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Die Protokollbücher des Ordens vom Goldenen Vlies

Teil 4: Der Übergang an das Haus Habsburg (1477 bis 1480)

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Edited By Sonja Dünnebeil

Das 4. Protokollbuch des Ordens vom Goldenen Vlies berichtet in französischer Sprache über die Aktivitäten des Ordens zwischen 1477 und 1480. Höhepunkt dabei ist das prachtvolle Fest in Brügge im Frühjahr 1478: Hier wurde der neue Herzog von Burgund, der Habsburger Maximilian I., zum neuen Souverän eingesetzt, womit der Beginn einer neuen Ära im krisengeschüttelten Burgund symbolisiert werden sollte. Mit den präzisen Angaben über Ort der Versammlungen, Teilnehmer, Tagesordnungspunkte, Beschlüsse, Neuwahlen und Zeremonien bietet die Edition der Protokolle nicht nur eine bisher unbeachtete Quelle zur Ordensgeschichte, sondern eröffnet auch einen interessanten Blick auf die kritische Zeit Burgunds, denn sie berichtet auch von Identität, Sozialkontrolle sowie von Treue und Verrat.
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Teil 3: Die Versammlungen zwischen 1478 und 1480

Teil 3:   Die Versammlungen zwischen 1478 und 1480

9.   September 1478 in Brüssel

[fol. 56r/28r]

[197]    [Steenberch und Toison d’or legen Hz. Maximilian die Entwürfe der Gesandtschaftinstruktion für die Reise zu den neugewählten Mitgliedern im Reich vor. Dieser wünscht eine Übersetzung ins Deutsche, die aber aufgrund der Geheimhaltungspflicht im Orden problematisch ist.]

Comment le graffier et Thoison d’or ont monstré a monseigneur le souverain les minutes conceues pour l’ambassade d’Alemaigne1

Le ixe jour du mois de septembre l’an xiiijC lxxviij2 mon tresredoubté seigneur monseigneur le duc Maximilian, duc d’Austrice, de Bourgoingne, de Brabant etc., chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, estant en sa ville de Brouxelles, maistre Martin Steenberch, graffier dudit ordre, en la presence de messire Bertremy, seigneur de Lichenstein {85}, grant maistre d’ostel d’Austrice, chevalier, frere et compaingnon, et de Thoison d’or, le roy d’armes, montra et lut a mondit seigneur le souverain en son petit retrait les minues des instructions et povoirs avisez et conceuz pour les ambasseurs qui de par mondit seigneur et de par l’ordre s’envoieroient devers la souveraine maiesté imperial {94}, devers le tresexcellent roy de Honguerie et devers hault et puissant prince le duc Albert, duc de Saxe {96}, pour leur annuncer et signifier les elections, faites de leurs personnes pour estre freres, chevaliers et compaingons d’icellui ordre.3 Lesquelles minues oyes et entendues par mondit seigneur le souverain, il declara et dit ausdis graffier et Thoison d’or, que attendu que ledit messire Bartremy, seigneur de Lichestain, qui pourroit estre l’ung des ambassadeurs en cest[e] affaire, n’entendoit pas bien latin, et pour lui mesmes mieulx entendre ceste matiere, il desiroit que l’instruction servant pour l’empereur, son pere, s’eust translatee du latin en son aleman et que ledit graffier lui en laissast la minue, car il la feroit translater. Surquoy icellui graffier remonstra treshumblement a mondit seigneur pour soy acquiter, disant que ceste matiere estoit moult secrete et touchoit grandement l’onneur de l’ordre et a cause du serment dudit ordre bonnement elle ne le povoit communiquer ou reveler a nul qui ne fust du serment d’icellui ordre.4 A quoy mondit seigneur respondit et dit, qu’il avoit ung en sa chambre nommé Johannes5 qui longuement l’avoit servi et ← 175 | 176 → lui estoit feable et bien secret, par lequel il feroit faire ladite translation et il feroit le serment se besoing estoit de le tenir secret. Sur ce repliqua en toute humilité ledit graffier que saulve la reverence de mondit seigneur ce ne se devoit ne povoit ainsi faire sans le scea et consentement de messeigneurs les chevaliers, ses freres de l’ordre, au moins de ceulx qui estoient devers lui. Ce oyant mondit seigneur il ordonna et commanda ausdis graffier et Thoison d’or d’en parler a messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre, lors estans audit Brouxelles, afin qu’ilz y voulsissent consentir.

[198]    [Die in Brüssel anwesenden Ordensritter stimmen zu, dass ein vertrauenswürdiger Sekretär Maximilians die erforderlichen Übersetzungen ausfertigen kann, aber erst nachem er in Gegenwart des Souveräns und der Ordensritter ein Schweigegelübte abgelegt hat.]

Item et en ensuivant ladite ordonnance de mondit seigneur lesdis graffier et Thoison d’or firent ce rapport a messeigneurs de Gruythuse {61}, de Nassouw {77}, de Saintpol {83} et de Bevre {82}, chevaliers, confreres de l’ordre, lors estans et trouvez audit Brouxelles qui pour ceste cause se assemblerent en la chambre de mondit seigneur de Gruythuse le lendemain.6 Lesquelz oy ledit rapport et eu advis et deliberacion ensemble sur ceste matiere pour complaire a mondit seigneur le souverain et pour le bien et avancement d’icelle accorderent et consentirent que moyenant que cellui par cui mondit seigneur feroit faire ladite translacion feist preallablement le serment solemnel en sa main en leur presence et d’autres freres de l’ordre qui lors se y trouveroient, de tenir secret le contenu desdites instructions et ce qu’il sauroit des affaires secrets dudit ordre, sans le relever a nul, il en pourroit apres faire ladite translacion. Ce que le graffier a depuis rapporté a mondit seigneur le souverain qui en a esté bien content.

25.      September 1478 in Brüssel

[199]    [Johann Keller schwört, über alles, was im Zusammenhang mit dem Orden steht, gegenüber Nichtordensangehörigen zu schweigen.]

Comment a la requeste de mondit seigneur le souverain fut ottroyé que mondit seigneur feist translater en alemant lesdis instructions par Johannem Kelner, son varlet de chambre, soubz serment etc.7

Le xxve jour dudit mois de september oudit an lxxviij,8 estans devers mondit seigneur le souverain assamblez audit Brouxelles en sa grant chambre pres du palle9 messeig ← 176 | 177 → neurs Loys, seigneur de Gruithuse {61}, Engelbert, conte de Nassouwe {77}, Pierre, conte de Saintpol {83}, Wolffart, seigneur de la Vere {79}, monseigneur Jaques de Savoye {84}, conte de Romont, et Phelippe de Bourgoingne, seigneur de Bevre {82}, tous chevaliers freres et compaingnons [fol. 56v/28v] du noble ordre de la Thoison d’or, fut illec appellé et fait venir du commandement de mondit seigneur en leur presence Johannes Kelner, varlet de chambre et ung des sommeliers de corps d’icellui seigneur. Et lui venu remonstra et dit mondit seigneur que par ledit Johannes il feroit volentiers translater lesdites instructions, ordonnees pour l’ambassade que s’envoieroit devers l’empereur {94}, son pere, comme par le graffier de l’ordre le leur avoit fait dire et l’avoit mandé, afin qu’il feist le serment, comme il fist solemnellement en la main de mondit seigneur devant eulx tous de tenir secret le contenu desdites instructions que le graffier lui bailleroit ensemble tout ce qu’il sauroit du secret de l’ordre de la Thoison d’or, sans le reveler ou dire a personne vivant qui ne fust du serment dudit ordre, ainsi le jura il sur la foy et leaulté et sur sa part du paradix en la main de mondit seigneur comme dessus.

[200]    [Steenberch übergibt ihm die zu übersetzenden Instruktionen.]

Apres lequel serment ainsi fait par ledit Johannem Kelner le graffier de l’ordre a baillié a mondit seigneur le souverain lesdites instructions en sa main closes <d> et seelees de son signet.10

[201]    [Der burgundische Gesandte Guillaume de la Baume, Herr von Irlain, soll bei seiner geplanten Gesandtschaft nach England, nach den Gründen forschen, weshalb Kg. Eduard nicht mehr die Kette des Ordens trägt.]

Touchant le roy d’Angleterre11

En ce conseil a esté parlé et devisé du fait de la Garretiere, ordre du roy d’Angleterre12, a cause que le roy d’Angleterre {63}, comme l’on disoit, avoit delaissié puis aucun temps de porter le collier de l’ordre de la Thoison d’or et que monseigneur d’Yrlain {90}13 estoit ordonné pour aler devers lui en Angleterre faire certaine ambaxade.14 Et apres ← 177 | 178 → pluseurs devises eues sur ceste matiere, fut deliberé par mesdis seigneurs qu’il seroit ordonné audit monseigneur d’Yrlain que quant il se trouveroit en Angleterre devers le roy et verroit que le roy ne porteroit ledit collier,15 ile16 de soy mesmes par maniere de devises pouroit dire «Ha Sire, je voy maintenant et apparroy que ce que pardela devers madame, vostre seur et ailleurs,17 l’on dit soit vray.» Et le roy ce oyant vraissemblablement lui demanderoit quoy, sur ce pourroit lors respondre et dire ledit seigneur d’Yrlain «Sire, que vous ne portez point le collier de l’ordre de la Thoison d’or, comme vous aviez accoustumé.» Et par telle maniere de devises il pourroit entrer et sentir et savoir l’intencion du roy d’Angleterre et parvenir a la cause qui le18 mouveroit a non le porter.19 Et se ledit seigneur d’Irlain sentoit du roy qu’il le laissast a cause que mondit seigneur le souverain n’est point de son ordre de la Garretiere, comme estoit feu monseigneur le duc Charles {34} en son vivant, et appartenoit que le roy d’Angleterre eust affection et desir que mondit seigneur fust pareillement de son ordre de ladite Garretiere,20 ou s’il y a aultres causes parquoy il ne porté ledit collier ← 178 | 179 → de la Thoison d’or ledit seigneur d’Irlain feroit de tout rapport a mondit seigneur et a ceulx de l’ordre qui devers lui seroient a son retour, pour apres lui ouy avoir sur tout plus ample advis et deliberacion.

[202]    [Hz. Maximilian bittet Steenberch um eine lateinische Übersetzung der in Französisch abgefassten Statuten des englischen Hosenbandordens.]

Et afin que mondit seigneur le souverain ce pendant se peust informer du fait des status et ordonnances dudit ordre de la Garretiere, fut ordonné deslors audit graffier de translater du francois en latin lesdis status de l’ordre de ladite Garretiere. Et d’en baillier la translacion a mondit seigneur pour les estudier et incorperer a son bon loisir. Ce que ledit graffier a ainsi fait bien brief apres.21

[203]    [Die Diskussion über die nach Deutschland zu entsendende Gesandtschaft wird aufgrund der Abwesenheit des Ordenskanzlers verschoben.]

Des ambassades pour aler en Alemaingne22

Item oudit conseil a aussi esté parlé du fait des ambassades a envoier es Allemaingnes devers les princes nouvellement esleus a l’ordre23 et [fol. 57r/29r] qu’il sembloit bon a messeigneurs que lesdis ambassades fussent expediees et envoiees le plus brief que faire se pourroit bonn(ement). Toutevoie la chose demoura encores suspendue et mise en delay pour celle fois, tant pour l’absence de monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, lors estant occupez en l’ambassade de mondit seigneur avec aultres a Cambray pour le fait de France, car aussi pour autres occupacions de mondit seigneur pour l’eure.24

[204]    [Das neue Mitglied Wolfart van Borsele bedankt sich für seine Wahl.]

Touchant monseigneur de la Vere25

Ces choses ainsi faites, s’est illec mis a genoulx devant mondit seigneur le souverain moult humblement et reverenment messire Wolffard de Borsele {79}, seigneur de la Vere, conte de Grantpré, ung des freres de l’ordre dessusnommez, et a remercié treshumblement mondit seigneur le souverain et tous messeigneurs les chevaliers freres et compaingnons dudit ordre, <qui la estoient> du grant honneur qu’ilz lui avoient fait et demonstré, quant en leur darrenier chappittre, tenu a Bruges,26 ilz l’avoient esleu pour frere et accompaingnié avec eulx audit ordre. Dont il se repputoit moult honnoré et grandement obligié et tenu a eulx et a icellui ordre ce qu’il ne attribuoit pas a ses merites, mais a leur vertu et a la benigne estimacion qu’ilz avoient faite et eue de lui. Disant que au plaisir Nostre Seigneur tellement il se porteroit et conduiroit doresenavant envers mondit seigneur et eulx et oudit ordre que eulx et tous autres d’icellui ordre auroient cause d’en estre de lui contens. Surquoy mondit seigneur, apres petite deliberacion sur ce eue avec mesdis seigneurs ses freres, fist ← 179 | 180 → tantost dire et respondre audit seigneur de la Vere, que ce qu’ilz en avoient fait estoit pour les grans biens qu’ilz avoient entenduz et aussi cogneuz en lui <eulx confians> et l’avoient fait tresvolentiers, eulx confians et sur vray espoir de ses vertus et qu’il y parseveroit profitant de bien en mieulx a son bien et honneur et dudit ordre.

[205]    [Wolfart van Borsele bittet den Orden, in seiner Auseinandersetzung mit Jan van Wassenaar um Unterstützung.]

Apres ce a remonstré ledit seigneur de la Vere {79} a mondit seigneur le souverain et a messeigneurs ses confreres de l’ordre, comment il avoit entendu et sceu que aucuns ses hayneux et non bien vueillans avoient sevie et rapporté en darriere lui pluseurs langaiges a sa charge contre verité et sans sa deffene, saulf l’onneur de mondit seigneur et d’eulx. Surquoy nagaires paravant mondit seigneur estant lors en sa ville de Gand,27 il avoit devant lui respondu a son honneur et pour son excuse par telle maniere que mondit seigneur s’estoit lors de lui contenté. Et que neantmoins il estoit adverti que le seigneur de Wassenar28 et aultres ses hayneulx encores ne cessoient de le chargier en darriere lui ce que moult il regrettoit. Suppliant pour ce a mondit seigneur le souverain treshumblement qu’il ne voulsisit adjouster foy a telz sinistre rapports,29 mais, attendu et consideré qu’il estoit frere et compaingnon de son noble ordre, son plaisir fust de le garder et maintenir en son bon droit et honneur.30 Soy submettant ledit seigneur de la Vere en mondit seigneur le souverain et en l’ordre pour y respondre a son honneur et descharge alencontre de tous qui charger le vouldroient. Et s’il estoit trouvé coulpable desdites charges, ce que au plaisir Dieu par verité jamais ne seroit, que en ce cas mondit seigneur et l’ordre feissent de lui comme d’un malfacteur, car il n’en demanderoit ja grace ne pardon. Pria aussi et requist ledit seigneur de la Vere a mesdis seigneurs les chevaliers, ses freres de l’ordre illec presens, qu’ilz le voulsissent ayder a conseiller et lui assister pour la deffense et conservacion de son honneur comme leur frere oudit ordre. Surquoy mondit seigneur le souverain fist respondre audit seigneur le da Vere, qu’il estoit bien souvenant des remonstrances et requestes, que en ceste partie aultrefois il lui avoit faites a Gand ensemble de la response que illec il lui avoit faite. Laquelle ensuivant il lui feroit bonne justice, et pour le bien et conservacion de son honneur mondit seigneur ← 180 | 181 → et lesdis chevaliers, ses freres de l’ordre, lui feroient voulentiers toute l’assistence que bonnement et par raison faire pourroient ainsi que par et selon les status dudit ordre il appartendroit. De [fol. 57v/29v] laquelle response tant benigne ledit seigneur de la Vere moult se contenta et en rendit treshumbles graces a mondit seigneur le souverain et a messeigneurs lesdis freres chevaliers de l’ordre qui la presens estoient.31

9.      Oktober 1478 in Brüssel

[206]    [In Brüssel versammeln sich zahlreiche Ordensmitglieder, um einige Ordensangelegenheiten zu besprechen.]

Le ixe jour du mois d’octobre oudit an lxxviij32 mondit tresredoubté seigneur monseigneur le duc Maximilian, chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, estant encore en sadite ville de Brouxelles, furent illec assamblez et appellez devers lui en la petite chambre de monseigneur le conte de Chimay {74}, son premier chambellan, messeigneurs Adolph de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, Loys, seigneur de Gruythuse {61}, Phelippe <seigneur> de Croy, conte de Chimay, Engelbert, conte de Nassouwe {77}, Wolffart, seigneur de la Vere {79}, Phelippe de Bourgoingne {82}, seigneur de Bevre, et Bartremy, seigneur de Lichtestain {85}, tous chevaliers freres et compaingnons dudit ordre; monseigneur Jaques de Savoye {84}, conte de Romont, aussi chevalier confrere, excusé pour certains autres affaires que pour lors il avoit en ladite ville. Et avec eulx y estoient maistre Jehan Gros, tresorier, maistre Martin [Steenberch], graffier, et Thoison d’or, le roy d’armes. Reverend pere en Dieu monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier d’icellui ordre, pour lors encore occupé et empeschié en ladite ambassade de mondit seigneur avec autres ses collegues audit Cambray.33 Et tint illec mondit seigneur le souverain conseil privé et secret avec mesdis seigneurs ses freres sur certains affaires du mesme ordre, cy apres touchiez et declarez:

[207]    [Der Souverän wird darauf hingewiesen, dass angesichts des für den kommenden Mai geplanten Festes es an der Zeit ist, die in Deutschland lebenden Neugwählten von ihrer Wahl zu unterrichten. Hz. Maxmilian weist darauf hin, dass Friedrich III. zwar Interesse am Orden habe, die Eidesleistung aber für einen Kaiser rechtlich problematisch sei. Es wird beschlossen, dass Bartholomäus von Liechtenstein zum Kaiser reisen soll, um diesen offiziell von der Wahl zu unterrichten.]

Des ambassades pour Alemaingne34

[a]35 Et premierement fut en ce conseil parlé des ambassades a envoier devers les princes d’Allemaingne nouvellement esleuz a l’ordre,36 pour leur signiffier leur election et a ← 181 | 182 → ceste fin adviser et concluire des personnaiges que mondit seigneur y vouldroit envoier ensemble de leurs instructions et povoirs dont les minues37 estoient ja pourjectees, faites et veues et ne restoit, fors que les concluire et apres faire grossoier et expedier, mais que mondit seigneur et eulx se fussent determinez des personnaiges et d’aucunes minues circumstances servans au fait de ladite expedicion. Et combien que en loquetant de ces matieres de prime face il samblast a mesdis seigneurs les chevaliers freres expedient et besoing de haster et avancer ladite expedicion, mesmement pour l’onneur de mondit seigneur et de l’ordre, veu qu’il avoit ja long temps passé depuis leurdite election faite et que desja bruyt en avoit esté et estoit, attendu mesmement que mondit seigneur avoit conclut dez son darrenier chappittre dudit ordre, par lui tenu a Bruges ou mois de may passé, de tenir et celebrer la feste et le chappittre d’icellui ordre ou mois de may prouchain ensuivant,38 parquoy seroit besoing que lesdis princes esleuz fussent advertis de leurdite election, afin que en cas de leur acceptacion ilz eussent leurs colliers et feissent les sermens et devoirs accoustumez devant ladite feste avenir.39 Et que eulx aussi advertis de ladite prouchaine feste a terme et temps competens y peussent envoier leurs procuracions <et cedules> pour suppleer et tenir leurs lieux tant en l’eglise comme en chappittre, avec leurs cedules pour la future election, et que les tableaux de leurs armes peussent aussi estre fais et preses a temps deu pour les mettre en l’eglise quant et avec les aultres en l’eglise la ou le divin service accoustumé se devroit faire ainsi que selon les status et ceremonies dudit ordre il est accoustumé en tel cas et faire se doit. Ou en cas de leur reffus ou d’aucun d’eulx, mondit seigneur et les chevaliers freres de l’ordre estre oudit prouchain chappittre de l’ordre advertis dudit reffus quant [fol. 58r/30r] ilz vouldront proceder a leur election nouvelle, pour et afin de remplir lors les lieux qui leur estoient destinez oudit ordre,40 et <les> oudit cas y choisir et eslire autres ydoines, comme il appartient selon lesdis status d’icellui ordre. Autrement les lieux desdis esleuz demourroient encore vuys et vacans et ladite prouchaine feste, car l’on n’y pourroit pourveoir bonnement par ladite nouvelle election que mondit seigneur le souverain et l’ordre preallablement ne fussent acertenez dudit reffus.

[b] Ces choses oyes et entendues par mondit seigneur le souverain il interrogua et demanda, se l’expedicion et envoy desdis ambassades se pourroit encore delayer pour aucun brief temps, et la cause qui le mouvoit a ce demander, comme il disoit, estoit par ce qu’il estoit adverti que l’empereur {94}, son pere, estoit pour lors en marches bien longtaines et de difficile acces, mais esperoit que briefment il descenderoit devers les marches de l’Empire plus prouchaines de pardeça,41 la ou il esperoit povoir encore assez temps <povoir> envoier de ses gens devers lui pour ceste matiere et pour aultres ses affaires, et mesmement dit qu’il y envoieront ledit messire Bertremy, seigneur de Lichtestain {85}.

[c] Oultre plus dit mondit seigneur le souverain qu’il estoit adverti que l’empereur, sondit pere, portoit bonne affection et faveur a l’ordre et se continteroit assez de le recevoir. Mais sa difficulté principale seroit sur la maniere de jurer les sermens d’icellui ordre, pour ce que selon les statuts du mesme ordre le jurement se faisoit et fait ← 182 | 183 → manuellement par attouchement de la sainte croix ou d’aultres chose sainte.42 Ce que l’empereur comme mondit seigneur entendoit bonnement ne pourroit faire, <comme il disoit> a cause de sa souveraine couronne imperial, pour honneur et reverence de laquelle il n’avoit jamais depuis fait quelque serment manuel et ne lui seroit pas bonnement loisible de le faire manuellement. Mais par ses lettres il feroit pour la seurté dudit ordre tous sermens et promesses honnestes et raisonnes, demandant pour ce mondit seigneur se pour la personne dudit empereur moderacion s’en pourroit faire.

[d] Sur ces remonstrances et demandes de mondit seigneur le souverain ont mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre opiné et deliberé en la presence et par l’ordonnance de mondit seigneur. Et apres vision et lecture d’aucuns articles du livres des status et ordonnances dudit ordre, touchant la forme dudit serment et la maniere de le faire43 avec certains autres servans a ce propos leur advis a esté:

[e] Premierement quant au fait dudit delay qu’ilz s’en rapportoient a mondit seigneur et a son bon plaisir, combien qu’il leur semblast chose bien honneste que l’empereur et les aultres esleuz fussent advertis de leurdite election le plus brief que faire se pourroit. Car mesdis seigneurs les freres n’avoient veu ne sceu que tant longuement eust delayé en cas semblabe de faire faire aux princes ou aultres esleuz a l’ordre la significacion de leur election. Mais tousjours on l’avoit avancee pour en savoir l’intencion des esleuz fust de l’accepter ou reffuser.

[f] Et touchant ladite moderation: Attendu le contenu desdis articles des status et ordonnances de l’ordre que illec ilz avoient ouy lire, lesquelz ne sont point muables selon la conclusion dudit livre leur a samblé ceste matiere bien difficile et que bonnement moderacion aucune ne s’en pourroit faire. Et quant a eulx, consideré leurs sermens et que ladite matiere touche tous les freres de l’ordre, tant absens comme presens, qu’ilz n’y vouldroient faire changement moderacion ou mutacion aucune sans les <ser> absens et que preallablement ilz n’en fussent advertis pour en avoir leur advis et consentement, aussi ne se devroit faire ladite moderacion hors du chappittre de l’ordre.

[g] Mais se le plaisir de mondit seigneur estoit de faire advertir secretement l’empereur, son pere, de son election par ledit messire Bertremy, seigneur de Lichtestein, confrere de [fol. 58v/30v] l’ordre, faire le pourroit par bonne maniere pour44 et sentir en savoir son intencion et bon plaisir, dont icellui de Lichtestain hastivement pourroit faire advertir mondit seigneur et ceulx de l’ordre par les lettres qu’il escriroit de sa main et dilegenment renvoieroit par feable et seur messaige. Et en cas que l’empereur accepteroit son election et consentiroit de faire a l’ordre les sermens accoustumez manuellement selon la forme desdis status dudit ordre, oudit cas mondit seigneur, de ce adverti, envoieroit tantost aucuns aultres dudit ordre apres ledit messire Bertremy pour eulx joindre avec lui recevoir dudit empereur ledit serment et lui baillier le collier d’icellui ordre aux ceremonies et en la maniere qu’il appartient selon lesdis status. Ou se ledit messire Bertremy trouvoit aucunes difficultez devers l’empereur touchans aucuns poins ou articles desdis status et ordonnances de l’ordre, dont l’empereur demandast avoir moderacion, oudit cas icellui messire Bertremy le signiffieroit aussi secretement et diligenment a mondit seigneur et a ceulx de l’ordre, pour en parler ou prouchain chappittre dudit ordre. Et se l’empereur s’excusoit d’en faire ladite acceptacion pareillement le signiffieroit secretement ledit ← 183 | 184 → seigneur de Lichtestain a mondit seigneur et a ceulx de l’ordre, ensemble45 les raisons et motifs que l’empereur lui auroit alleguez ou declairez pour son excuse, pour mondit seigneur et eulx en estre advertis plainement oudit futur prouchain chappittre.

[h] Mais ledit messire Bertremy, seigneur de Lichtestein, ne reveleroit ou descouvreroit riens a l’empereur de l’election des aultres princes, assavoir du roy de Honguerie et du duc Albert de Saxe {96} jusques a tant qu’il auroit46 fait le serment audit ordre. Et sur ces choses seroit bailliee audit messire Bertremy une petite instruction par forme de memoire,47 selon laquelle il se pourroit gouverner et conduire en ceste matiere.48 De laquelle deliberacion de mesdis seigneurs les chevaliers freres mondit seigneur le souverain a esté content, l’a eu pour aggreable et a conclut selon icelle.49

[s] Nota touchant le serment de l’empereur.50

[208]    [Das nächste Fest soll im kommenden Mai in Brüssel stattfinden.]

Conclusion de tenir et signifier la feste de l’ordre au second jour de may l’an lxxix51

Apres a esté mis en deliberacion oudit conseil par l’ordonnance et commandement de mondit seigneur le souverain s’il tendroit la feste et le chappittre de son ordre ou mois de may lors pourchain avenir selon la conclusion du chappittre darrenier precedent, ensemble du lieu ouquel tenir les devroit.52 Et sur ce demandees et ouyes les opinions de mesdis seigneurs les chevaliers freres mondit seigneur a conclut avec la pluralité des voix qui estoit qu’il devoit tenir lesdites feste et chappittre ou mois de may prouchain avenir. Et quant au lieu il s’est determiné pour la ville de Brouxelles pour certaines consideracions a ce le mouvans et par lui alleguees.

[209]    [Steenberch wird mit der Ausstellung zahlreicher Schriftstücke beauftragt.]

Touchant l’expedicion des lettres de ladite significacion

Pour les v chevaliers estans en France53

Touchant monseigneur de Cleves54

Cestedite conclusion ainsi prinse, mondit seigneur le souverain a ordonné et commandé audit graffier en la presence et du consentement de mesdis seigneurs ses freres de l’ordre de faire et expedier les lettres de la signifficacion et indiction desdites feste et ← 184 | 185 → chappittre pour ledit prouchain mois de may en la forme qu’il appartient;55 et mesmement les placquars pour les chinq chevaliers estans en France.56 Et pour monseigneur le duc de Cleves {47} lettres closes, declarant comment mondit seigneur le souverain et les freres chevaliers de l’ordre ont esté de lui moult esmerveillez, a cause qu’il n’est venu ne a envoyé procuracion, cedule ne excuse ou chappittre de l’ordre darrain passé tenu a Bruges,57 et qu’il en a esté noté oudit chappittre pour et afin que personnellement il vienne et compare oudit prouchain chappittre, mesmement pour y respondre [fol. 59r/31r] sur ce dont oudit darrain chappittre il a esté noté o intimacion etc.58 Esté aussi advisé et conclut que mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre a part lui en escriproient soubz le seel dudit ordre, ainsi comme aultrefois par la deliberacion et conclusion du penultime chappittre d’icellui ordre, tenu a Valenchiennes, il avoit esté escript a monseigneur Phelippe de Savoye {68}, conte de Baugey, seigneur de Bresse.59 Et que Thoison d’or, le roy d’armes, porteroit ces lettres a mondit seigneur de Cleves sans avoir aultre charge de bouche.

[210]    [Philippe von Croy berichtet, dass Philippe, Herr von Croy und Gf. von Porcien, fälschlich darüber unterrichtet worden ist, in den Orden gewählt zu sein. Dieser soll dazu befragt werden, wer ihm das mitgeteilt hat.]

Touchant monseigneur de Chimay et monseigneur de Croy60

Et finablement s’est levé de son siege et mis a genoulx reverenment devant mondit seigneur le souverain messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay dessusnommé, et humblement a remonstré a mondit seigneur le souverain et a messeigneurs les chevaliers, ses confreres de l’ordre illec presens, qu’il avoit entendu et estoit adverti de vray que monseigneur de Croy61 avoit dit par pluseurs fois et devant gens notables dignes de foy par maniere de doleance et regret que a cause ou par le fait de lui, remonstrant il n’avoit esté esleu a l’ordre ou darrenier chappittre dudit ordre, tenu a Bruges,62 et qu’il l’avoit sceu par chevalier de l’ordre qui le lui avoit dit. De laquelle chose mondit seigneur de Chimay moult esmerveillié advertissoit mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers, ses confreres de l’ordre, pour ce, comme il disoit, que la chose a son advis leur touchoit grandement et a l’onneur dudit ordre et trop plus que a lui ne faisoit, veu mesmement que mondit seigneur de Croy se vantoit par ses paroles que chevalier de l’ordre le lui avoit dit, ce qui ne faisoit a croire ne n’estoit vraissemblable, car oudit darrenier chappittre aux elections faire n’avoit eu ← 185 | 186 → que eulx cinq chevaliers,63 saulf mondit seigneur le souverain, comme il estoit chose notoire; requerant que pour l’onneur de l’ordre et de ceulx qui avoient esté oudit darrenier chappittre le plaisir de mondit seigneur fust de faire interroguer mondit seigneur de Croy sur ces paroles et du chevalier ou aultre qui telle chose lui auroit dite.64 Car quant a lui, remonstrant, saulve la reverence de chascun il n’avoit besoing d’en faire excuse, mais s’en rapportoit de la verité toute contraire a ce que mondit seigneur et tous ceulx de l’ordre qui avoient esté presens oudit darrenier chappittre en avoient de lui veu et ouy et ne povoit croire que aultre en sceust a parler. Oyes lesquelles remonstrances de mondit seigneur de Chimay, monseigneur le souverain par l’advis et deliberacion de messeigneurs les aultres chevaliers, confreres de l’ordre dessusnommez illec presens, comme dit est, a ordonné que par deux officiers dudit ordre ledit seigneur de Croy soit et sera interrogué desdites paroles pour savoir de lui, s’il les aura ainsi dites, ensemble du chevalier de l’ordre ou aultre qui lui aura dit et donné entendre telle chose, pour par lesdis officiers rapporter a mondit seigneur sa response et ce que de lui ouy et entendu auront en ceste partie. Et furent deslors depputez a ce par mondit seigneur le graffier et le roy d’armes de l’ordre, pour en faire leur devoir quant mondit seigneur de Croy seroit retourné audit Brouxelles, dont pour l’heure il estoit absent.65

[b] Il que appartenant nouveau q(ue) seullem(ent) aucun chevalier avec le chief et souverain avoit fait elections.66

30.      November 1478 in Brüssel

[fol. 59v/31v]

[211]    [Hz. Maximilian besucht in Brüssel mit großem Gefolge die Messe zu Ehren des Apostels St. Andreas.]

Ceremonies du jour saint Andrieu l’an lxxviij67

Le lundi, darrenier jour du mois de novembre l’an mil quatrecens soixante dix huit,68 jour solemnel et feste de monseigneur saint Andrieu l’apostre, mon tresredoubté seigneur monseigneur le duc Maximilian, duc d’Austrice, de Bourgoingne et de Brabant etc., chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, estant en sa ville de Brouxelles, partit a l’eure de dix heures ou environ devant midi de son hostel audit Brouxelles69 et alla oyr la grant messe en l’eglise collegial de Sainte Goudele, principale eglise <collegiale> du lieu,70 et l’accompaingnerent a cheval messeigneurs les princes, ← 186 | 187 → ses parens, et autres grans seigneurs, barons, chevaliers et escuiers de son hostel. Et droit devant mondit seigneur ala a cheval l’ambaxadeur du tresexcellent roy de Naples {72}. Et apres lui furent sans moyen monseigneur le marquis de Bade {102}71, reverend pere en Dieu messire Ferry de Clugny, evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, et monseigneur le conte de Saintpol {83}, messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, premier chambellan, messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny, messire Phelippe de Bourgoingne {82}, seigneur de Bevre, et Jaques de Luxembourg {81}, seigneur de Fyennes, chevaliers freres et compaingnons, tous portans le grant72 collier dudit ordre, accompaingnez honnestement au dextre et au senestre et par darriere de pluseurs notables personnes, tant prelas et aultres gens d’eglise comme de gens nobles et de conseil et d’aultres notables pluseurs qui les su[i]voient.

