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La Métaphore par-delà l’infini

Les pou-VOIRS de la métaphore : des bénéfices et de l’usage des figures analogiques dans la recherche et la vulgarisation scientifique

Clara Clivaz-Charvet

Avec une préface de Jean-Pierre Luminet

Comment penser un atome ?
Qu’est devenue la pomme de Newton ?
Sous quelles formes représenter l’Univers ?
Quelle imagerie est la préférée des scientifiques afin de décrire notre monde ?
Comment créer et utiliser les métaphores ?
Le changement de paradigme opéré par la physique au 20e siècle exige de transformer notre système de représentations et de repenser notre cadre référentiel. De la simple comparaison didactique à la métaphore heuristique, cet ouvrage recense les « images vedettes » à l’œuvre dans la diffusion des connaissances et expose les huit bénéfices principaux inhérents à cette imagerie scientifique. L’importance de faire un usage maîtrisé de ces « réflexions » dépasse largement un transfert d’informations. C’est la raison pour laquelle un guide à l’usage des scientifiques est proposé. Sous la forme de questions-réponses, ce guide pratique avertit des pièges à éviter tout en indiquant les emplois métaphoriques les plus pertinents pour comprendre et se faire comprendre.

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Conclusion

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Nous voilà parvenue au terme de cette recherche des images que nous propose la Science. Nous avons ainsi découvert une précieuse imagerie, et parfois même sommes-nous parvenue à apercevoir l’imaginaire de leurs créateurs. Nous avons dégagé les bénéfices principaux de cette imagerie scientifique ainsi que l’importance – et la manière – d’en faire un usage maîtrisé. Nous avons insisté sur la haute valeur de la métaphore dans notre compréhension du monde, son extrême pouvoir argumentatif 278 aussi bien que ses limites. Nous sommes intimement persuadée de la nécessité de poursuivre cette démarche, celle de dégager d’autres représentations de notre savoir, tout en permettant au plus grand nombre de s’approprier celles-ci.

Il est en effet important, aussi bien pour les scientifiques que pour le grand public, de prendre conscience de la relativité de ce savoir, de sa constitution, de ses attaches profondes avec cet égo, encore si méconnu. La persistance d’un fonds mythologique, véritable « tapis roulant de la conscience » (Aragon, 1953 : 155), dans notre manière d’appréhender notre extériorité, doit ainsi être intégrée dans la démarche scientifique. Car le spécialiste ne « voit » que ce qu’il « veut » – ou « peut » – voir, conditionné en cela par un système de représentations complexes, de croyances, d’habitudes ou de présuppositions. La visualisation de ce cadre de pensée, celle de son imagerie intime, est de la sorte une...

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