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Communiquer, juger et agir sous Staline

La personne prise entre ses liens avec les proches et son rapport au système politico-idéologique

Malte Griesse

Le stalinisme est souvent caractérisé par l’atomisation de la société et la rupture des liens sociaux. Le présent ouvrage met ces notions vagues à l’épreuve de pratiques concrètes pour en redéfinir les enjeux. En s’appuyant sur des lettres, journaux et de nombreux autres documents personnels inédits, exhumés des archives soviétiques, Malte Griesse relate des destins individuels saisissants – actes de courage, de lâcheté, volontés de savoir et de ne pas savoir. Il retrace la fine texture des liens interpersonnels dans la longue durée pour développer une grille analytique originale à cheval entre histoire, sociologie, psychologie et science politique, à même de renouveler notre regard sur l’un des chapitres les plus énigmatiques du 20e siècle. « La Révolution a dévoré ses propres enfants », mais avec leur concours actif. L’auteur montre à quel point la parole et l’échange dans les micro-espaces ont été essentiels pour le développement de la capacité critique. C’est dans l’énorme potentiel des micro-espaces communicatifs face aux tabous du régime qu’il faut chercher les tensions sous-jacentes ayant abouti aux dynamiques meurtrières de la Terreur.
Contenu : Dynamiques communicatives dans des micro-espaces – Au-delà de l’alternative entre individu autonome et sujet totalitaire : la personne aux engagements multiples – Rapports non verbaux : mimétisme et imposture – Communication et clarification : de l’affirmation à la critique – Deux expériences révolutionnaires inégalement reconnues : Homophonie et mimétisme, Polyphonie et maïeutique – Genèse du stalinisme et dynamiques de la Terreur.