[212]    [Sitzordnung in der Kirche.]

Et mondit seigneur le souverain ainsi arrivé en ladite eglise de Sainte Goudele, il se ala rendre ou grant chœur d’icelle eglise en son oratoire, illec tendu et preparé au dextre et pres du grant autel ou lieu accustumé. Et messeigneurs les chevaliers freres et compaingnons de l’ordre qui estoient en nombre de chinq, se mirent es haultes formes audit lieu dextre dudit chœur ordonneement, assavoir monseigneur de Chimay {74} en la premiere forme, monseigneur de Montigny {80} en la seconde, monseigneur le conte de Saintpol {83} en la <sec> tierce, monseigneur de Bevre {82} en la quarte et monseigneur de Fyennes {81} dessusnommez en la cinqe formes descendant vers west. Et par bas devant mesdis seigneurs les chevaliers confreres se mist Thoison d’or, le roy d’armes dudit ordre, en une basse forme. L’ambassadeur du roy de Naples {72} et monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier d’icellui ordre, se mirent es haultes formes du lez senestre droit a l’opposite de mesdis seigneurs les chevaliers et le graffier la empres en la tierce forme soubz mondit seigneur le chancellier.

[213]    [Hz.in Maria von Burgund nimmt ebenfalls am Gottesdienst teil.]

Item mesdis seigneurs de l’ordre ainsi colloquez comme dessus, tantost y suivirent ma tresredoubtee dame madame la duchesse grandement et noblement accompaingnee, laquelle se alla rendre oudit oratoire de mondit seigneur <et>.

[fol. 60r/32r]

[214]    [Der Bischof von Dagnum liest die Messe.]

Item et tantost apres la venue de madite dame la duchesse reverend pere en Dieu l’evesque Dagnensis,73 suffragan de monseigneur l’evesque de Cambray, prelat, revestu pour celebrer la grant messe, a porté l’eaue benoite a mesdis seigneurs et dame et incontinent apres s’est encommençee la grant messe a l’onneur de monseigneur saint Andrieu et s’est continué l’office de ladite messe jusques a l’offertoire. ← 187 | 188 →

[215]    [Nach Aufforderung von Toison d’or begibt sich Hz. Maximilian zur offrande zum großen Altar.]

Item ledit offertoire commençié, Thoison d’or, le roy d’armes, s’est allé presenter reverenment devant mondit seigneur le souverain a l’entree de son oratoire pour le mener devers l’autel y faire son offrande. Et mondit seigneur partant de sondit oratoire, est alé seul apres ledit roy d’armes faire son offrande au prelat devant ledit autel. Et icelle faite, s’est retourné et alé remettre en son oratoire dessusdit jusques a l’entree duquel le roy d’armes l’a mené et convoié.74

[216]    [Ihm folgt Philippe de Croy, Gf. von Chimay.]

Item mondit seigneur ainsi retourné en son oratoire, Thoison d’or, le roy d’armes, lui a faite la reverence deue et est alé descendre devers les haultes formes du lez dextre, ou se tenoient medis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre et s’est adreçié devant monseigneur le conte de Chimay {74}, estant ou premier siege, pour le querir et mener faire son offrande. Et tantost est parti de son lieu mondit seigneur de Chimay et alé apres ledit Thoison d’or seul sans compaignon devers ledit prelat, faire sadite offrande. Laquelle faite, il s’est retourné et alé remettre en son premier lieu, mené et conduit par icellui roy d’armes.

[217]    [Es folgenden nacheinander die übrigen anwesenden Mitglieder.]

Item monseigneur le conte de Chimay ainsi retourné, ledit roy d’armes Thoison d’or s’est alé presenter devant messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny. Lequel s’est aussi parti de son lieu et siege et alé apres ledit roy d’armes devers l’autel, faire son offrande seul sans compaingnon audit prelat. Et icelle faite, il est retourné en son lieu premier, mené et conduit par le roy d’armes devantdit. Et pareillement sont allez offrir et retournez en leurs lieux ordonneement et successivement lesdis aultres trois chevaliers freres convoiez par le roy d’armes, chascun a son tour et seul sans compaingon, comme dessus. Et au passer et repasser devant mondit seigneur le souverain lui ont chascun a son endroit et pareillement ledit roy d’armes fait la reverence deue.

[218]    [Danach wird der Gottesdienst fortgesetzt.]

Item l’offrande ainsi faite, moult reverenment a procedé oultre ledit prelat et continué et parachevé le sacrifice et office de ladite grant messe jusques a fin. Et ladite messe finié, mondit seigneur le souverain est alé faire son oroison et offrande au saint sacrament de l’autel miraculeux, reposant en ladite eglise lequel lui fut porté et monstré devant ledit grant autel.

[fol. 60v/32v]

[219]    [Anschließend nehmen die Ordensmitglieder an verschiedenen Orten eine Mahlzeit ein.]

Item et tantost apres retournerent mesdis seigneur et dame devers la court accompaingnez grandement, noblement et honnorablement. Et messeigneurs les chevaliers ← 188 | 189 → confreres de l’ordre disnerent ce jour ensamble en la chambre de monseigneur de Chimay {74}, premier chambellan. Mais l’evesque de Tournay, chancellier, ne convoya point mondit seigneur le souverain, mais au partir de l’eglise s’en ala disner en son logis et le graffier avec lui.75

[220]    [Der Orden versammelt sich nach dem Essen.]

Acte du conseil de l’ordre tenu ledit jour saint Andrieu76

Ledit jour saint Andrieu, apres disner devant vespres, messeigneurs les cinq chevaliers77, freres et compaingnons de l’ordre cy devant nommez, assavoir messire de Chimay {74}, de Montigny {80}, de Saintpol {83}, de Bevre {82} et de Fyennes {81}, ensemble les trois officiers, assavoir reverend pere en Dieu messire Ferry, evesque de Tournay, chancellier, le graffier et Thoison d’or, le roy d’armes de l’ordre, se assamblerent devers mondit seigneur le souverain a la court en la chambre de son petit retrait. Et illec mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier, par l’ordonnance de mesdis seigneurs les chevaliers freres d’icellui ordre remercia humblement et reverenment de par eulx mondit seigneur le souverain de l’onneur que le mesme jour devant disner il avoit fait et porté a l’ordre en l’eglise et autrement du grant devoir et bon acquis que lui mesmes y avoit fait ensemble des louables et honnestes ceremonies qui avoient esté gardees et tenues a l’offrande de la grant messe et autrement.

[221]    [Dabei wurden drei Punkte besprochen: Erstens: Bei dem neugewählten Hugues de Château-Guion sind die Umstände seiner Freilassung aus der französischen Gefangenschaft unklar, deshalb soll er bis zu deren Klärung noch nicht von seiner Wahl in den Orden unterrichtet werden. Zweitens: Die Unstimmigkeiten mit Johann, Hz. von Kleve, will Hz. Maximilian in einem persönlichen Treffen regeln. Drittens: Der Herr von Croy wurde fälschlicherweise davon unterrichtet, dass er in den Orden gewählt worden sei. Er soll dazu befragt werden, wenn er nach Brüssel kommt. Und auf dem kommenden Fest soll geprüft werden, wer aus dem Kreis des Ordens diese Indiskretion begangen hat; der Schuldige soll dafür bestraft werden.]

No(ta) de ces trois poins78

[a] Apres exposa et remonstra mondit seigneur le chancellier qu’il estoit coustume en l’ordre de assambler et convenir chascun an quant faire se pouvoit bonnement au jour monseigneur saint Andrieu, patron dudit ordre, devers monseigneur le souverain d’icellui ordre estant pour le temps messeigneurs les chevaliers freres et compaingnons ensamble les officiers du mesme ordre estans au lieu, pour ledit jour et de parler et ← 189 | 190 → communiquer ensamble par forme d’un petit chappittre des affaires dudit ordre s’aucuns lors survenoient. Et a ceste cause pour entretenir ladite coustume ledit monseigneur le chancellier a proposé et mis en termes devant mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers confreres illec presens, trois poins et matieres touchans d’icellui ordre pour en deliberer s’il leur plaisoit:

Premier touchant monseigneur de Chasteauguion79

[b] Assavoir le premier point, touchant monseigneur de Chasteauguion80 pour ce que nouvelles estoient pardeça de son retour au lieu de Bleterens ou conté de Bourgoingne, venant de France parti contraire ou ja longuement il avoit esté detenu prisonnier par les François adversaire, [fol. 61r/33r] et disoit l’on que mondit seigneur de Chasteauguion avoit payé la moitié de sa rançon et baillié plesges pour l’autre moitié ou hostaiges, mais ne81 sçavoit on lequel, parquoy espoir estoit de sa deliverance. Ouquel cas veu que ou darrain chappittre de l’ordre ledit seigneur de Chasteauguion avoit esté esleu pour estre frere et compaingnon dudit ordre, faisoit a adviser et deliberer par mesdis seigneurs, se mondit seigneur le souverain envoieroit devers lui Thoison d’or, le roy d’armes, ou autre, atout ung collier de l’ordre pour lui signifier sadite election et savoir son intencion sur icelle et en [!] cas qu’il l’accepteroit, recevoir de lui le serment et lui baillier ledit collier aux solemnitez et ceremonies en tel cas pertinentes selon les status dudit ordre. Ou se la chose se devroit encoire delaier jusques a aultres temps.

Le second touchant monseigneur le duc de Cleves82

[c] Le second point touchant monseigneur le duc de Cleves {47}, a cause des lettres closes que monseigneur le souverain et aussi messeigneurs les chevaliers confreres lui escrivoient, en lui signifiant la feste et le chappittre avenir de l’ordre,83 veu que lesdites lettres sonnoient ung peu aigrement, dont il se pourroit aucunement troubler ou malcontenter et qu’il estoit espoir que brief ledit monseigneur de Cleves se trouveroit devers mondit seigneur le souverain en la ville de Bosleduc ou la entour et se povoit bien aider de lui mondit seigneur en ses affaires du pays de Gheldres et autrement.84 Bien faisoit a deliberer ← 190 | 191 → s’il seroit plus expedient de differer et delaier encore l’envoy desdites lettres et la presentacion d’icelles jusques a ce que mondit seigneur de Cleves auroit esté et besoingnié avec mondit seigneur le souverain des besoingnes et affaires, dont ilz auront a communiquer et besoingner ensamble et qu’il seroit retrourné en son pays de Cleves. Ou de lui envoier prestement par Thoison d’or, le roy d’armes de l’ordre, lesdites lettres, ainsi que paravant nagaires il avoit esté deliberé et conclut par mondit seigneur le souverain.

Le tiers touchant monseigneur de Croy85

[d] Le tiers point estoit touchant monseigneur de Croy a l’occasion de certaines paroles qu’il deust avoir dites de monseigneur le conte de Chimay {74}, assavoir que a cause de mondit seigneur de Chimay il n’avoit pas esté esleu en l’ordre et qu’il avoit sceu86 par chevalier de l’ordre qui le lui avoit dit etc. Desquelles paroles nagaires adverti mondit seigneur le souverain en son conseil de l’ordre par lui tenu avec messeigneurs les chevaliers, ses freres dudit ordre, lors devers lui assamblez en plusgrant nombre et pour pluseurs autres matieres et affaires d’icellui ordre. Ouquel conseil aucuns de mesdis seigneurs estans en ceste assamblee avoient esté presens avoit par l’advis et deliberacion de mesdis seigneurs conclut et ordonné que, quant ledit seigneur de Croy vendroit en ladite ville de Brouxelles, il fust par deux officiers, assavoir par les graffier et roy d’armes de l’ordre, interrogué sur ledites paroles pour savoir de lui, s’il les a dites ou non. Et en cas que si qu’il fust interrogué especialement du chevalier de l’ordre par qui il l’a sceu et qui le lui a dit, pour sa response sur tout rapporter par lesdis officiers a mondit seigneur le [fol. 61v/33v] souverain et aux chevaliers freres de l’ordre. Orres estoit nouvellement arrivé en ladite ville de Brouxelles, mondit seigneur de Croy et estoient prestes lesdis officiers pour faire leur devoir en ce qui leur estoit ordonné.

Mais pour aucuns regars la touchiez povoit sembler a aucuns que l’execucion de ceste chose vaudroit autant ung peu delayee, que fort hastee, s’il plaisoit a mondit seigneur le souverain et a messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre. Parquoy du bon plaisir et par l’ordonnance de mondit seigneur le souverain ont esté mises en deliberacion ces trois matieres et sur icelles demandees les opinions de mesdis seigneurs. Lesquelles opinions oyes et entendues par mondit seigneur le souverain, a esté sa conclusion quant ausdites matieres, conforme a la deliberacion de mesdis seigneurs les chevaliers freres et telle que s’ensuit de point en point:

La Conclusion

Super primo87

[e] C’est assavoir premierement sur le premier point touchant monseigneur de Chasteauguion: Que veu et consideré que ledit seigneur de Chasteauguion a esté detenu ← 191 | 192 → longuement prisonnier en France ou parti contraire, combien qu’il soit retourné ou pays comme l’on dit, toutevoie ne scevent mondit seigneur le souverain ne messeigneurs les chevaliers confreres de l’ordre en quel estat ne par quel moyen il est revenu, mesmement s’il est de tous poins delivré de sa prison et restabli en sa premiere franchise, s’il a parpayé sa rançon ou non, bien dient aucuns qu’il en a payé la moitié et par l’autre moitié a baillié plesges ou hostaiges. Mais mondit seigneur le souverain n’en scet riens de vray, car il n’en a point eu de lettre. Pour lesquelz regars et mesmement attendu que la significacion de sadite election a l’ordre, s’elle se faisoit devant que ledit seigneur de Chasteauguion fust et soit au delivré de tous poins et il estoit relevé ou venist a la cognoissance du roy ou de ceulx qui l’ont detenu prisonnier et le povoient revoquer pour faulte du parpayement de sa rançon ou aultrement, son fait et sa condicion s’en pourroient aggraver et empirer et ce lui pourroit tourner a prejudice et dommaige bien grans, ce que moult desplairoit a mondit seigneur le souverain et a la compaingnie de l’ordre. A conclut et ordonné mondit seigneur que ladite significacion a faire a mondit seigneur de Chasteauguion de son election a l’ordre dessusdite soit et sera mise en delay et surseance jusques a tant que par lettres d’icellui seigneur ou autrement deuement monseigneur le souverain sera informé et bien acertené de sa delivrance pleniere de sadite prison et des aultres choses dessusdites. Mais desmaintenant est accordé et conclut par mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre et de leur expres consentement, que mondit seigneur [fol. 62r/34r] le souverain pourra faire faire oudit seigneur de Chasteauguion ladite significacion, lui certiffié par la maniere dite, toutes les fois qu’il lui plaira sans ce que besoing soit ne sera de faire pour ce aultre convocacion ne d’en demander aultre deliberacion ou consentement de mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre.88

Super secundo: Cleves89

[f] Sur le second point touchant monseigneur le duc de Cleves a conclut et ordonné mondit seigneur le souverain que, en ensuivant la conclusion aultresfois sur ce prinse, lesdites lettres closes lui soient envoiees diligenment premiers et devant que ledit monseigneur de Cleves se tienne devers lui, car se apres lesdites lettres veues il veult aucune chose dire ou remonstrer pour son excuse, lui venu devers mondit seigneur le souverain, icellui seigneur et mesdis seigneur les chevaliers freres qui lors se y trouveront, le pourront ouyr et remettre la chose ou prouchain chappittre de l’ordre. Autrement se lesdites lettres ne se bailloient jusques apres que mondit seigneur de Cleves auroit besoingnié avec mondit seigneur le souverain et en seroit departi, il s’en pourroit beaucop pis contenter et le prendre a plusgrant regret.90

Super tercio: Croy91

[g] Et sur le tiers point touchant mondit seigneur de Croy, combien que par cydevant il fust ordonné que ledit seigneur de Croy seroit interrogué au plus tost qu’il vendroit a Brouxelles et que l’opinion d’aucuns encore fust telle: Toutevoie, attendu et consideré que les paroles qu’il auroit dites ne touchent pas monseigneur de Chimay, fors de tant qu’il y est nommé, mais touchent generalement tous les chevaliers freres ← 192 | 193 → de l’ordre qui furent ou darrain chappittre tenu a Bruges quant les elections y furent faites, parce que ledit seigneur de Croy allegue et dit que chevalier de l’ordre le lui a dit ce qui n’est vraissemblable. Toutevoie s’il estoit ainsi le chevalier qui auroit dit telle chose auroit grandement failly et mesprins contre verité et contre le secret de l’ordre. Laquelle chose se doit purgir en chappittre dudit ordre, parquoy, veu aussi que pluseurs desdis chevaliers freres qui furent presens au faire lesdis darrenieres elections et ausquelz la chose touche pour leure sont absens, de l’interrogacion que maintenant se feroit dudit monseigneur de Croy, ne vendroient fors que parolles sans fin ou conclusion. A conclut mondit seigneur le souverain avec la pluralité des voix y deliberans et ordonné, que la chose soit encore delayee et mise en surseance jusques au futur prouchain chappittre de l’ordre, ouquel vraissemblablement lesdis chevaliers freres et aultres, tant presentement absens comme presens, lors convendront et s’assembleront et se pourra illec lors purger et vuider ceste matiere comme il appartendra.

12.      März 1479 in Antwerpen

[222]    [Am 12. März versammelt sich der Orden zu einer außerordentlichen Sitzung.]

Acte du conseil de l’ordre tenu en la ville d’Anvers92

Le xije jour du mois de mars oudit an soixantedixhuit93 mon tresredoubté seigneur monseigneur le duc Maximilien, chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, [fol. 62v/34v] estant en sa ville d’Anvers et devers lui illec assamblez en son logis messeigneurs Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, premier chambellan, Guillame, seigneur d’Egmonde {78}, Pierre de Luczembourg {83}, conte de Saintpol, Jaques, monseigneur de Savoye {84}, conte de Romont, et Jaques de Luczembourg {81}, seigneur de Fyennes, tous chevaliers freres et compaingnons, ensemble reverend pere en Dieu messire Ferry, evesque de Tournay, chancellier, et le graffier dudit ordre; monseigneur Adolph de Cleves {55} seigneur de Ravestein, empeschié pour lors en ladite ville par maladdie de goutes et excusé,94 tint illec mondit seigneur le souverain conseil secret avec mesdis seigneurs, ses confreres, sur les affaires et poins dudit ordre, cy apres desclarez:

[223]    [Nach kurzer Diskussion wird Brüssel als Austragungsort für das Ordensfest bestätigt.]

Conclusion iterative pour tenir la feste de l’ordre a Brouxelles en may l’an lxxix95

Et premierement, combien que mondit seigneur le souverain pieça paravant eust deliberé et conclut par l’advis et consentement de messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre qui pour lors devers lui estoient de tenir, faire et celebrer la feste solemnelle dudit ordre ensamble le general chappittre au second jour du mois de may prouchain et autres jours ← 193 | 194 → ensuit en sa ville de Brouxelles et que ainsi l’eust signifié et escript par ses lettres closes aux tresexcellens roys et a pluseurs aultres de messeigneurs les chevaliers, ses confreres du mesme ordre estans en divers royaumes et pays longtains, et a aucuns aultres par ses lettres patentes seellees du seel de l’ordre en placcart,96 toutevoie considerez les grans affaires survenus a mondit seigneur et mesmement la disposicion evidente moult dangereuse de la guerre que lui continuoit et faisoit le roy de France,97 sambloit a aucuns de mesdis seigneurs que chose plus honneste seroit pour mondit seigneur le souverain et plus expedient pour le bien de sesdites affaires qu’il tenist sadite prouchaine feste de l’ordre en sa ville de Lille que audit Brouxelles, tant pour monstrer visaige a ses ennemis comme pour donner cueraige a ses bonnes villes, gens et subgiez seans es frontieres de ses pays resistans a sesdis ennemis. Parquoy mondit seigneur le souverain a fait remettre en deliberacion ceste matiere et mesmement et par especial se le lieu pour tenir ladite feste prouchaine de l’ordre ja signifié et designé se pourroit oires changer et muer bonnement. Et la matiere bien debattue en ont esté demandees les opinions de mesdis seigneurs. Et la pluspart d’entre eulx s’est arrestee au lieu que mondit seigneur par ses lettres avoit ja intimé et signifié comme dit est, assavoir de la ville de Brouxelles, veu mesmement que le temps estoit si prouchain et trop brief pour faire a ceulx de l’ordre nouvelle indiction et significacion d’autre lieu. Aussi la mutacion qui se feroit sembleroit proceder d’une legierte ou inconstance a la charge dudit ordre. Mais mondit seigneur le conte de Saintpol {83} et monseigneur de Fyennes {81} opinerent pour la ville [fol. 63r/35r] de Lille pour les raisons devant touchees. Et finablement mondit seigneur le souverain s’est resolu et conclut avec la pluralité des voix pour la ville de Brouxelles dessusdite, tant pour consideracion de ladite assignacion et significacion ja faite par sesdites lettres et mesmement par ses lettres patentes en placcart aux chevaliers notez, ausquelz le lieu de Brouxelles avoit expressement esté assigné pour personellement y comparoir au jour, comme aussi a cause que mondit seigneur proposoit de s’en aller faire ung touc jusques en son pays de Hollande ou encore il n’avoit esté et dont plus aiseement et plus brief il pourroit retourner audit lieu de Brouxelles qu’il ne feroit a Lille pour y faire et tenir ladite feste de l’ordre. Aussi lui sambloit ladite ville de Brouxelles, lieu assez moyen entre ses pays de pardeça, la ou il pourra avoir tost nouvelles de toutes pars et selon la neccessite des affaires qui survenir pourroient pendant la feste pourveoir promptement la et ainsi que besoing et mestier seroit.

[224]    [Olivier de la Marche und Philippe du Chesne sollen nach Brüssel reisen, um dort das Ordensfest vorzubereiten.]

Monseigneur commet messire Olivier de la Marche et messire Pierre [!] du Chesne pour aler faire faire les apprestes pour la future feste de l’ordre a tenir a Brouxelles98

Ceste conclusion ainsi prinse, a ordonné mondit seigneur le souverain et commis messire Olivier de la Marche, chevalier, son maistre d’ostel,99 et messire Phelippe du ← 194 | 195 → Chesne, aussi chevalier, maistre d’ostel de madame la duchesse,100 pour aler atout lettres de credence101 de par lui devers ceulx de la loy et de la policie de la ville de Brouxelles et par leur moyen faire reparer la porte de la court de mondit seigneur, ruyneuse par feu de meschief et en ladite court faire apprester et appointier la grant salle, les chambres et aultres lieux et offices y ruyneuses et neccessaires102 et aussi pour visiter l’eglise de Sainte Goudele et faire appointer icelle ou grant chœur, tant devers l’autel comme devers les haultes formes pour en oster les tableaux vielz des trespassez, feuz souverain et chevaliers freres de noble memoire que Dieu absoille et y remettre les nouveaulx des survivans et les blasons des trespassez en l’ordre depuis la feste darrenier precedent103 et au surplus faire apprester et appareiller les aultres choses audit Brouxelles neccessaires pour ladite prouchaine feste dudit ordre.

[225]    [Fusil hat über seine Reise zu den in Frankreich verweilenden Mitgliedern einen Bericht verfaßt.]

Du rapport de Fusil le herault, retourné de France104

Des v chevaliers estans en France105

Apres a esté parlé en ce conseil du rapport, fait par Fusil le herault, darrenier retourné puis nagaires de devers le roy de France. Lequel Fusil estoit envoyé atout povoir et commission especiale <pour aler> devers les cinq chevaliers de l’ordre estans en Fance et tenans parti contraire, leur presenter les lettres patentes de mondit seigneur le souverain, faites en placcart soubz le seel de l’ordre, touchant l’indiction et significacion de ladite future prouchaine feste dudit ordre, a chascun la sienne particulierement et pour les adjourner a comparoir chascun d’eulx personnellement ou prouchain chappittre de l’ordre qui se tendroit au lieu de Brouxelles et ouyr ce que illec contre eulx seroit lors proposé et mis avant et y respondre etc.,106 c’est assavoir monseigneur Anthoine, bastart de Bourgoingne {54}, messire Jaques de Luxembourg {67}, seigneur ← 195 | 196 → de Richebourg, messire Phelippe Pot {60}, seigneur de la Roiche de Nolay, messire Phelippe de Crevecuer {69}, seigneur [fol. 63v/35v] d’Escardes, et messire Jehan de Damas {65}, seigneur de Clessy. Et a ledit Fuzil le herault, faite et baillier par escript sa relacion du bon devoir et acquit qu’il avoit fais pour executer sa charge et commission a lui baillee en ceste partie, ensemble de l’empeschement qu’il y avoit trouvé, comme par sadite relacion que se gardé devers le graffe de l’ordre, signee de sa main, il puet apparoir plus a plain.107

[226]    [Auch der Herold Rupelmonde hat einen Bericht über seine Reise zu Philipp von Savoyen und Jean de Neufchâtel abgegeben.]

Du rapport de Ripelmonde le herault, retourné de devers messeigneurs de Bresse et de Montagu108

Item a aussi esté parlé oudit conseil du rapport fait par Ripremonde le herault d’armes,109 qui estoit envoyé a tout lettres closes de mondit seigneur le souverain touchant l’indiction et significacion de ladite prouchaine feste de l’ordre devers monseigneur Phelippe de Savoye {68}, conte de Baugey,110 et messire Jehan de Neufchatel {52}, seigneur de Montagu,111 freres de l’ordre. Devers lesquelz seigneurs ledit Ripremenode avoit esté et nagaire en estoit retournez et avoit aussi bailliee sa relacion par escript, signee de sa main, gardee devers ledit graffier de l’ordre.112

[227]    [Nach Anhörung der beiden Berichte der Herolde und nach Diskussion wird beschlossen, dass die Angelegenheit um die fünf in Frankreich befindlichen Mitglieder und die um Philipp von Savoyen beim kommenden Ordensfest zur Entscheidung kommen soll.]

Touchant les v chevaliers estans en France113

Touchant monseigneur de Bresse114

Item et apres certaines devises eues sur ces matieres, ont par l’ordonnance de mondit seigneur le souverain esté leues illec tout au long lesdis deux relacions de Fuzil et de Ripremonde,115 roix d’armes, ensemble certaines lettres closes que mondit seigneur Jaques de Luczembourg {67} avoit rescriptes et par ledit Fusil envoiees a mondit seig ← 196 | 197 → neur le souverain.116 Et tout ouy et entendu bien au long, a esté mis en deliberacion s’il y cheoit autre response ou significacion a faire, mesmement au regart des quatre chevaliers, assavoir monseigneur le bastart de Bourgoingne {54}, le seigneur de la Roiche de Nolay {60}, le seigneur d’Escardes {69} et le seigneur de Clessy {65}, devers lesquelz le devantdit Fuzil le herault, empeschié de par le roy, n’avoit peu avoir acces pour leur presenter leurs placcars117 et les adjourner selon sa charge. Et s’il seroit expedient ou mestier de les plus faire appeller ou adjourner, fust per edictum ou autrement, afin qu’ilz ne peussent alleguer coleur ou excuse d’ignorance. Et apres la lecture faite d’aucuns status dudit ordre servans a la matiere, les opinions demandees et ouyes bien meurement, mondit seigneur le souverain par l’advis et deliberacion de mesdis seigneurs les chevaliers freres avec lui estans oudit conseil, a conclud finablement de surseoir le tout et mettre en delay et d’attendre jusques audit prouchain chappittre de l’ordre,118 esperant entre cy et lors avoir la response de mondit seigneur de Bresse {68}119 que selon le rapport dudit Ripremonde envoier lui devoit, pour oudit futur et prouchain chappittre avoir bon et meur advis sur tout avec messeigneurs les chevaliers, ses confreres de l’ordre qui lors y seront en plusgrant nombre, comme espoir est, et en tout faire et proceder au surplus comme il appartendra et faire se devra selon les ordonnances et status d’icellui ordre.120

Touchant monseigneur de Cleves121

[228]    [Der Orden befaßt sich mit Johann, Hz. von Kleve, und dessen Brief.]

En ce mesme conseil a esté parlé de certaines lettres closes nagaires paravant escriptes [fol. 64r/36r] par monseigneur le duc de Cleves {47} a messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre et a Thoison d’or, le roy d’armes, cy apres transcriptes et contenues, dont la teneur s’ensuit, et premierement de la lettre adreçant a mesdis seigneurs122 de l’ordre, qui est telle:123

[229]    [Er bestätigt den Mitgliedern des Ordens den Empfang des Einladungsschreibens für das kommende Fest.]

La superscripcion124

A nos treschiers et treschiers [!] et tresamez les chevaliers freres et compaingnons de l’ordre de la Thoison d’or

Treschiers et tresamez freres et compaingnons de la Thoison d’or. Nous vous signiffions par ces presentes avoir receu par ce porteur voz lettres a nous escriptes, ← 197 | 198 → faisans mencion de la feste et solemnité dudit ordre qui se doit tenir le second jour de may prouchain venant en la ville de Brouxelles.125 Treschiers et tresamez freres et compaingnons, Nostre Seigneur soit garde vous. Escript en nostre ville de Cleves, le xvije jour de decembre l’an etc. lxxviij.126

Subscription127

Jehan, duc de Cleves {47}, conte de la Marque

[230]    [Er bestätigt Toison d’or den Empfang von drei Briefen.]

S’ensuit la copie de lettre adrechant audit roy d’armes Thoison d’or:

La superscripcion128

A nostre treschier et especial amy Thoison d’or

[Subscription:] Jehan, duc de Cleves {47}, conte de la Marque

Treschier et especial amy. Nous avons receu par ce porteur les trois lettres que par icellui nous avez envoyees, faisans mencion de la feste et solemnité de la Thoison d’or, qui se doit tenir le second jour de may prouchain venant en la ville de Bruxelles etc.129 Ce que vous signifions par cestes. Treschier et especial amy, Nostre Seigneur soit garde de vous. Escript a Cleves, le xvije jour de decembre l’an etc. lxxviij.130

[231]    [Der Orden beauftragt Adolf von Kleve, seinem Bruder Hz. Johann zu schreiben, um diesem die Dringlichkeit seiner Teilnahme am kommenden Ordensfest zu verdeutlichen.]

Lesquelles deux lettres originales, cy dessus inscriptes et gardees devers le graffe de l’ordre, ont esté veues et leues oudit conseil. Et du contenu d’icelles tant sobre ont esté esmerveillez mondit seigneur le souverain et tous messeigneurs les freres de l’ordre et non contens et leur a semblé que mondit seigneur de Cleves {47} a peu [fol. 64v/36v] prisé ou estimé leursdites lettres et l’ordre ou non pas tant et ainsi qu’il deust avoir fait, consideree l’obligacion et astriction qu’il a audit ordre. Parquoy apres deliberacion et advis eues sur ceste matiere, mondit seigneur a ordonné que monseigneur Adolff de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, confrere de l’ordre, escriproit a mondit seigneur de Cleves, son frere, priveement et a part, pour le exhorter et induire que oudit futur et prouchain chappittre il se mette en tel devoir et tellement s’acquite que l’onneur de l’ordre et le sien propre y soit garde. En ensuivant laquelle ordonnance mondit seigneur de Ravestein a sur ce escript a monseigneur le duc de Cleves, son frere, en la forme qui s’ensuit:131 ← 198 | 199 →

[232]    [Ermahnungsschreiben Adolfs von Kleve an seinen Bruder Johann, betr. dessen Haltung gegenüber dem Orden vom Goldenen Vlies.]

Copie de la lettre que monseigneur de Ravestain escripvit a monseigneur le duc de Cleves, son frere132

Superscripcion133

A hault et puissant prince, mon treshonnoré seigneur et frere monseigneur le duc de Cleves {47}, conte de la Marque.

