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Le marché du travail

L’esprit libéral et la revanche du politique

de Jean Vercherand (Auteur)
©2018 Monographies 282 Pages
Série: Business and Innovation, Volume 18

Résumé

Voici plus de 40 ans qu’économistes et politiques s’échinent à faire reculer le chômage de masse, la précarité et les inégalités sociales. En vain. Dans tous les pays développés, la situation, examinée sous l’angle du chômage ou des inégalités, s’est dégradée par rapport à celle qui a prévalu durant les « Trente glorieuses ». Parallèlement, le taux de croissance économique n’a cessé de s’affaiblir en dépit d’un endettement public de plus en plus élevé.
L’ambition de cet ouvrage est de fournir une explication à cette inversion de tendance et à l’incapacité des décideurs politiques d’enrayer cette dégradation de la situation. Sur la base d’un examen attentif et comparatif de l’histoire économique et sociale des XIXe et XXe siècles, l’auteur montre que cette incapacité vient du fait que le corpus théorique dominant, sur lequel s’appuient la grande majorité des économistes, des commentateurs de l’économie et des décideurs politiques, souffre de deux lacunes majeures. L’une les empêche de comprendre comment fonctionne réellement le marché du travail ; l’autre ne leur permet pas de saisir pleinement ce qui détermine la croissance économique à long terme et quelles conséquences il en résulte pour l’emploi.
Cet ouvrage s’adresse, non seulement à tous les étudiants, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d’ingénieurs et de commerce, IEP, etc.), mais aussi à toute personne soucieuse de comprendre les problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui (chômage de masse, inégalités, précarité, déclassements, crises, etc.).

