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L’ivresse entre le bien et le mal

De l’Antiquité à nos jours

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Edited By Matthieu Lecoutre

L’ambivalence de la relation à l’ivresse est au cœur de l’histoire. Depuis l’Antiquité, des hommes et des femmes s’enivrent en s’appuyant sur des arguments complaisants et en laissant de côté les arguments moralisateurs.

Cet ouvrage a pour objectif de mieux comprendre cette particularité humaine qui consiste à pouvoir boire sans soif. Onze interventions scientifiques abordent les questions essentielles : Comment a-t-on justifié l’ivresse de l’Antiquité à nos jours ? Pourquoi et avec quoi s’enivre-t-on depuis l’Antiquité ? Dans quels cas l’ivresse est-elle perçue négativement au sein des sociétés ? Quelles solutions adopter aujourd’hui à l’égard des conséquences néfastes de l’alcool ?

Les réponses ne sont jamais univoques. Les sociétés, de l’Amérique à l’Asie, de l’Afrique à l’Europe, ont toujours réfléchi à l’endroit où placer le curseur, avec plus ou moins de succès, entre fermeté et empathie envers l’alcoolo-dépendant.

Dans cet ouvrage, des spécialistes en sciences humaines expliquent les fondements culturels, économiques et sociaux de l’ivresse et tous sont d’accord sur une solution à apporter aujourd’hui : l’éducation à la consommation.

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L’alcool et le débit de boisson au cœur du système sardinier breton (1852-1914) (Jean-Christophe Fichou)

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L’alcool et le débit de boisson au cœur du système sardinier breton (1852-1914)

Jean-Christophe FICHOU

Université de Tours, L’Équipe Alimentation (LÉA)

Comme dans la plupart des pays européens au XIXe siècle, la France voit croître la consommation de vin et d’alcool dans des proportions spectaculaires et alarmantes, et cette consommation apparaît de loin très supérieure à celle de tous les pays voisins. La production vinicole, et des alcools forts aussi, augmente, mais les produits consommés sont essentiellement issus de l’industrie et très souvent d’exécrable qualité, coupés, falsifiés, colorés et parfumés à l’aide de divers produits naturels ou de synthèse. Parallèlement, le nombre des débits de boisson ne cesse de s’accroître encouragé par la politique sur les libertés publiques de la Troisième République triomphante qui autorise leur ouverture (loi du 17 juillet 1880) sans formalité sinon de principe.

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