Hault et puissant prince, mon treshonnoré seigneur et frere. Je me recommande a vous tant comme je puis affectueusement et de cuer. Et vous plaise savoir, hault et puissant prince mon treshonnoré seigneur et frere, que j’ay sceu comment nagaires ou conseil de l’ordre de la Thoison d’or, monseigneur le duc, chief et souverain, et messeigneurs les chevaliers freres et compaingnons par son ordonnance assamblez devers lui en ceste ville sur aucunes affaires dudit ordre,134 a quoy j’estoie appellé, mais par l’empeschement de ma maladie je me excusay et n’y peuz estre, furent leues et veues certaines voz lettres closes, que darrenierement apres la recepcion des lettres de mondit seigneur et de celles desdis chevaliers freres dudit ordre a vous escriptes paravant et envoyees par Thoison d’or le roy d’armes, touchant la significacion de la conclusion de mondit seigneur, pour tenir au second jour du mois de may prouchain et es jours ensuivans la feste et solemnité ensemble le chappittre dudit ordre en sa ville de Brouxelles etc.135 Vous leurs aviez rescriptes, contenans en effect que aviez receu leursdites lettres, ce que leur signiffiez sans plus dire. Lesquelles voz lettres ont samblé a tous comme j’entens moult sobres et non souffisantes pour les contenter eu regard a la qualité de la matiere, dont ilz vous escrivoient. Pourquoy, hault et puissant prince, mon treshonnoré seigneur et frere, et que je sçay la conclusion de mondit seigneur estre telle, que dessus pour l’onneur et amour fraternelles que je vous porte ainsi que faire doy j’ecsrips devers vous et vous advertis de ces choses secretement et de moy mesmes vous exhortant et priant, tant que faire puis, que, en obtemperant a ce que tant mondit seigneur le souverain comme messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre vous ont escript par leursdites lettres, vous vueillez tellement acquiter en ceste matiere et de vostre part vous mettre en tel devoir que monseigneur le souverain et messeigneurs lesdis chevaliers freres dudit ordre de la Thoison d’or raisonnablement s’en puissent et doyent contenter, et que l’onneur [fol. 65r/37r] du mesme ordre et de la noble compaingnie d’icellui ensemble le vostre y soient gardez comme il appartient. Enquoy me samble soubz correction que ferez bien, veu les status et estrois sermens de l’ordre dessusdis qui sont telz que les cognoissez et savez. Et sur ce vous plaist moy rescripre de vostre bonne intencion par le porteur de cestes, lequel j’envoie devers vous pour ceste cause, avec le bon estat et la bonne disposicion de vostre personne, lesquelles Nostre Seigneur Dieu vous doint par sa grace tousjours estre telz que pour moy mesmes souhaider les pourroie. Car singuliere et parfait joye je prens toutes et quantes foiz que j’en puis ouyr bonne nouvelles, ensamble aussi s’il est chose que pour vous je puisse faire ← 199 | 200 → pardeça, enquoy je m’emploieray de tresbon cuer. Priant au benoit filz de Dieu, hault et puissant prince, mon treshonnoré seigneur et frere, qu’il vous ait en sa sainte garde et vous doint bonne vostre vie et longue. Escript en la ville d’Anvers, le xxje jour du mois de mars l’an lxxviij, selon la coustume de pardeça. 136

Subscription137

Vostre humble frere Adolph de Cleves et de la Marke {55}, seigneur de Ravesteyn.138

[233]    [Bericht des Herolds Ravenstein über seine Reise nach England, um Kg. Eduard zum kommenden Ordensfest einzuladen.]

Du rapport de Ravestein retourné devers le roy d’Angleterre139

Encores a esté parlé oudit conseil du rapport fait par Ravestein le herault,140 retourné d’Angleterre,141 qui avoit porté et presenté au tresexcellent roy d’Angleterre {63} les lettres closes de mondit seigneur le souverain qu’il lui avoit escriptes, sur et touchant l’indiction et significacion de ladite prouchaine feste de l’ordre.142 Lequel rapport est tel en effect, assavoir qu’il afferma avoir presenté audit roy d’Angleterre lesdites lettres de mondit seigneur le souverain. Apres lesquelles veues et visitees, le roy lui dit que par Garretiere, son roy d’armes,143 il lui feroit savoir son plaisir. Et quant sur cest espoir longuement il avoit attendu et sejourné veant qu’il n’avoit nouvelles du roy par ledit Garretiere ne par aultres. Finablement s’en estoit alé devers le roy pour savoir sa response, lors que le roy lui avoit dit de bouche ces paroles en effect: « Vous vous en yrez devers mon cousin, monseigneur d’Autrice, et lui direz que touchant les lettres que m’avez apportees je ne lui rescrips riens, mais par mon ambaxade que j’envoié devers lui, je lui feray response. » Et ainsi avoit ledit Ravestein prins congié et s’estoit parti du roy d’Angleterre et retourné devers monseigneur le souverain pardeça selon sadite affermacion. Veu lequel rapport et que jusques a cest heure mondit seigneur le souverain n’avoit eu aultre nouvelle ne response dudit roy d’Angleterre touchant ← 200 | 201 → ladite matiere, a ordonné mondit seigneur par l’advis de messeigneurs les chevaliers freres dessusnommez que messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, et Phelippe, conte de Chimay {74}, chevaliers freres, ensemble monseigneur l’evesque [fol. 65v/37v] de Tournay, chancellier de l’ordre, parlent de ceste matiere aux ambassadeurs dudit roy d’Angleterre, nouvellement arrivez en ladite ville d’Anvers,144 pour sentir et savoir d’eulx s’ilz ont quelque ordonnance ou charge de par icellui roy touchant ceste matiere. Et ce sceu par mondit seigneur, au surplus y adviser deliberer et concluire avec mesdis seigneurs de l’ordre comme il appartient.145

[234]    [Die Ordensmitglieder befragen Hz. Maximilian und erfahren, dass der Kaiser prinzipell dem Orden zugeneigt sei, es aber Probleme wegen der Eidesleistung gäbe.]

De l’ambassade pour Alemaingne146

Apres ce a aussi esté parlé en ce conseil de l’ambassade a mettre sus et envoier es Alemaingnes devers les princes d’Alemaingne darrenier esleuz a l’ordre,147 pour leur signiffier les elections faites de leurs personnes audites laquelle significacion encore ne leur estoit faite. Et a esté humblement et reverenment interrogué mondit seigneur le souverain de la part de mesdis seigneurs les chevaliers freres s’il avoit eu quelzques nouvelles de messire Bertremy de Lichtestein {85}, chevalier frere de l’ordre, par lui envoyé devers l’empereur {94}, son pere, touchant le fait dudit ordre, afin qu’il lui pleust le leur communiquer.148 Surquoy mondit seigneur le souverain a respondu et dit, qu’il a sceu et se tient pour assez adverti que l’empereur, son pere, seroit bien enclin audit ordre pour le recevoir, mais sa principale difficulté estoit ou fait du serment a faire manuellement, surquoy il s’arreste le plus et sur ce fauldroit adviser et comuniquer avec lui.149 ← 201 | 202 →

[235]    [Nach einer Diskussion, wie mit der Aufnahme des Hugues de Chalon, Herrn von Château-Guion, verfahren werden soll, wird beschlossen, mehrere Personen über die Umstände von dessen Freilassung zu befragen.]

Touchant monseigneur de Chasteauguion150

Oultre ce y a esté parlé de monseigneur de Chasteauguion, aussi darrenier esleu a l’ordre, auquel encore n’estoit signifiee son election, obstant que au temps d’icelle il estoit prisonnier en France et a esté longuement depuis,151 et combien que puis certain brief temps il soit retourné au pays. Toutevoie n’avoit jusques a orres peu savoir au vray monseigneur le souverain la maniere de sa deliverance, assavoir s’elle soit oultree et pleinere et s’il a parpayé sa rançon ou non. Et a esté l’advis152 d’aucuns de messeigneurs les chevaliers freres, que mondit seigneur mandast querir ledit seigneur de Chasteauguion pour s’en venir devers lui pardeça se faire le povoit bonnement, afin que lui venu on lui puist signifier et declarer sadite election a l’ordre et savoir de lui sa response de son acceptacion ou reffus. Aultres de mesdis seigneurs ont opiné que mondit seigneur pourroit envoier devers lui Thoison d’or, le roy d’armes, pour lui en faire ladite significacion et, s’il acceptoit sadite election, lui baillier le collier oudit cas et recevoir de lui le serment deu a l’ordre aux solemnitez et en la maniere accoustumees et pertinentes en tel cas, en le advertissant oudit cas par ledit Thoison d’or des futures prouchaines feste et chappittre de l’ordre qui au plaisir Dieu se tendroit, afin qu’il y vienne en personne, se faire le peut bonnement ou en cas de leal exoine y envoie sa procuracion seelee du seel de [fol. 66r/38r] ses armes, ordonnant ses procureurs aucuns des chevaliers confreres pour [l]esdites prouchaines feste et chappittre comparoir <pour lui> tenir son lieu et faire pour lui les devoirs153 qu’il appartient, et y envoie sa cedule pour l’election etc. Mais mondit seigneur le souverain, ouyes lesdis opinions, a volu et ordonné que preallablement et premiers que conclusion s’assee154 sur ceste maniere, il soit enquis par bons moiens et secretement de monseigneur le prince d’Orenges155 et du maistre d’ostel dudit seigneur de Chasteauguion,156 nouvellement arrivez audit lieu d’Anvers, comment il en est touchant la deliverance d’icellui seigneur de Chasteauguion et se bonnement aussi il se pourroit absenter du ← 202 | 203 → pays pour venir pardeça pour, apres ces choses sceues, y pren[d]re conclusion telle que avisee sera pour le mieulx.157

[236]    [Es folgt eine Vereinbarung zwischen Pierre de Luxembourg und Philippe de Croy.]

Et finablement apres toutes ces choses ainsi proposees, deliberees et conclutes s’est illec levé de son lieu et mis a genoulx humblement et reverenment devant mondit seigneur le souverain presens messeigneurs les autres chavaliers freres dudit ordre dessus nommez, ledit messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, confrere d’icellui ordre, et a fait certaines remonstrances touchant le conte de Saintpol {83}, illec present. Et mondit seigneur de Saintpol lui a respondu et sur tout a esté ordonné et appointié comme il est declairé et contenu en certain actes sur ce fait du commandement de mondit seigneur pour la seurté des158 deux parties cy apres incorporé et escript, dont la teneur s’ensuit et est telle:159

[237]    [Niederschrift über die Vermittlung des Ordens zwischen Pierre de Luxembourg und Philippe de Croy: Philippe de Croy beschuldigt Pierre de Luxembourg Negatives über seine Person zu verbreiten und dies auch noch nach einer durch Hz. Maximilian herbeigeführten Vermittlung in Brüssel. Nach längerer Diskussion erklärte sich Philippe bereit, in Maximilians Hand seine Unschuld zu beschwören, und Pierre akzeptierte dies als Ende der Auseinandersetzung.]

Acte de l’appointement et accord fait entre monseigneur Pierre de Luczembourg {83}, conte de Saintpol, d’une part, et messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, d’autre160

[a]161 Le douzieme jour du mois de mars l’an mil quatrecens soixante dixhuit,162 mon tresredoubté seigneur monseigneur Maximilian, duc d’Autrice, de Bourgoingne et de Brabant etc., chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, estant en sa ville d’Anvers, et devers lui pour l’eure assamblez en son hostel illec pour aultres besoingnes et affaires dudit ordre haulx, nobles et puissans seigneurs messeigneurs Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, Phelippe de Croy {74}, conte de ← 203 | 204 → Chimay, Guillaume, seigneur d’Egmonde et de Bair {78}, Pierre de Luczembourg {83}, conte de Saintpol et de Bryenne, Jaques de Savoye {84}, seigneur de Romont, et Jaques de Luczembourg {81}, seigneur de Fyennes, tous chevaliers freres et compaingnons, et reverend pere en Dieu messire Ferry de Clugny, evesque de Tournay, chancellier d’icellui ordre; monseigneur Adolph de Cleves {55}, seigneur de Ravesteyn, aussi chevalier frere et compaingnon dudit mesme ordre, lors estant audit lieu d’Anvers appellé mais excusé par maladdie.163

[b] Apres ce que mondit seigneur le [fol. 66v/38v] souverain et messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre dessusnommez ensamble ledit chancellier, ainsi assemblez comme dit est, longuement illec avoient conferé et communiqué, besoingné et conclut entre eulx sur lesdis aultres besoingnes et affaires de l’ordre illec proposez et mis et termes ainsi que departir se vouloient, s’est illec levé de son lieu et siege et mis a genoulx humblement et reverenment devant mondit seigneur le souverain en la presence d’eulx tous ledit messire Phelippe de Croy, conte de Chimay, et a remonstré et dit:

[c] Qu’il estoit adverti de vray et par gens dignes de foy, que a monseigneur le conte de Saintpol, frere de ce noble ordre la present, se faisoient journellement pluseurs et divers rappors de lui sinistrement et contre verité a sa charge.164 Comme qu’il eust attempté, mis sus et pourchassé traitiez pour monseigneur le souverain et autrement devers le roy et ailleurs,165 desquelz mondit seigneur de Saintpol et les siens seroient forcloz, et querroit pour destruire et desfaire d’honneur, d’estat et chevance icellui monseigneur de Saintpol, non obstant et depuis l’appaisement fait entre eulx darrenierement a Brouxelles166 par moyen et en la presence de mondit seigneur le souverain et de mes tresredoubtees dames, par lui juré lors qu’ilz avoient esté appaisez et appoincties ensemble de toutes choses advenues ou temps passé jusques a lors et avoient promis amour et benivolence l’ung a l’autre comme serviteurs de mondit seigneur et freres d’ung mesme ordre. A cause desquelz rappors, comme bien il apprenoit, mondit seigneur de Saintpol y adjoustant foy lui vouloit mal et portoit mal talent a son grant tort sans sa desserte et sans cause, disant que onques depuis ledit temps, il n’avoit fait ne pourchassé par fait ne par parole en petit ne en grant chose prejudiciable ou derogant a mondit seigneur de Saintpol ne eu volunté de faire, ou contre les siens. Car aultrement il auroit tresmal fait tant a cause du service de mondit ← 204 | 205 → seigneur, ouquel il est, comme a cause dudit ordre dont ilz sont freres, et seroit digne de tresgrieve punicion s’il en estoit trouvé coulpable, ce que jamais ne se trouveroit par verité. Et se autrement se trouveroit cy apres ce que Dieu ne vueille, il n’en demanderoit point de grace, mais vouldroit estre autant puny du petit point comme du grant, s’il l’avoit commis.

[d] Desquelles choses ledit monseigneur de Chimay advertissoit mondit seigneur le souverain et messeigneurs lesdis freres de l’ordre pour sa descharge et excuse et pour entrement de l’amitié entre mondit seigneur de Saintpol et lui, soy submettant [fol. 67r/39r] entierement quant a ce a la correction et punicion de mondit seigneur et de l’ordre, s’il estoit trouvé coulpable du contraire.

[e] Ce oyant mondit seigneur de Saintpol il s’est aussi levé de son siege et mis a genoul[x] devant mondit seigneur le souverain humblement et reverenment respondant et disant en effect: Que verité estoit qu’il avoit puis certain temps ença en pluseurs et divers rappors touchans monseigneur de Chimay. Assavoir qu’il queroit et pourchassoit certains traitiez pour mondit seigneur le souverain devers le roy et aultrepart, desquelz lui et les siens seroient forcloz sans y estre comprins, et que autrement il contendoit et labouroit pour deffaire et destruire lui et les siens de tous poins, et encores depuis v ou vj jours ença il en avoit eu de jour a autre rappors et nouvelles de divers lieux. Ausquelz, s’il eust adjousté foy, il y eust autrement pourveu. Toutevoye il mettroit peine d’en savoir mieulx la verité et de s’en garder a son pouvoir. Et quant a ce que darrenierement avoit esté fait a Brouxelles, vray estoit que de l’ordonnance et commandement de mondit seigneur le souverain en la presence de mesdites dames, il s’estoit contenté des choses passees jusques a lors, mais ce qu’il disoit estoit advenu depuis et se practiquoit encore journellement contre lui et a son prejudice, comme il entendoit, dont, se ainsi estoit, il avoit bien cause de non soy contenter, car ce seroit contre les sermens et promesses darrenierement faictes, parquoy besoing lui estoit d’y obvier.

[f] Sur ce repliqua monseigneur de Chimay adreçant ses paroles a mondit seigneur de Saintpol <en> disant en substance: « Vous dites que je quiers et contens vous desfaire et destruire et ne dites en quoy ne comment ne nommez ceulx qui vous donnent entendre telles choses contre verité. Je vous dis que je n’en ay coulpe en fait ne en parole ne en volenté de le faire et que ne trouverez jamais le contraire, et toutevoie vous ne m’en voulez croire ne recevoir mon excuse, pour chose que je puisse faire ou dire. Mais voulez croire tous senistres rappors que mes hayneux querans mon mal vos pevent faire de moy et me menacez sans cause. Je n’en sauroie plus faire et suy reconforté d’attendre ce qui m’en peut avenir. »

[g] Ces remonstrances ainsi faites d’une part et d’autre et icelles oyes et entendues bien au long, par mondit seigneur le souverain et par <mes> aultres messeigneurs167 les chevaliers freres de l’ordre la presens, lesdites deux parties se sont retrait. Et mondit seigneur le souverain, eue deliberacion meure sur ceste matiere avec mesdis seigneurs les chevaliers freres et le chancellier de l’ordre, parties rappellees devant lui, a fait dire par mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier dudit ordre, declaré et appointié:

[h] [fol. 67v/39v] Que monseigneur de Chimay feroit serment solemnel en la main de mondit seigneur sur sa foy et leaulté comme noble homme et sur le serment qu’il ← 205 | 206 → a fait a l’ordre, que depuis l’appointement fait a Brouxelles comme dessus, il n’ait sollicité, procuré ne pourchassé par fait, par parolles ne autrement aucun traictié ne autre chose directement ou indirectement devers le roy ne ailleurs, pour en forclorre monseigneur de Saintpol, ne que lui puist deroguer, prejudicier ou porter mal ne dommaige en maniere quelconque ne aux siens, ne faire vouldroit ou pourchasser, et promett[e]roit vouloir le bien de mondit seigneur de Saintpol et eschiver son mal et dommaige a son povoir, ainsi comme ja aultrefois l’avoit juré et promis et comme en vertu des status dudit ordre les freres d’icellui sont tenus et doivent faire l’ung a l’autre. Et que moyenant ledit serment icellui monseigneur de Saintpol fust content, sans plus donner foy a quelzques senistres rappors que l’on lui pourroit faire de choses controuvees plus par fiction et malice que par verité pour troubler mondit seigneur le souverain et mettre ses parens et leaulx serviteurs de son hostel en division les ungs contre les aultres, ce que ne lui est point mestier, veue l’indisposicion du temps et ses grans affaires, mais lui pourroit torner a tresgrant inconvenient, prejudice et dommaige et consequenment a ses pays et subgiez.

[i] Surquoy a respondu et dit monseigneur de Saintpol qu’il enquerroit de la verité pour la savoir et selon qu’il trouveroit il se pourverroit et y obvieroit.

[j] Et monseigneur de Chimay a repliqué et dit non pas pour excuse de jurer, car il jureroit verité et Dieu, qui tout scet, scet qu’il est vray ce qu’il avoit dit. Mais puis que monseigneur de Saintpol comme il entendoit encore ne se vouloit contenter du serment qu’il feroit que chose vaine lui seroit de jurer, car il ne lui proufiteroit de riens. Neantmoins a l’ordonnance de monseigneur le souverain il vouldroit obeir. Et touchant les traictiez ou choses qu’il auroit poursu[iv]ys ou pourchassez devers mondit seigneur le souverain contre mondit seigneur de Saintpol, comme lui estoit donné entendre, dit qu’il n’en [fol. 68r/40r] demandoit autre tesmoing que mondit seigneur mesmes, qui mieulx le povoit savoir que autre homme du monde, parquoy lui supplia que son plaisir fust de dire la verité de ce qu’il en estoit. Et s’il se trouvoit autrement, il estoit encore content que monseigneur de Saintpol en fust son juge, pour en estre puny selon sa desserte. Mais jamais il ne se trouveroit par verité.

[k] Apres ces choses ainsi dites d’une part et d’autre, mondit seigneur le souverain a fait retraire de rechief lesdites parties. Et eue deliberacion sur tout avec mesdis seigneurs les chevaliers freres et chancellier de l’ordre, finablement icelles parties rappellees devant lui, a par la bouche dudit monseigneur de Tournay, chancellier, fait dire de rechief et ordonné a monseigneur de Chimay qu’il feist ledit serment pour sa descharge. A aussi fait dire et declarer a monseigneur de Saintpol qu’il n’avoit sceu ne apparceu en verité que le seigneur de Chimay eust sollicité, pourchassé ne poursu[iv]y devers lui, ne de par lui ou autrement quelzques traitiez ou choses contre lui ne qui lui fussent ou soient prejudiciables en fait ne en parole, et que se autrement le savoit il le lui diroit et le lui dira s’il en tienne le contraire. Et se monseigneur de Saintpol le trouvoit par verité qu’il le lui die. Car en ce cas mondit seigneur le souverain vouldroit estre aussi grant adversaire contre ledit seigneur de Chimay que monseigneur de Saintpol mesmes lui estre pourroit, et en feroit punicion telle que au cas appartendroit. Et requist mondit seigneur le souverain audit monseigneur de Saintpol que, veues ces choses et moyenant ledit serment, il se voulsist contenter dudit seigneur de Chimay. Et de par mondit seigneur le souverain traitié de paix ne se feroit, ouquel icellui monseigneur de Saintpol et les siens qui ont tenu son parti, fussent aucunement forcloz ne leurs biens, ains y seroient comprins eulx et leursdis biens. ← 206 | 207 →

[l] En ensuivant laquelle ordonnance monseigneur de Chimay s’est mis a genoul, mettant sa main dextre en celle de mondit seigneur le souverain et a juré solemnellement sur sa foy, sur son honneur comme noble homme et sur les sermens qu’il avoit faiz a mondit seigneur et a l’ordre qu’il porte, que depuis ledit appaisement de Brouxelles il n’avoit par fait, par parolle, par escripture ne par autre moyen requis, pourchassé, sollicité ne poursu[iv]y directement, ne indirectement devers le roy ne aultre part aucuns traitiez ne aultres choses quelzconques qui puissent tourner au prejudice ou dommaige de mondit seigneur de Saintpol, [fol. 68v/40v] de son bien et honneur ou des siens, ne en voulenté de faire ne ne168 feroit doresenavant, mais vouldroit son bien et eschiver son mal et dommaige de son povoir, ainsi que leaulx freres dudit ordre doivent et sont tenus de faire l’ung a l’autre.

[m] Lequel serment ainsi fait par ledit monseigneur de Chimay, il a dit et remonstré que de toute raison aussi monseigneur de Saintpol lui devroit promettre et jurer le semblable mesmement a cause dudit ordre. Sur ce mondit seigneur le souverain a requis mondit seigneur de Saintpol et lui a ordonné qu’il en fust content et le voulsist ainsi faire. Et monseigneur de Saintpol a dit et respondu a mondit seigneur le souverain que, puis que ainsi le ordonnoit il estoit content. Affermant par sa parolle qu’il ne vouloit mal a monseigneur de Chimay, ainsi vouldroit son bien et eschiver son mal.

[n] Ces choses faites, messeigneurs de Saintpol et de Chimay se ont approuchiez et ont embrassé et accueilly l’ung l’autre aimablement en lieu de touchier de la main et en signe de bon accord, paix et amitié d’entre eulx, car mondit seigneur de Saintpol portoit sa main en cerpe empeschee pour maladdie de gouttes. Et mondit seigneur le souverain m’a ordonné et commandé d’en faire registre.

M(artin) Steenberch169

[fol. 69r]

[238]    [Es folgt die Kopie des Konzepts der Verschiebung des geplanten Ordensfestes auf das Jahr 1480 sowie für die Absageschreiben.]

Copie de la minue de l’acte de la continuacion de la feste du noble ordre de la Thoison d’or, signifiee pour tenir a Brouxelles au second jour de may l’an xiiijC lxxix jusque a l’annee ensuivant, qui sera l’an xiiijC quatrevins.170

Ensemble des lettres closes du contremandement de ladite feste jusques a l’an revolu.

vacat.171

[fol. 69v] vacat ← 207 | 208 →

22.      April 1479 in Gent

[fol. 70r/41r]

L’acte de la continuacion de la feste de l’ordre signifiee pour tenir a172 Brouxelles en may l’an lxxxix jusques au may iiijxx 173

[239]    [Bei einer Ordensversammlung wird darüber diskutiert, ob das geplante Ordensfest Anfang Mai abgesagt werden soll, wofür folgende Gründe sprechen: Aufgrund der französischen Angriffe auf die verschiedenen burgundischen Herrschaftsgebiete, steht die Landesverteidigung im Vordergrund und unter den Truppenführer befinden sich zahlreiche Ordensritter, die deshalb unabkömmlich sind. Es ist zu befürchten, dass die schon bestehenden Unruhen in Flandern sich durch die Abhaltung des Ordensfestes verstärken werden. Auch Hz. Karl hatte schon aufgrund der unsicheren Lage ein Ordensfest verschoben, deshalb sei es durchaus legitim, aufgrund der vielfältigen Krisensituation das Fest zu verschieben.]

[a]174 Le xxije jour du mois d’avril l’an M cccc soixante dixneuf apres Pasques175 mon tresredoubté seigneur monseigneur l’archeduc Maximilian, duc d’Austrice, de Bourgoingne, de Brabant etc., chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, estant en sa ville de Gand en son hostel de le Walle,176 illec et devers lui assamblez haulz nobles et puissans messeigneurs Jehan de Melun {28}, seigneur de Anthoing, Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wyncestre, Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny, et Piere, conte de Saintpol et de Brienne {83}, tous chevaliers freres et compaignons, ensemble les graffier et roy d’armes dudit ordre. Le chancellier pour les affaires de monseigneur en sa ville de Louvain lors occupé et le tresorier de l’ordre absens.

[b] Apres et que par l’ordonnance et expres commandement de mondit seigneur le souverain177 avoit esté mise en termes devant mesdis seigneurs les chevaliers, ses freres du mesme ordre, sa pe[r]plexité grande qu’il avoit touchans la feste et le chappittre dudit ordre pieça de par lui signiffiez et intimez pour les tenir en sa ville de Brouxelles ← 208 | 209 → au second jour du mois de may prouchain venant178 qui fort approichant, dont veuz ses grans affaires a lui nouvellement survenus, il se trouvoit en difficulté et faisoit grant doubte de non povoir tenir a ceste fois, qu’il ne lui tournast au grant dangier, detriment et retardement de sesdites affaires et du bien de ses pays et seignories tant de Bourgoingne et autres de pardela que de ceulx de pardeça, pour certaines raisons illec touchees qui en effect s’ensuivent:

[c] Assavoir la premiere: pour cause de certaines nouvelles que nagaires devant son departement de sa ville d’Anvers179 il avoit eues des estas de Bourgoingne et d’aucuns grans seignories du pays, mesmement que le roy de France avoit rompu ouvertement les treves oudit pays et y fait entrer ses gens de guerre en deux grandes puissances et de deux costez <que> qui avoient ja prins trois fortresses oudit pays. Et avec ce y faisoit tirer l’arri[e]re ban de son royaume pour gaster et destruire ledit pays et autres de pardela obeissans a mondit seigneur, qui sont de l’anchien patrimonie, de ma tresredoubté dame madame la duchesse, sa compaigne.180

[d] La seconde raison: pour ce que la pluspart de ses cappitaines, entre lesquelz a pluseurs qui sont freres et compaignons dudit ordre, comme messeigneurs le conte de Romont {84}, le conte de Saintpol, le conte de Nassouwe {77} et messeigneurs de Bevre {82} et Fiennes {81}, devroient oudit temps estre espars et necessairement occupez es frontires de ses pays et seignories de pardeça, pour la garde et deffense d’iceulx contre le[s] gens du roy et leurs aydans et complices venans [fol. 70v/41v] sur lesdites frontires pour entrer esdis pays de mondit seigneur et les gaster, piller et destruire s’ilz pevent.181 Et monseigneur le conte de Chymay {74} se met sus a tout grant nombre de gens de guerre, dont il a charge, pour hastivement aler ou pays de Luczembourg a la garde dudit pays.182 Et monseigneur d’Egmonde {78}, aussi frere du ← 209 | 210 → mesme ordre, doit estre en Gheldres, tant pour les affaires de mondit seigneur comme pour les siennes propres qui sont exoines tresnecessaires.183

[e] La tierce raison: Car le temps ouquel se feroit ladite feste et se tendroit ledit chappittre de l’ordre selon ladite significacion d’iceulx est la droite saison de apprester mondit seigneur et eulx et leurs gens de guerre et pour les mettre aux champs, tant pour donner secours aux pays de Bourgoingne comme pour pardela et pardeça resister et obvier ausdites entreprinses du roy et des siens, et aussi pour aler exploitier sa guerre a l’encontre de sesdis adversaires de toute puissance. Parquoy en cas que lesdites feste et chappittre de l’ordre se tendroient aux jour et lieu designez, ce seroit grant empeschement et destourbement pour mondit seigneur et pour lesdis chevaliers freres de l’ordre et autrement es affaires et choses dessusdites, dont mondit seigneur pourroit souffrir et prendre perte et dommaige irreparabiles [!] pour lui et pour sesdis pays et subgiez.

[f] La iiije raison: Car mondit seigneur le souverain est adverti que son peuple de ce pays de Flandres murmure ja fort a cause de ladite feste de l’ordre, quelle se deust tenir en ceste saison et occuper longuement mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre et autres ses cappitaines et que trop mieulx vauldroit de la continuer jusques a l’annee avenir et de vaquer et entendre vigoreusement au fait de ladite garde et deffense des pays,184 veue la grant necessité qui en est, mesmement a cause de ladite infraction desdites treves avenue du costé du roy, ainsi que feu monseigneur le duc Charles {34}, beaupere et predecesseur de mondit seigneur, autre fois l’avoit fait de ladite feste qu’il avoit conclue et signiffiee pour tenir en sa ville de Tret sur Meuse,185 laquelle depuis il continua pour cas sembl[abl]e et de trop moindre necessité que la presente.

[g] La ve raison: Car se inconvenient ou perte aucune avenist a mondit seigneur ou a ses pays de pardeça ou de pardela pendant l’occupacion et ou temps de ladite feste de l’ordre, ce que Dieu ne vueille, ladite perte vraisemblablement se imputeroit a l’ordre et diroit le peuple que mondit seigneur et l’ordre eussent mieulx fait de avoir prevenu les adversaires et acquis avantaige sur eulx par diligence faite en saison deue. Que le contraire en avenist par negligence ou a l’occasion d’icelle feste, consideré le grant devoir et acquit, ouquel s’est ja mis et met le peuple de pardeça, tant par avoir anticipé de quinze jours le payement pour les gens de guerre, comme d’eulx habillier et mettre [fol. 71r/42r] sus par tout pour secourier a mondit seigneur et a son armee de toute puissance, se besoing estoit et le cas le requeroit.186 Et mesmement attendu ← 210 | 211 → que mondit seigneur est ou droit chemin pour tirer sur ses ennemis en la frontire de sesdis pays de pardeça, dont s’il retournoit vers Brouxelles pour y faire sadite feste, sembleroit187 ainçois reculement que avancement, dont le peuple pourroit murmurer de plus en plus et larguer et deputer ou a negligence, pusillanimité ou non chalance, et consequenment soy descourraiger et refroidir du grant vouloir qu’il a, et dorsemais soy rendre difficile ou contre disant aux payemens, aydes et secours qu’il a ja consentis et encommençié de faire a mondit seigneur d’argent bien liberalement, et aussi de leurs propres corps et biens plus amplement, se mestier estoit comme dessus est dit.

[240]    [Dagegen stehen folgende Gründe für die Durchführung des Festes: Es wurde nun schon mehrfach über die Verschiebung des Festes diskutiert und jedes Mal hatten man sich für die Durchführung entschieden. Auch sind die verschiedenen Einladungs- und Vorladungsschreiben schon ausgesandt und Absageschreiben würden weitentfernt lebende Mitglieder nicht mehr rechtzeitig erreichen. Eine kurzfristige Absage des Festes würde auch den Anschein einer unsicheren Verhaltens seitens Hz. Maximilian und des Ordens erregen. Auch sollte es kein Problem sein, dass die Stellvertreter der Truppenführer, die am Ordensfest teilnehmen, deren Aufgaben erledigen können.]

