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ComplexitéS

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Edited By Pascale Hadermann, Alex Housen and Dan Van Raemdonck

Au cours des dernières décennies, le concept de complexité a bénéficié d’un intérêt croissant et ce, dans un large éventail de disciplines scientifiques, dont les sciences du langage. Des linguistes, s’inscrivant dans des courants théoriques divers, ont souligné son importance pour le développement de mesures fiables et objectives de la performance, de la maîtrise ou encore de l’évolution linguistique.

En français, la notion de complexité connaît un essor important avec la naissance de la grammaire scolaire au XIXe siècle et les études des rapports logiques au sein de la phrase dite « complexe ». Dans des descriptions portant aussi bien sur le français L1 que L2, la complexité réfère donc souvent à la construction d’unités phrastiques. Elle en arrive à désigner la constitution interne de syntagmes ou de séquences de mots, et certaines approches l’appliquent même à la caractérisation de concepts descriptifs. L’objectif de cet ouvrage est précisément de montrer l’élasticité du concept de complexité.

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Vers l’énoncé complexe en français langue étrangère : quelques voies de développement (Daniel Véronique)

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Vers l’énoncé complexe en français langue étrangère : quelques voies de développement

Georges Daniel VERONIQUE

UMR 7309 LPL, Université d’Aix-Marseille

Comme A. Housen, F. Kuiken et I. Vedder l’indiquent dans le premier chapitre de l’ouvrage qu’ils ont colligé en 2012, les notions de « complexity, (d’) accuracy, (et de) fluency » traversent les recherches acquisitionnelles dès les années 1970, pour constituer vingt ans plus tard, une thématique de recherche importante. De nombreuses questions surgissent à propos des interrelations entre ces notions. Bulté et Housen (2012) inventorient les différentes significations de la notion de complexité et les grandeurs linguistiques impliquées. Ces auteurs indiquent à juste titre que les interrogations des chercheurs en acquisition des langues étrangères rejoignent celles des typologues (Dahl 2007). Dans leur recension, Bulté et Housen (2012) s’attardent sur la complexité grammaticale et sur les mesures en ce domaine. Définir les unités qui contribuent à la complexification des énoncés en L2 est assurément un projet intéressant comme l’ont montré, par exemple, Norris et Ortega (2009). Cependant, l’évaluation de la complexité grammaticale des variétés d’apprenants est une entreprise délicate et pleine de chausse-trappes ; c’est le point de vue que je tenterai de défendre ici (cf. également inter alia Baten & Hadermann 2014 et Bartning et al. 2015).

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