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • À propos de l’auteur
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Avant-propos
  • Introduction générale
  • Deux hypothèses centrales
  • 1. L’offre de travail des salariés n’est pas autonome vis-à-vis de la demande mais subordonnée peu ou prou à celle-ci
  • 2. Le progrès technique exerce sur la dynamique économique deux impacts fondamentalement différents
  • Plan de l’ouvrage
  • Chapitre I. La « question sociale » depuis le XIXe siècle
  • Introduction
  • 1. Une asymétrie manifeste de rapport de force
  • 1.1. Une asymétrie déjà reconnue par Adam Smith
  • 1.2. Une manifestation contemporaine d’asymétrie : stress et harcèlement au travail
  • 1.3. Une asymétrie que législateurs et juristes ont dû reconnaître
  • 2. La récurrence des crises économiques sous l’ère industrielle
  • 2.1. Les crises de courte durée (ou de courte période)
  • 2.2. Les fluctuations de longue durée (de longue période)
  • 3. La durée du travail et les salaires en longue période
  • 3.1. L’allongement de la durée du travail au début de la révolution industrielle
  • 3.2. Le partage irrégulier des gains de productivité entre revenu et loisir
  • 4. Les revendications ouvrières
  • 4.1. Un thème dominant : augmenter les salaires
  • 4.2. La « place particulière » de la réduction du temps de travail
  • 4.3. Les objectifs visés par la réduction de la durée du travail
  • 4.4. L’opposition du patronat
  • 4.5. Les critiques des économistes à l’égard du raisonnement du Mouvement ouvrier
  • 4.6. Une volonté de transformation de la société
  • 5. L’intervention publique sur le marché du travail82
  • 5.1. Les prémices d’un droit spécifique du travail (avant 1914)
  • 5.2. De l’État « simple arbitre » à l’État « chef d’orchestre »91 (après 1914)
  • 5.3. La réglementation de la durée du travail aujourd’hui en France
  • Conclusion : des raisonnements erronés et sophistiques ?
  • Chapitre II. La représentation néoclassique du marché du travail
  • Introduction
  • 1. La théorie de l’offre de travail
  • 1.1. L’hypothèse d’optimisation des choix
  • 1.2. La courbe d’offre individuelle de travail
  • 1.3. L’interprétation de l’évolution historique de la durée du travail
  • 1.4. L’offre globale de travail sur le marché
  • 2. La théorie de la demande de travail
  • 2.1. La demande de travail par une entreprise concurrentielle
  • 2.2. La demande globale de travail sur le marché
  • 3. L’équilibre du marché du travail, ses modifications et les distorsions
  • 4. Le relâchement des hypothèses du modèle néoclassique de base
  • 4.1. Les différentes hypothèses relâchées
  • 4.2. Les modèles de négociations salariales
  • Conclusion : des représentations du marché du travail peu convaincantes
  • Chapitre III. l’asymétrie de rapport de force employeur/employé
  • Introduction
  • 1. Conséquences de cette asymétrie de rapport de force sur l’offre de travail
  • 1.1. L’offre de force de travail en situation de dépendance
  • 1.2. L’offre individuelle de travail quand l’employeur décide de faire varier sa durée
  • 1.3. L’offre globale de travail salarié en situation de dépendance
  • 1.4. Comparaison avec d’autres marchés caractérisés par des asymétries de rapport de force
  • 2. Approfondissement de la demande de travail
  • 2.1. La demande de travail à long terme par une entreprise
  • 2.2. La demande de force de travail par une entreprise
  • 2.3. La demande de travail à long terme sur le marché
  • 3. Équilibre et déséquilibre du marché du travail en situation d’asymétrie de rapport de force
  • 3.1. La maximisation du profit par allongement de la durée du travail
  • 3.2. La maximisation du profit par non-répercussion des gains de productivité sur le taux de salaire
  • 3.3. Les crises de surproduction/sous-consommation (ou de surinvestissement)
  • 4. La « rigidité » du taux de salaire réel
  • Conclusion : une histoire sociale devenant intelligible sur courte période
  • Chapitre IV. Le double impact du progrès technique
  • Introduction
  • 1. La contradiction apparente entre les fonctions de consommation de court et de long termes
  • 1.1. L’hypothèse keynésienne de concavité de la fonction de consommation de court terme
  • 1.2. La linéarité de la fonction de consommation de long terme
  • 1.3. Les fausses réponses à cette contradiction
  • 2. Le rôle spécifique des innovations dans les biens de consommation
  • 2.1. L’effet de ces innovations sur la fonction d’utilité de la consommation
  • 2.2. L’effet de ces innovations sur l’arbitrage consommation/épargne
  • 2.3. Autres déterminants des comportements de consommation
  • 3. Les effets relatifs du progrès technique sur la croissance et sur l’emploi des facteurs
  • 3.1. Interaction entre les comportements de production et ceux de consommation
  • 3.2. Les implications sur la théorie de la croissance
  • 3.3. Les implications particulières pour le travail
  • 4. L’irrégularité de la croissance
  • 4.1. Les cycles de Juglar
  • 4.2. Les fluctuations de Kondratieff
  • 5. Confrontation avec les faits
  • 5.1. Les débuts de la révolution industrielle
  • 5.2. Les « Trente glorieuses » et leur retournement
  • 5.3. La leçon des faits
  • Conclusion : une histoire sociale devenant intelligible sur longue période
  • Chapitre V. Implications normatives sur les politiques du travail
  • Introduction
  • 1. La lutte contre le chômage
  • 1.1. Le chômage de courte période
  • 1.2. Le chômage de longue période
  • 1.3. Quid de la valeur « travail » ?
  • 2. Les effets des politiques « libérales » face au chômage de longue période
  • 2.1. Le travail est un facteur homogène : le retour des crises cycliques de courte (ou moyenne) période
  • 2.2. Le travail est un facteur hétérogène : l’aggravation des inégalités sociales
  • 3. Les pseudo-explications du chômage de masse
  • 3.1. Un coût du travail trop élevé ? Notamment du SMIC ?
  • 3.2. Un droit du travail trop contraignant ?
  • 3.3. Des prélèvements obligatoires trop élevés ?
  • 3.4. La mondialisation ?
  • 3.5. L’incertitude ?
  • 3.6. Trop d’immigrés ?
  • Conclusion : partager équitablement la valeur ajoutée et la demande de travail
  • Chapitre VI. Une synthèse théorique est-elle possible ?
  • 1. Le courant néoclassique : la faille principale
  • 2. Le courant keynésien : une critique inachevée
  • 3. Le courant marxien : un isolement dommageable
  • 4. Le courant schumpétérien : une reconnaissance tardive
  • Conclusion générale
  • Du même auteur
  • Bibliographie
  • Index
  • Tires de la collection

Jean Vercherand

Le marché du travail

L’esprit libéral et
la revanche du politique

Business & Innovation

Vol. 18

À propos de l’auteur

Jean VERCHERAND est ingénieur agronome, économiste et historien à l’INRA, CESAER, AgroSup, Université Bourgogne Franche-Comté, Dijon.

À propos du livre

Voici plus de 40 ans qu’économistes et politiques s’échinent à faire reculer le chômage de masse, la précarité et les inégalités sociales. En vain. Dans tous les pays développés, la situation, examinée sous l’angle du chômage ou des inégalités, s’est dégradée par rapport à celle qui a prévalu durant les « Trente glorieuses ». Parallèlement, le taux de croissance économique n’a cessé de s’affaiblir en dépit d’un endettement public de plus en plus élevé.

