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La fuite du temps «Zeitentzug» chez Alexander Kluge

Récit. Image. Concept

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Herbert Holl

Ce premier livre en langue française sur le cinéaste, vidéaste, écrivain et juriste Alexander Kluge prend la mesure de la radicalisation de tous les rapports temporels, entre «inquiétance du temps» et «violence de la contexture». Les six parties du livre - «Cours de vie», «Processus d'apprentissages», «Configurations de la guerre», «Concrétions de la vengeance», «Le concassement de Mnémosyne», «Fuite de sens, retrait de sens» - font face à l'assaut «vélociférien» (Goethe) du présent contre le restant du temps. Halberstadt, ville natale de Kluge, forme le noyau emblématique du récit, de l'image et du concept qui constellent obstinément l'Allemagne de nouvelles histoires, livres-films et narrations théoriques. En collaboration avec Oskar Negt, en confrontation avec Walter Benjamin, Adorno et Horkheimer, Kant et Hegel, Marx et Nietzsche, Bataille, Derrida, Michel Foucault... Kluge décrit, sous le signe de Hölderlin, le combat entre chronos, le temps qui se dévore, et kairos, le temps qui se vivifie. La fuite du temps «Zeitentzug» s'expose à l' aiôn «sans épaisseur et sans extension» (Deleuze) illimité comme le futur et le passé, mais fini comme l'instant.
Contenu: les six parties du livre - «Cours de vie», «Processus d'apprentissages», «Configurations de la guerre», «Concrétions de la vengeance», «Le concassement de Mnémosyne», «Fuite de sens, retrait de sens» - appareillées par leur interface, «Du pareil au même manque le deuil», cherchent l'accès au noyau de l'inquiétance épocale, cet assaut «vélocifère» du présent contre le restant du temps. Se tourne, se détourne et se retourne l'«agôn» de Chronos et de Kairos survolté par l'«aiôn» en griffure d'Aurore.