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Exil – Transfer – Gedächtnis / Exil – Transfert – Mémoire

Deutsch-französische Blickwechsel / Regards croisés franco-allemands

Edited By Marion Picker and Dorothee Kimmich

Die Beiträge dieses Bandes verbindet die Überzeugung, dass die deutsch-französischen Verhältnisse nicht in Begriffen wie Identität und Differenz abgehandelt werden können. Ihre Analysen zeigen, wie sich das Exil in eine begrüßte Lebensform verwandeln, mit Mobilität verschwimmen und sogar Verbrecher schützen kann. Anstatt mit «Transfer» ökonomische Tauschprozesse zu beschreiben, betonen sie Komponenten von transkulturellen Übertragungen wie Schwellenbewusstsein und Zeugenschaft.
Die von Marion Picker und Dorothee Kimmich versammelten Beiträge ehren den deutsch-französischen Germanisten Thomas Keller. Dorothee Kimmich und Thomas Keller haben gemeinsam den Studiengang Interkulturelle Deutsch-Französische Studien (Aix-en-Provence – Tübingen) betreut.
Une commune conviction unit les dix-sept contributions ici présentées : refuser d’appréhender les interactions franco-allemandes en termes d'identité et de différence. Leurs analyses montrent comment l'exil peut se transformer en mode de vie apprécié, transiter vers la mobilité, et assurer l’asile, non seulement aux réfugiés mais aux fugitifs en général. Elles s’attachent aux transmissions transculturelles asymétriques en valorisant le seuil, le garant et le déplacement. De la fécondité de la distance. Les contributions de ce recueil, rassemblées par Marion Picker et Dorothee Kimmich, honorent les travaux du germaniste franco-allemand Thomas Keller, qui a dirigé avec celle-ci le cursus intégré « Aire Interculturelle Franco-Allemande » (Aix-en-Provence – Tübingen).
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Le Comité américain de secours après l’expulsion de Varian Fry

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Le Comité américain de secours (CAS), fondé par Varian Fry peu après son arrivée à Marseille en août 1940, est incontestablement la mieux connue des organisations d’assistance aux réfugiés antinazis. On en sait les raisons : la qualité de nombre de ses protégés, celle de son équipe de direction, les témoignages publiés par les uns et par les autres, à commencer par celui de Fry lui-même, Surrender on demand, et, de là, de très nombreuses publications et documentaires d’intérêt divers depuis le début des années 1980.1 Le récent colloque que Jean-Michel Guiraud, animateur infatigable du comité Varian Fry France, a organisé à la bibliothèque de l’Alcazar, à Marseille, le 9 octobre 2013, a eu pour originalité d’éclairer des aspects de l’histoire du CAS jusqu’ici un peu négligés. L’attention se porte naturellement et à juste titre sur la période durant laquelle Fry a séjourné à Marseille et sur l’aide qu’il a apportée à des artistes, des écrivains ou des intellectuels très connus, comme ceux qu’il a hébergés dans la bastide d’Air-Bel, à la périphérie de Marseille. La plupart de ses collaborateurs, la majorité des réfugiés que le CAS a aidés, les organismes ou – à quelques deux ou trois exceptions près – les personnalités qui lui ont apporté leur soutien sont restés davantage dans l’ombre. Il en va de même de la période qui...

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