L’ambition de cet ouvrage est de fournir une explication à cette inversion de tendance et à l’incapacité des décideurs politiques d’enrayer cette dégradation de la situation. Sur la base d’un examen attentif et comparatif de l’histoire économique et sociale des XIXe et XXe siècles, l’auteur montre que cette incapacité vient du fait que le corpus théorique dominant, sur lequel s’appuient la grande majorité des économistes, des commentateurs de l’économie et des décideurs politiques, souffre de deux lacunes majeures. L’une les empêche de comprendre comment fonctionne réellement le marché du travail ; l’autre ne leur permet pas de saisir pleinement ce qui détermine la croissance économique à long terme et quelles conséquences il en résulte pour l’emploi.

Cet ouvrage s’adresse, non seulement à tous les étudiants, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d’ingénieurs et de commerce, IEP, etc.) mais aussi à toute personne soucieuse de comprendre les problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui (chômage de masse, inégalités, précarité, déclassements, crises, etc.).

Pour référencer cet eBook

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Table des matières

Avant-propos et remerciements

Introduction générale

Deux hypothèses centrales

1. L’offre de travail des salariés n’est pas autonome vis-à-vis de la demande mais subordonnée peu ou prou à celle-ci

2. Le progrès technique exerce sur la dynamique économique deux impacts fondamentalement différents

Plan de l’ouvrage

Chapitre I. La « question sociale » depuis le XIXe siècle

Introduction

1. Une asymétrie manifeste de rapport de force

1.1. Une asymétrie déjà reconnue par Adam Smith

1.2. Une manifestation contemporaine d’asymétrie : stress et harcèlement au travail

1.3. Une asymétrie que législateurs et juristes ont dû reconnaître

2. La récurrence des crises économiques sous l’ère industrielle

2.1. Les crises de courte durée (ou de courte période)

2.2. Les fluctuations de longue durée (de longue période)

3. La durée du travail et les salaires en longue période

3.1. L’allongement de la durée du travail au début de la révolution industrielle

3.2. Le partage irrégulier des gains de productivité entre revenu et loisir

4. Les revendications ouvrières

4.1. Un thème dominant : augmenter les salaires

4.2. La « place particulière » de la réduction du temps de travail

4.3. Les objectifs visés par la réduction de la durée du travail

4.4. L’opposition du patronat←9 | 10→

4.5. Les critiques des économistes à l’égard du raisonnement du Mouvement ouvrier

4.6. Une volonté de transformation de la société

5. L’intervention publique sur le marché du travail

5.1. Les prémices d’un droit spécifique du travail (avant 1914)

5.2. De l’État « simple arbitre » à l’État « chef d’orchestre » (après 1914)

5.3. La réglementation de la durée du travail aujourd’hui en France

Conclusion : des raisonnements erronés et sophistiques ?

Chapitre II. La représentation néoclassique du marché du travail

Introduction

1. La théorie de l’offre de travail

1.1.1. L’hypothèse d’optimisation des choix

1.2. La courbe d’offre individuelle de travail

1.3. L’interprétation de l’évolution historique de la durée du travail

1.4. L’offre globale de travail sur le marché

2. La théorie de la demande de travail

2.1. La demande de travail par une entreprise concurrentielle

2.2. La demande globale de travail sur le marché

3. L’équilibre du marché du travail, ses modifications et les distorsions

4. Le relâchement des hypothèses du modèle néoclassique de base

4.1. Les différentes hypothèses relâchées

4.2. Les modèles de négociations salariales

Conclusion : des représentations du marché du travail peu convaincantes

Chapitre III. l’asymétrie de rapport de force employeur/employé

Introduction

1. Conséquences de cette asymétrie de rapport de force sur l’offre de travail

1.1. L’offre de force de travail en situation de dépendance←10 | 11→

1.2. L’offre individuelle de travail quand l’employeur décide de faire varier sa durée

1.3. L’offre globale de travail salarié en situation de dépendance

1.4. Comparaison avec d’autres marchés caractérisés par des asymétries de rapport de force

2. Approfondissement de la demande de travail

2.1. La demande de travail à long terme par une entreprise

2.2. La demande de force de travail par une entreprise

2.3. La demande de travail à long terme sur le marché

Résumé des informations

Pages
282
Année
2018
ISBN (PDF)
9782807606555
ISBN (ePUB)
9782807606562
ISBN (MOBI)
9782807606579
ISBN (Broché)
9782807606548
DOI
10.3726/b13101
Langue
Français
Date de parution
2017 (Décembre)
Mots clés
travail emploi marché progrès innovation croissance chômage
Published
Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2018. 277 p., 28 fig. n/b, 2 fig. en couleurs, 2 tabl.

Notes biographiques

Jean Vercherand (Auteur)

Jean Vercherand est ingénieur agronome, économiste et historien à l’INRA, CESAER, AgroSup, Université Bourgogne Franche-Comté, Dijon.

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Titre: Le marché du travail