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Vous avez dit littérature belge francophone?

Le défi de la traduction

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Edited By Catherine Gravet and Katrien Lievois

La littérature belge francophone constitue un vaste corpus de textes, liés à une langue et, si pas à une « nation », du moins à une aire géographico-sociale donnée. À propos de toutes les traductions des œuvres d’auteurs belges francophones et de leurs conditions de production l’on peut s’interroger : quelles œuvres, quels auteurs sont privilégiés et pourquoi, comment les textes sont-ils traduits et pour qui, par quelles maisons d’édition les traductions sont-elles publiées ? Quelle est la réception critique et l’influence de ces traductions sur la littérature dans la culture d’accueil ? Ce volume rassemble les points de vue de seize chercheurs venus d’horizons différents sur ces traductions d’œuvres écrites par des Belges, quels que soient le genre (littéraire mais aussi sexuel), la langue d’arrivée ou l’époque, autant de facteurs qui les conditionnent.

Avec des contributions de : Catherine Gravet, Katrien Lievois, Maria Baïraktary, Thomas Barège, André Bénit, Mireille Brémond, Béatrice Costa, Juan Miguel Dothas, Marie Fortunati, Claudio Grimaldi, Stéphane Hirschi, Irena Kristeva, Rodica Lascu-Pop Sündüz Öztürk-Kasar, Maria Giovanna Petrillo, Thea Rimini, Fanny Sofronidou et Anja van de Pol-Tegge.

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Traduire Georges Rodenbach: Tours et détours des versions bulgares de Bruges-la-Morte: Irena Kristeva

IRENA KRISTEVA

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Université de Sofia

La traduction suppose un travail linguistique dans l’objectif d’expliciter le sens enfermé dans le texte, en préservant sa singularité formelle. À cette fin, elle ne doit pas purement et simplement s’adapter à la langue étrangère, mais s’appliquer à reproduire l’original de la façon la plus « relevante » (Derrida, 2004, pp. 561–576). Et puisque tout texte est traduit différemment selon les divers moments et traditions interprétatives, la temporalité devient la condition du mode d’être de la traduction. Par conséquent, l’analyse traductologique ne devrait pas se contenter d’examiner le degré d’équivalence de la transmission du sens et de la forme de l’original, mais se pencher aussi sur les transformations historiques déclenchées par ses traductions (Kristeva, 2009, p. 151).

À la lumière de quelques réflexions sur les défis traductionnels du roman de Georges Rodenbach, mises au point dans le premier volet de l’article, nous allons observer les choix sémantiques et formels des traducteurs des deux versions bulgares de Bruges-la-Morte. La première, publiée en 1919, est le fruit des préférences littéraires et des partis pris stylistiques de l’un des poètes modernistes bulgares majeurs, Guéo Milev. Après avoir entamé des études de lettres romanes à l’Université de Sofia (1911–1912), il poursuit ses études à l’Université de Leipzig (1912–1914) et prépare un mémoire sur le poète symboliste Richard Dehmel. Il a d’ailleurs traduit, entre autres, des poèmes...

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