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De la connaissance à l’éveil de soi

Essai, suivi de kasàlà

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Ngo Semzara Kabuta

Une réflexion sur l’échec des politiques de développement en Afrique et sur les raisons profondes du sous-développement chronique de ce continent débouche sur la nécessité et l’urgence d’explorer d’autres pistes que celles suivies jusqu’à présent. La piste choisie ici est celle d’une poésie ayant une forte distribution en Afrique sub-saharienne et dont l’une des dénominations en RDC est kasàlà. L’originalité de la démarche proposée consiste à s’inspirer d’outils africains offerts par la littérature orale pour amener les Africains à définir eux-mêmes leur propre développement.
Relevant donc d’une littérature rituelle ancienne, le kasàlà est une poésie ayant pour vocation de célébrer publiquement la personne. L’émotion qu’il suscite est telle que celle-ci, libérée de toute crainte, peut se lancer dans l’action la plus téméraire. Aux défis anciens (combats, chasse, etc.), on substitue notamment les problématiques du sous-développement. Ainsi, le kasàlà nous fournit un puissant outil de développement personnel et social. Par ailleurs, à travers une meilleure connaissance du vivant, il révèle le soi, dans un pur émerveillement.
Riche en potentialités, le kasàlà affiche des similitudes avec les formes artistiques contemporaines de revendication et d’expression publique de la personne, toutes poétiques et urbaines, que sont le rap et le slam. Aussi, il est remarquable que, par certains de ses aspects ou par ses résultats, le kasàlà contemporain rencontre des approches issues de recherches de pointe en neurosciences.
Contenu : Outils locaux de développement – Obstacles mentaux au développement – Désir de pauvreté – Charte magique du croyant – Désir de prospérité – Estime de soi – Santé mentale – Louange de l’autre – Louange de soi – Formes d’expression publique de la personne – Connaissance de soi – Éveil de potentiels.