Au contraires et afin d’entretenir ladite feste prouchaine aux jour et lieu ja signifiez et designez ont esté alleguees les raisons qui s’ensuivent en effect:188

[a] Assavoir la premiere: qui est la conclusion du chappittre de l’ordre darrenier precedent tenu a Bruges l’an xiiijc lxxviij portant par expres que mondit seigneur le souverain tendroit la feste dudit ordre a l’encommencement du mois de may lors avenir, qui estoit et est le mois de may prouchain venant, remettant tout le surplus des affaires d’icellui ordre jusques a lors.189

[b] La seconde raison est: La deliberacion et conclusion confirmatoire sur ce depuis ensuye [!] et faite a Brouxelles par mondit seigneur, accompaignié de huit de messeigneurs les chevaliers freres denommez ou registre de cest acte, qui est du ixe octobre darrenier passé.190 La ou mondit seigneur le souverain par l’advis et deliberacion de mesdis seigneurs les chevaliers freres illec presens determina par expres, de tenir et faire ladite feste de l’ordre ou mois de may lors avenir et prouchain venant en sadite ville de Brouxelles et commanda faire et expedier les lettres closes et patentes necessaires pour ladite significacion et aussi la commission et les placcars pour adjourner ceulx qui estoient en France, tout selon l’exigence et qualité de messeigneurs ausquelz elles s’adreceroient.191

[c] La tierce raison: A cause d’une autre conclusion sur ce, renforcee depuis en ung conseil de l’ordre, tenu par mondit seigneur en sa ville d’Anvers le xije jour du mois de ← 211 | 212 → mars darrenier passé, ouquel avoit vj de messeigneurs les chevaliers freres denommez en l’acte ensemble monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre.192 La ou fut mise en termes certaine difficulté a cause du lieu designé pour tenir ladite feste de l’ordre qu’estoit la ville de Brouxelles, veue l’apparente disposicion de la guerre etc.193 Et combien qu’il y eust eu deux de messeigneurs opinans [fol. 71v/42v] pour cause de ladite disposicion et des affaires de mondit seigneur, que plus honneste chose seroit de tenir ladite future feste de l’ordre en sa ville de Lille que audit Brouxelles, tant pour monstrer visaige aux ennemis, comme pour donner ceuraige a ses gens de guerre, bonnes villes et autres subgiez, mesmement seans en la frontire des ennemis et a tout son peuple. Toutevoie veue la significacion ja faite et les adjournemens de pluseurs notez en l’ordre pour comparoir personnellement au jour designé pour ladite feste audit lieu de Brouxelles, la conclusion de mondit seigneur le souverain avoit esté par la pluralité des voix d’ensuir et entretenir ladite significacion ja faite dudit lieu de Brouxelles pour lesdites raisons et certaines autres par lui y adjoustees.

[d] La iiije raison estoit: que consideré ladite significacion de la feste avenir de l’ordre ainsi faite et qu’il estoit trop tard pour la contremander ou changier le lieu d’icellui, il est vraissemblable que les roys et princes longtains et autres messeigneurs freres de l’ordre, qui pour l’exoine de leurs personnes venir ne pourront a ladite feste, envoieront leurs procureurs audit Brouxelles. Et quant a ceulx qui sont en France y adjournez par lettres patentes et par officiers d’armes ad ce auctorisé194 et les autres comme monseigneur de Cleves {47}, monseigneur de Bresse {68} et monseigneur de Montagu {52} y appellez aussi personnellement par lettres closes,195 ilz s’adreceront a Brouxelles comme au lieu a eulx intimé et designé, cuidans y trouver mondit seigneur et le chappittre de l’ordre pour y faire leur devoir. Parquoy en cas que la feste ne s’entretiennue aux mesmes jour et lieu, lesdis adjournez et appellez pourront alleguer et pretendre juste excuse et faire protestacion de l’acquit et devoir y fais de leur costé, non obstant la continuacion ou autre mutacion, que depuis seroit faite a eulx non signifiee deuement par temps competent, et a ceste cause presumer d’avoir satisfait quant a leur honneur, et que l’ordre facillement apres ne pourra ou devra proceder a l’encontre d’eulx ne de leurdit honneur.

[e] La ve raison: Que de ladite continuacion ou autre mutacion que si feroit pourroit ensuir grant bruyt, oblocucion ou detraction contre l’onneur de mondit seigneur et de l’ordre par note de legierté et inconstance, ou196 mesmement du costé du roy et des siens grande derision et vantise qu’ilz auroient destourbé et empeschié mondit seigneur de tenir sa feste de l’ordre pour ceste annee, et l’an passé le parfait d’icelle.

[f] La vje raison: Que mondit seigneur le souverain en tenant ladite feste de son ordre ne laisseroit point a besoingner tant ou fait de sadite armee que en ses autres affaires, ne ses cappitaines aussi, veu que le temps d’icelle feste est si prouchain et que l’armee de mondit seigneur ne pourra estre preste si tost pour la mettre aux champs. Mais par les [fol. 72r/43r] lieutenans de sesdis cappitaines se pourroient garder les ← 212 | 213 → dis frontires a tout les gens de guerre qui ja y sont ordonnez et toujours se pourroit preparer le surplus de l’armee ce pendant.

[241]    [Eine weitere Möglichkeit wäre, dass der Souverän nur drei Tage persönlich am Fest teilnimmt. Die bis dahin nicht erledigten Agenden des Ordens könnten von verbleibenden Mitgliedern erledigt oder bis zum nächsten Fest verschoben werden.]

Ou s’il plaisoit ainsi a mondit seigneur le souverain et se besoing estoit, ladite feste encommencee par trois jours seulement, il la pourroit faire abbregier et s’en departir et aler entendre a ses autres affaires en laissant jusques a vj ont197 vij de messeigneurs sesdis freres pour continuer la divin service et expedier les plus hastifs affaires d’icelle, reservé son bon plaisir en remettant les autres affaires a l’autre chappittre avenir.198

[242]    [Hz. Maximilian hatte sich mit vier Ordensmitgliedern und dem Kanzler zu einer außerordentlichen Sitzung versammelt, bei der sich die Mehrheit für eine Verschiebung des Ordensfestes aussprach. Es sollen aber auch noch die schriftliche Meinung anderer sich in der Nähe befindlicher Mitglieder eingeholt werden.]

Pour laquelle perplexité dessus touchee, mondit seigneur le souverain devant sondit darrenier departement d’Anvers avoit tenu conseil avec messeigneurs de Ravestein {55}, de Nassouwe {77}, d’Egmonde {78} et de la Vere {79}, confreres, ensemble monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, lors y estans devers lui. La ou ceste matiere avoit esté mise en deliberacion.199 Et toutes ces raisons servans d’une part et d’autre y avoient esté touchees et debattues bien meurement et les opinions de mesdis seigneurs les chevaliers freres de par lui demandees et leur advis et conseil, s’il tendroit ladite feste de son ordre aux jour et lieu designez ou la continueroit. Et finablement l’advis et oppinion de mesdis seigneurs de Ravestein, d’Egmonde et de Nassouwe avoit esté de continuer ladite feste de l’ordre jusques a ung an et ou mesme lieu de Brouxelles, ou mise estoit, pour regart des grans frais que lesdis de Brouxelles avoient fais, a cause et sur l’espoir d’icelle, ce qui ne seroit pas roupture, ains continuacion de ladite feste et qu’il valait mieulx ainsi le faire pour les premieres raisons que autrement. Toutevoye n’avoient pas entendu mesdis seigneurs d’en faire conclusion jusques a ce qu’on eust les opinions d’aucuns autres chevaliers de l’ordre et mesmement de messeigneurs d’Anthoing {28}, de Gruythuse {61}, de Montigny {80}, de Saintpol {83} et de Romont {84}, qui estoient en lieu prouchain, assavoir a Gand et a Bruges. Au regart de monseigneur de la Vere, il avoit fait difficulté de ladite continuacion pour les secondes raisons, cy devant touchees, et que selon povoit tenir ladite feste prouchaine et pourveoir aux dangiers des pays ce seroit200 le mieulx, sans ← 213 | 214 → toutevoye soy resouldre en son opinion jusques il auroit oye l’oppinion des autres messeigneurs dessusdis, car il estoit nouveau en l’ordre et ne savoit bonnement ce qu’il y convenoit faire. Parquoy desiroit d’en oyr les oppinions des autres comme il disoit. Et quant [fol. 72v/43v] a mondit seigneur le souverain, il avoit esté de l’advis et opinion de mesdis seigneurs de Ravestein, de Nassouwe et d’Egmonde, fondee sur les premieres raisons, pour cause mesmement des grandes occupacions, affaires et charges que lui survenoient tant de Bourgoingne comme autrement, ausquelz bonnement il ne pouroit pourveoir a souffisance en tenant ladite feste prouchaine. Toutevoye n’avoit pas entendu d’y faire conclusion pour celle fois, mais avoit envoyé Thoison d’or, son roy d’armes dudit ordre, devers lesdis seigneurs freres de l’ordre estans a Gand et a Bruges, a tout instruction servant au cas pour leur declarer les choses dessusdites et en avoir aussi leur opinion et advis par escript, signé de leurs mains, afin que la chose se conclusist en nombre de six de mesdis seigneurs les chevaliers freres ou plusgrant ou de tenir ladite feste prouchaine ou de la continuer.201

[243]    [Die in Gent weilenden Mitglieder Jean de Melun, Josse de Lalaing, Pierre de Luxembourg, Jakob von Savoyen und Jacques de Luxembourg stimmen für eine Verschiebung des Festes.]202

Et combien que mondit seigneur le souverain eust ainsi envoyé ledit Thoison d’or, roy d’armes, devers pluseurs de mesdis seigneurs chevaliers freres de l’ordre et mesmement devers ceulx qui la estoient et qu’il lui eust rapporté certaines cedules, signees de leurs mains, contenans leurs opinions et advis touchans ceste matiere, assavoir cellui de messeigneurs d’Anthoing {28}, de Montigny {80}, de Saintpol {83} et de Romont {84}, daté du xviije jour de ce mois d’avril, qui estoit en effect:203 Que consideré que l’on avoit fait savoir aux rois et princes portans ledit ordre ladite feste a tenir prouchainement et que encore de rechief puis nagaire mondit seigneur eu avoit escript au roy d’Angleterre {63},204 veu aussi que les chevaliers estans en France ou parti contraire et autres estoient adjournez pour comparoir en personne a ladite feste et ou chappittre prouchains,205 que mondit seigneur le souverain pourroit bien tenir sadite feste aux jour et lieu designez et ordonner messeigneurs de Romont, de Fiennes {81} et de Bevre {82} pour avec autres ses cappitaines aians charge de gens d’armes obvier aux entreprinses du roy que le temps pendant il pourroit faire.206 Et pour faire et accomplir ce que les depputtez des membres le xvije jour de ce mois en accordant le payement des gens d’armes avoient requis a mondit seigneur de Saintpol et a messeigneurs du conseil ordonnez en Flandres, assavoir que la guerre se feist incontinent207 apres ledit payement fait, veu que le roy avoit rompu lesdis treves ouvertement ou conté de Bourgoinge. Et neantmoins pourroit encores mondit seigneur tenir sadite feste de l’ordre et que assez de chevaliers lui demouroient sans les trois dessus nommez, qui durant icelle feste pourroient a l’aide de Dieu par l’advis et ordonnance de mondit ← 214 | 215 → seigneur faire quelque bon exploit de [fol. 73r/44r] guerre, a l’onneur et au bien de lui et de ses pays et subgiez, qui pourroit aussi estre cause de faire rompre au roy son emprinse de Bourgoingne et donner au peuple de pardeça grant appaisement, et par ainsi n’auroit le roy coleur ne cause de dire que par crainte de lui mondit seigneur auroit laissié a tenir sadite feste. Toutefois s’il sambloit a mondit seigneur le souverain et aux autres messeigneurs dudit ordre que besoing fust, que mondit seigneur tirast incontinent en sa personne sur lesdites frontires de pardeça, ou qu’il ne fust bonnement possible de faire les explois de guerre presentement necessaires, y tenir sadite feste: en ce cas ilz seroient plus d’opinion de la continuacion d’icelle que autrement. Auquel advis mondit seigneur de Fiennes, depuis arrivé a Gand, devers lesdis autres s’estait conformé le xxe jour dudit present mois208 par son opinion, escripte et signee de sa main au dos ladite cedule.

[244]    [Ludwig von Brügge stimmt für eine Verschiebung des Festes.]

Et mondit seigneur de Gruythuse {61} par sa cedule209 a part signee aussi de sa main eust donné son opinion: Que se le murmure du pays estoit tel, que l’on disoit a aucun dommaige avenist en tenant ladite feste, consideré que les depputez des membres de Flandres et autres estas des pays de pardeça estoient pour l’eure devers mondit seigneur le souverain ou en chemin pour y aler, que ce seroit pour le mieulx, ou cas que l’on voulsist rompre ladite feste, que ladite rompture fust par bon moyen practiquee et faite a la requeste desdis membres et estas ou autrement. Et d’autrepart attendu le jour qui estoit si prouchain de tenir ladite feste et qu’il estoit pardeça, voix210 que mondit seigneur se deliberoit de venir a Gand et de tirer dudit Gand en Hollande, qui pourroit sambler a pluseurs alongement des ennemis et long du chemin que de leur monstrer visaige et d’entendre la provision du pays et reboutement desdis ennemis, que oudit cas icellui monseigneur de Gruythuse ne seroit point d’avis que l’en rompist ladite feste, se mondit seigneur n’estoit bien certain de faire quelque grant exploit sur ses ennemis par non tenir icelle feste, le tout a la noble correction de mondit seigneur le souverain et d’autres messeigneurs les chevaliers dudit ordre.

[245]    [Angesichts der unentschlossenen Stellungsnahmen die Absage des Festes betreffend ruft Hz. Maximilian den Orden zusammen.]

Lesquelles cedules desdis advis ledit roy d’armes Thoison d’or eust diligenment rapportees a mondit seigneur.211 Toutevoye mondit seigneur les a trouvé aucun(es) doubteux et sans conclusion arrestee et ferme du tenir ou continuer sadite feste de l’ordre. Parquoy il avoit fait assembler devers lui a ceste heure messeigneurs qui l’a estoient, requerant et demandant de savoir ouvertement et clerement d’eux leur opinion et advis du faire ou continuer icelle feste.

[246]    [Steenberch wird beauftragt, die verschiedenen Meinungen aufzuschreiben.]

Ce oyans, mesdis seigneurs de l’ordre pour rafrecier leur mémoire, tant de l’instruction212 baillee audit Thoison d’or comme de leursdis advis, ilz ont requis a mondit ← 215 | 216 → seigneur qu’ilz peussent avoir vision et lecture de ladite instruction ensemble de [fol. 73v/44v] leursdis advis. Laquelle lecture par ordonnance de mondit seigneur le graffier de l’ordre leur a faite, et entendue icelle leur a fait demander de rechief mondit seigneur leurdis advis.

[247]    [Die anwesenden Mitglieder bitten den Souverän um Auskunft, ob es noch unbekannte Gründe gibt, die eine Verschiebung des Festes notwenig machen.]

Surquoy mesdis seigneurs, devant213 qu’ilz ont opiné plusavant, ont requis de savoir a mondit seigneur s’il avoit quelque secret affaire, raison ou emprinse sur mare pour cause desquelz vaulsist mieulx de continuer ladite feste que de la tenir pour ceste fois.

[248]    [Hz. Maximilian erklärt, dass für ihn die Verteidigung seiner Herrschaften äußerst wichtig sei. Deshalb will er auch am kommenden Dienstag in Brügge mit den Vertretern Flanderns wegen deren Unterstützung verhandeln und hat Bedenken, dass er deshalb nicht rechtzeitig nach Brüssel zum Ordensfest anreisen kann. Auch warten der Prinz von Orange und andere auf seine Unterstützung in Burgund und einige geheime Aktionen an den verschiedenen Fronten sind angelaufen, die möglicherweise seine persönliche Anwesenheit erforderlich machen werden. Er zeigt sich skeptisch, ob es sinnvoll ist, selbst nur wenige Tage persönlich am Ordensfest teilzunehmen. Wie mehrere Ordensritter befürchtet er auch in Flandern verstärkte Unruhen. Im Anschluss von Hz. Maximilians Ausführung stimmen mehrere anwesende Mitglieder nach kurzer Diskussion für die Verschiebung des Festes.]

[a]214 A quoy mondit seigneur le souverain a respondu et dit, que souverainement il avoit a ceur le fait de son pays de Bourgoingne qui estoit en dangier de perdicion ou de totale destruction, se hastivement il n’estoit aydé et secouru. Ce qu’il desiroit et vouloit faire par tous moyens a lui bonnement possibles et ne si vouloit espargnier. Et pour practiquer la chose qui est treshastive et ne peut souffir dissimulacion ou delay, il avoit ja prins jour pour estre en sa ville de Bruges, mardi prouchain215 au plus tard, tant pour y faire finance a ceste fin, comme pour besoingner touchans ceste et autres matieres necessaires pour le bien et seurté de ses pays de pardeça avec les depputez des membres de son pays de Flandres, ausquelz desja en avoit parlé et fait parler et y doivent lors estre au devant de lui.

[b] Mais consideré la feste de Bruges et autres empeschemens et affaires qu’ilz pourront avoir audit Bruges, doubtoit bien que, combien qu’il puist faire sa requeste et la meilleure diligence au surplus que possible lui sera, toutevoye vraisemblablement il ne pourroit avoir desdis membres ne d’autres avec lesquelz il auroit a besoingner ← 216 | 217 → quant a ce216 leur response absolue que le jour et temps ausquelz sa feste est intimee, qui sont si prouchains ne se passent, parquoy s’il la devroit tenir et pour icelle partir de Bruges et retourner a Brouxelles, il delaisseroit la chose imparfaite et sans conclusion, ce que moult lui desplairoit, tant pour le dangier et peril qui pevent advenir par le retardement dudit secours, comme a l’occasion de monseigneur le prince d’Orenges, son cousin, et autres de sondit pays de Bourgoingne solicitans leur expedicion et delivrance,217 lesquelz sentans leur escargement a cause de ladite feste de l’ordre, s’en pourroient fort troubler, descouraigier et aussi en pourroit refroidir l’affection de ceulx desdis membres et d’autres qui aider et secourier y devroient.

[c] Et d’autrepart que ses cappitaines par lui envoiez es frontieres de ses pays de pardeça avoient de son sceu et par son ordonnance sur main certaine entreprinse secrete sur ses ennemis, dont messeigneurs povoient estres assez advertis. Laquelle feroit a executer entre cy et ledit temps intimé pour ladite feste. Laquelle emprinse, s’il plaisoit a Nostre Seigneur quelle s’exploitast bien, seroit honneste et bien prouffitable pour lui et pour ses pays et subgiez [fol. 74r/45r] de pardeça, dont singulierement il convoitoit et desiroit avoir bonnes nouvelles et a cause d’icelle aussi s’avanceroit pour tirer audit Bruges, a fin d’estre plus pres desdites frontieres et pour plustost avoir nouvelles de sesdis capitaines, touchans ladite emprinse, et aussi du convive des adversaires qui pourroient estre telles que, toutes autres choses delaissees, il fauldroit que en sa personne et a toute la puissance de gens qu’il pourroit finer se meist a champs pour les aler secourir et son emploier au parfait de la chose selon l’exigence du cas.

[d] Tiercement qu’il estoit vray aussi que le temps pour mettre son armee a champs pour exploitier sa guerre a l’encontre de <sesdites> sesdis ennemis fort approuchoit, pour laquelle haster et conduire lui convenoit encore faire tant en sa personne que par ses gens pluseurs grandes diligences, et lui faloit aler tant en Brabant comme en Haynnau, Hollande et Zeelande pour requerir et obtenir desdis pays ayde d’argent et service de ses vassaulx et subgiez d’iceulx. Pendant lequel temps s’appresteroit aussi le charroy pour son artillerie et les autres provisions se feroient en tel cas necessaires, afin que le plus tost qu’il lui sera possible il se puist mettre a champs a tout sadite armee et aler exploiter sa guerre a bon proufit par l’aide et grace Nostre Seigneur. En tous lesquelz ses affaires l’occupacion de sadite feste de l’ordre lui feroit et donneroit grant empeschement et retardement, ce que lui pourroit tourner a tresgrant prejudice et domaige et a sesdis pays et subgiez.

[e] Car pour entendre le fait de l’entretenement de sadite feste de l’ordre il lui fauldroit faire icelle par l’une des troys voyes. C’est assavoir: la premiere par la tenir oultrement et besoingner tout au long es besoingnes et affaires dudit ordre, qui sont grans et pluseurs jusques a l’expedicion d’iceulx. Laquelle chose, quant orres il n’auroit aultre affaire necessaire qui l’empeschast, il ne pourroit furnir dedans xv jours ou trois sepmaines apres icelle commencee. La seconde par aler commencer au jour icelle audit Brouxelles pour trois ou quatre jours et apres s’en partir et aler besoingner en ses autres affaires, en laissant aucuns des chevaliers freres pour continuer le divin service et remettant les affaires dudit ordre jusques aux autres feste et chappittre avenir.218 Et la tierce voye qu’il commest aucun de messeigneurs les chevaliers dudit ordre son ← 217 | 218 → lieutenant qui aille tenir en son nom ladite feste de l’ordre avec certain nombre des freres chevaliers d’icellui ensemble les officiers.

[f] Quant a la premiere voye, elle lui est impossible pour cause de ses grans affaires dessus touchiez, lesquelz et la saison du [fol. 74v/45v] temps ne pevent souffrir si grant retardement ou delay. Et quant a la seconde voie, elle ne lui seroit aussi bonnement possible sans grant retardement, reculement et empeschement de sesdites affaires attendu mesmement ladite emprinse secrete, de laquelle il attendoit nouvelles qui pourroient estre telles et si soudaines qu’il n’auroit pas espace ou respit de ij ou iij jours pour faire sadite feste, mais fauldroit que incontinent delaissez les habis219 et feste dudit ordre, il s’en partist et allast mettre a champs comme dit est. Mais au regart de la tierce voye qu’estoit de commettre ung lieutenant pour tenir et garder son lieu tant en l’eglise comme en chappittre durant ladite feste, elle lui seroit la plus faisable, car par ce moyen il pourroit vaquer et besoingner pendant icelle en ses autres affaires, par ainsi toutevoie qu’ilz le lui conseillent et leur semble, que par et selon les status de l’ordre bonnement il se puist faire, dont aussi demanda et requist avoir d’eulx leur advis et conseil.

[g] Lesquelles remonstrances de mondit seigneur le souverain oyes et entendues bien au long par mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre, de prime face ilz ont debattu ladite tierce et darreniere voye comme non expedient quant a present, veu que mondit seigneur au regart de sa personne n’a empeschement de maladdie ne autre accident, l’a Dieu grace, parquoy lui fust besoing de commettre lieutenant pour tenir la feste en son absence, aussi n’avoit jamais esté veu le cas semb[lab]le fait en l’ordre et aussi consideré, que pluseurs des freres et des principaulx convenoit a cause desdites affaires estre absens, que le chappittre seroit bien demi[nu]é du chief et d’iceulx principaulx freres.

[h] Mais entant qu’il touché les aultres deux voyes, veue la necessité de ses affaires et l’impossiblité de povoir par mondit seigneur en sa personne vaquer et entendre au fait de la feste, du chappittre et des affaires de son ordre, pour les raisons cy dessus par lui alleguees, combien que la continuacion de ceste feste leur eust semblé bien difficile de prime face pour les secondes raisons dessus touchees, neantmoins, les premieres raisons bien pesees, qui sont fort pregnantes et necessairement urgentes, avec la declaracion a eulx icy faite par mondit seigneur le souverain de son tresnoble et grant vouloir pour practiquer et donner ayde et secours a son pays de Bourgoingne et le delivrer du dangier ouquel il est et de soy emploier aussi en sa personne es frontieres et ailleurs pour la garde et deffence de des pays et seignories de pardeça et mesmement selon les nouvelles qu’il attend de sadite emprinse secrete, et aussi de apprester et haster sa grant armee pour la mener aux champs et aler mesmes par l’aide de Dieu exploitier [fol. 75r/46r] sa guerre a bon prouffit et vigoreusement contre sesdis ennemis et adversaires de toute puissance, tant pour preserver ses pays et subgiez a lui obeissans comme pour recouvrer ceulx que le roy et autres ses ennemis lui ont soubstrais et occupent, qui sont œuvres, exoines et excuses honnestes et legittimes et plus pregnans que l’observacion et entretenue de ladite feste pour ceste fois et aussi consideré l’advis et opinion des autres freres dessus nommez, assavoir de messires de Ravestein {55}, de Nassouwe {77} et d’Egmonde {78} declairez audit lieu d’Anvers, se sont cedit jour conclus et resolus de leurs opinions et advis en ceste maniere: ← 218 | 219 →

[i] Assavoir monseigneur de Gruythuse {61} et monseigneur de Saintpol {83}, attendu que depuis la venue de mondit seigneur le souverain en cestedite ville de Gand, ilz avoient plus amplement esté advertis du murmure du peuple de pardeça sourdant a cause de ladite feste de l’ordre a tenir a Brouxelles, qu’ilz dient estre l’alongement de lui et de ses capitaines, chevaliers dudit ordre, des frontieres de ses pays pardeça et de ses ennemis, et mesmement que par ceulx des membres de Flandres estans icy ilz estoient fort requis d’eulx emploier a ce que ladite feste soit continuee pour cause du grant inconvenient, trouble et murmure qui autrement sans doubte s’en ensuivroit et aussi empeschement pour mondit seigneur en ses aydes et affaires, se sont corrigiez de leur opinion premiere et joint avec l’oppinion de mondit seigneur le souverain et des messires de Ravestein, de Nassouw et d’Egmonde, qu’estoit de continuer ladite feste prouchain de l’ordre jusques a l’annee avenir par la maniere dite.

[249]    [Auch Josse de Lalaing, Herr von Montigny, und Jean de Melun, Herr von Anthoing, sind für eine Verschiebung.]

Monseigneur de Montigny {80} a dit pour son opinion premiere que se monseigneur le souverain vouloit aler prestement sur les frontieres de ses pays a consolacion de son peuple illec et pourveoir au fait de la garde d’iceulx et monstrer visaige a ses ennemis ou mesmement se pour cause de ladite emprinse secrete besoing estoit qu’il se meist aux champs ou s’il povoit faire quelque bon exploit sur sesdis ennemis, son opinion seroit pour ladite continuacion. Mais autrement il en faisoit difficulté, car au regart du fait de Bourgoingne, lui sembloit que combien que mondit seigneur pour ceste matiere soy voise a Bruges, toutevoie n’est pas vraisemblable que tantost apres sa proposicion et requeste faite ceulx des membres et autres lui facent si tost response, mais requerront et prendront delay, pour eulx retraire et deliberer de leurdite response. Ouquel cas mondit seigneur, ce ouy, s’il lui plaisoit les pourroit faire advertir, que entretant il yroit hastivement jusques a Brouxelles pour y estre au jour et faire et tenir sa feste pour trois ou quatre jours seulement et il laisseroit audit Bruges [fol. 75v/46v] monseigneur le prince d’Orenges, qui sollicite220 ledit secours de Bourgoingne, et autres de son conseil pour solliciter lesdis membres, afin de abbregier leurdite response pour l’avoir incontinent lui retourné de sadite feste de l’ordre audit Bruges et esperoit mondit seigneur de Montigny que, ceste chose ainsi faite et bien remonstree, appaiser et contenter tant ceulx desdis membres de Flandres comme mondit seigneur le prince d’Orenges et les autres de Bourgoingne demandans leur expedicion, <ilz faire contenteroient> car leur expedicion n’en seroit pas retardee et ne perdroit point de temps mondit seigneur, mais feroit honneur et le devoir de son ordre. Lequel expedient ainsi ouvert par mondit seigneur de Montigny n’a point semblé convenable ne faisable a mondit seigneur pour les raisons cy devant alleguees de son costé, mesmement pour la briefté du temps que le pressoit. Parquoy ce oyant mondit seigneur de Montigny il s’est condescendu a ladite continuation avec les autres freres et chevaliers de l’ordre dessusdis. Et au regard de monseigneur d’Anthoing {28}, il a dit qu’il avoit ja donné son opinion par escript avec lesdis autres es jours passez.221 Et quant a la continuacion de ceste feste de l’ordre, la matiere lui sembloit difficile et parplexe. Neantmoins monseigneur le souverain savoit mieulx l’estat, disposion et la necessité de ses affaires qu’il ← 219 | 220 → ne povoit faire, parquoy il s’en rapportoit a lui et aux autres messeigneurs, ses freres, qui la estoient pour en faire ce qu’ilz <de> aviseroient pour le mieulx.

[250]    [Die Verschiebung des Festes um ein Jahr wird beschlossen. Alle Mitglieder und Amtsträger sollen demensprechend unterrichtet werden. Für den Fall, dass trotzdem einige Mitglieder nach Brüssel reisen oder Gesandte dahin schicken sollten, wird Toison d’or aufgefordert, nach Brüssel zu reisen und sie dort in Empfang zu nehmen. Steenberch wird beauftragt, einen entsprechenden Vermerk in das Protokollbuch einzutragen.]

Conclusion sur ladite continuacion

Parquoy finablement mondit seigneur le souverain, oyes et entendues lesdites opinions de mesdis seigneurs les chevaliers deliberees audit Gand et avec icelles jointes celles de mesdis seigneurs de Ravestein {55}, de Nassouwe {77} et d’Egmonde {78} qui audit lieu d’Anvers eu avoient opiné et donné advis par la maniere dessus touchee et lesquelles opinions ensemble joinctes avec celle de mondit seigneur le souverain, que sembleroit estre en nombre souffisant pour conclure sur la matiere dessusdite, mesmement consideré ladite necessité et pesé le xxije article des status dudit ordre faisant mencion du temps pour tenir et signiffier la feste de l’ordre.222 Lequel article monseigneur peut interpreter par l’advis et deliberacion de messeigneurs les chevaliers ses freres au bien de l’ordre et selon l’exigence et necessité de ses affaires, veu qu’il n’a passé que ung an que la feste et le chappittre dudit ordre furent tenues. A conclut pour ladite continuacion et a continué ladite feste ensemble le chappittre de sondit ordre du second jour du mois de may prouchain venant,223 ausquelz il les avoit intimez, jusques au second jour du may prouchain apres ensuivant l’an revolu,224 pour lors les tenir ou mesme lieu que intimez estoient, assavoir en sadite ville de Brouxelles et non ailleurs, pour consideracion [fol. 76r/47r] mesmement et regart des grans frais et missions que a sa contemplacion et requeste lesdis de Brouxelles avoient ja fais et faisoient des apparaulx et aprestes et sur l’espoir d’icelle feste. Et pour tant que ce n’est que continuacion et pour autres bonnes causes et consideracions, a aussi ordonné mondit seigneur le souverain par ledit advis de le signifier aux autres seigneurs les chevaliers freres et aux chancellier et tresorier dudit ordre, ainsi qu’il appartendra.225 Et en oultre a continué jusques a lors mondit seigneur226 le souverain par l’advis dessusdites tous adjournemens pour comparoir en personne et autres significacions et explois qui fais estoient pour servir au second jour dudit mois de may prouchain, et iceulx et tous autres actes a faire a ladite prouchaine feste a remises et assignees, remet et assigne audit second jour de may l’an revolu et ou lieu de Brouxelles dessusdis. Et a mondit seigneur le souverain par l’advis de mesdis seigneurs ordonné et commis ledit Thoison d’or, le roy d’armes, pour aler et estre en ladite ville de Brouxelles sabmedi le premier ← 220 | 221 → jour de may prouchain227 a l’eure de midi et d’y sejourner et demourer par ce jour et les trois jours228 ensuivans entrement, afin d’y attendre de par et ou nom de mondit seigneur et pour l’ordre messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre illec adjournez pour comparoir en personne esdites prouchain[es] feste et chappittre, que lors se y tenir devoient selon la forme des significacions et adjournemens a eulx faites et aussi aux aultres et leur declarer ou a leurs commis s’aucuns y envoient229 ladite continuacion faite de ladicte feste jusques a l’annee avenir, et prendre et recevoir d’eulx par ledit Thoison d’or toutes lettres et procuracions s’aucuns vueillent exhiber pour les apporter a mondit seigneur le souverain. En cas toutevoie que eulx ou leursdis commis ne vueillent aler jusques devers mondit seigneur a Bruges ou la ou il sera lors, ce que ledit Thoison d’or leur requerra de faire et ad ce les induira s’il peut et avec ce pour dire et faire par icellui Thoison d’or tout ce que appartient a l’effect de ladite continuacion et ce que s’en doit ensuir. De toutes lesquelles choses dessus contenues mondit seigneur m’a ordonné faire acte pour le mettre ou registre de l’ordre et en avoir memoire et souvenance d’icelle ou temps avenir.

[fol. 76v/47v]

[251]    [Es folgen die Kopien der Absageschreiben.]

Cy ensuivent les copies des lettres closes qui par mondit seigneur le souverain en ensuivant la conclusion cy devant contenue, touchant la continuacion de sadite feste de l’ordre jusques a l’annee avenir, ont esté escriptes a messeigneurs de l’ordre absens.

[252]    [Absagebriefe an Adolf von Kleve und Jakob von Savoyen.]

