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Communication interculturelle

Une introduction

Oyvind Dahl

En sa qualité d’introduction à la communication interculturelle, ce livre présente les concepts principaux du domaine et les différentes théories et méthodes d’analyse qui en relèvent. Y sont notamment explorés les enjeux du langage verbal et non verbal dans la recherche de la compréhension mutuelle, ainsi que les questions éthiques qu’elle soulève.

L’ouvrage aborde la communication interculturelle dans sa dimension concrète au travers d’une multitude de sujets, tels que la rencontre en langue étrangère, l’assimilation d’autres modes de vie et visions du monde, le recours à l’interprète, les réactions au langage corporel, les différentes conceptions du temps, l’installation dans un nouvel environnement, les rapports de pouvoir et, plus généralement, la gestion des conflits d’ordre culturel.

Initialement publié en norvégien puis en anglais, ce manuel, très diffusé, a également été traduit en russe et maintenant en français. Richement illustré, il offre une découverte attrayante et vivifiante du champ de la communication interculturelle.

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Chapitre 2 LA CULTURE, POSSESSION OU ACTION ?

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L’hôtesse et l’étudiant rivalisent de politesse

Une dame française recevait chez elle quelques invités, parmi lesquels un étudiant indien. Après les avoir servis une première fois, l’hôtesse invita la compagnie à se resservir librement. L’étudiant remercia et reprit du plat arrivé à sa hauteur. La maîtresse des lieux réitéra son offre à trois reprises et l’étudiant se resservit à chaque fois. Tant d’appétit l’étonnait un peu, mais son éducation lui commandait de revenir à la charge tant que son invité se resservirait. Elle ne permettrait certainement pas que l’on quitte sa table avec la faim… Au plus grand embarras des convives, l’étudiant finit par s’écrouler sous l’emprise d’une violente crise de vomissements…

Que s’est-il passé ? La langue n’est ici pas en cause. Le « s’il vous plaît, reprenez-en » de l’hôtesse a bien été compris par l’étudiant comme une invitation à se resservir, appelant de sa part un « oui, merci », interprété à son tour par la dame comme un consentement volontaire. Cependant, comme le montre l’illustration ci-contre, leurs perceptions réelles de l’échange étaient bien différentes. Les deux se conformaient en réalité à leurs codes culturels respectifs en matière de politesse. Ceux de l’hôtesse lui intimaient d’encourager ses invités à se resservir. L’étudiant, pour sa part, avait appris qu’un refus traduirait en la circonstance un manque de bienséance. Dans son pays, on distribuait le plus souvent des assiettes d...

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