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Moeller van den Bruck (1876-1925) - un nationaliste contre la révolution

Contribution à l'étude de la «Révolution conservatrice» et du conservatisme allemand au XXe siècle

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Denis Goeldel

Cette étude sur Moeller van den Bruck tente de cerner, à partir d'une analyse de langage, le projet moellérien de modernisation du conservatisme allemand de Weimar. Il s'agit d'adapter celui-ci à la société industrielle et à l'ère des foules en recourant à un système technocratique - aux antipodes du «Kulturpessimismus» - et à un nouveau type de pouvoir fondé non plus sur la seule coercition et sur la passivité des masses, mais sur la mobilisation de celles-ci par le «chef conservateur», au moyen de l'exaltation nationaliste-impérialiste. Pouvoir néo-conservateur dirigé contre la révolution, la démocratie et le socialisme historiques, mais qui entretient avec ceux-ci des relations essentielles. D'où une position originale, distincte du conservatisme traditionnel - mais aussi du nazisme -, et que rend aujourd'hui le concept «Révolution conservatrice», entendu ici au sens d'un conservatisme qui, en situation post-révolutionnaire, est amené à combattre la révolution en lui empruntant ses armes.
Contenu: «Révolution conservatrice». Langage et politique. Analyses notionnelles: révolution, socialisme/prolétariat - «Völkersozialismus» -, démocratie - «geführte Demokratie» -, libéralisme, conservatisme/réaction - «kons. Bewegung als Bewegung von oben», «kons. Führungsgedanke» -, «drittes Reich», nation: un nationalisme impérialiste. Mystique et politique. Modernité - «Kulturpessimismus»/futurisme. L'intellectuel «organique» des milieux industriels. Néo-conservatisme et fascisme....