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Traces et ratures de la mémoire juive dans le récit contemporain

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Edited By Valentina Litvan and Claire Placial

Ce volume collectif propose une étude comparative sur les traces de la judéité dans la littérature contemporaine. La question initiale est d’explorer en quoi le récit littéraire peut continuer à transmettre une mémoire juive et de quelle mémoire il s’agit. En effet, il interroge la place d’une mémoire juive qui tout en étant historique et collective s’exprime dans les différentes écritures comme étant ancestrale et transmise de multiples façons, notamment à travers l’intertextualité et les livres.

Bien qu’il s’agisse de proposer des lectures de textes littéraires, les approches sont donc interdisciplinaires : on y trouve autant de la sociologie littéraire que de l’histoire littéraire, de la traduction ou encore de la philosophie politique…

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Réappropriation de l’histoire juive dans la littérature est-allemande après la chute du Mur : Jakob Hein et Wladimir Kaminer

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Je propose d’aborder ici la question de l’étiolement du judaïsme et de la judéité ainsi que les tentatives de réappropriation du judaïsme et de la judéité en Europe de l’Est au moment des grands bouleversements qu’au-ront été la Perestroïka, la chute du Mur de Berlin et la réunification allemande. Pour ce faire, j’opérerai une lecture croisée de deux textes, publiés en 2000 pour l’ouvrage de Wladimir Kaminer, Russendisko1, et en 2004 pour le livre de Jakob Hein, Vielleicht ist es sogar schön2. Pour Wladimir Kaminer, il s’agit de son premier ouvrage, qui a lancé la carrière littéraire de ce jeune Russe d’origine juive né en 1967 à Moscou et arrivé à Berlin-Est l’été 1990. Vielleicht ist es sogar schön est le troisième livre de Jakob Hein, né en 1971, qui clôt ce que l’on peut considérer a posteriori comme une trilogie autobiographique avec Mein erstes T-Shirt (Mon premier T-shirt, paru en 2001) et Formen menschlichen Zusammenlebens (Formes de cohabitation humaine, paru en 2003). C’est donc au début de la trajectoire littéraire de ces deux jeunes auteurs que les références juives questionnent et font sens3.

Ces deux auteurs de la nouvelle littérature allemande contemporaine née et socialisée à l’Est ont de nombreux points communs.

Un lien d’amitié les unit. Kaminer écrit la préface du premier ouvrage de Jakob Hein, Mein erstes...

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