Et premierement a messeigneurs de Ravestein {55} et de Romont {84} en ceste forme:230

Treschier et tresamé cousin. Combien que, comme assez savez, pieça je eusse deliberé et conclut de tenir les feste et chappittre de mon ordre de la Thoison d’or en ma ville de Brouxelles au second jour du mois de may prouchain venant et que ainsi l’eusse signiffié a ceulx dudit ordre, comme il appartenoit.231 Toutevoie veu mon present tresgrant affaire a moy survenu nouvellement, tant du costé de France et des mes pays de Bourgoingne comme des frontieres de mes pays de pardeça, ne m’est bonnement possible d’entendre au fait desdites feste et chappittre d’icellui ordre pour ceste fois. Car que je suys informé que le roy de France en enfraingnant les treves darrenierement prinses et jurees entre lui et moy, a par ses gens et par exploit de guerre fait prendre trois fortresses en ma conté de Bourgoingne et qu’il y envoyé la pluspart de son armee ensemble l’arriere ban de son royaume, pour conquerir sur moy et a lui subjuguer madite conté de Bourgoingne et autres mes pays et seignouries de pardela estans de mon obeissance.232 Ains m’est besoing d’y pourveoir et obvier hastivement, toutes autres choses delaissees et mesmement veue ladite infraction desdis treves advenue du costé du roy conviendra que en ma personne et de toute puissance je m’emploie a la tuicion, garde et deffense de mes pays, seignories et subgiez de pardeça, a l’encontre de lui et d’autres mes ennemis et adversaires les voulans nuyre ou grever. Et a ceste cause par l’advis et deliberacion de mes treschiers freres, les chevaliers et compaignons dudit ordre estans lez moy, ay continué et remis lesdites feste et chappittre d’icellui ordre jusques a l’annee avenir, assavoir jusques au second jour du mois de may l’an xiiijC quatre vins,233 pour lors au plaisir Nostre Seigneur les tenir avec nosdis freres d’icellui nostre ordre au mesmes lieu de Brouxelles, tout ainsi que signifié les avoie pour l’annee presente. Laquelle chose je vous escrips et signifie, treschier et tresamé cousin, et vous en advertis par cestes, pour et afin que ne vous travaillez de aler audit lieu de Brouxelles pour ladite cause a ceste fois. Car pour les consideracions dessusdites et autres raisons que cy apres plus amplement vous entendiez et cognoistiez ay faite ladite continuacion et je vous en descharge et deporte par cesdites presentes jusques audit second jour de may l’an revolu. Treschier et tresamé cousin, Nostre Seigneur vous ait en sa benoite garde. Escript en nostre ville de Gand, le xxije jour du mois d’avril l’an lxxix.234

Maximilian, duc d’Austrice, de Bourgoingne etc.

[Superscription:] A mon treschier et tresamé cousin messire Adolf de Cleves, seigneur de Ravestein.

alia[s]

A mon treschier et tresamé cousin messire Jaques de Savoye, conte de Romont.

[fol. 77r/48r]

[253]    [Absagebrief an die übrigen Mitglieder.]

En ceste forme a escript mondit seigneur a tous les autres messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre qui ne furent a ladite conclusion de ladite continuacion faite a Gand.235

Treschier et feal cousin.236 Combien que, comme assez savez, pieça eussions deliberé et conclut de tenir les feste et chappittre de nostre ordre de la Thoison d’or en nostre ville de Brouxelles au second jour du mois de may prouchain venant et que ainsi l’eussions signiffié a ceulx dudit ordre, comme il appartenoit. Toutevoye veus noz presens tresgrans affaires a nous survenus nouvellement, tant du costé de France et de noz pays de Bourgoingne comme des frontires de noz pais de pardeça, ne nous est bonnement possible d’entendre au fait desdites feste et chappittre ne aux affaires ← 221 | 222 → d’icellui pour ceste fois. Car nous sommes informé que le roy de France en enfraingnant les treves darrenierement prinses et jurees entre lui et nous, a par ses gens et par exploit de guerre fait prendre trois fortresses en nostre conté de Bourgoingne et qu’il y envoyé la pluspart de son armee ensemble l’arriere ban de son <de son> royaume, pour conquerir sur nous et a lui subjuguer nostredicte conté de Bourgoingne et autres noz pays et seignouries de pardela estans de nostre obeissance. Parquoy nous est besoing d’y pourveoir et obvier hastivement, toutes autres choses delaissees et mesmement veue ladite infraction desdis treves ← 222 | 223 → advenue du costé du roy conviendra que en nostre personne et de toute puissance nous emploions a la tuicion, garde et deffense de noz pays, <s> seignories et subgiez de pardeça a l’encontre de lui et d’autres noz ennemis et adversaires. Et a ceste cause par l’advis et deliberacion de noz treschiers freres, les chevaliers et compaignons dudit ordre estans lez nous, avons continué et remis lesdites feste et chappittre d’icellui nostre ordre jusques a l’annee avenir, assavoir jusques au second jour du mois de may l’an xiiijC quatre vins, pour lors au plaisir Nostre Seigneur les tenir avec nosdis freres d’icellui ordre au mesme lieu de Brouxelles, tout ainsi que signiffié les avions pour l’annee presente. Laquelle chose vous escrivons et signiffions, treschier et feal cousin, et vous en advertissons par cestes, pour et afin que ne vous travaillez de aler audit Brouxelles pour ladite cause a ceste fois. Car pour les consideracions dessusdites et autres raisons que cy apres plus amplement vous entendiez et cognoistiez avons faite ladite continuacion et vous en deschargeons et depportons par cesdites presentes jusques audit237 second jour de may l’an revolu. Treschier et feal cousin, Nostre Seigneur vous ait en sa benoite garde. Escript en nostre ville de Gand, le xxije jour du mois d’avril l’an ut supra.

[Superscription:] A nostre treschier et feal cousin et premier chambellan messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay.

A nostre treschier et amé238 cousin messire Guillaume d’Egmonde {78} et de BairA nostre treschier et feal cousin240 messire Wolffart de Borssele {79}, conte de Grantpré, seigneur de Vere
A nostre treschier239 et feal cousin <messire Phelippe de Bourgoingne> et cappitaine generale de Piccardie messire Phelippe de Bourgoingne {82}, seigneur de Bevre.A nostre treschier241 et feal cousin messire Jaques de Luxembourg {81}, seigneur de Fiennes
A nostre treschier et feal cousin et seneschal de Brabant messire Engelbert, conte de Nassow {77} et seigneur de Breda 

← 223 | 224 →

[fol. 77v/48v]

[254]    [Kopie eines entsprechenden Briefes an den Ordenskanzler Ferry de Clugny.]

Autre lettre a monseigneur l’evesque de Tournay242

Maximilian duc d’Ostrice, de Bourgoingne, de Brabant etc. Reverend pere en Dieu, treschier et feal. Depuis que sommes arrivez en ceste ville avons icy fais et remettre en deliberacion devant noz treschiers et feaulx les chevaliers, freres et compaingnons de nostre ordre icy trouvez la matiere de nostre perplexité et difficulté touchans le fait de la feste et du chappittre de nostredit ordre, que avions conclut et signiffié se devoir tenir en nostre ville de Brouxelles au second jour du mois de may prouchain venant. Et finablement pour cause de noz grans affaires qui pour le present nous occupent, destourbent et empeschent avons par leur advis et deliberacion en ensuivant l’oppinion de ceulx qui en oppinerent en nostre ville d’Anvers darrenierement, vous present, continué et remis lesdites feste et chappittre de nostredit ordre jusques a l’annee avenir. Ce que vous escrivons et signiffions et de ce vous advertissons, pour et afin que ne vous travaillez de aler audit Brouxelles pour ladite cause a ceste fois. Car par cestes nous vous en deportons jusques a l’annee avenir, veu ce que dit est. Reverend pere en Dieu, treschier et feal, Nostre Seigneur soit garde de vous. Escript en nostre ville de Gand, le xxije jour du mois d’avril l’an lxxix.243

[Superscription:] A tres reverend pere en Dieu nostre treschier et feal conseiller et chancellier de nostre ordre de la Thoison d’or, l’evesque de Tournay

[255]    [Die Stadtobrigkeit von Brüssel wird von Verschiebung des Ordensfestes unterrichtet.]

Autre lettre pour la ville de Brouxelles244

De par le duc d’Austrice, de Bourgoingne, de Brabant, de Lembourg etc., conte de Flandres, de Tyroll, d’Artois, de Bourgoingne etc.

Treschiers et bien amez. Combien que pieça par l’advis et deliberacion de noz treschiers et feaulx les chevaliers, noz freres et compaignons de nostre ordre de la Thoison d’or lors estans lez nous, eussions deliberé et conclut de faire la feste et solemnité et tenir le chappittre de nostre ordre de la Thoison d’or en nostre ville de Brouxelles au second jour du mois de may prouchain venant et que ainsi l’eussions signifié a ceulx dudit ordre comme il appartenoit et fust nostre parfait desir et vouloir de ainsi le faire. Toutevoye obstans noz presens tresgrans affaires a nous depuis et nouvellement survenues, tant du costé de France et de noz pays de Bourgoingne et autres de pardela comme des frontieres de noz pays de pardeça, ne nous est bonnement possible d’entendre au fait desdites feste et chappittre ne aux affaires dudit ordre pour ceste fois. Car veritablement sommes informé que le roy de France, obliant les treves darrenierement prinses et solemnellement jurees entre lui et nous pour duree jusques ou mois de juillet prouchain avenir et enfraingnant notoirement icelles, a par ses gens et par exploit de guerre fait prendre trois fortresses en nostre ← 224 | 225 → conté de Bourgoingne et qu’il y envoyé la [fol. 78r/49r] pluspart de son armee et mesmement l’arriere ban de son royaume, pour conquerir sur nous et a lui subjuguer nostredis conté de Bourgoingne et autres noz pays et seignories de pardela, qui sont du tresancien patrimoine de nostre treschier et tresamee compaigne la duchesse et de nostre obeissance. Parquoy nous est besoing d’y pourveoir et obvier hastivement a toute diligence possible et toutes autres choses delaissees. Et mesmement, venue ladite infraction desdis treves advenue de costé du roy, comme dit est, conviendra que en nostre personne, de toute puissance nous emploions a la tuicion, garde et preservacion de noz pays et seignories de pardeça dessusdis, a l’encontre de lui et des siens et d’autres noz ennemis et adversaires par tout ou mestier sera. Et a ceste cause par l’advis et deliberacion de noz treschiers les chevaliers freres et compaignons de nostredit ordre estans lez nous, avons de certaine science par vraie necessité et pour eschivier plusgrant inconvenient continué, remis et delay lesdites feste et chappittre de nostre avan[t]dit ordre dudit second jour du mois de may prouchain jusques a l’annee revolu a jour semb[lab]le dudit mois de may apres ensuivant en vraye intencion et vouloir de tenir lors lesdites feste et chappittre de nostredis ordre devers vous en nostredite ville de Brouxelles, au plaisir Nostre Seigneur, tout ainsi comme signifié les avions pour l’annee presente. Laquelle chose vous escrivons et signifions, treschiers et bien amez, pour vous en advertir, trescontens de vous et du bon et grant devoir et acquit que avez fais et fait faire pardela, tant en l’eglise comme en nostre hostel et par tout ou mestier estoit des apparaulx et apprestes necessaires pour nostredite feste de l’ordre. Lesquelles, combien que ne puissent servir pour l’annee presente, toutevoye serviront et vendront bien apoint pour la feste de l’annee avenir, se Dieu plaist, enquoy nous avez fait grant et singulier plaisir et ne le oblierons point, mais recognoistrons devers vous en nostredite ville cy apres, quant chose sera que pour vous et <ab> au bien d’icelle faire puissons bonnement, comme avons ordonné a nostre amé et feal chevalier et conseiller messire Phelippe de Chesne, seigneur de Loppoing, maistre d’ostel de madite compaigne la duchesse245, lequel envoyons devers vous presentement, ces choses et autres de nostre intencion vous dire et remonstrer de bouche de nostre part plus au long, auquel vueillez quant a ce pour ceste fois donner plaine foy et creance. Treschiers et bien amez, Nostre Seigneur soit garde de vous. Escript en nostre ville de Gand, le xxije jour du mois d’avril <Ainsi sign> l’an lxxix.246

Ainsi signé: Maximilian

            M(artin) Steenberch

[Superscription:] A noz treschiers et bien amez les bourgermaistres, echevins, conseil et maistres de la police de nostre ville de Brouxelles. ← 225 | 226 →

[fol. 78v/49v] [unbeschrieben.]

[fol. 79r]247

[256]    [Bericht des Toison d’or über seinen Aufenthalt zwischen dem 30. April und 4. Mai in Brüssel, um auf mögliche Besucher des abgesagten Ordensfestes zu warten.]

S’ensuit la relacion de Thoison d’or, le roy d’armes, du devoir par lui fait en la ville de Brouxelles au second jour de may l’an lxxix248 pour y attendre et recevoir les chevaliers estans en France adjournez pour en leurs personnes comparoir ou chappittre de l’ordre signifié pour tenir audit Brouxelles ledit second jour de may et es jours ensuivans oudit an lxxix.249

[a]250 A vous251, treshault, tresexcellent et trespuissant prince, mon tresredoubté seigneur monseigneur Maximilian, par la grace de Dieu, archeduc, duc d’Austrice, de Bourgoingne, de Lothrijc, de Brabant, de Lembourg, de Luczembourg etc., conte de Flandres, de Tyroll, d’Arthois, de Bourgoingne, de Haynnau, de Hollande, de Zeelande etc., chief et souverain du tresnoble ordre de la Thoison d’or, et a vous, haulx nobles et puissans mes tresredoubtez seigneurs, messeigneurs les chevaliers freres et compaingnons dudit ordre, Gilles Gobert, dit Thoison d’or, roy d’armes d‘icellui ordre, vostre treshumble et tresobiessant subget et serviteur, tout honneur et subiection, reverence et obiessance deues.

[b] Plaisir vous soit de savoir, mon tresredoubté seigneur et mes tresredoubtez seigneurs, que comme le xxije jour du mois d’avril darrain passé a vous, mondit tresredoubté seigneur monseigneur le souverain, lors estant en vostre ville de Gand, apres la conclusion illec prinse par l’advis et deliberacion de pluseurs d’entre vous, mesdis seigneurs les chevaliers freres et compaignons dudit ordre, illec devers vous, mesdis seigneurs, lors assamblez, sur et touchant la continuacion de la feste dudit ordre depuis le second jour du present mois de may lors prouchain et presentement passé,252 auquel elle estoit signiffié et intimé jusques au second jour du mois de may prouchain apres ensievant qui sera l’an revolu et au mesme lieu de Brouxelles auquel tenir se devoit, eust pleu en la presence et par l’advis de mesdis seigneurs lors estant vers vous, moy ordonner et commander, que je me tirasse audit lieu de Brouxelles pour y estre le premier jour de ce present mois de may a l’eure de midy ou mesmement a l’eure de ← 226 | 227 → vespres au plus tard et illec sejourner, demourrer et attendre par les trois jours appres continuellement ensievans ledit premier jour de cedit mois.253

[c] Afin de y recevoir par vostredite ordonnance et ou nom de l’ordre dessusdis messeigneurs les chevaliers freres d’icellui ordre, qui par mandemens patens, donnees en forme de placcars, et par bouche d’officiers d’armes a ce auctorisez par commission especiale, seelé du seel de mesme ordre, ou par lettres closes y estoient adjournez ou appellez pour comparoir personnellement ou aultrement aux jours et lieu que dessus esdites feste et chappittre de l’ordre qui tenir se devoient, ou leurs procureurs et commis qui pour eulx illec comparoient, et leur signiffier et denonchier ladite continuacion de ladite feste ainsi faite pour causes raisonn(able)s et moult necessaires ensemble la continuacion des adjournemens et signifficacions a eulx faites, et leur declairer comment tout estoit continué et remis ou meisme estat au second jour dudit mois de may prouchain [fol. 79v] l’an mil quatrecens et quatre vings et au mesme lieu dudit Brouxelles.254 Et lesdis comparicions et aussi les procuracions et toutes autres lettres et choses que exhiber vaudroient chascun a son endroit prendre et recevoir, en cas toutesvoies et par ainsi que par mon exhortacion et indinction que leur feroie ilz ne voulsissent venir devers vous, mondit seigneur le souverain, en vostre ville de Bruges ou ailleurs la ou vous serrez. Et par moy oudit cas le tout vous rapporter feablement, afin de au surplus en ordonner comme il appartendroit.

[d] Je en obeissant a vostredictes ordonnance et commandement me suys transporté en vostredite ville de Bruges des vendrey, darrain jour dudit mois d’avril passé, devant midy, et illec ay sejourné et attendu par tout le jour et oultre les premier, second, tiers et quatreisme jours dudit present mois de may continuellement, et entierement y suys demouré sans m’en departir.255

[e] Et mesmement ledit premier jour de cedit mois de may environ deulx heures apres midy et devant l’eure de vespres me suys transporté en l’ostel de vous, mondit tresredoubté seigneur le souverain, et illec suys demourez sans m’en bougier jusques apres six heures du vespre sonnees.

[f] Et lendemain, qui fut le second jour dudit mois de may, y suys retourné a l’eure de sept heures du matin et demouré jusques a neuf heures, lors que avec reverend pere en Dieu monseigneur Ferry de Clugny, evesque de Tournay, chancellier du mesme ordre, la estant suys allé oyr la grant messe en l’eglise collegial de Sainte Goudele audit Brouxelles, qui estoit l’eglise ordonnee pour y faire ledit jour le divin service accoustumé pour la feste dudit ordre en cas qu’elle si fust tenue.256 Et en ladite eglise sommes esté a ladite grant messe des l’encommencement jusques a la fin d’icelle, mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier, maistre Martin Steenberch, doyen de ladite eglise, graffier, et moy, roy d’armes dudit ordre, et de la sommes venus disner ensemble avec mondit seigneur de Tournay, chancellier. Et l’apres disner suys de rechief allé en ladite court en la grant salle et ailleurs en vostredite hostel, moy pourmenant257 tant dedans comme de hors devant icell[u]y jusques apres trois heures apres midy, lors que nous, trois officiers dessus nommez, pour aultres affaires dudit ordre sommes alles en la maison de la ville audit Brouxelles. ← 227 | 228 →

[g] Et le tiers jour dudit mois de may apres ce que longuement me estoie pourmené [!] tant en ladite court et devant icelle que es autres lieux dudit hostel ay accompaignié mondit seigneur l’evesque de Tournay et suys allé avec lui, oyr le grant messe en l’eglise de Saint Jaques de Coudenberghe, seant empres ledit court.

[h] Et le mesme jour apres disner [fol. 80r] et lendemain, qui fut le iiije jour dudit present mois de may,258 me suys de rechief et souventesfois allé pourmener [!] tant en ladite court comme devant icelle et allé audit hostel, tousjours gardant, accoutant et attendant, se personne de mesdis seigneurs de l’ordre y adjournez, appellez ou intimes y verroient et comparoient ou aultres pour eulx ou aucun d’iceulx.

[i] Mais personne quelconque n’y est venue, presentee ne comparue durant lesdis quatre jours et n’ay peu sçavoir, entendre ne apparcevoir que aucun y ait esté soy renommant pour aucun de mesdis seigneurs de l’ordre quel qu’il fust pendant ne durant les jours et temps dessus declairez.

[j] Laquelle chose je afferme et certiffie a vous, mondit tresdoubté seigneur monseigneur le souverain, et a vous, mes aultres seigneurs les chevaliers freres et compaignons de l’ordre dessusdis, ensemble a tous autres cui ce regardera, comme chose veritable par ceste ma relacion pour valloir audit ordre et autrement ainsi qu’il appartendra. Laquelle ma presente relacion en tesmoignaige de verité, j’ay signé de ma main et seelé de mon seel audit lieu de Brouxelles, le vme jour dudit mois de may l’an milquatrecens soixante et dix neuf.259

29.      Dezember 1479 in Gent

[fol. 81r/50r]260

[257]    [Auf einer Sitzung Ende Dezember 1479 wird beschlossen, dass auch 1480 kein Ordensfest veranstaltet werden soll.]

Touchant la continuacion de la feste de l’ordre du second jour du mois de may l’an xiiijC lxxix jusques a autre temps convenable, comme apparra par les actes ensuivans.261

Le xxixe jour du mois de decembre l’an mil cccc soixante dixneuf262 mon tresredoubté seigneur monseigneur l’archeduc Maximilian, par la grace [de] Dieu duc d’Austrice, de Bourgoingne, de Brabant etc., chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, estant en sa ville de Gand, et par son ordonnance263 illec devers lui lors appellez et assamblez haulx nobles et puissans messeigneurs Jehan, seigneur d’Anthoing {28}, Jehan, seigneur de Lannoy {50}, Josse, seigneur le Montigny {80}, Pierre de Luczembourg {83}, conte de Saintpol, Jaques de Luxembourg {81}, seigneur de Fyennes, et monseigneur Jaques de Savoie {84}, conte de Romont, tous chevaliers freres [et] compaignons, ensamble reverend pere en Dieu messire Ferry de Clugny, evesque de Tournay, chancel ← 228 | 229 → lier dudit ordre, pour communiquer et aviser sur aucunes affaires d’icellui ordre. Fut illec par l’ordonnance de mondit seigneur le souverain mis en termes par mondit seigneur le chancellier le fait des futures feste et chappittre general du mesme ordre pour aviser et deliberer, se lesdites feste et chappittre se pourroient tenir et celeber au mois de may prouchain venant selon la continuacion qui en avoit esté faite ou mois de may darrenier passé.264 Ou se encores differer et delayer se devroient jusques a l’autre annee prouchaine apres ensuivant qui seroit l’an quatrevins et ung, pour cause des guerres et d’autres grans affaires qui vraissemblablement occuperoient et empescheroient tant mondit seigneur le souverain comme la pluspart de messeigneurs les chevaliers freres du mesme ordre a ladite saison prouchaine. Et apres pluseurs raisons et motifs sur ce ouvres par forme de loqueture persuadans et tendans a l’une fin et a l’autre, assavoir les unes pour tenir ladite feste en may prouchain et les aultres pour la differer et delaier jusques a l’annee apres ensuivant. Et la matiere bien debattue et aussi deliberee par opinions, a esté l’advis que plus expedient estoit pour le bien de mondit seigneur le souverain et de ses affaires et pour la conservacion de ses pays et subgiez265 tout consideré de differer et delayer encore ladite feste et le chappittre general du devantdit ordre jusques a autre temps que mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers, sesdis freres, par la grace Dieu mieulx et plus convenablement et a meilleur loisir et commodit puissent et pourront faire et tenir icelle leur feste et chappittre et vaquer et entendre plus longuement et meurement aux grandes besoingnes et affaires d’icellui ordre que vraissemblablement faire ne pourroient a ladite saison prouchaine, pour pluseurs raisons qui sur ce furent alleguees et remonstrees. Parquoy mondit seigneur le souverain, soy conformant a l’advis et deliberacion que dessus, a accordé de delaier et differer encore pour ladite saison prouchaine avenir lesdites feste et chappittre de son ordre jusques a aultre temps plus convenable. Neantmoins vouloit bien qu’il eu fust encore parlé et communiqué cy apres avec aultres messeigneurs chevaliers freres de l’ordre quant il s’en trouveroit en quelque lieu mieulx accompaingnié.

[258]    [Die weitentfernt lebenden Mitglieder sollen über die Verschiebung des Festes unterrichtet werden.]

Apres fut lors parlé oudit conseil par ordonnance de mondit seigneur et demandé l’advis de mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre, s’il sembleroit bon de advertir les roys et princes longtains, chevaliers freres de cest ordre, des continuacions qui ainsi s’estoient faites et faisoient desdites futures feste et chappittre dudit ordre ensemble des causes et motifs d’icelles. Et les opinions sur ce demandees, portoit l’advis et deliberacion de messeigneurs, que bon seroit d’en escripre aux absens, mesmement estans en loingtaines marche. Mais de la forme et maniere comment, l’on pouroit deliberer plus amplement et conclure a ladite prouchaine assamblee de mesdis seigneurs et jusques a lors l’on sur servoit de ladite escripture, car ce pendant pourroient survenir ← 229 | 230 → choses et matieres, raisonables et honnestes selon la disposicion du temps pour colorer et funder lesdis continuacions ja faites tant pour l’annee passee comme la presente.266

[fol. 81v/50v]

[259]    [Steenberch erhält vom Ordenskanzler den Auftrag, die Beschlüsse zu notieren.]

Lesquelz deux poins j’ay icy mis et enregistrez par l’ordonnance et rapport de mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, car je n’avoie point esté a Gand a la deliberacion d’iceulx, mais estoie lors absent et m’en fist mondit seigneur le chancellier ledit rapport a Brouxelles, le xve jour du mois de janvier l’an lxxix dessusdit.267

17.      Januar 1480 in Brüssel

[260]    [In einem größeren Kreis diskutieren die versammelten Ordensangehörigen erneut über die Verschiebung des Ordensfestes. Dabei wird beschlossen, dass das nächste Ordensfest im Mai 1481 abgehalten werden soll, sofern die politische Situation dies zulässt.]

Acte de la continuacion de la feste de l’ordre depuis may l’an xiiijC iiijxx jusques au may iiijxx et ung ou aultre temps convenable.

[a]268 Le lundi, xvije jour dudit mois de janvier oudit an xiiijC soixante dixneuf269 mondit tresredoubté seigneur monseigneur le duc, chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, estant en sa ville de Brouxelles270 et devers lui estans lors appellez et assamblez en son hostel en la chambre de son retrait illec environ x heures devant disner haulx, nobles et puissans mes redoubtez seigneurs, assavoir monseigneur Adolf {55}, frere au271 duc de Cleves {47}, seigneur de Ravestein, messire Loys de Bruges {61}, seigneur de Gruythuse, conte de Wyncestre, messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, premier chambellan, messire Engelbert, conte de Nassouwe {77}, seigneur de Breda, monseigneur Pierre de Luczembourg {83}, conte de Saintpol et de Bryenne, messire Phelippe de Bourgoingne {82}, seigneur de Bevre, messire Jaques de Luczembourg {81}, seingeur de Fyennes, et monseigneur Jaques de Savoye {84}, conte de Romont, tous chevaliers freres et compaingnons, ensemble reverend pere en Dieu messire Ferry, evesque de Tournay, chancellier dudit ordre de la Thoison d’or.

[b] Fut illec de l’ordonnance et commandement de mondit seigneur le souverain remis en termes par mondit seigneur le chancellier la matiere de la future feste d’icel ← 230 | 231 → lui ordre pour deliberer, se bonnement elle se pourroit tenir et aussi le chappittre general du mesme ordre ou mois de may prouchain ensuivant selon la continuacion que paravant en avoit esté faite jusques audit temps ou non et s’elle se continueroit et delaieroit encore jusques a aultre temps plus convenable.

[c] Et reduisit [!] a memoire ledit chancellier la communicacion que nagaire sur ce avoit eue mondit seigneur le souverain en sa ville de Gand avec six de messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre, la plus part desquelz icy estoit presente, qui tous apres pluseurs raisons et motifs a ce alleguez audit lieu de Gand par forme et loqueture avoient opiné et esté d’avis, que plus expedient leur sambloit, veu l’estat et disposicion des guerres et aultres grans affaires de mondit seigneur le souverain et pour le bien du mesme ordre, de differer et delayer encore lesdites feste et chappittre de l’ordre dessusdit jusques a aultre temps plus convenable,272 auquel mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres par la grace Dieu mieulx et plus a loisir pourroient vaquer entendre et besoingner [fol. 82r/51r] es affaires d’icllui ordre que vraisemblablement faire ne pourroient a la saison prouchaine. Auquel advis mondit seigneur le souverain s’estoit audit lieu de Gand confermé et accordé avec eulx, sans toutevoie sur ce faire conclusion arrester. Mais avoit volu que encore il eu fust parlé aux aultres chevaliers, ses freres et compaingnons de l’ordre, quant premiers devers lui seroient assamblez a Malines ou ailleurs.

[d] Parquoy icellui monseigneur le souverain, considerant que a ceste foiz il se trouvoit accompaingnié de mesdis seigneurs en plus grant nombre qu’il n’avoit eu a Gand, a ordonné que de rechief ceste matiere fust la devant eulx remise en termes pour mieulx y deliberer et en avoir les opinions et mesmement de ceulx qui n’avoient esté a ladite communicacion de Gand.

[e] Et273 finablement lesdites opinions demandees, tous mesdis chevaliers les chevaliers freres ont deliberé que bonnement mondit seigneur, veu l’empeschement de la guerre et ses grans affaires et aussi la qualité, multitude et grandeur des affaires dudit ordre, ne pourroit a la saison, assavoir ou mois de may prouchain, faire ne tenir la feste ne le chappittre d’icellui ordre, mais qu’il valoit mieulx et estoit plus expedient de les delaier encores et continuer jusques a aultre temps. C’est assavoir du premier jour du mois de may prouchain jusques a temps plus convenable ou mesmement jusques au mois de may apres ensuivant, qui sera en l’an M cccc quatre vins et ung,274 sur l’espoir que au plaisir Nostre Seigneur entre cy et lors les guerres et aultres affaires de mondit seigneur le souverain se modereront et radoulcheront par telle façon, que lors lui et messeigneurs les chevaliers, ses freres dudit ordre, pourront francement et a bon loisir vaquer entendre et besoingner par bon et meur advis es besoingnes [et] affaires d’icellui ordre et les conduire et mener a fin deue selon les status et ordonnances et au bien, honneur et conservacion du mesme ordre et de la noble compaingnie d’icellui.

[f] Et en oultre, pour ce que audit lieu de Gand la communicacion, dont dessus est faite mencion, avoit aussi par maniere de loqueture esté dit, que mondit seigneur le souverain devroit escripre et signiffier lesdis deux continuacions et delations ainsi ← 231 | 232 → conclutes de ladite feste de l’ordre pour les temps dessus declaré a messeigneurs de l’ordre et mesmement aulx roys et aultres absens non estans notez devers ledit ordre, mais de ce et de la forme et maniere d’escripre ce que dit est, seroit encore parlé a ladite prouchaine assamblee des mesdis seigneurs,275 a ordonné276 mondit seigneur le souverain que de rechief ce point fust mis en deliberacion, ce que a esté fait. Et finablement la matiere bien debattue a esté l’opinion de mesdis seigneurs par ung mesme accord, que monseigneur le souverain doit escripre aux trois roys, freres de l’ordre, seulement, assavoir au roy d’Angleterre {63}, au roy de Castille et d’Aragon {71}277 et au roy de Naples {72}, et non aulx aultres freres dudit ordre absens par ceste fois et leur signifier en termes generaulx comment pour certaines grandes et raisonnables causes et affaires [fol. 82v/51v] a declarer plus au long ou prouchain chappittre de l’ordre, il a par l’advis et deliberacion des chevaliers, ses freres et compaingnons dudit ordre estans devers lui, continué, differé et delayé la feste ensemble le chappittre d’icellui par deux fois, assavoir du mois de may darreniere passé, auquel signiffié estoit se devoir tenir, jusques au may avenir et encore presentement et de rechief pour les mesmes causes et raisons que dessus et pour aultres bien neccessaires depuis survenues jusques a aultre temps plus convenable, lequel cy apres il leur signifiera et escripra a temps deu et competent selon les status du mesme ordre,278 et par leurs procureurs, qu’ilz ordonneront oudit futur chappittre, ilz seront apres icellui plus amplement advertis des causes et raisons desdis continuacions et delays, qu’il n’est expedient ne loisible de leur escripre quant au present, dont espoire mondit seigneur que bien se contenteront, en leur priant que leur bon vouloir et affection qu’ilz ont eu et porté a mondit seigneur et a l’ordre, ilz vueillent continuer et demonstrer tousjours, et a la garde et observacion des status et ordonnances dudit ordre eulx emploier et aquiter chascun pour son endroit, ainsi comme mondit seigneur et ses freres d’icellui en ont d’eulx ferme esperance et pleniere confidence.

[g] Oyes lesquelles opinions de mesdis seigneurs les chevaliers freres, mondit seigneur le souverain a eu aggreable leur deliberacion et advis en ceste partie. Et a conclut avec eulx le delay et la suspension et continuacion de ladite future feste de son ordre et de la signifier et escripre aux rois dessusnommez, pour iceulx en advertir et les exhorter par la maniere dite.279 Et quant aulx aultres chevaliers freres de l’ordre absens, cy apres quant mondit seigneur sera determiné du temps et lieu ou et quant il devra tenir sadite prouchaine feste de l’ordre, il aura advis sur la maniere d’en faire lors la significacion a chascun selon son endroit comme il appartendra.

[x] Conclusion de la seconde continuacion280 ← 232 | 233 →

[261]    [Schlichtung der Differenzen zwischen Jakob von Savoyen und Philipp von Burgund.]

