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Le français en diachronie

Dépendances syntaxiques, morphosyntaxe verbale, grammaticalisation

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Edited By Sophie Prévost and Benjamin Fagard

Cet ouvrage rassemble 14 articles consacrés à la linguistique diachronique du français. Ils portent plus spécifiquement sur trois thèmes majeurs des recherches actuelles sur l’évolution du français. Le premier thème est celui de l’évolution des relations de dépendance, qui ont connu des changements importants dans l’histoire du français, qu’il s’agisse de mouvements vers une plus grande dépendance, ou au contraire vers une plus grande autonomie, et ce à différents niveaux du système linguistique. La vitalité des travaux en morpho-syntaxe verbale est incontestable, et fournit la matière du second thème. Enfin, le processus de grammaticalisation et les changements afférents constituent le troisième thème. La vitalité de la recherche en diachronie du français est illustrée par l’origine des auteurs, qui appartiennent à la communauté académique internationale (France, Suisse, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, République Tchèque).

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Introduction

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La linguistique diachronique, après l’âge d’or du 19ème siècle, a connu une certaine disgrâce au 20ème siècle – en lien avec l’accent mis par Ferdinand de Saussure sur la synchronie et peut-être plus encore, si l’on en croit Alain Peyraube, avec la réception de Saussure aux États-Unis au début du 20ème siècle :

Les études de grammaire diachronique ont été incontestablement la parente pauvre de la recherche linguistique au cours du siècle dernier. On rend habituellement Saussure responsable de cette situation : sa fameuse dichotomie synchronie/diachronie aurait constitué une véritable coupure épistémologique par rapport à la période précédente (dernier quart du XIXe siècle), dominée par les néogrammairiens. Rien n’est moins sûr. (…) Bloomfield et les structuralistes américains ont davantage pris la dichotomie comme un dogme, et cette position a été perpétuée par les différents courants issus ensuite des grammaires formelles. (Peyraube 2004 : 135)

Il est certain que le générativisme a accentué ce mouvement, dans la deuxième moitié du siècle. A ce stade, même un romaniste consacré comme Paul Imbs semblait prêt à renoncer à la diachronie, comme en témoigne l’anecdote suivante :

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