de la prise de note à l’écriture d’un poème. Enfin, elle cherche à montrer pour plusieurs exemples que les livres et revues constituent les manuscrits secrets du poète.
L’auteur : Catherine Mayaux, professeur de littérature française contemporaine à l’Université de Cergy-Pontoise, est spécialiste de poésie, en particulier de Saint-John Perse sur lequel elle a publié plusieurs ouvrages et études. Elle s’intéresse à la poétique des textes, aux relations entre Bible et littérature, et étudie notamment des auteurs dont le parcours est lié à une expérience de l’Extrême-Orient : Paul Claudel, Victor Segalen, Henri Michaux et Henry Bauchau.