L’appointement et accord fait entre monseigneur de Romont {84} et monseigneur de Bevre {82}281

D’aultre part pour ce que oudit conseil mondit seigneur le souverain et messeigneurs lesdis chevaliers freres de l’ordre illec presens estoient advertis d’aucuns differens et debats survenus nagaires entre monseigneur le conte de Romont d’une part [fol. 83r/52r] et monseigneur de Bevre d’aultre, illec aussi presens. Mondit seigneur le souverain ensemble messeigneurs, sesdis aultres freres de l’ordre, desplaisans dudit debat, ont par la bouche de mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, fait requerir et prier bien instamment et acertes monseigneur de Romont premiers et mondit seigneur de Bevre apres et chascun a part,282 que consideré et attendu que tous deux estoient et sont du sang de mondit seigneur et de son hostel283 et mesmement sont freres de l’ordre, a cause et selon les status duquel ilz devroient et doivent avoir amour et charité ensamble [et] aymer le bien et honneur et eschiver le mal et deshonneur de l’ung l’autre, qu’ilz se voulsissent appaiser ensamble et effacer de leur cueraiges toute hayne, rancune et malvueillance qu’ilz povoient pretendre ou avoir l’ung contre l’autre, et dorsenavant estre comme freres et bons amis ensamble ainsi que a cause desdis status de l’ordre, a l’observacion desquelz ilz estoient et sont astrains par serment faire devoient, et que en son service se voulsissent acquiter chascun a son endroit comme jusques a orres fait l’avoient grandement et lealement, dont mondit seigneur se reputoit et disoit d’eulx trescontent.284 Surquoy respondit mondit seigneur de Romont que pour ce ilz ne laisseroient a le servir et qu’il en feroit bien. Monseigneur de Bevre, oyes lesdis remonstrances et requeste, respondit qu’il feroit ce que mondit seigneur lui ordonneroit. Et apres sur ce interrogué, mondit seigneur de Romont repliqua et dit, qu’il feroit ce que mondit seigneur lui commanderoit. Apres lesquelles response et replique mondit seigneur le souverain approichant lesdis parties les a tous deux prins par leurs mains dextres et fait touchier ensamble et apres ce ilz ont tantost ← 233 | 234 → embrachié l’ung l’autre, tout pardonné et se sont accordez et appaisé ensamble liberalement, promettant oster et effacer de leurs cueraiges toute rancune, hayne et malvueillance. Dont mondit seigneur le souverain et tous mesdis seigneurs les chevaliers confreres et les officiers dudit ordre a ce presens ont esté bien joyeulx.

[262]    [Die Ordensketten, die mehrere Mitglieder in der Schlacht von Guinegatte verloren hatten, werden auf ihre Bitte hin erstetzt.]

Touchant les coliers de l’ordre perdus a la journé de la Vieville lez Therouenne285

En ce mesme conseil ces choses faites, ont remonstré a mondit seigneur le souverain messeigneurs Engelbert, conte de Nassouwe {77}, Phelippe, seigneur de Bevre {82} et Jaques, seigneur de Fyennes {81}, chevaliers freres de l’ordre, comment a la journee de la Vieville empres Therouenne286 ilz et messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny, aussi frere de l’ordre, avoient en la compaingnie de cellui seigneur et en son service perdu leurs grans colliers de l’ordre, parquoy selon certain statut dudit ordre il leur devoit donner nouveaulx colliers,287 prians et supplians pour ce a mondit seigneur que son plaisir fust de ainsi le faire. Parquoy mondit seigneur le souverain en ensuivant ledit statut accorda incontinent ladite requeste et ordonna expressement et commanda a [fol. 83v/52v] Nicolas de Gondeval, son conseiller et tresorier sur le fait de ses domaine et finances,288 et a Woutre de Housdam, garde de ses joyaulx,289 ← 234 | 235 → de leur faire faire a chascun d’eulx et delivrer ung collier nouveau a la façon et du poix des aultres.290

16.      Dezember 1480 in Brügge

[fol. 84r]291

[263]    [Im Dezember findet eine Zusammenkunft statt, bei der es um die Planung eine neuen Festes gehen soll.]

Le samedi, xvje jour de decembre l’an milquatrecens et quatrevins,292 monseigneur le duc Maximilian, souverain de l’ordre de la Thoison d’or, estant en sa ville de Bruges, par son ordonnance et plaisir se assamblerent a part en son absence en la chambre de monseigneur de Chimay {74}, premier chambellan, logié a la court, messeigneurs de Lannoy {50}, de Gruythuse {61}, ledit de Chimay, Engelbert, conte de Nassouw {77}, Wolffart, seigneur de la Vere {79} et messire Piere, conte de <Neuf> Saintpol {83}, et eurent communicacion et devises ensemble sur aucunes affaires de l’ordre pour les apprester par forme de loqueture293 sans parler par opinion ou deliberacion, mais pour estre plus advertis et plus prompts d’en opiner et deliberer devant mondit seigneur le souverain, quant son plaisir seroit de les mander devers lui ensamble les autres freres pareillement mandez et que encore n’estoient arrivez audit Bruges.294 Et premierement ont eu devises mesdis seigneurs sur le fait des futures feste et chappittre de l’ordre, s’il seroit expedient de conseiller a mondit seigneur de les tenir a l’encomencement du mois de may prouchain venant, veues les deux continuacions, qui ja en sont faites depuis le darrenier chappittre dudit ordre tenu en ladite ville de Bruges l’an lxxviij, ou se encore se pourroient continuer jusques a autre temps plus convenable. Et a ceste matiere bien debattue pour et <e> contre par grandes et vives raisons sur ce alleguees d’une part et d’aultre.

[264]    [Aufgrund der gegenwärtigen Kriegssituation ist man sich unsicher, ob die Veranstaltung eines großen Fest überhaupt angebracht ist. Andererseits sind nun schon mehrere Jahre ohne Ordensfest vergangen und sowohl die Bestimmungen der Statuten als auch diverse Angelegenheiten fordern eine Zusammenkunft des gesamten Ordens.]

Assavoir premierement pour ladite continuacion a esté alleguee l’incertaineté, qui est encore de paix ou de treves du costé de France. Mais fait a doubter la guerre plus forte et plus dangereuse pour la saison prouchaine que par cy devant n’a esté, parquoy pourroit avenir tel affaire que, quant orres ladite feste seroit signiffier et commencee, qu’il l’a faudroit laisser et habandonner, vestir le harnais et aler au devant des en ← 235 | 236 → nemis pour resister a leurs dampnables entreprinses.295 Item les estrainges langaiges malcontentent [!] et murmure du peuple de pardeça, qui s’en pourroit ensuir, mesmement en ce pays de Flandres,296 se ladite feste se fa[i]soit en temps de telz trouble et parplexité desdites guerres, et vouldroient dire, qu’il ne seroit pas la saison pour faire tellement feste ne despens mais que mieulx vaudroit d’exploitier ladite guerre vigoreusement contre lesdis ennemis et adversaires de mondit seigneur pour la garde et deffense de ses pays et subgiez. Et se d’aventure pendant l’occupacion desdites feste et chappittre quelque inconvenient advenist par la non resistence desdis adversaires le peuple le vouldroit imputer a la compainge, dont grant dangier et peril avenir pourroit, ce que Dieu ne vueille. A aussi esté touchié comment mondit seigneur le souverain n’est point furny de joyaulx tant pour sa chappelle comme pour sa credence et aultrement que messeigneurs ses predecesseurs et lui par cy devant ont esté, ce que pour honnesteté pourroit aucun retarder ladite feste jusques a aultre temps avenir, quant mondit seigneur n’aurroit pas tel empeschement de ladite guerre et qu’il seroit mieulx furny et pourveu [fol. 84v] de joyaulx et d’autres bagues et choses honnestes et convenables pour la solemnité et decoracion de ladite feste.297 Et pour demonstrer qu’il soit expedient et chose necessaire de avancier et tenir lesdites futures feste et chappittre de l’ordre a ladite saison prouchaine, ont esté au contraire alleguees et induites autres pluseurs raisons et bien urgentes, assavoir premierement la conclusion sur ce faite oudit darrain chappittre tenu a Bruges oudit an lxxviij, les deulx continuacions qui depuis sont ensuyes [!] et faites avec le contenu du xxije article des status de l’ordre, disposant que lesdites feste et chappittre de l’ordre se doivent tenir de trois ans, bien se pevent anticiper par distance d’ung an<s> entre les deux festes,298 mais que plus longuement que trois ans ladite feste se puist continuer ou delayer il ne se treuve point par lesdis status, qua re etc.

[265]    [Zahlreiche Mitgliederplätze sind unbesetzt.]

D’aultre part qu’il a en l’ordre pluseurs lieux vacans ou aumoins non furnis comme estre doivent selon iceulx status, car cinq chevaliers qui en estoient freres sont en France pieça et ont delaissié de porter le colier de cest ordre, portans ordre d’aultre roy ou prince.299 Et depuis ung an ença ou environ s’est aussi retrait en France messire Jehan ← 236 | 237 → de Neufcastel {52}, seigneur de Montagu, ung des plus anchiens freres chevaliers dudit ordre, tenant deput parti contraire de mondit seigneur et ne scet on [s’]il porte l’ordre du roy ou non.300 Et oudit darrain chappittre furent esleuz quatre chevaliers pour estre freres de ceste compaigne, ausquelz ne sont encore signiffiies leurs elections. Et le roy d’Aragon {57} qui estoit de cest ordre est trespassé depuis ladite darreniere feste301 et par ainsi appert evidentement qu’il a en l’ordre dix lieux de chevaliers freres, sans mondit seigneur de Montagu non furnis, comme estre doivent qui est le droit tiers de la compaingnie saulf monseigneur le souverain.302

[266]    [Ein weiterer Gründe für ein baldiges Fest ist, dass der Souverän den Orden kaum kennt und auch nicht alle Mitglieder.]

Oultre ce qu’il faisoit a considerer que oudit darrenier chappittre tenu a Bruges n’avoit eu fors que cinq chevaliers freres,303 car plus n’en avoit ou peu recouvrer pour l’eure, et monseigneur le souverain est assez nouvel oudit ordre, car il n’a tenu que une fois lesdites feste et chappittre d’icellui, avec ce pluseurs des chevaliers plus experimentez en l’ordre sont ja viez, valitudinaires304 et anchiens, parquoy fait a doubter que, se plus longuement se delaioient lesdites feste et chappittre dudit ordre, la plus part d’eulx n’y pouroit venir a aultre temps, ouquel les freres nouveaulx en n’aurroient l’experience du temps passé ne telle adrece es affaires et au bien de l’ordre comme espoir est qu’ilz trouveront par l’informacion desdis anchiens en cas que a ladite saison prouchaine la feste se tienne. Avec ce sont bien a poser les affaires presens, qui sont aussi grans et plus que jamais se sont trouvez oudit ordre, et est grant besoing d’y entendre et les affiner par bon et meur conseil et le plus tost sera le meilleur, autres pourroit en brief tomber l’ordre ou venir a telle dechoite qu’elle seroit irreparable.

[267]    [Es sind mehrere Städte als mögliche Veranstaltungsorte für das nächste Fest im Gespräch.]

Toutes lesquelles raisons pesees d’une part et d’autre, a semblé a tous messeigneurs, saulf toutevoye et reserve le bon plaisir de mondit seigneur le souverain, qu’il doit [fol. 85r] tenir la feste et chappittre de l’ordre en may prouchain et qu’il est expedient, ← 237 | 238 → voire necessaire qu’il le face <comme>, et la deust il tenir en cas du renforcement de la guerre en tentes ou pavillons sur les champs, ouquel cas il n’y auroit besoing de grans paremens. Et quant au lieu pour tenir la feste, a semblé a pluseurs de mesdis seigneurs qu’il auroit des autres lieux a ce plus propice selon l’estat et dispense des affaires et du temps presens que n’est la ville de Brouxelles,305 assavoir la ville de Saint Omer, la ville de Lille ou de Douay ou autre ville, seant sur la frontiere des ennemis, afin que monseigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres fussent prests pour aussi exploiter la guerre se mestier estoit, combien que ladite feste ne les occuperoit de gaires et au plus que pour quatre ou cinq jours quant autre grant besoing ou affaire survendroit. Lesquelles choses seroient a remonstrer a mondit seigneur, pour en deliberer apres en sa presence et y conclure a son noble306 plaisir.

[268]    [Weitere Besprechungspunkte betreffen den Ordenskanzler und Kg. Eduard IV., der die Ordenskette nicht mehr trägt.]

Item y a esté touchié du chancellier nouveau etc.307 et du roy d’Angleterre {63}, qui ne porte point le colier de l’ordre308 et a semblé bon que monseigneur en sa presence et de ceulx de l’ordre en feist parler en doulx termes a messire Thomas de Mont Gommery, chevalier de l’ordre de la Garretiere309 et ambaxeur dudit roy d’Angleterre, pour en parler au roy et soy employer a ce qu’il porte le collier de cest ordre ainsi qu’il doit.310

20.      Dezember 1480 in Brügge

[269]    [Während eines Treffens des Ordens mit Hz. Maximilian wird als erstes diskutiert, ob im kommenden Mai ein Ordensfest stattfinden solle.]

Le311 jour saint Thomas l’appostre, xxe jour du mois de decembre l’an mil quatrecens lxxx,312 a l’eure de trois heures ou environ apres disner, monseigneur le souverain estant en sa ville de Bruges et devers lui convoquez et assamblez en son hostel en la chambre de son retrait messeigneurs de son noble ordre cy apres nommez. C’est assavoir messeigneurs de Lannoy {50}, de Ravestein {55}, de Gruythuse {61}, de Chimay {74}, de Nassouwe {77}, de la Vere {79} et de Romont {84}, tous chevaliers freres ← 238 | 239 → et compaignons; monseigneur le conte de Saintpol {83}, aussi chevalier frere, excusé par l’accident de maladdie. Et avec eulx tres reverend pere en Dieu messire Ferry de Clugny, cardinal et evesque de Tournay, gardant encore le seel et faisant l’office de chancellier dudit ordre,313 ensamble maistre Jehan Gros, tresorier, Thoison d’or, le roy d’armes, et moy, Martin Steenberch, graffier, mondit314 seigneur le souverain a illec tenu conseil sur les affaires dudit ordre. Et premierement en ceste assamblee par l’ordonnance de mondit seigneur le souverain a mondit seigneur le cardinal mis en termes deux poins: Assavoir le premier point: S’il est expedient et besoing que mondit seigneur tiegne sa feste de son ordre a la saison prouchaine, assavoir au second jour du mois de may prouchain et es jours ensuivans. Ou se ladite feste bonnement se pourroit encore delayer jusques a l’annee avenir ou aultre temps plus convenable, consideree un[e] dispense du temps et l’estat de ses affaires. Et par l’ouverture de ceste matiere [fol. 85v] ont esté touchees et alleguees pluseurs raisons pour et contre, assavoir: Pour avancier ladite feste a esté reduit a memoire le xxije article du livre des status et ordonnances dudit ordre,315 lequel y a esté leu tout au long, a esté parlé des grans affaires dudit ordre et de l’estat d’icellui, car il y a dix lieux de chevaliers freres empeschiez et comme vacans.316 Pour le contraire a esté alleguee l’incertaineté qui est de paix ou de treve, a cause des estrainges termes que les François ont tenues a la journee darreniere tenue a Lille,317 mais a plus d’apparence d’avoir la guerre ouverte et plus forte que devant a la saison nouvelle, et mesmement environ ledit temps auquel lesdites festes et chappittres tenir se devroient, parquoy mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers de l’ordre pourroient estre tellement occupez et empeschiez que bonnement ilz ne pourroient vaquer ou entrer au fait de ladite feste ne ausdites affaires de l’ordre, mais leur faudroit tout habandonner et delaisser et eulx armer et aler emploier a la deffence du pays et exploitir la guerre.

[270]    [Als nächstes wird über den Austragungsort diskutiert und in Frage gestellt, ob Brüssel der geeignete Ort sei.]

Le second point pour, en cas que la deliberacion de messeigneurs porteroit de tenir ladite feste de l’ordre a ladite saison prouchaine, pour aviser et deliberer du lieu ou bonnement ladite feste tenir se pourroit.318 Car quant au lieu de Brouxelles, combien que mondit seigneur leur ait promis d’y faire sa prouchaine feste et que sur espoir d’icelle ilz aient dez l’autre fois, que signiffiee estoit, fait et supporté des grans frais et despens ou fait des preparatoires y necessaires et ja faites tant en l’eglise Sainte Goudule comme en l’ostel de mondit seigneur.319 Toutevoye320 ne se pouvoit venu mondit ← 239 | 240 → seigneur encore determiner de quelque lieu certain, obstant que en cas de la guerre il faudroit qu’il alast sur la frontiere au devant de ses ennemis et seroit dangier de publier le lieu, car quant les ennemis le sauroient ilz se <s>forceroient pour l’empester, et fait a doubter qu’ilz s’en yroient faire leurs emprinses tout a l’opposite ou ameneroient toute leur puissance vers le lieu de ladite signifficacion pour troubler icelle feste.

[271]    [Die anwesenden Mitglieder befürworten Lille als geeigneten Austragungsort für das Ordensfest.]

Sur ces deux poins ont esté demandeez les opinions de messeigneurs les chevaliers freres qui pour la plus part le sabmedi paravant <avoit communiquer> par le congié et plaisir de mondit seigneur le souverain avoient communiqué et loqueté ensamble sur ceste matiere et avoit esté leur advis, saulf le bon plaisir de mondit seigneur et sans y conclure,321 que la feste se devoit tenir et que bonnement elle ne se povoit plus delayer ou ralonguer, consideré le contenu dudit xxije article desdis status322 <ensemble> l’estat de disposition ens(uivant) les grans affaires dudit ordre. Mais quant au lieu, veue l’apparence des guerres et les autres grans affaires de mondit seigneur, a aucuns d’eulx a samblé que la ville de Lille seroit mieulx propice pour la tenir qu[’a] Brouxelles, car <ladite> elle est pres de la frontiere des ennemis.

[fol. 86r]

[272]    [Aber auch Saint-Omer, Ypern und Brüssel kommen als mögliche Festorte in Frage.]

Autres ont parlé de la ville de Saint Omer sur espoir que se le roy d’Angleterre {63} a la prouchaine saison passoit la mer323 et les affaires de lui et de mondit seigneur se povoient a ce disposer. Le roy pourroit mesmes venir a la feste. Et aucuns ont aussi parlé de la ville d’Ippre qui est bonne ville et situee pres de la frontiere desdis ennemis. Neantmoins la pluspart de messeigneurs a bien eu regard a la promesse faite a ladite ville Brouxelles et aux grans frais et despens qu’elle a fais et supportez sur l’esperan[ce] d’y avoir la prouchaine feste.324 Parquoy se a cause de la guerre il faulsist choisir aultre lieu, il les en faudroit contenter par bonne remonstrance le mieulx que faire se pourroit.

[273]    [Wegen der zahlreichen Krisengebiete wäre es aber möglicherweise sinnvoller, den Veranstaltungsort erst kurz vor dem Termin zu bestimmen.]

Oyes325 ces opinions, mondit seigneur le souverain n’a encore volu conclure sur ceste matiere, mais premiers et avant qu’il en voulsist dire opinion ou y pren[d]re conclusion a fait remonstrer et declarer par mondit seigneur le cardinal, sa principale difficulté estre touchant le lieu qui se signifieroit pour tenir la feste, car bonnement il ne se ← 240 | 241 → povoit encore determiner de quelque ville ou lieu de pardeça, veu qu’il ne scet ou ne en quelle marche le plusgrant fait de la guerre aviendra ne ou les ennemis voudront faire leurs entreprinses, et326 est vraisemblable que quant ilz s’auroient quelque lieu determiné, ilz se pourroient tirer et aler faire leurs entreprinses en l’autre debout de ses pays, comme ou pays de Luczembourg ou en Haynnau ou la entour, dont il a plus d’apparence que sur Flandres, ou quel cas mondit seigneur seroit au besoing bien longs pour leur secourir et resister ausdites entreprinses, mesmement est la doubte plusgrande dudit pays de Luczembourg que de Flandres etc., a cause du sire de Rodemach et du conte de Vernembourg et leurs aidans et complices,327 les treves desquelz faudront environ la chandeleur prouchaine.328 Si329 a fait demander mondit seigneur se la signifficacion de la feste se pourroit faire sans nommer aucunes villes, mais nommant aucuns pays et quelque lieu convenable ou lors il se trouverent pour le bien et selon la disposision de ses affaires. Et veuz sur ce les xxije et xxiije articles desdis status de l’ordre330 ensemble les minues des lettres de signifficacion d’autres festes par cy devant faites et tenues, tant par feu monseigneur le duc Phelippe {01}, premier fondateur, comme par feu monseigneur le duc Charles {34}, son filz, en leur vivant souverains de cest ordre, predecesseurs de mondit seigneur, trouvees devers le graffier et la maniere par lesdis feuz observee en leur temps,331 a esté demandee l’oppinion de mesdis seigneurs, pour savoir lequel leur sembleroit me[i]lleur, ou de signiffier pluseurs villes en divers pays pour tenir ladite feste ou d’en faire la signifficacion pour la tenir en aucun de ses pays de pardeça la mer. Et les opinions sur ce ont esté diverses: Aucuns de la moindre partie de messeigneurs les chevaliers freres ont opiné de nommer les villes Brouxelles, Lille et de Saint Omer, aucunes ont aussi parlé de la ville d’Yppre et [fol. 86v] de la ville de Valenchienes, autres et la pluralité des voix a esté de la tenir en l’ung de ses pays de Brabant, Luczembourg, Flandres, d’Arthois ou Haynau qui sont assez voisins et pardeça la mer. ← 241 | 242 →

[274]    [Hz. Maximilian vertagt seine Entscheidung der Ortswahl auf den kommenden Tag. Der Greffier soll aber schon einmal die entsprechenden Einladungs- und Vorladungsschreiben aufsetzen.]

Apres ces opinions oyes, mondit seigneur qui quant a tenir la feste, veu que tous ainsi deliberoient, n’y vouloit seul resister, mais bien vouloit que encore y voulsissent penser, <et il> a differé d’en dire sa deliberacion et d’en faire conclusion jusques a lendemain devant disner, pour lors prendre une heure, estre ensemble et y conclure et aussi parler des autres affaires de l’ordre, qui se pourroient presentement deliberer et preparer pour le futur chappittre. Et combien que a aucuns de messeigneurs semblast qu’il ne cheoit delay quant au conclure de tenir la feste ou may prouchaine, toutevoye pour le plaisir de mondit seigneur s’en raportoient a lui d’en faire desmaintenant la conclusion ou de la susprendre jusques a demain, mais que ce pendant le graffier feroit les minues des lettres a l’aventure, pour demain les veoir et sur ce pren[d]re conclusion finable.332 A aussi esté ordonné333 de faire la signifficacion aux chevaliers estans en France par adjourement en leurs personnes, s’ilz pevent estre trouvez et apparhendez334 et les officiers d’armes335 pevent avoir passaige et sur acces jusques a eulx, qui se pourroit tempter et essayer par divers chemins et passaiges. Et en cas que non, que la signifficacion s’en face par edictum etc., present Thoison d’or, le roy d’armes, es villes des frontieres de France oudit parti, se faire se puet. Si non a Chambray, a Tournay, a Lille, a Saint Omer, a Calais et en aultres villes marchandes seant en frontiere afin que l’adjournement puisse venir a leur cognoissance et qu’ilz336 ne puissent pretendre excuse d’ignorance. Et que cest ajournement par edictum soit auctorisé etc. comme s’il fust fait a leurs personnes, cum intimacion etc.337

[275]    [Der Austragungsort soll 10 oder 15 Tage vor Beginn des Festes in Lille zu erfahren sein.]

Item que leur adjournement porte, que dix ou xv jours devant la feste de l’ordre les adjournez comparent en la ville de Lille, lieu certain, la ou ilz trouveront gens notables a ce commis de par mondit seigneur le souverain et l’ordre pour les acertener du lieu, duquel mondit seigneur sera lors determiné pour tenir sadite feste et le chappittre de l’ordre, et pour d’illec les amener et conduire devers mondit seigneur audit lieu seurement.338 ← 242 | 243 →

[fol. 87r]

[276]    [Der Ordenskanzler Ferry de Clugny wurde zum Kardinal ernannt, womit er neue Aufgaben übernimmt und viel unterwegs sein wird. Deshalb kann er die Interessen des Ordens nur noch unzureichend vertreten und tritt aus diesem Grund von diesem Amt zurück. Die anwesenden Mitglieder des Ordens wählen daraufhin Jean de Lannoy, Abt von Saint Bertin, zum neuen Ordenskanzler.]

Remonstrance [de] monseigneur de Ferry, chancellier de l’ordre, comme il feust promeu cardinal.339

[a]340 Apres ces matieres ainsi deliberees et conclutes oudit conseil de l’ordre, tresreverend pere en Dieu mondit seigneur le cardinal de Saintvital s’est levé dudit lieu, sur lequel il seoit au costé de mondit seigneur le souverain. Et moult reverenment il a exposé et remonstré a mesdis seigneurs la parplexité, en quoy il se trouvoit a cause de l’office du chancellier de cest noble ordre, consideré sa promocion a l’estat et dignité de cardinal de Sainte Eglise de Rome.341 Et apres moult belles regraciacions des graces, biens, honneurs et promocions qu’il avoit receues par cy devant de messeigneurs les predecesseurs prinses [!] et en la maison de Bourgoingne et par leur moyen,342 et mesmement aussi de mesdis seigneurs depuis et pendant qu’il avoit servi l’ordre et a cause d’icellui jusques a present, dont il se sentoit moult obligié a eulx et a les servir et leur complaire et qu’il desiroit et entendoit faire, tant qu’il vivroit, a se soy offrant prest et appareillié de tout son pouvoir comme il disoit. Requerant de mesdis seigneurs sur ce leur benigne et bon advis et conseil pour savoir mesmement, comment doresenavant il se devroit et pourroit conduire envers eulx et ledit ordre au regard dudit office du chancellier d’icellui ordre. ← 243 | 244 →

Declaraction de monseigneur, chief et souverain et de messeigneurs de l’ordre.343

[b] Lesquelles remonstrances et offres oyes et entendues bien aulong par mondit seigneur le souverain et mesdis seigneurs les chevaliers freres dudit ordre, apres grande congratulacion de ladite promocion de mondit seigneur le cardinal, qui leur estoit tresplaisant et dont moult ilz estoient resjoys, l’ont fort loué et recommandé et aussi remercié des notables, grans, leaulx et bons services qu’il avoit fais a mondit seigneur le souverain et a l’ordre ensemble des honnorables offres qu’il leur faisoit, recevant et acceptant moult aggreablement sesdis offres.

[c] Mais entant qu’il touchoit ledit office du chancellier dudit ordre, finablement lui ont fait dire et declairer par la bouche de monseigneur de Chimay {74}, qu’ilz entendoient icellui office avoir vaqué et vaquer par sadite promocion a ladite dignité de cardinal, car par icelle il estoit obligié a nostre Saint Pere et au Saint Collegie des cardinaulx, pour estre prest de s’en aller devers eulx ou ailleurs a leur mandement et plaisir et n’estoit pas aisie oie344 en sa franchise pour doresmais [!] povoir exercer et conduire l’office dudit chancellier de l’ordre et vaquer et entendre aux affaires d’icellui ordre, quant et ainsi que besoing et mestier seroit.

[d] En ensievant laquelle declaracion, mondit seigneur le souverain et messeigneurs lesdis chevaliers freres de l’ordre ont advisé et deliberé de proceder a l’election d’un notable prelat pour leur futur chancellier dudit ordre, prians mondit seigneur le cardinal de les y vouloir conseillier et adrecier a personne, qui a ce fust ydoine et propice pour le bien de l’ordre. Et ont esté nommez et mis par escript pluseurs notables prelas et aultres seigneurs tant d’eglise comme seculiers jusques [fol. 87v] au nombre de dix, tous prelas en grans clers et personnes dignes et notables, pour en choisir et eslire l’ung d’icelux ou aultre tel que Dieu leur inspireroit, qui fust propice pour ledit ordre et ydoine pour exercer et faire icellui office.345

Election de Jehan de Lannoy, abbé de Saint Bertin, a l’estat du chancellier de l’ordre.346

[e] Et finablement mondit seigneur le souverain et mesdis seigneurs les chevaliers, ses confreres et compaignons dudit ordre, ont eu leur election, choisy et esleu la personne de reverend pere en Dieu messire Jehan de Lannoy, abbé du monastere Saint Bertin a Saint Omer.347 Laquelle election ainsi faite, mondit seigneur le cardinal a treshumbles graces a rendu et remis en la main de monseigneur le souverain le ← 244 | 245 → seel de l’ordre. Et ce fait, mondit seigneur le souverain et messeigneurs l’ont aussi grandement remercié, disans et declairans que encore ilz le reputoient et tenoient du conseil de l’ordre, mesmement tandis qu’il seroit pardeça. Mais qu’il s’avoit bien comment par lesdis status de l’ordre, il n’avoit ordonnee fors de quatre officiers oudit ordre, assavoir du chancellier et de la suyte des aultres trois, lui priant pour ce que es affaires de l’ordre, fuist en chappittre ou aultrement, il les voulsist aider a conseiller et adreçer quant mestier seroit et par eulx en seroit requis et qu’il voulsist aussi adreçer et informer le nouveau chancellier, par eulx illec esleu, en ce qu’il auroit a faire et comment il se devroit conduire es besoingnes et affaires de l’ordre.

[f] A quoy mondit seigneur le cardinal se offrit prest et appareillé liberalement, pour toutes et quantesfois qu’il plairoit a mondit seigneur et ausdis messeigneurs les freres de l’ordre de l’y appeler, ce que mesdis seigneurs accepterent et prinrent de lui tresaggreablement.

[g] Et ce fait, mondit seigneur le souverain bailla en garde ledit seel de l’ordre audit tresorier et ordonna a Thoison d’or, qu’il feist venir devers lui lendemain matin ledit abbé de Saint Bertin, pour lui signiffier son election et savoir de lui son intencion, s’il l’acceptera en la presence de mondit seigneur le souverain et de messeigneurs les chevaliers freres qui estre y pourront.

[h] Et mondit seigneur le cardinal a requis et demandé acte de la delivrance et rendue par lui faite dudit seel de l’ordre ensemble de ladite belle et honnorable response a lui faite par monseigneur et par l’ordre, ce que mondit seigneur par l’advis de messeigneurs les chevaliers illec presens lui a accordé et consenti et comandé au greffier d’en faire registre et acte, pour la descharge dudit monseigneur le cardinal, fait l’an et jour et ou lieu que dessus.

23.      Dezember 1480 in Brügge

[277]    [Jean de Lannoy, Abt von Saint-Bertin, nimmt seine Wahl zum Ordenskanzler an und bedankt sich.]

[a]348 Le xxiije jour dudit mois de decembre349 comparurent et s’assamblerent devers monseigneur le souverain en sa chambrette a Bruges messeigneurs de Lannoy {50}, de Ravestein {55}, de Gruyt-huse {61}, de Chimay {74}, de Nassouw {77} et de la Vere {79}, chevaliers freres et compaignons, ensemble les tresorier, graffier et roy d’armes de l’ordre et ens(uivant) l’election faite en soir precedent350 de la [fol. 88r] personne de reverend pere en Dieu messire Jehan de Lannoy, abbé du monastere Saint Bertin, a l’estat et office du chancellier dudit ordre, vacant par la promocion de tresreverend pere en Dieu monseigneur Ferry de Clugny, evesque de Tournay, nagaire chancellier dudit ordre, a l’estat et dignité de cardinal de Saint[e] Eglise de Rome au tiltre monseigneur Saintvital. ← 245 | 246 →

[b] Et tantost, eu ce conseil de l’ordre, fut envoyé Thoison d’or, le roy d’armes, devers ledit reverend pere en Dieu l’abbé de Saint Bertin, estant en une aultre chambrette la pres, pour le advertir secretement de l’election que le soir precedent avoit esté faite de sa personne a l’estat et office du chancellier de l’ordre et en cas, qu’il se accorderoit de accepter sadite election, le amener devers mondit seigneur, ce que ainsi a esté fait.

[c] Et tantost ledit reverend pere en Dieu monseigneur l’abbé de Saint Bertin arrivé en ladite chambre, mondit seigneur le souverain par l’advis de messeigneurs les chevaliers freres lui a fait dire et remonstrer par le graffier de l’ordre, comment pour le notable et louable rapport, que mondit seigneur et messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre avoient ouy de sa personne et de sa science et bonne prudence et d’aultres ses grans vertus et merites, et mesmement, aussi de la noble extraction, eulx confians de ses vertus, loyaulté, preudomie et bonne diligence l’avoient le soir precedent en leur conseil de l’ordre esleu a chancellier dudit ordre ou lieu de mondit seigneur le cardinal, par la promocion duquel estoit devolu et vaquant a leur disposicion l’estat et office dudit chancellier d’icellui ordre, lequel longuement et moult notablement il avoit exercé jusques a lors. Parquoy mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers, ses freres dudit ordre, desiroient savoir l’intencion dudit monseigneur de Saint Bertin, s’il accepteroit ceste election et entreprendroit la charge dudit estat et office, qui estoit bel et honnorable, comme assez le povoit concevoir et entendre.

