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La mythologie matriarcale chez Claudel, Montherlant, Crommelynck, Ionesco et Genet

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Gisèle Féal

Les mythologues nous apprennent qu'il y a quelques milliers d'années, avant l'époque des religions judéo-chrétiennes et celle des dieux de l'Olympe, une divinité féminine était célébrée sous des noms multiples, de l'Espagne à l'Inde. Ils affirment que cette divinité, que l'on croit détrônée par les dieux patriarcaux, est encore vivante et constitue une menace contre certains aspects de la culture occidentale. Si le théâtre, comme on l'a dit, puise une grande part des matériaux qui le constituent dans les fantasmes de la collectivité, est-il possible de trouver des traces de la Mère primordiale dans le théâtre français du XXème siècle? La mythologie matriarcale chez Claudel, Montherlant, Crommelynck, Ionesco et Genet apporte une réponse affirmative à cette question. L'objet de cet ouvrage est de retrouver la Mère détrônée dans les oeuvres des cinq dramaturges. L'analyse présentée combine deux méthodes: l'interprétation psychanalytique et le parallèle avec la mythologie. La première méthode éclaire les oeuvres individuelles - les rêves du dramaturge -, la seconde les place dans le contexte collectif décrit plus haut - les rêves de la culture occidentale.