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Gab es einen Stalin-Hitler-Pakt?

Charakter, Bedeutung und Deutung des deutsch-sowjetischen Nichtangriffsvertrages vom 23. August 1939

Christoph Koch

Der Sammelband gibt eine Antwort auf die in Politik und Wissenschaft verbreitete Totalitarismustheorie, die den deutsch-sowjetischen Nichtangriffsvertrag vom 23.8.1939 als Verständigung zweier wesensverwandter Diktaturen über die Aufteilung Europas und der Welt interpretiert. Die Beiträge erhellen den tatsächlichen Charakter des Vertrags, die deutschen und die sowjetischen Motive für seinen Abschluss sowie seine Bedeutung für die militärische Niederringung des Dritten Reiches und damit für die europäische Nachkriegsordnung. Besondere Aufmerksamkeit gilt dabei dem Scheitern der sowjetischen Bemühungen um die Schaffung einer britisch-französisch-sowjetischen Allianz gegen die Achsenmächte und den Auswirkungen des Vertrages auf die Organisationen des antifaschistischen Widerstands.
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La France entre accord avec le Reich et alliance tripartite, de Munich au pacte de non-agression germano-soviétique (octobre 1938–23 août 1939)

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Annie Lacroix-Riz

La France entre accord avec le Reich et alliance tripartite, de Munich au pacte de non-agression germano-soviétique (octobre 1938–23 août 1939)

Le pacte de non-agression germano-soviétique sanctionna l’incapacité de l’URSS à ranimer « l’alliance de revers » que la France et la Russie s’étaient en vue d’une guerre inéluctable ménagée depuis 1892 pour contraindre le Reich à combattre sur deux fronts, et que l’Angleterre avait rejointe tardivement. J’étu­di­erai ici la responsabilité des dirigeants politiques et militaires français dans l’im­pui­ssance soviétique à la ranimer entre Munich et le 23 août 1939. L’obses­sion de complaire au Reich, continue depuis 1924, frénétique à l’ère munichoise, suffirait presque à expliquer le veto français contre la mise en œuvre du pacte franco-soviétique du 2 mai 1935 surnommé par l’historien Jean-Baptiste Du­roselle « chef d’œuvre du galimatias »1 : son caractère décisif impose donc examen. On ne saurait cependant esquiver la question spécifique des rapports franco-sovié­tiques pour établir la part que prit la France dans la décision soviétique de passer compromis avec Berlin.

Tous les diplomates et attachés militaires français et britanniques en poste à Moscou avaient prévu depuis 1933 cette option, qu’ils présentaient comme l’uni­que alternative ouverte à la Russie au cas où ses deux partenaires de 1914 la priveraient d’alliance de revers. Jean Payart, chargé d’affaires français à Moscou...

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