[d] Et ledit reverend pere monseigneur l’abbé de Saint Bertin ce oyant, rendit et dit treshumbles graces a mondit seigneur <l’abbé de Saint Bertin ce oya>351 le souverain et a tous messeigneurs de l’ordre du grant honneur qu’ilz lui faisoient et sans presumer qu’il fust ydoine ou souffisant a si grant honnorable et digne office, mais fort craingnant sa jeunesse et qu’il n’avoit pas grant experience en choses mondaines, mesmement es affaires de ceste noble court ne dudit ordre, considerant aussi les grans meritez, dignitez et qualitez des notables prelas qui jusques a lors avoient esté oudit estat, ausquelz ilz ne vouloit comparer aucunement, veu neantmoins la bonne et benigne estime que mesdis seigneurs avoient de sa personne et le grant honneur qu’ilz lui faisoient. Attendu aussi qu’il estoit subgiet naturel de mondit seigneur le souverain, natif de ses pays et mesmement que est cest ordre il avoit eu feu monseigneur son pere {12} et deux ses oncles chevaliers freres, que Dieu absoille,352 et que encore il estoit de present monseigneur de Lannoy {50}, chief de ses armes, parquoy tousjours [fol. 88v] il avoit eue tressingulier[e] affection audit ordre. Respondit en conclusion et dit qu’il feroit ce qu’il plairoit a mondit seigneur le souverain et a messeigneurs de l’ordre lui ordonner et commander, soubz confiance de leur grace et benigne supportacion et qu’ilz le aideroient a adreçer et conduire et suppleroient ses imparfections et deffaultes, combien que a son povoir se voudroit garder de failler.

[278]    [Der neue Kanzler leistet seinen Amtseid. Danach wird ihm das Ordenssiegel übergeben.]

Oyé laquelle response et humble acceptacion dudit monseigneur de Saint Bertin, mondit seigneur le souverain commanda audit graffier de lui dire, que de sadite response ← 246 | 247 → lui et messeigneurs, ses freres de l’ordre estoient bien contens et que, sur l’espoir et confidence qu’ilz avoient de lui et de sa bonne continuacion en ses vertus et qu’il seroit propice et ydoine pour ledit ordre, ilz l’avoient esleu et le commettoit<t> mondit seigneur audit office de chancellier d’icellui ordre, moyenant qu’il feroit le serment a ce [a]partement selon les ordonnances dudit ordre.353 Et ce fait, fust tantost illec apporté tout prest devant mondit seigneur le souverain et mis sur le lit, sur lequel il seroit ung missel, et mettant illec ledit abbé de Saint Bertin l’une de ses mains sur la figure de la sainte croix et l’autre sur le saint canon dudit missel,354 feist icellui abbé le serment, tel qu’il est contenu esdis ordonnances, a la prononcacion verbale dudit greffier. Et ledit serment fait, icellui monseigneur de Saint Bertin se remist a genoux, remerciant de rechief mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre, disant que au plaisir de Dieu il en feroit tout devoir possible. Et tantost mondit seigneur le souverain print de la main dudit tresorier le seel de l’ordre, lequel il bailla audit chancellier illec sermenté et receu comme dit est et commanda audit graffier de lui faire ses lettres de sa retenue et commission en forme accoustumee.355

[279]    [Der neue Kanzler erhält die Ordenstatuten.]

Apres ce a supplié a mondit seigneur ledit abbé, chancellier de l’ordre, que les status et ordonnances de l’ordre lui fussent communiquez et les autres choses competans a sondit office. Ce que mondit seigneur lui accorda liberalement.

[280]    [Der neue Kanzler bittet die Ritterbrüder um Rat; diese weisen darauf hin, dass der alte Kanzler beauftragt ist, ihm Rat zu erteilen.]

Item a prié messeigneurs les chevaliers freres, qu’ilz le voulsissent aider a adreçer et informer en ce qu’il auroit a faire touchans les affaires de l’ordre, ce qu’ilz lui accorderent, le advertissant en oultre par la bouche de monseigneur le conte de Chimay {74}, comment le soir precedent ilz en avoient parlé a monseigneur le cardinal, qui avoit esté present a l’election faire de sa personne et lequel encore ilz tenoient et reputeroient du conseil de l’ordre et lui avoient prié de le vouloir eu sangnier et adreçer es affaires de l’ordre. Ce qu’il leur avoit accordé de faire liberalement.

[fol. 89r]

[281]    [Der neue Kanzler wird darüber unterrichtet, dass die Einladungsschreiben für das kommende Ordensfest schon ausgestellt und von den anwesenden Mitglieder auf ihre Richtigkeit hin überprüft sind.]

Avec ce fut dit et declairé audit monseigneur l’abbé de Saint Bertin par la bouche de mondit seigneur de Chimay {74}, que bien il pourroit seeler les lettres touchant l’onneur des chevaliers de l’ordre, qui auroient esté commandees par monseigneur le souverain en la presence de six chevaliers freres de l’ordre.356 Lesquelz seroient par le ← 247 | 248 → graffier denommez et escrips en la signature du commandement qu’il en auroit receu jasoit que au seeler il n’y eust pas six en nombre presens, mais qu’il feroit bien d’y avoir tousjours ceulx, qu’il trouver(ent) au lieu qui bonnement y pourroient vaquer.

[282]    [Es soll diese Schreiben nun nur noch mit dem Ordenssiegel versehen.]

Lui declaira aussi de bouche de mondit seigneur le souverain, presens mesdis seigneurs les freres de l’ordre, qu’il avoit ja ordonné et commandé faire les lettres de la signifficacion de la future feste de l’ordre et que les minues avoient ja par eulx esté veues pour la pluspart, afin que mondit seigneur l’abbé, chancellier, fust certain dudit commandement lequel mondit seigneur le souverain lui declaira avoir fait, presens messeigneurs les chevaliers qui la estoient <estoient>, pour son appaisement a cause qu’il n’avoit esté present a la deliberacion ne au commander les choses et qu’il n’y feist difficulté de seeler du seel de l’ordre les lettres pour ce ordonnees et requises.

[fol. 89v-100v] unbeschrieben. ← 248 | 249 →


1      Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 56r. – Fortsetzung von § 189.

2      9. Sept. 1478.

3      Vgl. Reg. 71.

4      Zum Gebot aller Angehörigen des Ordens, nichts von dem was auf den Ordensversammlungen besprochen wurde, an Dritte weiter zu geben, vgl. § 101 mit Anm. 71. Und gerade bei den Neuwahlen war es wichtig, dass die Namen der neuen Mitglieder erst bekannt wurden, wenn diese ihre Wahl auch akzeptiert hatten; vgl. dazu in der Einleitung S. 30.

5      In § 199 wird er als Johann Kelner, Maximilians valet de chambre und someliers de corps bezeichnet. Es handelt sich dabei um den in Nürnberg geborenen Juristen Johann Keller (ca. 1435–1489), der bei Ks. Friedrich III. als dessen Rat und Fiskalprokurator diente und auch als ksl. Gesandter an den burgundisch-habsburgischen Heiratsverhandlungen beteiligt war. An 15. April 1478 stellte Ks. Friedrich III. eine Kredenz für Johann Keller für dessen Reise zu Hz. Maxinilian aus (CHMEL, Aktenstücke, 1, 1854, S. 395 f., Nr. 87). Dort diente er ihm als Rat, der durch seine starke antifranzösiche Haltung großen Einfluß hatte. Ab 1483 hielt er sich wieder vermehrt am ksl. Hof auf, wo er sich für die burgund. Belange einsetzte. Zu seiner Person vgl. u. a. MADER, Johann Keller, 1991; HEINIG, Friedrich III., 1997, S. 123–134; EHM, Burgund, 2002, S. 144.

6      10. Sept. 1478.

7      Ms.: Vor dieser Überschrift steht ein c/ für capitulum.

8      25. Sept. 1478.

9      Zur hzl. Residenz Palais Coudenberg vgl. in § 13 mit Anm. 75.

10    Vgl. Reg. 71. – Fortsetzung in § 203.

11    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit Klammern versehen.

12    Zur Geschichte des engl. Hosenbandordens vgl. u. a. BOULTON, Knights of the crown, 1987, S. 96–166; JONES, Hosenbandorden, 1991; Order of the Garter, 1999.

13    Guillaume de la Baume, Herr von Irlain († 1497/98) war seit 1472 erster Kammerherr bei Margarete von York, Hz.in von Burgund, und 1477 war er für die Leitung ihres Haushaltes und ihre Sicherheit zuständig. Im Frühjahr 1477 setzte er sich für die Heirat zwischen Hz. Maximilian und Hz.in Maria ein und war einer der burgund. Räte, die den Ehevertrag der beiden mit unterschrieben. In den folgenden Jahren diente Guillaume bei dem Herzogspaar als deren Rat und Kammerherr und wurde immer wieder für diplomatische Gesandtschaften beauftragt. 1481 wurde er in den Orden vom Goldenen Vlies aufgenommen. Zu seiner Person vgl. u. a. Chevaliers de la Toison d’or, 1986, S. 213–216, Nr. 90; COOLS, Mannen, 2000, S. 236 f., Nr. 007; RAPP BURI/STUCKY-SCHüRRER, Tapisserien, 2001, S. 71–74.

14    Im Oktober 1478 wurde Guillaume de la Baume von Hz. Maximilian und Hz.in Maria in geheimer Mission nach England gesandt. Dafür wurden beim Brügger Händler Philippe Sellier fünf Tapisserien erworben, die er den Kämmerer Kg. Eduards schenken sollte; vgl. RAPP BURI/STUCKY-SCHüRRER, Tapisserien, 2001, S. 73. Vermutlich sollte für eine Bestätigung der burgundisch-englischen Allianz zu geworben werden; vgl. dazu die dementsprechende Empfehlung der Ordensritter in § 187. Schon am 12. Juli 1478 hatten Hz. Maximilian und Hz.in Maria einem burgundisch-englischen Handelsvertrag zugestimmt, der am 8. September auch von Kg. Eduard ratifiziert wurde; vgl. dazu Regesten Friedrichs III., Suppl. 1, 2008, S. 61 f., Nr. 39. In der Folgezeit bemühte sich Hz. Maximilian weiter um Kg. Eduard als Bündnispartner und konnte im Juli 1479 ein Heiratsbündnis ihrer Kinder und im Juli 1480 ein gegenseitiges Bündnis zur Waffenhilfe erreichen; vgl. dazu WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 138 f.; TRENKLER, Maximilian und England, 1973, S. 18–32.

15    § 3 der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) regelt neben dem Aussehen der Ordenskette auch die Pflicht der Mitglieder, die Kette ständig gut sichtbar zu tragen, widrigenfalls mussten 8 sous bezahlt werden, jeweils vier zur Lesung einer Messe und vier für Almosen. Von der Tragepflicht waren die Mitglieder nur während einer nötigen Reparatur der Kette befreit. Bei Krankheit, bei einem Waffengang, auf weiten Reisen und bei Situationen, die den Träger in Gefahr bringen könnten, waren es ihnen erlaubt, statt der Goldkette nur das Ordenzeichen zu tragen. 1473 bemühten sich die Mitglieder vergeblich, eine Lockerung der Tragepflicht zu erwirken; vgl. dazu PB 3, S. 19 (mit Verweis auf die entsprechenden Stellen in der Edition). Zur Tragepflicht vgl. auch DOCQUIER, Collier, 2008, S. 128–131; dieser Beitrag bietet zudem einen guten Überblick über die schriftlichen und bildlichen Quellen zur Ordenskette aus der burgundischen Zeit des Ordens.

16    Lies: Il.

17    Zur Person Margaretes von York, der Schwester Kg. Eduards IV. und Witwe Hz. Karls {34}, vgl. die Angaben in § 5, Anm. 16.

18    Ms.: le steht über der Zeile und ein Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

19    Zu Kg. Eduards mangelnder Bereitschaft die Vlies-Ordenskette zu tragen vgl. auch § 268 und sowie ARMSTRONG, Échange culturel, 21983, S. 414; DÜNNEBEIL, Burgund und Österreich, 2006, S. 22; DOCQUIER, Collier, 2008, S. 129, Anm. 16; DÜNNEBEIL, Zeichen, 2012, S. 120 f.

20    Ende des Jahres 1469 akzeptierte Kg. Eduard IV. seine Aufnahme in den Orden vom Goldenen Vlies und kurz darauf trat Hz. Karl dem englischen Hosenbandorden bei; vgl. dazu PARAVICINI, Magnificences, 2001, S. 364–366; PB 2, S. 25 f. (mit Verweis auf die entsprechenden Stellen in der Edition). Maximilian wurde 1490 in den Hosenbandorden gewählt, seine tatsächliche Aufnahme erfolgte aber erst 1502; vgl. dazu u. a. Order of the Garter, 1999, S. 232, Nr. 3 sowie die Abb. auf S. 203 und 233; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 325; Regesten Maximilian, Nr. 14.828, 17.200, 19.821, 19.927, 20.083, 20.265a, 20.266a und 20.270a.

21    Fortsetzung in § 233.

22    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit Klammern versehen.

23    Gemeint sind damit Kaiser Friedrich III. {94}, Matthias Corvinus, Kg. von Ungarn, und Albert, Hz. von Sachsen {96}. – Fortsetzung von § 200.

24    Fortsetzung in § 207.

25    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz.

26    Zu seiner Wahl und Aufnahme vgl. § 138 und 154.

27    Lt. VANDER LINDEN, Itinéraires, 1934, S. 40 f., hielt Hz. Maximilian sich zwischen dem 26. Aug. und 3. Sept. 1478 hauptsächlich in Gent auf.

28    Jan I. van Wassenaar, Burggf. von Leiden (1427–1496) diente unter Hz. Karl, Hz.in Maria und Hz. Maximilian als Rat und Kammerherr; vgl. COOLS, Mannen, 2000, S. 411 f., Nr. 259. 1481 wurde er als einer der möglichen Kandidaten für den Orden vom Goldenen Vlies genannt; vgl. PB 5, fol. 39v.

29    Im Frühjahr 1477 übernahm Wolfart van Borsele von seinem Schwager Ludwig von Brügge {61} das Amt des Gouverneurs von Holland und Seeland. Während seine Ernennung bei der holländischen Adelspartei der Hoeken Zustimmung fand, wurde er von der Gegenpartei den Kabeljauwen abgelehnt. Deren prominentester Verbündeter, Jan van Wassenaar, startete darauf eine langwierige Hetzkampagne gegen Wolfart und unterstellte diesem heimliche Verhandlungen mit dem frz. König Ludwig XI.; vgl. dazu u. a. GENT, Saken, 1994, S. 207–211; COOLS, Mannen, 2000, S. 243; BRAAKE, Parties, 2009, S. 103 f. Nach COOLS, Mannen, 2000, S. 412 stritten sich Wolfart van Borsele und Jan van Wassenaar zu dieser Zeit auch um die Eigentumsrechte an den südholländischen Dünen.

30    Zum Gebot der gegenseitigen Freundschaft und Hilfe vgl. die Angaben in § 164 mit Anm. 237; zur Ordensschiedsgerichtsbarkeit in der Einleitung S. 31 f.

31    Über den weiteren Verlauf der Angelegenheit schweigt das Protokollbuch.

32    9. Okt. 1478.

33    Vgl. dazu § 203.

34    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

35    Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

36    Gemeint sind damit Kaiser Friedrich III. {94}, Matthias Corvinus, Kg. von Ungarn, und Albert, Hz. von Sachsen {96}. – Fortsetzung von § 203.

37    Vgl. Reg. 71.

38    Vgl. § 171.

39    Vgl. die Angaben zum Aufnahmeverfahren in Anm. 222.

40    § 86 (neu § 60) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) regelt die Vorgehensweise bei Ablehnung einer Mitgliedschaft.

41    Nach HEINIG, Friedrich III., 1997, S. 1381 f., hielt sich Ks. Friedrich III. sowohl 1478 als auch 1479 hauptsächlich in Graz auf.

42    Zum Schwurverbot für Könige und Kaiser vgl. in der Einleitung S. 29 f. mit Anm. 86.

43    Vgl. die Angaben zum Aufnahmeverfahren und -eid in Anm. 222.

44    Ms.: maniere pour steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

45    Ms.: ensamble steht über einer Radierung und füllt den dadurch geschaffen Raum nicht ganz aus.

46    Ms.: Das ursprüngliche aura wurde in auroit verbessert.

47    Vgl. Reg. 92.

48    Diese Reise von Bartholomäus erwähnt (ohne Details) PFEIFER, Liechtensteiner, 1998, S. 88.

49    Fortsetzung in § 234.

50    Ms.: Diese Randbemerkung steht am linken Rand bei der Zeile, die beginnt mit <il disoit> a cause de sa souveraine couronne imperial.

51    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

52    Vgl. § 171 und 192.

53    Fortsetzung von § 122.

54    Ms.: Diese drei unterstrichenen Zwischenüberschriften stehen untereinander am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes.

55    Vgl. Reg. 83–91. – Fortsetzung in § 223.

56    Der Beschluss, dass die in Frankreich weilenden Mitglieder Philippe Pot {60}, Philippe de Crèvecœur {69}, Jacques de Luxembourg {67}, Jean de Damas {65} und Anton, Bastard von Burgund {54}, separate Vorladungen erhalten sollen, wurde schon in § 122 gefasst. – Vgl. dazu auch Reg. 75–78 sowie die Fortsetzung in § 225.

57    Fortsetzung von § 171. – Den in diesem Absatz Johann von Kleve betreffenden Teil ist in freier Wiedergabe auch in AOGV, Codex 45, fol. 63v zu lesen.

58    Vgl. Reg. 83 und 89 f. sowie die Fortsetzung in § 221.

59    Vgl. dazu Reg. 82 sowie die Fortsetzung in § 226.

60    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Sie ist unterstrichen und davor steht ein c/ für capitulum.

61    Zur Person Philipps von Croy vgl. § 75 mit Anm. 20.

62    Die neugewählten Mitglieder sind in § 154 genannt.

63    Ms.: n’avoit eu que eulx cinq chevaliers ist unterstrichen.

64    Zum Schweigegebot der Ordensmitglieder vgl. die Angaben in Anm. 4.

65    Vgl. dazu auch in der Einleitung S. 30 sowie die Fortsetzung in § 221.

66    Ms.: Diese Randbemerkung steht am linken Rand und fängt bei der Zeile an, die mit avoit dit, ce qui ne faisoit a croire beginnt.

67    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 31v. – Zu diesem Treffen anlässlich des St. Andreas-Tages (30. Nov.) 1478 vgl. in der Einleitung S. 33 f.

68    30. Nov. 1478.

69    Zur hzl. Residenz Palais Coudenberg vgl. in § 13 mit Anm. 75.

70    Zu dieser Kirche u. a. GRUBEN, Chapitres, 1997, S. 193; vgl. dazu auch die Angaben in § 224.

71    Zu ihm vgl. die Angaben in § 10 mit Anm. 58.

72    Ms.: grant steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

73    Ms.: Dagnensis ist unterstrichen. – Godefroy Greveray hatte seit 1456 das Amt des (Titular-)Bf.s von Dagnum, Suffragan des Bistums Cambrai, inne; zwischen 1460 und 1466 wird er auch mehrfach in den täglichen Gagenabrechnungen des burgund. Hofes genannt; zu seiner Person vgl. Hierarchia catholica, 2, 1900, S. 142 und 274; DB Prosopographia Curiae Burgundicae, ID n° 2199.

74    Im Gegensatz zur Andreas-Messe während des Ordensfestes werden hier nur die anwesenden Mitglieder und nicht die fehlenden Mitglieder aufgerufen und von Toison d’or jeweils einzeln und nicht zu zweit zum Altar geführt; zum Ablauf der Andreas-Messe im Mai vgl. die Angaben in § 82 ff. mit Anm. 42.

75    Ms.: le graffier avec lui ist unterstrichen.

76    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

77    Ms.: Zwischen cinq chevaliers steht ein einzelnes s.

78    Ms.: Die Zwischenüberschrift steht am linken Rand bei der Zeile, die mit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers confreres illec presens, trois poins beginnt. Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt; mit gelegentlichen Doppelstrichen zeigte schon Steenberch an, dass nun etwas neues folgt.

79    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn der folgenden Zeilen und ist von diesem rechts durch einen Strich getrennt. – Fortsetzung von § 154.

80    Zu seiner Person und zu seiner Gefangenschaft vgl. § 134 mit Anm. 160.

81    Ms.: ne steht über der Zeile und eine Marke zeigt die dafür vorgesehene Stelle im Text.

82    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn der folgenden Zeilen und ist von diesem rechts durch einen Strich getrennt. – Den den Hz. von Kleve betreffenden Teil dieses Absatzes wird fast wörtlich in AOGV, Codex 45, fol. 61v-62r wiederholt. – Fortsetzung von § 209.

83    Vgl. Reg. 83 und 89 f.

84    In Geldern wurden die burgund. Ansprüche auf das Herzogtum nicht anerkannt. Mit dem Tod Hz. Karls {34} wurde der eigentliche, in burgund. Gefangenschaft befindliche Herzog Adolf {58} freigelassen und dieser bemühte sich darum, seine Ansprüche auf das Herzogtum wieder geltend zu machen (vgl. dazu oben § 27, Anm. 166). Nach seinem Tod im Juni 1477 versuchte seine Schwester Katharina im Namen von Adolfs Sohn Karl die Ansprüche aufrecht zu erhalten und proklamierte sich als Regentin; sie fand dabei den Rückhalt der Bevölkerung und die finanzielle Unterstützung durch den frz. König. Die geldrischen Truppen zogen gegen ’s-Hertogenbosch, wo sie durch Johann, Hz. von Kleve, aufgehalten wurden. Im weiteren Verlauf war es aber vor allem das entschlossene Vorgehen des von Hz. Maximilian beauftragten Adolfs, Gf. von Nassau, zu verdanken, dass der Aufstand bis zum Sommer 1481 niedergeschlagen werden konnte. Vgl. dazu u. a. BARANTE/GACHARD, Histoire, II, 1838, S. 636 f.; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 145; BOCK, Maximilian, 1970, S. 56 f.; WEBERN, Grafen von Nassau, 1978, S. 48–51; Böck, Herzöge, 2013, S. 555–585. – Vgl. Reg. 66.

85    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn der folgenden Zeilen und ist von diesem rechts durch einen Strich getrennt. – Fortsetzung von § 210.

86    Ms.: sceu steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

87    Ms.: Diese beiden Zwischenüberschriften stehen am linken Rand zu Beginn der folgenden Zeilen.

88    Fortsetzung in § 235.

89    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn der folgenden Zeilen.

90    Fortsetzung in § 228.

91    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn der folgenden Zeilen.

92    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

93    12. März 1479 (n.St.).

94    Das Zusammentreffen erfolgte auf Einladung Hz. Maximilians vgl. Reg. 103.

95    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn von fol. 35r und ist von diesem rechts durch einen Strich getrennt. – Fortsetzung von § 209.

96    Vgl. Reg. 75–91.

97    In § 239 werden die verschiedenen Krisenherde ausführlicher benannt und kommentiert.

98    Ms.: Diese Zwischenüberschrift, die mit einem c/ für capitulum eingeleitet wird, steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

99    Zur Person Oliviers de la Marche vgl. die Angaben in § 20, Anm. 105.

100  Philippe du Chesne, Herr von Loupoigne und Hz. Maximilians Rat, war am Hof Hz. Karls {34} und Hz. Maximilian u. a. als huissier de salle tätig und am Hof Hz.in Marias als maistre d’ostel tätig. Im Dez. 1478 wurde ihm die hohe Gerichtsbarkeit in seiner Herrschaft Loupoigne verliehen. Zu seiner Person vgl. u. a. § 255; GACHARD, Ordonnance 1477, 1857, S. 123; Regesten Friedrichs III., Suppl. 1, 2008, S. 73 f., Reg. 56; DB Prosopographia Curiae Burgundicae, ID n° 2353.

101  Vgl. Reg. 105.

102  Zur hzl. Residenz Palais Coudenberg vgl. in § 13 mit Anm. 75.

103  In dieser Kirche hatte der Orden während des Ordensfestes im Jahr 1435 seine Gottesdienste absolviert; vgl. dazu u. a. PB 1, S. 62–75; zur Kirche vgl. die Angaben in § 211, Anm. 70. Die Wappentafeln dieses Festes sind leider nicht mehr erhalten. Später bemühte sich der Orden auf Betreiben des Greffiers Laurent du Blioul (1499), dass die Gottesdienste der Ordensfeste immer in verschiedenen Kirchen abgehalten wurden, damit die Wappentafeln früherer Feste nicht entfernt werden mussten; vgl. dazu u. a. STERCHI, Umgang, 2005, S. 400 f.

104  Ms.: Diese Zwischenüberschrift, die mit einem c/ für capitulum eingeleitet wird, steht vor dem folgenden Absatz. – Fortsetzung von § 209; vgl. dazu auch in der Einleitung S. 27.

105  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist von diesem rechts durch einen Strich getrennt.

106  Vgl. Reg. 75–79. Zu dem an Fusil gegangenen Auftrag, diese Briefe zu überbringen, vgl. Reg. 80.

107  Vgl. Reg. 100. – Fortsetzung in § 227.

108  Ms.: Diese Zwischenüberschrift, die mit einem c/ für capitulum eingeleitet wird, steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt.– Fortsetzung von § 120 und 209.

109  Zwischen 1478 und 1481 wurde das Heroldsamt Ruplemonde von Gilles de Rebecque versehen; vgl. DB Heraudica, ID Person 83 und 29 sowie die Angaben in Reg. 81.

110  Vgl. Reg. 82.

111  Vgl. Reg. 81 sowie dessen Antwort in Reg. 98.

112  Vgl. Reg. 102. – Zur Fortsetzung in der Angelegenheit um Philipp von Savoyen vgl. den folgenden Absatz und um Jean de Neufchâtel § 240.

113  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

114  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht linken Rand bei der Zeile, die mit d’ignorance. Et apres la lecture faite d’aucuns status beginnt, und ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

115  Vgl. Reg. 100 und 102.

116  Vgl. Reg. 99.

117  Vgl. Reg. 75–79.

118  Zum Ausschlussverfahren vgl. S. 26 mit Anm. 67.

119  Vgl. Reg. 101.

120  Fortsetzung in § 240.

121  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht linken Rand zu Beginn von fol. 36r und ist links und rechts mit einer Klammer versehen. Der Abstand zwischen § 227 und 228 ist kleiner als sonst üblich. – Fortsetzung von § 221.

122  Ms.: Das gekürzte seigneur wurde nachträglich eingetragen.

123  Vgl. Reg. 96 f.

124  Ms.: La superscripcion ist unterstrichen und befindet sich beim Original auf der Rückseite.

125  Gemeint sind damit wohl die Schreiben aus Reg. 83 und 89 f.

126  17. Dez. 1478.

127  Ms.: Subscription ist unterstrichen.

128  Ms.: La superscripcion ist unterstrichen und befindet sich beim Original auf der Rückseite.

129  Vgl. dazu die Angaben in Anm. 125.

130  17. Dez. 1478.

131  Vgl. Reg. 107.

132  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

133  Ms.: La superscripcion ist unterstrichen.

134  Vgl. Reg. 103.

135  Reg. 83 und 89 f. sowie Johanns Antwort in Reg. 96 f.

136  März 1479 (n.St.).

137  Ms.: Subscription ist unterstrichen.

138  Hz. Johann nahm beim nächsten Ordensfest in Hertogenbosch auch nicht persönlich teil, sondern ernannte seinen Bruder Adolf zu seinem Stellvertreter. In seiner correction wurde u. a. sein unentschuldigtes Fehlen von 1478 und seine doch eher unfreundlichen Briefe erwähnt. Die anwesenden Ordensritter beschränkten sich dann aber darauf, dass sie Adolf beauftragten, Hz. Johann die Anklagepunkte mitzuteilen und ihn aufzufordern sich beim folgenden Ordensfest persönlich zu äußern; vgl. vor allem PB 5, fol. 30v-31r.

139  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes. – Fortsetzung von § 202.

140  1470 erhielt Watelet de Haynnau das Amt dieses Herolds; vgl. die Angaben in PB 3, S. 33 Anm. 38; DB Heraudica ID Person 29 und 55.

141  Vgl. Reg. 104.

142  Vgl. Reg. 91.

143  Zwischen 1478 und 1504 versah John Wrythe das Amt des Wappenkönigs Garter; vgl. Order of the Garter, 1999, S. 335. Vergleichbar wie Toison d’or hatte der Wappenkönig Garter, auch Jarretiere genannt, am englischen Hof eine führende Position unter den Herolden und Wappenkönigen inne; vgl. dazu u. a. COLLINS, Garter, 2000, S. 31 f.

144  Nach Reg. 106 war eines der engl. Gesandtschaftsmitglieder Thomas de Montgomery; zu seiner Person vgl. die Angaben in § 268 mit Anm. 309; zum regen Gesandtschaftsaustausch zwischen Burgund und England vgl. die Angaben in § 201, Anm. 14.

145  Die Befragung der engl. Gesandten hat wohl keine befriedigende Antwort gebracht, deshalb schrieb Hz. Maximilian an Kg. Eduard einen Brief, in dem er sein Missfallen über seine passive Haltung gegenüber dem Orden vom Goldenen Vlies zum Ausdruck brachte; vgl. Reg. 106. – Fortsetzung in § 268.

146  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes.

147  Gemeint sind damit Kaiser Friedrich III. {94}, Matthias Corvinus, Kg. von Ungarn, und Albert, Hz. von Sachsen {96}. – Fortsetzung von § 207.

148  Zur Reise Bartholomäus von Liechtenstein zu Ks. Friedrich III. vgl. die Angaben in § 207, Anm. 48.

149  Diese Angelegenheit endet hiermit in PB 4. Während des Ordensfestes von 1481 wurde die Wahl Ks. Friedrichs III. und Hz. Albrechts von Sachsen noch einmal bestätigt; vgl. PB 5, fol. 38v-41v und passim.

150  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes. – Fortsetzung von § 221.

151  Vgl. dazu § 134 mit Anm. 160.

152  Ms.: esté l’advis steht über einer Radierung.

153  Ms.: devoirs ist durch ein Tintenklecks nur schwer lesbar.

154  Lies: s’assoie.

155  Johann von Chalon-Arlay (1443–1502), Fürst von Orange, wurde 1478 zu Hz. Maximilians Statthalter in Burgund ernannt und bemühte sich letzlich vergeblich um den Erhalt der Freigrafschaft von Burgund. Im Januar 1480 war er einer der Taufpaten von Maximilians Tochter Margarete; zu seiner Person u. a. BOCK, Maximilian, 1970, S. 49; COOLS, Mannen, 2000, S. 272–274, Nr. 046. Anlässlich des Ordensfestes von 1478 hatten Ferdinand, Kg. von Kastilien {71}, und Jean de Melun {28} ihn als mögliches neues Mitglied vorgeschlagen (vgl. Reg. 31 und 46) und auch beim Ordensfest von 1481 wurde er als einer der möglichen Kandidaten gehandelt (vgl. PB 5, fol. 38r und 40r).

156  Anfang 1477 versah Pierre de Jougne das Amt des Hofmeister von Hugues de Chalon; vgl. GINGINS-LA SARRA, Recherches, 1857, S. 283.

157  Diese Angelegenheit endet hiermit in PB 4 und PB 5 wird seine Wahl in den Orden nicht mehr erwähnt. Vgl. dazu aber in der Einleitung S. 29.

158  Ms.: pour la seurté des steht über einer Radierung ist nur schwer lesbar.

159  Zur Ordensschiedsgerichtsbarkeit vgl. die Angaben in der Einleitung S. 31 f.

160  Ms.: Diese Zwischenüberschrift, die mit einem c/ für capitulum eingeleitet wird, steht vor Beginn des folgenden Absatzes. – Eine Abschrift des 17. Jh. dieser Vermittlungungsniederschrift befindet sich in BM Lille, ms. 626 (Recueil), fol. 273r-279v; danach Cat. gén. mss. bibl. publ. France, 26, 1897, S. 481–489, Nr. 626, hier S. 483 f. („Acte secret touchant l’appoinctement et appaisement faict en conseil du noble ordre de la Toison d’or, contre monseigneur le comte de Saint-Pol, d’une part, et monseigneur le comte de Chimay, d’autre, 1478 März 12“). Diese Angelegenheit erwähnt ohne Details STERCHI, Umgang, 2005, S. 412.

161  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

162  12. März 1479 (n. St.).

163  Zur Einladung vgl. Reg. 103.

164  Worum es in dieser Auseinandersetzung ging, wird im folgendem nur z. T. erwähnt. Ein Grund, weshalb Pierre de Luxembourg grundsätzlich schlecht auf Philippe de Croy zu sprechen gewesen sein könnte, war, dass Philippe im Auftrag Hz. Karls von Burgund {34}, Pierres Vater Ludwig, den Konnetabel von Frankreich, gefangen genommen hatte, der dann 1475 an Frankreich ausgeliefert, im Auftrag Kg. Ludwigs XI. wegen Hochverrat zum Tode verurteilt und hingerichtet worden war; vgl. COOLS, Mannen, 2000, S. 282; zu dem Prozess PARAVICINI, Peur, partiques, intelligences, 22002; BLANCHARD, Commynes, 2008.

165  Philippe de Croy verlor als burgund. Truppenführer nach den Angriffen Kg. Ludwigs XI. im Mai 1478 mehrere Städte und war dann aber maßgeblich am Zustandekommen des einjährigen frz.-burgund. Waffenstillstandes beteiligt, der im Juli 1478 von Hz. Maximilian ratifiziert worden ist; vgl. dazu u. a. BORN, Croy, 1981, S. 65; COOLS, Mannen, 2000, S. 282; zum Waffenstillstand vgl. die Angaben unten in Anm. 180.

166  Lt. VANDER LINDEN, Itinéraires, 1934, S. 42–46, befanden sich Hz. Maximilian und Hz.in Maria zwischen dem 24. Sept. und dem 13. Dez. 1478 mit kurzen Unterbrechnungen seitens Hz: Maximilians in Brüssel.

167  Ms.: mes wurde nachträglich am linken Zeilenrand an seigneurs angehängt.

168  Ms.: Das erste ne steht am Zeilenende, das zweite am Anfang der zweiten Zeile; vermutlich handelt es sich hier um einen Schreibfehler Steenberchs.

169  Zur (offiziellen) Unterschrift Steenberchs vgl. Anm. 274. – Ms.: Der Rest der Seite ist unbeschrieben.

170  2. Mai 1479 bis 2. Maii 1480.

171  Ms.: Der Rest der Seite wie auch fol. 69v sind unbeschrieben bis jeweils ein vacat in der Mitte der Seite.

172  Ms.: Nach a steht noch ein B(rouxelles) und danach folgt die Folioangabe xlj; vermutlich hat der Schreiber festgestellt, dass Brouxelles nicht mehr in der Zeile Platz hat und nach dem B aufgehört und mit Brouxelles eine neue Zeile angefangen.

173  Ms.: Die Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile der Seite. – In AOGV, Akten, Karton 5, Fasz. 14 A befindet sich ein Papierheft mit sechs Doppelblättern, in dem Steenberch (mit dem gleichen Schriftbild wie in PB 4; Wasserzeichen Einhorn [vgl. oben S. 38]) eine Abschrift der Diskussion vom 22. April 1479 um die Verschiebung des Ordensfestes (§ 239–250) erstellt hatte. Zwischen den letzten Seiten des Heftes sind lose die Briefe verschiedener Mitglieder eingelegt, die sich schriftlich zur Diskussion geäußert hatten; vgl. Reg. 112 f. Eine Abschrift dieses Heftes (18. Jh.) befindet sich dazu noch in Brüssel, BR, ms. 20.851 (F. J. de Bors d’Overen, Histoire chronologique de l’ordre de la Toison d’or, Bd. 1), fol. 215r-222v; dazu Cat. mss. de BR, 12, 1936, S. 59, Nr. 7481/31.

174  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

175  22. April 1479.

176  Zur Genter Residenz vgl. die Angaben in § 8, Anm. 31.

177  Vgl. Reg. 114.

178  Vgl. Reg. 75–91.

179  Lt. VANDER LINDEN, Itinéraires, 1934, S. 50–52, hielt sich Hz. Maximilian zwischen dem 4. März und dem 19. April 1479 in Antwerpen auf.

180  Am 11. Juli 1478 hatten Maximilian und Kg. Ludwig XI. von Frankreich einen einjährigen Waffenstillstand geschlossen (vgl. dazu u. a. Mémoires de COMMYNES, III, 1747, S. 539–546, Nr. CCXCV f. [Druck]; MÜNCH, Maria und Margarethe, II, 1832, S. 574–585; Regesten Friedrichs III., Suppl. 1, 2008, S. 61, Nr. 38; HAEMERS, Common Good, 2009, S. 23). Kg. Ludwig XI. versuchte aber währenddessen an verschiedensten Fronten, die Burgunder zu schwächen. Auch in den burgund. Kernlanden, von denen er große Teile schon kurz nach Bekanntwerden von Hz. Karls {34} Tod annektiert hatte, ging er gegen die burgund. Verteidigungsbemühungen, die von Johann von Chalon-Arlay (vgl. § 235, Anm. 155) angeführt wurden, vor und zerstörte dabei u. a. Dole, Vesoul und das Amt Amont, auch Rochefort und Auxonne wurden erobert; vgl. dazu u. a. BARANTE/GACHARD, HISTOIRE, II, 1838, S. 554–584 und 624–626; ROYE, Chronique scandaleuse 2, 1896, S. 86 f.

181  Jakob von Savoyen war zu diesem Zeitpunkt der Oberkommandierende der flämischen Truppen (vgl. § 261, Anm. 283), aber auch die anderen Genannten waren an der burgund.-frz. Grenze tätig; vgl. u. a. COOLS, Mannen, 2001, S. 373, Nr. 187, S. 251, Nr. 26; S. 356, Nr. 160.

182  Philippe de Croy bemühte sich zu dieser Zeit als lieutenant général, die Lage in Luxemburg zu beruhigen, das unter ständigen Angriffen frz. Truppen zu leiden hatte; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, S. 75 f., Nr. 74 und zur Lage in Luxemburg u. a. BOCK, Maximilian, 1970, S. 49 f.; Recueil du Fay, 2003, S. 31–34.

183  Zur Lage in Geldern vgl. die Angaben in § 221, Anm. 84.

184  Bestärkt durch die von Hz.in Maria erteilten Privilegien, bemühten sich die Stände von Flandern um mehr Unabhängigkeit gegenüber dem burgund. Herzoghaus und stellten sich deshalb wiederholt gegen Hz. Maximilans Beschlüsse und Wünsche. Aber auch sonst führte die Unzufriedenheit über die politische und wirtschaftliche Situation in den burgund. Niederlanden vielerorts zu kleineren oder größeren Aufständen; vgl. dazu u. a. ausführlich HAEMERS, Common Good, 2009.

185  Am 11. Dez. 1475 hatte Hz. Karl zu einem Ordensfest in Maastricht eingeladen. Es wurde dann aber aufgrund der für Karl katastrophalen Ereignisse in der Schweiz im Frühjahr 1476 abgesagt; vgl. dazu PB 3, S. 22 und S. 183 f., Reg. 68–72.

186  Zu den Verhandlungen über Steuern vgl. HAEMERS, Common Good, 2009, S. 39–44; dort (S. 26–61) auch allgemein zur finanziellen Situation Maximilians in seiner frühen burgund. Regierungszeit.

187  Ms.: Die gleichzeitige Kopie (vgl. Anm. 173) schreibt an dieser Stelle ce sembleroit.

188  Ms.: Die Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Bei diesem wurden zur besseren Lesbarkeit Absätze und Unterpunkte eingefügt.

189  Vgl. § 171.

190  Vgl. dazu die Eintragungen zur Versammlung am 9. Okt. 1478 in § 206–210.

191  Vgl. Reg. 75–91.

192  Zu den Eintragungen zur Versammlung am 12. März vgl. § 222–237; dort § 223 zur Festlegung des Austragungsortes für das Ordensfest.

193  Vgl. dazu die Eintragungen zur Versammlung am 12. März 1479 (n.St.) in § 222–237.

194  Vgl. Reg. 75–80.

195  Vgl. Reg. 81 f. und 89 f.

196  Ms.: Anstelle von ou schreibt die gleichzeitige Kopie (vgl. Anm. 173) et.

197  Lies: ou.

198  In dieser Variante war schon das Ordensfest im Jahr 1478 durchgeführt worden; Maximilian reiste auch wegen der Nachricht vom frz. Einfall schon kurz nach Beginn des Ordensfestes mit einem Teil der Mitglieder ab und ein anderer Teil blieb noch in Brügge, um die wichtigsten Ordensangelegenheiten weiter zu regeln; vgl. § 175.

199  Lt. VANDER LINDEN, Itinéraires, 1934, S. 50–52, hielt sich Hz. Maximilian zwischen dem 4. März und dem 19. April 1479 in Antwerpen auf.

200  Ms.: Die gleichzeitige Kopie (vgl. Anm. 173) schreibt an dieser Stelle dangiers ce seroit.

201  Vgl. Reg. 111.

202  Ms.: Bei den Eintragungen zwischen fol. 72v (§ 243) und fol. 75v (§ 249) sind die Abstände zwischen den Absätzen kleiner als sonst üblich.

203  18. April 1479. – Vgl. Reg. 112.

204  Vgl. Reg. 106.

205  Vgl. Reg. 75–91.

206  Vgl. dazu die Angaben in Anm. 181.

207  Vgl. dazu die Angaben in Anm. 186.

208  20. April 1479.

209  Vgl. Reg. 113.

210  Lies: voire.

211  Vgl. Reg. 112 und 113.

212  Vgl. Reg. 111.

213  Ms.: Statt devant steht in der gleichzeitigen Kopie (vgl. Anm. 173) premiers.

214  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

215  27. April 1479. Lt. VANDER LINDEN, Itinéraires, 1934, S. 53, reisten Hz. Maximilian und seine Frau Maria schon am 24. April von Gent nach Brügge.

216  Vgl. dazu die Angaben in § 239 mit Anm. 186.

217  Vgl. dazu die Angaben in § 239 mit Anm. 180.

218  Ms.: Die gleichzeitige Kopie (vgl. Anm. 173) schreibt an dieser Stelle chappittre apres avenir.

219  Ms.: habis ist dünn unterstrichen.

220  Ms.: Die gleichzeitige Kopie (vgl. Anm. 173) schreibt an dieser Stelle sollicter.

221  Vgl. Reg. 112.

222  Zur Regelung der zeitlichen Abfolge der Ordensfeste vgl. die Angaben zu § 47 (neu § 22) der Statuten in Anm. 323. Vgl. dazu auch § 264.

223  2. Mai 1479.

224  2. Mai 1480.

225  Vgl. Reg. 115–125.

226  Ms.: Bei der Zeile, die mit a lors mondit seigneur beginnt, fängt am linken Rand eine über sieben Zeilen reichende senkrechte Linie an, vor der noch hic nota steht.

227  1. Mai 1479.

228  Ms.: jours steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

229  Vgl. dazu Reg. 126 sowie Toison d’ors Bericht zu dieser Reise in § 256 und Reg. 127.

230  Ms.: Links vor diesem Eintrag befindet sich ein Doppelstrich. – Vgl. Reg. 115 f.

231  2. Mai 1479. Vgl. dazu die Einladungsschreiben an die Mitglieder in Reg. 83–88.

232  Zu den verschiedenen Krisenherden vgl. vor allem die Angaben in § 239.

233  2. Mai 1480.

234  22. April 1479.

235  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile oberhalb der zeitgenössischen Folienzählung und oberhalb des folgenden Absatzes. – Vgl. Reg. 117–122.

236  Die nun folgende Briefvorlage ist inhaltlich nahezu identisch mit dem Brief aus § 252, deshalb vgl. dort den Nachweis zu verschiedenen genannten Details. Auffälliger Unterschied ist, dass Hz. Maximilian an Adolf von Kleve {55} und Jakob von Savoyen {84} in Ich-Form schrieb, an die anderen Mitglieder in pluralis majestatis. Nur wenige Mitglieder werden in den Absageschreiben mit tresamé cousin angeredet, die meisten mit feal cousin. Hier zeigt sich nun deutlich, dass trotz aller nach Außen hin getragen Gleichheit der Ordensmitglieder sehr wohl Standesunterschiede bestanden haben.

237  Ms.: audit steht über einer Radierung.

238  Ms.: amé ist dünn unterstrichen.

239  Ms.: treschier ist dünn unterstrichen.

240  Ms.: cousin ist dünn unterstrichen.

241  Ms.: treschier ist dünn unterstrichen.

242  Vgl. Reg. 123.

243  22. April 1479.

244  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist mit geschweiften Klammern links und recht versehen. – Vgl. Reg. 124.

245  Zu seiner Person vgl. die Angaben in § 224 mit Anm. 100.

246  April 1479.

247  Ms.: Der folgende Bericht hat keine zeitgenössischen Folienzählung und befindet sich als Doppelblatt (fol. 79r-80v) im Anschluss an die Lage fol. alt 40b-40v.

248  2. Mai 1479.

249  Steenberch scheint sich hier bei seiner Abschrift genau an die Vorlage des Originals gehalten zu haben, denn es fallen einige orthographisch für ihn unübliche Schreibweisen auf; zur Überlieferung vgl. Reg. 127.

250  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

251  Ms.: Ein kleines Loch im Papier macht vous schwer lesbar. Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze eingefügt.

252  Zum Ablauf der Sitzung am 22. April 1479, die zur Absage des einberufenen Ordensfestes führte, und zu den in diesem Zusammenhang ausgestellten Schriftstücken vgl. § 239–255.

253  Vgl. Reg. 126.

254  Vgl. dazu die zahlreichen Einladungs- und Vorladungsschreiben in Reg. 80–91.

255  30. April bis 4. Mai 1479.

256  Vgl. dazu § 224.

257  Lies: promenant.

258  4. Mai. 1479.

259  5. Mai 1479. – Ms.: Der Rest der Seite und fol. 80v ist unbeschrieben.

260  Ms.: Fol. 81r-82v befindet als (einzelnes) Doppelblatt in die Lage eingefunden, ist aber im Gegensatz zum vorgehenden Doppelblatt (fol. 79r-80v) zeitgenössisch foliiert.

261  Diese Versammlung erwähnt auch BAUCHAU, Jacques de Savoie, 1992, S. 142 (datiert 24. Dez.).

262  29. Dezember 1479.

263  Vgl. Reg. 128.

264  Vgl. die Beschlussfassung in § 250.

265  Trotz Maximilians Sieg gegen die Franzosen bei Guinegatte (vgl. Anm. 286) im Sommer 1479 gab es auch weiterhin in seinen Herrschaftsgebieten unzählige Krisenherde; vgl. dazu u. a. BOCK, Maximilian, 1970, S. 44 ff.; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 150–154; HAEMERS, Common Good, 2009, S. 21 ff.

266  Am 17. Jan. 1480 wurde erneut über diesen Beschluss diskutiert und man kam überein, dass nur die dem Orden angehörige Könige über die Verschiebung des Festes informiert werden sollten; vgl. § 260 und Reg. 130 f.

267  15. Januar 1480 (n.St.).

268  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

269  17. Januar 1480 (n.St.). – Dieses Versammlung erwähnt auch BAUCHAU, Jacques de Savoie, 1992, S. 142.

270  Lt. VANDER LINDEN, Itinéraires, 1934, S. 69, hielt sich Hz. Maximlian zwischen dem 9. und 22. Januar 1480 in Mecheln auf.

271  Lies: du.

272  Zur außerordentlichen Sitzung des Ordens am 29. Dezember 1479 in Gent vgl. § 257–259.

273  Ms.: Links vor der Zeile, die mit et finablement beginnt, beginnt eine über 19 Zeilen gehende geschweifte, senkrechter Linie, in deren Mitte sich die unten genannte Randbemerkung befindet; vgl. dazu auch Anm. 280.

274  Mai 1481.

275  Vgl. § 258.

276  Ms.: Links vor der Zeile, die mit A ordonné beginnt, befindet sich ein senkrechter Doppelstrich.

277  Kg. Ferdinand übernahm mit dem Ableben seines Vaters Johann {57} (19. Januar 1479) die Königswürde von Aragon.

278  Die zeitliche Abfolge der Ordensfeste und die damit verbundenen Einladungsschreiben sind in § 47 (neu § 22) der Statuten geregelt, dazu ausführlicher in § 192, Anm. 323.

279  Vgl. Reg. 130 f.

280  Ms.: Die Randbemerkung steht auf fol. 82r links vor der Zeile, die mit les guerres et aultres affaires de mondit seigneur beginnt; vgl. dazu auch die Angaben in Anm. 273.

281  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und wird mit einem einem c/ für capitulum eingeleitet.

282  Zur Ordensschiedsgerichtsbarkeit vgl. die Angaben in der Einleitung S. 31 f. – Diese Angelegenheit erwähnt auch BAUCHAU, Jacques de Savoie, 1992, S. 142.

283  Jakob von Savoyen war durch seine Großmutter Maria († 1422), einer Tochter Hz. Philipps des Kühnen († 1404), mit dem Haus Burgund verbunden; vgl. DEMOTZ, Amadeus VIII., 1980. Unter Hz. Karl diente er seit 1468 als Heerführer und wurde 1475 zum Gouverneur von Burgund ernannt. Nach Karls Tod kämpfte er im Dienste Maximilians für die burgund. Interessen und wurde am 5. Juni 1479 von diesem zum Oberkommandierenden (capitaine général) der flämischen Truppen ernannt. Später stellte er sich jedoch auf die Seite der niederländischen Städte, die gegen Maximilian rebellierten, und musste den Dienst des Herzogs verlassen. Zu seiner Person vgl. u. a. COLOT, Jacques de Savoie, 1980; BAUCHAU, Jacques de Savoie, 1992; COOLS, Mannen, 2000, S. 398 f., Nr. 233; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 84; Kat. Karl der Kühne, 2008, S. 242, Nr. 60 (mit Abb. seines Porträts). – Philipp von Burgund, Herr von Beveren, hat als Sohn des Anton, Bastard von Burgund {54}, den gleichen Großvater wie Hz.in Maria, nämlich Philipp, Hz. von Burgund {01}. Bei Hz. Maximilian war er als Rat und Kammerherr tätig; vgl. dazu auch die Angaben in § 134, Anm. 157.

284  Zum Gebot der gegenseitigen Freundschaft und Hilfe vgl. die Angaben in § 164 mit Anm. 237.

285  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von ihm getrennt.

286  Im Sommer 1479 belagerte Hz. Maximilian mit seinen Truppen die Stadt Thérouanne, die eine frz. Enklave im burgund. Artois darstellte. Kg. Ludwig XI. entsandte darauf ein Entsatzherr, sodass es am 7. August 1479 zwischen Thérounne und Guinegatte zu einer Schlacht mit den zahlenmässig unterlegenen Burgundern kam. Anfangs schlugen die Franzosen die burgund. Reiter in die Flucht und erbeuteten einiges, wie z. B. die hier erwähnten Ordensketten. Dann konnte das burgund. Fußvolk, in dessen vorderster Reihe auch Hz. Maximilian mitkämpfte (dafür wurde er 1481 gerügt, vgl. PB 5 fol. 24v-25r), in einem erfolgreichen Gegenstoß die frz. Truppen bis nach Hesdin zurückdrängen. In den Protokollbüchern des Ordens vom Goldenen Vlies (auch PB 5) wird in diesem Zusammenhang von der Schlacht bei Vieville-lez-Therouenne gesprochen, heute ist dieses Ereignis jedoch bekannter als Schlacht von Guinegatte. Zum Verlauf vgl. u. a. DESPARS, Chronycke van Vlaenderen, 4, 1840, S. 190–192; RICHERT, Guinegate 1907; FICHTENAU, Maximilian, 1959, S. 37 f.; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 146–152 mit ausführlichen Literaturangaben in Anm. 24 auf S. 459; WIESFLECKER, Guinegat(t)e, 1989; VERBRUGGEN, Guingate, 1993; HOLLEGGER, Maximilian I., 2005, S. 45 f.; HAEMERS, Common Good, 2009, S. 23 f.

287  Nach § 65 (neu § 40) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) muss der Souverän einem Mitglied eine neue Ordenskette zur Verfügung stellen, wenn dieser sie im Krieg, während einer ritterlichen Tat oder im Laufe eines Ehrenhandels verliert.

288  Nicolas de Gondeval († 1485) war seit 1471 bei Hz. Karl als Rat und Argentier tätig und diente Hz. Maximilian auch als dessen maistre d’hostel. Im April 1484 übernahm er von Jean Gros das Amt des Trésoriers des Ordens vom Goldenen Vlies; zu seiner Person vgl. KOLLER, Service, 1971, S. 68 f.; ALBRECHT, Monatsrolle Gondeval, 1995.

289  In Hz. Maximilians Hofordnung aus dem Sept. 1477 wurden Woutre de Housdam in seiner Funkton als garde de ses joyaulx eine tägliche Zuwendung von 18 solz zugesprochen; vgl. GACHARD, Ordonnance 1477, 1857, S. 122.

290  Vgl. Reg. 129. Diese Angelegenheit erwähnen auch SERRURE, Engelbert de Nassau, 1862, S. 16; DOCQUIER, D’or et d’émail, 2008, S. 41; DOCQUIER, Collier, 2008, S. 138. Am 31. Dez. 1480 quittierte der Ordenstrésorier Jean Gros, dass er neue Ketten Engelbert von Nassau und Philipp von Burgund übergeben hat; vgl. Reg. 139. – Ms.: Der Rest der Seite ist unbeschrieben.

291  Vgl. dazu die Angaben in der Einleitung S. 37.

292  16. Dezember 1480.

293  Ms.: loqueture ist unterstrichen.

294  Vgl. Reg. 133 f.

295  Unter dem Eindruck eines am 1. Aug. 1480 geschlossenen burgundisch-englischen Freundschafts- und Hilfsvertrages zeigte Ludwig XI., Kg. von Frankreich, sich am 21. Aug. 1480 bereit, einem neuen halbjährigen Waffenstillstand zu Notre-Dame-lez-Douai zu zustimmen. Die darauf folgenden Verhandlungen um einen dauerhaften Frieden scheiterten und Kg. Ludwig XI. nahm seinen verdeckten Krieg gegen Burgund wieder auf; vgl. dazu u. a. BOCK, Maximilian, 1970, S. 50 und 52; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 157.

296  Zur Situation in Flandern vgl. die Angaben in § 239 mit Anm. 184.

297  Bald nach seiner Ankunft in den Niederlanden hatten Maximilian und Maria eine große Zahl der burgund. Kleinodien für 140.000 Gulden versetzt; vgl. dazu Maximilians Brief an Sigmund Prüschenk vom 18. Okt. 1477; gedruckt bei KRAUS, Briefwechsel, 1875, S. 26 f.; dazu auch WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 137 und 141. Zur finanziellen Situtation vgl. HAEMERS, Common Good, 2009, S. 26–62.

298  Zur Regelung der zeitlichen Abfolge der Ordensfeste vgl. die Angaben zu § 47 (neu § 22) der Statuten in Anm. 323. Vgl. dazu auch § 250.

299  Vgl. zum Ausschlussverfahren § 122 mit Anm. 113 sowie § 28, Anm. 175 zum Exklusivitätsgebot der Mitgliedschaft.

300  Bisher war nur die Rede davon, dass er beim Fest im Jahr 1478 unentschuldigt gefehlt und er sich bisher noch nicht zu den 1473 gegen ihn erhobenen Vorwürfe geäußert hatte (siehe dazu die Angaben in Reg. 7 mit Anm. 5). Hier wird nun zum ersten Mal der Vorwurf ausgesprochen, dass er möglicherweise auch den Michaelsorden von Kg. Ludwig XI. von Frankreich angenommen habe; in den Mitgliederliste bei COLLEVILLE/SAINT-CHRISTO, Ordres, [1925], S. 68 f. feht jedoch sein Name. Sein Aufenthalt am frz. Hof ist seit Juni 1479 sicher belegt; vgl. COOLS, Quelques considérations, 2002, S. 176. Der Vorwurf der frz. Parteinahme fehlt jedoch in dem während der folgenden Tage erlassenen Vorladungsschreiben; vgl. PB 5, Reg. sub dato 1480 Dez. 22. – Während des Festes im Jahr 1481 wurde er aus dem Orden ausgeschlossen; vgl. PB 5, fol. 27r-v.

301  Er verstarb am 19. Jan. 1479; vgl. u. a. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, S. 137, Nr. 57.

302  In den in den folgenden Tagen ausgestellten Einladungsschreiben für das Fest im kommenden Jahr werden die Mitglieder aufgefordert, im Falle der Nichtteilnahme 12 Ritter zur Neuwahl vorzuschlagen; vgl. dazu die Angaben in Reg. 136.

303  Vgl. u. a. § 22 und 71.

304  Ms.: valitudinaires ist unterstrichen.

305  Im April 1479 war beschlossen worden, dass das nächste Fest in Brüssel stattfinden solle, denn die Stadt hatte schon umfangreiche Vorbereitungen für das nun kurzfristig abgesagte Fest getroffen; vgl. § 250.

306  Ms.: son wurde aus sa verbessert. – Fortsetzung in § 270.

307  Dazu ausführlicher in § 276.

308  Schon am 25. September 1478 war davon die Rede gewesen, vgl. § 201 mit Anm. 19.

309  Thomas Montgomery († 1495) war 1476 in den Hosenbandorden gewählt worden; vgl. Order of the Garter, 1999, S. 313, Nr. 217. – Schon im März 1479 gehörte er einer engl. Gesandtschaft an, die Hz. Maximilian in Antwerpen aufsuchte; vgl. dazu § 233 und Reg. 106. – Ende 1480 befand er sich ebenfalls am burgund. Hof, um im Auftrag Kg. Eduards ein Treffen seines Herrn mit mit Hz. Maximilian zu arrangieren; vgl. dazu u. a. TRENKLER, Maximilian und England, 1973, S. 28 f.

310  Diese Angelegenheit kam wohl während dieser Sitzung nicht mehr zur Sprache, es wurde darüber aber beim Ordensfest im Jahr 1481 diskutiert; vgl. PB 5, fol. 30v.

311  Ms.: Vor der ersten Zeile dieses Absatzes findet sich am linken Rand ein senkrechter Doppelstrich.

312  20. Dezember 1480.

313  Vgl. dazu unten § 276 mit Anm. 341.

314  Ms.: Vor der Zeile, die mit mondit seigneur beginnt, befindet sich am linken Rand ein senkrechter Strich.

315  Zur Regelung der zeitlichen Abfolge der Ordensfeste vgl. die Angaben zu § 47 (neu § 22) der Statuten in Anm. 323.

316  Vgl. dazu die Angaben in § 265.

317  Nach Abschluss des Waffenstillstandes am 21. Aug. 1480 begannen am 15. Okt. in Lille die Friedensverhandlungen; vgl. dazu die Angaben in § 264 mit Anm. 295.

318  Fortsetzung von § 267.

319  Vgl. dazu § 250 sowie § 267 mit Anm. 305.

320  Ms.: Vor der Zeile, die mit toutevoye beginnt, befindet sich am linken Rand ein senkrechter Strich.

321  Ms.: Am linken Rand befindet sich vor der Zeile, die mit et sans y conclure beginnt, ein kleiner senkrechter Strich.

322  Zur Regelung der zeitlichen Abfolge der Ordensfeste vgl. die Angaben zu § 47 (neu § 22) der Statuten in Anm. 323.

323  Zu dem in dieser Zeit in Planung befindlichen Treffen zwischen Kg. Eduard IV. und Hz. Maximilian vgl. die Angaben in § 268, Anm. 309.

324  Vgl. die Angaben in § 267 mit Anm. 305.

325  Ms.: Vor der ersten Zeile dieses Absatzes findet sich am linken Rand ein senkrechter Doppelstrich.

326  Ms.: Am linken Rand befindet sich vor der Zeile, die mit et est vraisemble beginnt, ein kleiner senkrechter Strich.

327  Georg, Gf. von Virneburg, und sein Onkel Gerhard, Herr von Rodenmacher (1439–1492), gehörten zu den Anführer des antiburgundischen Widerstandes in Luxemburg. 1478 hatte Claude de Neufchâtel {100} als burgund. Statthalter Luxemburgs etliche Siege erzielt, die Lage hatte sich aber damit nicht entspannt; vgl. dazu u. a. Recueil du Fay, 2003, S. 33 f. und passim.

328  Zum frz.-burgund. Waffenstillstand, der demnach nur bis zum 2. Febr. 1481 dauern sollte, vgl. die Angaben in § 264 mit Anm. 295.

329  Am linken Rand befindet sich vor der Zeile, die mit si a fait beginnt, ein kleiner senkrechter Strich.

330  § 47 (neu § 22) der Statuten regelt die zeitliche Abfolge der Ordensfeste (vgl. dazu Anm. 323) und § 48 (neu § 23) regelt die Verpflichtung der Mitglieder, an den Ordensfesten teilzunehmen oder bei Verhinderung einen Stellvertreter zu benennen.

331  Sowohl bei Hz. Philipp als auch bei Hz. Karl wurde des Öfteren der Austragungsort der Ordensfeste in ihren Einladungsschreiben offengelassen; vgl. u. a. PB 1, S. 171, Reg. 49 f. (1439); S. 173, Nr. 58–70 (1441); S. 181–185, Reg. 112–116 (1441), Reg. 112–116 (1451), Reg. 122 f. (1456) und Reg. 129–135 (1461); PB 2, S. 204 f., Nr. 93–97 (1472) sowie PB 3, S. 167 f., Nr. 1–10 (1473).

332  Vgl. dazu die Angaben in Reg. 136 und die ausführlichen Regesten in PB 5, Reg. sub dato 1480 Dez. 20–24.

333  Ms.: esté steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text. Ordonné steht über einer Radierung.

334  Ms.: et apparhendez ist unterstrichen. – Vgl. dazu die Angaben in Anm. 332 sowie in der Einleitung S. 27.

335  Ms.: d’armes steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

336  Ms.: qu’ilz steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

337  Vgl. die Angaben in Anm. 332.

338  Vgl. dazu PB 5, Reg. sub dato 1481 Jan. 9.

339  Ms.: Am linken Rand des folgenden Absatzes finden sich drei Bemerkungen von Hand s. In der Edition wurden die Randbemerkungen als Zwischenüberschriften zu dem jeweils passenden Text eingefügt. Die erste Bemerkung steht im oberen Drittel von fol. 87r bei der Zeile, die mit en quoy il se trouvoit a cause de l’office du chancellier beginnt. – Der Rücktritt des Kardinals ist auch in einem mehrseitigen Text mit vielen Streichungen und Korrekturen thematisiert, es scheint sich aber nicht um den Entwurf für den im folgenden niedergeschriebenen Text zu halten; vgl. OGV, Akten, Karton 5, Fasz. 14 I, fol. 12r-13v, Dok. 10.

340  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

341  Am 15. Mai 1480 hatte ihn Papst Sixtus IV. zum Kardinal von St. Vitale ernannt; vgl. Hierarchia catholica, 2, 1900, S. 19.

342  Ferry de Clugny war einer der Räte Hz. Philipps {01} und Hz. Karls {34}, letzterer ernannte ihn auch zum Kanzler des Ordens (Sept. 1473) und zum Vorsitzenden des Parlaments von Mecheln. Sicherlich verdankte Clugny diesen beiden Herzögen seine Ernennung zum Bischof von Tournai und zu anderen kirchlichen Würden sowie verschiedene Einnahmen im burgund. Einflußgebiet. Angaben zu seiner Person und zu seiner Laufbahn finden sich u. a. bei KOLLER, Service, 1971, S. 12 f.; DYKMANS, Guillaume de Clugny, 1983; PB 3, S. 21 f., S. 164–166 mit Anm. 640 sowie die ausführliche Biographie (mit zahlreichen Literatur- und Quellenangaben) bei PARAVICINI, Kardinäle, 2012, S. 275–280.

343  Ms.: Diese Bemerkung steht am linken Rand bei der Zeile, die mit sesdis offres. Mais entant qu’il touchoit ledit office beginnt; vgl. dazu auch die Angaben in Anm. 339.

344  Lies: aisement.

345  Zur Wahl des Ordenskanzlers und deren Voraussetzung vgl. § 24 (neu Amtsträger § 1) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14); zum Aufnahmeeid § 91 (neu Amtsträger § 20) und zu seinem Besitz des Ordenssiegels § 25 und 92 (neu Amtsträger § 2 und 21).

346  Ms.: Diese Bemerkung steht am linken Rand bei der Zeile, die mit pour exercer et faire icellui office beginnt; vgl. dazu auch die Angaben in Anm. 339.

347  Jean de Lannoy († 1492) folgte dem im Aug. 1473 verstorbenen Ordenskanzler Guillaume Fillastre in dessen Amt als Abt von Saint-Bertin. Unter Hz. Maximilian, dem er als Rat und Vertrauter diente, unternahm er zahlreiche wichtige Gesandtschaftreisen. 1490 wurde er zum Vorsitzenden des Großen Rats in Mecheln ernannt. Zu seiner Person vgl. u. a. KOLLER, Service, 1971, S. 14–16; LAPLANE, Abbés de Saint-Bertin, 2, 1855, S. 31–52; COOLS, Mannen, 2000, S. 349 f., Nr. 145; PRIETZEL, Imitation, 2004, S. 102.

348  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

349  Dez. 1480.

350  Damit wäre der Abend vom 22. April gemeint, die Eintragungen über die Wahl sind aber unter dem 20. Dezember verzeichnet, vgl. § 276.

351  Ms.: Diese Streichung wiederholt schon geschriebene Wort und zeigt so deutlich, dass es sich um einen Abschreibfehler handelt.

352  Sein Vater war Guilbert de Lannoy {12} († 1462), der zusammen mit seinen Brüdern Hue {7} (†1456) und Baudouin {19} († 1474) zu der ersten Generation der Ordensritter gehörte.

353  Vgl. dazu die Angaben in Anm. 345.

354  Zum Gebrauch von Meßbuch und Schwurkreuz bei Eidesleistungen innerhalb des Ordens vgl. § 56.

355  Vgl. Reg. 140.

356  Schon am 20. Dez. hatte Hz. Maximilian Steenberch aufgefordert, die Einladungsschreiben vorzubereiten und den sechs anwesesenden Mitgliedern, die u. a. in § 277 genannt sind, zur Durchsicht zu geben. Vgl. dazu die Angaben in Anm. 302.